Carnet de bord de Octobre 2020 Partager sur Facebook
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  • Humber river
    Knaresborough
    un équipementier sochalien perdu en Yorkshire
    Mersey Tunnel Liverpool
    Liverpool, client sympa, LUI
  • Jeudi 1 Octobre 2020
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    Vraiment bonne adresse, gardé pour de vrai et tout. Juste les douches qui ne sont pas du 5 étoiles, mais largement potables. J’en repars à 6h40, il me reste 80 bornes pour rejoindre Hull. Il refait beau, ça ne fait pas de mal. J’arrive là bas un peu avant 8h, ça longe l’estuaire Humber. Le client est un méga dépôt de logistique. J’y vais pour une palette, et là pas déçu, il fallait s’y attendre vu qu’on avait un rdv hier, le type qui vient du dépôt quand j’ai sonné au guichet me dit qu’ils ne peuvent pas vider, qu’il faut reprendre un booking, pour demain en regardant son tableau.. Pour une palette?? Il n’y a pas un camion dans la cour, j’adore. Il fait mine d’appeler son manager qui lui confirme. Voilà, sorry…  Je ne m’énerve pas, je bippe Julie, qui me répond de lui demander une signature pour mon passage, en plus de dire que vivement qu’ils se démerdent avec leur brexit à l’avenir. Elle est énervée Julie là. C’est bien vrai n'empêche. Je resonne, personne ne revient. Si, au bout d’un moment, c’est un autre à la place de mon ami. Il a l’air moins sûr de lui, plus gentil quoi. Je lui explique, il me dit que l’autre est parti en pause. Donc j’insiste bien que je n’ai qu’une palette… Il me dit d’attendre un peu.. Purée. Julie commence à me demander par sms si je n’ai pas vu un transporteur dans les alentours pour déposer. N’allons pas trop vite. Le type, toujours le gentil, revient et me dit de mettre mon camion en place devant une porte. J’y crois pas. J’ouvre, et surtout me montre patient. Là c’est encore un autre gars qui se pointe pour voir ce que c’est. “All right”  Il revient avec un fen, vide, tamponne signe tout ça. Youpi, le soulagement. Je viens de voir les 2 comportements extrêmes de ce pays encore. Et ça montre bien que leur histoire de booking c’est plus du pipo qu’autre chose, qui va s’appliquer selon l’envie de faire chier ou pas. Je me sauve de là, j’aperçois Mister Bastard qui fume sa clope à l’entrée, rigolo va!  1h pour une palette, mais c’est mieux comme ça. 

    je peux filer au 6éme au nord de Leeds, sur la A1(M) à Knaresborough. Une bonne heure de route encore. Joli bled, comme souvent dans ce coin du Yorkshire. Usine d’élements intérieurs pour l’automobile, y a la même à Etupes près de Sochaux. Je galère un peu pour trouver où vider mes panneaux de bois, comme toujours dans ce type d’industrie, on arrive toujours comme un cheveu sur la soupe, au milieu de mecs habitués tels des automates, j’en ai bouffé pendant 20 ans presque. Mais ça vide bien vite quand même. 

    En route pour l’étape obligatoire de la région, Elland. Là bas à midi. Pas de souci particulier, je casse même une graine sur place pour valider 45 J’aime encore bien venir ici finalement. Plus que 2, mais dont un avec “booking” et ce jour, c’est Middlewich, toujours pour le même expéditeur de Crolles. Je devais le faire en dernier, après Liverpool, un client de toute autre chose, qui lui n’a pas de booking. Donc on descend d’abord à Middlewich. Toujours une bonne heure passé de route, M62 Pennines et Manchester à la régule, je suis chez un XPO à 14h. Pas de souci, même si c’est relativement long pour seulement 2 pal.

    J’allais filer à Liverpool encore jouable ce jour, mais Julie me suggère une ramasse entre les 2 à Deeside vers Chester, juste le début du nord pays de Galles. Pourquoi pas. Je fais le tour par les motorways 6 et 56, à travers ça ne vaut rien. Une heure plus tard de route toujours, je suis à un petit site chimique à Deeside. C’est bien long, 1h10 pour 3 ibc.. Du non adr, c’est bien comme ça. Il est 16h45, comme ça c’est mort pour le Liverpool. J’aurai mis 3 jours pour vider une semi. J’ai eu été meilleur que ça. ça bouchonne un peu à la sortie de Chester, je file au nord sur Birkenhead pour aller à Liverpool via le Mersey Tunnel à Wallasey. Il y a encore un péage, je l’ai déjà pris une fois. Le client n’est pas loin de l’autre côté vers les docks. C’est chouette pas ici, mais pas super bien famé non plus. Je vais quand même à la rue du client, et au client donc. La grille n’est pas fermée mais les portes si. Il reste une bagnole. Je fais le tour, tente une autre porte, ouverte! Pas un chat dans les ateliers, mais de la lumière à un bureau en haut. Un type en sort, tout sympa, pas de souci, il va me vider, et dans la rue. Good, il est 17h45. Ce doit être le patron sans doute. J’aurai mieux fini la journée qu’elle n’avait commencé. C’est top, l’espoir renaît. Je peux m’approcher de la 2éme ramasse, de l’autre côté de Mersey encore, à Runcorn. Soit par le pont de Runcorn, soit par le même tunnel que tout à l’heure. Julie me dit de démarrer tard demain, car le 3éme n’est pas prêt tôt. Alors autant aller se mettre douillettement à un bon truckstop. Ellesmere Port et son génial Formula Service fera l’affaire.. 

    A 18h45, y a de la place sans problème. Il y a toujours de la place ici.

    Y a un resto, des réfectoires avec micro ondes, toaster, bien 20 douches, une salle tv, des billards, une laverie et même une table à repasser!

     

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  • Formula one of the truckstop
    Manchester city
    le petit Japon
    A50
    semaine décidément interminable
  • Vendredi 2 Octobre 2020
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    Pas mis le réveil, j'aurais dû, j'ai presque du mal à émerger à 8h. Une bonne douche luxueuse aide à réveiller un peu, et je déjeune encore mes tartines. Je peine à achever le campagne trouvé à Reims, il est vraiment pas bon. Rien à voir avec du Blachère. 

    Je quitte ce truckstop unique paumé au milieu de sites chimiques et ou pétroliers à 10h15 pour faire à peine 25 bornes qui relie à ma 2eme ramasse à Runcorn. C'est marrant je pense reprendre 2 Big Bag que j'ai livré il y a quelques semaines ou mois pour St Clair du Rhône, donc au tablier.

    Je peux aller tranquillement au 3eme, à Manchester, c'est le client habituel nippon. Il est midi 10, ça devait être prêt vers 12h 12h30, mais il faut encore patienter. Je m'en fous, la patience a été pièce maîtresse cette semaine. Je mange un bout pour occuper et voilà. On charge des caisses et palettes ultra légères de matos médical, par le côté pour caser ça au milieu. Encore passé 1h20 pour 4m de plancher. Il reste donc de la place, encore une ramasse à Newcastle under Lyme, 1h en dessous. Avant 15h30, c’est encore large. 

    Petite boutique mais c’est encore bien long pour charger 5 pal archi lourdes de céramique ou de produits réfractaires.  Passé 1h, ils se sont donné le mot cette semaine. Il est 15h30 passé quand je peux prendre la route du channel. C’est pas le super horaire pour se taper Birmingham et tout le cirque. D’ici je peux facilement choper la 2x2 A50 qui file sur Leicester via Derby. ça roule, même si il faut être bien vigilant car il y a des tracteurs agricoles qui circulent sur cet axe et avec la pluis battante qui a pris à mon départ de Newcastle. 

    Je ne chevauche que peu le M1, axe qui me sort par les trous de nez en ce moment, et j’enquille encore à l’est au niveau de Rugby vers Cambridge via la 2x2 A14 et Kettering. Pareil, pluie battante et tracteur, mais je vais économiser un bon bout de M25 nord qui est bien rouge. Je fais ma  pause 30 repas au service de Cambridge où c’était déjà quasi blindé, génial service encore avec ses places serrées et à l’équerre, on va essayer d’éviter un constat le vendredi soir. Un coup de M11 et je suis sur le M25 où du temps perdu est annoncé au Dartford, 30 minutes d’après Maps et aussi les panneaux lumineux. Et oh il est bientôt 21h là!  Pas le choix. En fait il y a un temps d’arrêt quelques kms avant dû sans doute à la limitation à 30mph sur le pont à cause du risque de vent, ça fait des vagues, normal. Mais je n’y passe pas 30 minutes, heureusement.

    Cette fois pas d’opération Stack ou Brock sur le M20, ça aurait été le ponpon. Et personne à la file d’enregistrement. Arrivé à 21h25 sur le terminal, j’ai juste le droit à un petit contrôle scanner, sinon ce ne serait pas drôle, mais j’embarque assez rapidement. Ouf. 

    Les bus doublés c’est carrément du passé, côté français on 16 dans un bus minuscule, c’est l’horreur. à 23h55 sur le continent, cette fois mon amplitude me permettrait de pousser un peu pour pouvoir rentrer en 4h30, jusque St Quentin, mais hélas j’ai déjà 8h de route et grillé les 10h, donc comme d’hab je me pose au péage de St Omer.

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  • Pete qui s'en retourne vers ses Midlands
    c'est beau
    New Total
    et son parking TIR
  • Samedi 3 Octobre 2020
  • 9h30 tranquille je démarre. Oui tranquille, car d’autres se sont levés avant moi et rentreront après, j’ai vu passé Emeric Jumelart qui montait. Et plus loin je croise notre midlandoprovençal Pete. Ils ont la forme et surtout la foi les jeunes. 

    Je sors mettre un peu de gazole à St Quentin, et retourne sur A26. Pas envie de me fatiguer sur la natio. Ma curiosité me pousse jusque la Total ré-ouverte de St Dizier pour faire ma trente repas salade et y prendre un café, garé au milieu de camions ukrainiens. Ma foi ça n’a guère changé hormis que c’est tout neuf à l’intérieur côté snack.

    De là en 1 petite heure 30 je pose chez Jacky après avoir aperçu les bleus au péage de Gye.  Me voici rentré pour l’heure du goûter, mais du samedi!

      

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  • plan dodo à Tournus
    Herr Sechsundzwanzig
    les confins du nord 38
  • Lundi 5 Octobre 2020
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    4h05 du parking, autant dire que c’est grasse mat ce matin. A31 south. 

    Je sors à Chalon sud, j’ai envie de me faire plaisir ce matin, c’est faire la pause devant une boulange. Je suis parti largement en avance, je peux. ça se fait à St Loup de Varennes. Faut juste être bien réveillé pour traverser la route après la sieste. Plus un grand bout à faire puisque 1ére livraison à Tournus. Déjà fait y a 2 ans, lors de mes 1éres rotations UK. Toujours aussi compliqué pour accéder à cette usine de peinture. Il y a 2 usines, bien sûr je m’adresse à la mauvaise en 1er. Le type regardait un tableau et ne trouvait pas ma réf, j’ai cru un instant être en gb. Mais juste une erreur d’adresse.  A l’autre usine, il y a un bon plan parking devant, j’y avais bien dormi y a 2 ans. Mais là c’est pas l’heure, je vide les 3 ibc de Deeside et remonte un bout pour déjà commencer à ramasser. Chez les amis Sobotram à Chalon nord. Je fais un peu de rangement dans la semi avant de me présenter en mettant sur un côté la liv suivante de Manchester.

    Là je charge un lot adr d’Espagne avec un code postal sympa, côté ouest. Enfin, de mes lointains souvenirs, quelque soit le code, l’Espagne c’est sympa en général.  Je peux filer livrer la suite à St Vulbas, chez les rouges. Je croise mon vieux prof du 26 en bâché, heureux puisqu'il semble renouer avec sa vieille amie, l'europe et ça se comprend. J'arrive à midi 25, donc pause jusque 13h30. Y a le temps de casser la graine, un bon reste de 1ere blanquette de la saison suivi d’une sieste. ça vide rapidement, comme toujours ici. Je laisse toujours sur le côté les lots adr et continue à travers via Crémieu pour aller ramasser sur SQF une cuve bien haute pour le 66. S’en suis une petite dernière à St Bonnet de Mûre chez transport Dumaine situé à la bien nommée rue Marius Berliet puisqu’ils ont de beaux Renault. Chargement par les 2 côtés de quelques longueurs, c’est des pergolas. Vaut mieux sangler car il y en a du gerbé sur les fûts. Je rentre avec ça au dépôt sans trainer via autobahn car on attend après un peu tout ce que j’ai dans la semi. Là bas à 17h30, on revide avec l’aide de Antho par côté les longueurs pour José le catalan et Antho même reprend le fameux lot sud Basque.

    Je garde un de mes lots uk pour le 26 et complète avec une tournée sud. 

    Y a Greg qui bricole son plancher, normal c’est une Schmitz. je vais l’assister un peu, ça change un peu les idées. On est vite pris par la nuit et quelques gouttes mais les 2 plaques sont remplacées. 

     

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  • il est l'heure, Montségur.
    la journée commence bien
    Mode Déméco on
    MICHELIN
    une roue rouillée, mais c'est horrible
  • Mardi 6 Octobre 2020
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    Je mets en route à 5h55, tout comme père Moriaud mais qui arrive de chez lui, et avec 2 3 blagues toutes fraîches du matin.

    Y a du peuple sur A7 ce matin. Il pleut, y a des travaux, on se croirait même sur le M1.

    Sortie Montélimar sud pour rejoindre mon bled Montségur sur Lauzon via St Paul 3 Châteaux. A 8h là bas, j’avais checké hier soir l’accès, pas loin de la rd mais pas bien large, mais enfin la boîte est bien indiquée, j’y vais en confiance. ça fait vite peur au 1er virage sous les bois, puis ça ne se rélargit pas une fois au client. Le client dit que ça ressort de l’autre côté tout juste tout juste. On vide comme on peut avec la place qu’il y a par un côté et transpal les lourdes palettes de sacs de Newcastle under Lyme? Puis il me guide pour ressortir, ça au millimètre en plus des branches en effet. C'est là qu’on est content de rouler dans du basique et de ne pas être un ayatolah de la maniaquie.

    Je file au 2 à Avignon, sud, dans une zi, c’est un peu plus simple. Surtout pour une longueur de 24 kgs. La suite à Port de Bouc, mais je devrai faire 30 minutes avant, on va pas faire 4h35 tous les mardi, on est pas autour de Londres ici, c'est plus coton pour se garer.  Ce sera donc au péage de Salon. Je constate qu’un pneu du jumelage droit commence à s’arracher. Là j’ai pas le temps, en 30 minutes c’est short. Je mets déjà un peu de dégrippant un peu partout pour préparer le terrain.  je file déjà vider ce 3éme, un peu avant midi, chez un spécialiste du déménagement vers l’Afrique, j’ai 2 containers de GB.

    Je ressors et me pose juste le long, tranquille dans la zone, je suis bien pour changer cette roue. Avec le multiplicateur de couple, c’est rien faire. Le plus long c’est ranger la roue de secours dans le panier merdique de Schmitz et le reste du fourbi. Et vallait mieux ici que sûr autoroute . C’est carrément l’extérieur de la bande de roulement qui commençait à partir. Sans doute un trottoir que n’a pas apprécié le Michelin retaillé. Il sera temps de remettre les pneus pour l’hiver, d’un autre manufacturier, ces retaillés auront largement tenu l’été. Après ça j’ai bien mérité mon reste de blanquette et je file vider la suite à Marignane chez 2 transporteurs, voisins en plus. A 14h c’est vide, je remonte à Vitrolles charger un lot d’IBC non adr chez Brenntag pour le 03. C’est bien long et faut rester en tenue intégrale d’epi en plus de sangler. J’y passe une bonne heure. De toute façon, il est temps de commencer à remonter, il n’y a plus rien à ramasser dans le quartier. Un sms ramasse tombe un peu plus haut, pour tenter à Charleval, après Malemort. J’ai appelé, pas de souci, c’est jusque 18h. Une petite palette de pièces agricoles pour l’Italie et je peux commencer à remonter direction Valence. La pluie s’y remet avec ardeur. Demain on complète sur Romans. Je pourrais y arriver ce soir, mais je peux aussi valider 11 si j’arrête avant. Aire de Saulce à 18h55 ce sera très bien.

     

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  • Emeric va découvrir la SR1700
    matières premières
    un mois après la entrée, une nouvelle matière
    les bras cassés du jour, Thomas et Emeric
    ah oui la roue rouillée c'est vraiment pas possible
  • Mercredi 7 Octobre 2020
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    1ére fois de ma vie que je coupais ici, douche correcte, ras à la jauge et aux bâches, je mets en route à 6h45. Un peu tôt pour aller à Romans, mais des fois que le client ouvrirait à 7h30. 

    Tout faux, pas ouvert du tout, portail fermé, et impossible de garer à proximité. Demi tour au rond point le plus près qui est assez loin et retour sur mes pas jusqu’au Lidl où il y a le Marie Bachère pour occuper les 25 minutes à attendre. ça bouchonnait plus à la boulangerie que dans la zone. Alors je me suis lâché, pain de campagne, une salade pour midi, chouquettes, café et même la promo de la tartelette aux pommes à 1€. 

    Avec ça je peux aller au client sereinement. Oui faut être serein, il m’annonce que ce n’est pas prêt de suite. Bref, ce sera le tarif british, une heure pour une palette.C’est pour l’Italie encore.

    Je peux remonter cette fois à Jarcieu. On attend après une de mes ramasses. Je passe à travers, via Marges et Hauterives, c’est encore cool avec 10t, mais faut 1h dans tous les cas. C’est David de chez AP qui me prend une palette Italie. Je vois Emeric en coup de vent, il a la banane il va faire un tour en plateau en mode tourne disque avec le FH12 vert. Moi aussi j’ai la banane, avec la suite que le chef m’annonce, mais faut d’abord que je sois sage et que je bosse un peu. Je revide tout, reprends quelques palettes de matières pour St Etienne de St Geoirs chez le fabricant de tubes pvc. Je vide ça vite fait au milieu des vraqueux. 

    Ensuite je dois descendre sur Grenoble charger un complet de déchets, Fontaine exactement. Après appel du responsable qui s’occupe de ça, ce sera qu’à 13h30. Je bippe ma petite qui fait ses études à Grenoble si des fois il y aurait le temps de manger un morceau ensemble ce midi, mais non, elle reprend les cours à 13h. Tant pis, une autre fois, il y en aura bien.  

    Je me pose 200m avant où je dois charger pour contrôler mes boulons de roues et enfin déguster mes achats chics et Blachère. J’en profite pour dépoussiérer un atlas qui n’ a pas servi depuis 4 ans au moins. 

    13h30 en bascule, puis chargement à côté, c’est assez long, mais le type est bien sympa. Je l’ai déjà fait au début de l’été. C’est un chargement assez hybride vu que ça vient de déchèteries. On y passe 1h30, mais j’ai déjà droit à des étrennes, des calendriers et un stylo. 

    Je peux remonter ce fourbi et également un des calendriers au quai à Jarcieu.

    Emeric est toujours là. Je revide tout avec son aide, et recharge donc un complet pour la région de Milan, avec l’aide de Damien également. On se marre bien. Encore plus quand on a la patate. Milan c’est pas vraiment loin ni exotique mais en sachant qu’il faut passer par Nice, ça rend quand même la chose sympathique et surtout un come back après plus de 4 ans à n’avoir pas mis les roues de l’autre côté des Alpes. J’ai pas le temps de me sauver que Philippe qui tilte que je vais passer par Nice me demande si je peux passer à Draguignan pour poser une palette. Ma foi ça rajoute du pain sur la planche mais ça ne se refuse pas. Je m’en vais juste temps et évite le rechargement des déchets au pauvre Thomas. Il est 17h25, faut finir les heures au plus loin. ça roule sur A7, du moins dans mon sens, mais je dois encore faire un stop gazole adblue. J’opte pour la Access de Montfavet, encore assez proche de la sortie Avignon sud. Enfin, ça perd 1/4h quand même. Une fois l’A8 c’est plus calme. Je finis à un coin tranquille, un plan 26 encore quelque part à Brignoles, il est 21h40 et pas grillé une 10 encore cette semaine. Ouf.

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  • ça filtre à Fréjus
    ça roule pas mais c'est joli
    bref, ça ne me Gênes pas
    lavori lavori lavori
    c'était pas gagné de recharger aujourd'hui
  • Jeudi 8 Octobre 2020
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    Forcément c’était calme, mais réveillé bien avant le réveil. C’est comme ça quand on ne doit absolument pas le louper. Je déjeune vite fait et remets en route à 6h40. Je suis encore assez vite à la sortie qui va à Draguignan mais c’est bien long pour y arriver ensuite, ça monte, y a du rond point à n’en plus finir. J’ai contacté le client par sms pour voir si je pouvais rentrer dans sa rue en semi, ça n’avait pas l’air trés large sur street view. Il a dit que oui oui, des semis viennent souvent.  A part qu’au moment de tourner , j’abandonne l’idée en voyant une bordure monstre. J’ai pas 3 roues de secours, je recule, vais retourner plus loin et me présente pour reculer à main dans la rue. J’ai déjà roulé 1h. Je reste dans la micro rue sans rentrer dans la cour du loueur de matériel, pour une palette, les gens attendront. Mais ils ne trouvaient pas de stylo pour signer, le temps que j’aille chercher le mien, j’ai fait 9 minutes mine de rien. Les bagnoles s’impatientent, faut que je me barre, et flûte.

    ça bouchonne ensuite en redescendant sur l’A8. Et ça continue plus loin au péage de Fréjus, là y a que 2 ou 3 lignes de péage ouvertes et les gendarmes de l'autre côté qui filtrent un peu, mitraillettes en bandoulière. Encore 10 minutes de paumées. Et ça ne s’arrête pas en continuant, St Laurent du Var, Nice tout ça, les minutes s’envolent. Une fois en Italie ce n’est guère mieux, c’est travaux à répétition, et avec 21t c’est assez raide. Mais la circulation est un peu plus coole côté français, il n’y a guère que des camions. Et surtout les paysages de la riviera sont sublimes. Je suis très peu passé entre ici et Gênes, 3 ou 4 fois et ça remonte à plus de 20 ans en arrière.  J’ai vite 4h25 que je ne suis pas encore à Savona, je m’arrête à l’aire de Borsana, la 1ere à peu près grosse aire où il y a moyen de garer. Les douches sont bien aussi, il y en a 3 ou 4, en accès libre. Je remets le short. Il est bientôt midi, je m’envoie un panini. ça se remet à rouler une fois quitté la côte et la montée du turchino sur l’A26 et ses impressionnants toboggans. Ici tous les viaducs sont en travaux, c’est pas rassurant. j'aurais pu faire le tour par Genova contre quelques kms supplémentaires et prendre le tout nouveau pont Morandi mais je n’ai pas le temps pour le moindre crochet. Je retrouve enfin une moyenne correcte et me laisse aller à la régule; je ne double personne et personne ne me double, faut avancer maintenant. Mon client est au bord de l’A58, un genre de tangenziale Est de Milan toll. ça roule au moins.

    Il est 14h45 quand je découvre la minuscule cour du logisticien adr à Zelo Buon Perisco. Ah oui, j’oublie pour une mise à quai plus que scabreuse qui se ferait à contre main après un demi tour qui serait aussi compliqué. On va vider par côté, je tourne les pal de fûts en  transpal ça ira comme ça. Le type est très gentil et me guide pour ressortir en marche arrière 1h plus tard. ça a bien été, il le fallait, j’ai un retour sur le nord de Milan avant 17h.

    Reprise du A58 toll jusque l’A4 et j’arrive encore à peu près sans bouchon à mon client à Cusano Milanino coincé entre Monza et Cormano. Juste l’accès au client même met le doute, je vais voir à pied, un type vient vers moi, c’est là. C’était pas évident de trouver un atelier de galvanisation au milieu de résidences, écoles, salles de muscu. ça charge par un côté du matos pour remontées mécaniques. C’est un peu compliqué comme chargement, y a 3 livraisons et tout est mélangé pour optimiser la place au max. Enfin ce n’est pas bien lourd en tout, je balance quelques sangles pour dire que. Fini un peu avant 18h, je fais peu de ville avant de retrouver la tangenziale où ça bouchonne mais encore pas tant que ça. Je suis vite de l’autre côté direction Turin. Je finis au péage de Rondissone 1h45 plus tard. Y a de la place et c’est éclairé. Finir ses heures en toute insouciance, la grosse différence avec la GB. 

    Je ne me voyais pas arriver ici ce matin quand je faisais mes pointes à 65 sur l’A10.

     

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  • c'était bien
    la montagne ça vous gagne
    de ce côté ci des Alpes ça fait moins rigoler
    heureusement on est en bonne compagnie
    fret national cool
  • Vendredi 9 Octobre 2020
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    Il fait un peu plus frais que la journée à 5h40, mais c’est méga étoilé. Torino passe à la régule à 6h et quelques. Ici le Piémont, ça me cause plus que la Ligurie, c’est obligé quand on a roulé pour Gefco. C’est un peu le pays de Montbéliard italien ici.

    Avec à peine 10t, la montée vers le Fréjus est assez aisée, y a facile à doubler entre les tunnels les quelques français qui ne montent pas vite..

    Il fait jour du côté français des Alpes, je m’arrête en bas à la Dyneff après St Michel pour une bonne douche et petit dej.

    Je ne suis plus bien loin de mon 1er client à Gilly sur Isère sur la route d’Albertville. Grosse boutique, y a de la place, je déballe les 2 côtés pour qu’il y ai plus facile à prendre ce qui est pour ici dans le joyeux bazar lombard. Le cariste lui n'est pas content, veut refuser le camion, car il doit bouger des pièces pas à lui. C’est chaque coup pareil dit il.  Ne nous fâchons pas, tout est bien marqué, j’ai ouvert les 2 côtés exprès. Il se calme et vide tranquillement, surtout qu’en finalité c’est quand même pour le même fabricant de remontées mécaniques. J’y passe 1h30 mais le plus gros est sorti. La suite sur Voreppe, d’une part chez mes amis Allemand. J’y suis juste à midi. Le côté réception parait un peu moins arrangeant que le côté affrétement lorsqu'on vient charger le Elland. Le type me dit que peut être faudra attendre 14h. Peut être pas quand même, j’ai que 4 colis. C’est bon, il me vident ça assez vite finalement. La suite pas loin, à une usine, qui elle reprend à 13h, j'avais appelé ce matin. Je vais faire un peu de gazole entre les 2 à la station U et me pointe à 13h à l’usine Poma pour 3 derniers colis. Je file recharger avant 15h à St Etienne de St Geoirs, j’ai le temps de casser une graine au dessus de Rives et je me retrouve à 14h derrière une longue file chez le client de tuyaux pvc. Après un peu d’attente, je charge 2 lots national. Une fois n’est pas coutume un vendredi, mais là je dois laisser le camion à Jarcieu pour cause de quatorzaine en mauvais posture sans parler de coupure de week end à rattraper, j’ai un peu la phobie des contrôles en ce moment. 

    Je valide le début de week end à 16h35 et charge les affaires dans une C4 Duarig, parfait. Pour optimiser cet aller retour au mieux, j’ai proposé à ma petite si elle voulait remonter pour le week end. Elle est enchantée, moi aussi du coup. Crochet par St Martin le Vinoux et c’est week end dans 4h et quelques!

     

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  • N36 liner
    1er F60
    Compiègne
    A1 Liner
    Jarcieu liner
  • Lundi 12 Octobre 2020
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    Pour ma part je n’ai pas vraiment dormi 57h, mais le camion si, donc tout va bien. J’ai dormi un peu ici depuis hier soir après avoir déposé ma fille chez elle et mangé avec. On en a convenu que c’était sympa cet aller retour mais qu’on ferait pas ça tous les week end. Ma foi son chaton a bien supporté le voyage, le retour plus que l’aller, à 3  mois se payer un trajet de 4h, il est rodé maintenant le greffier.   

    Je prends une douche, café à la senseo et démarre à 2h05, dans un froid venteux et humide. Je ne suis pas le seul dans ce cas puisque Ludo décolle aussi, et rentre de 2 semaines de congés, il a l’air motivé aussi. Heureusement qu’il était là pour guider ma sortie de ma place, parking blindé oblige, le porte faux ne passait pas loin de la semi voisine.

    Cap au nord, enfin pas la GB comme un lundi, heureusement, ça aurait vraiment été raide, mais juste le nord de Paris. J’enquille le périf lyonnais, j’ai pas osé tailler tout droit.

    C’est pas mes axes habituels du lundi, je suis un perdu mais les horaires ne diffèrent pas donc ça trace à peu près. Et avec 3t dans la semi, faut dire que ça ôte toute pénibilité.  En 4h15 j’arrive l’aire de Venoy soleil levant. Chauffage au fond, je fais un bon roupillo et vais déjeuner à la station, me pointe au 1er self trouvé. 4.40€ le grand crème plus 2,70€ le maxi pain au chocolat. Un full break fast c’est des fois moins cher. 

    Quand je repars le soleil n’est toujours pas levé, mais on voit qu’il va faire beau. 

    Je fais via A19 et A5 et checke la 104 avant les Eprunes. No risque, j’enquille la N36, tant pis. Ma fois ça roule, un tracteur de temps en temps mais pas trop de casse pied. Et ça roule comme ça après Meaux aussi, impec. Et je suis sur la route pile de mes clients dans l’Oise. 1er à Nogent sur Oise, map m’envoie à l’opposé de la bonne cour du client mais je ne perds pas de temps. Vide à 11h15, j’appelle le suivant à Jaux, pas loin de là vers Compiègne, j’y serais vers 11h45, mais niet, il me dit 13h30. 

    J’y arrive bien à l’heure dite, vais voir gentiment à pied, mais toujours niet. Comme ça la messe est dite, je ne validerai pas une vraie 11h ce soir. Du coup je casse la graine et fait une bonne sieste, c’est bien aussi. Heureusement que je ne suis pas procédurier, car en place et ouvert à 13h30, ça ne se pointe que 15 minutes plus tard pour vider. Bref. Je recharge à notre plateforme habituelle de boissons à Estrées Deniécourt, à 60 bornes. 

    Un peu d’A1 et j’y suis à 15h. ça charge aussi sec, via les côtés, et c’est collègue Lionel qui arrive quand j’ai fini. Il a la patate Yoyo, il charge pour Miramas à livrer mercredi.  

    Du coup comme c’est mort pour l’amplitude de 13h, je dis achever au mieux mes 10h, do,c j’enquille par St Quentin. Un peu d’A26, et je trouve place au péage de la sortie la Feré, il est 16h25.

     

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  • A31
    nationale 7
    Jacky Old School House
    A7 bis
  • Mardi 13 Octobre 2020
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    Il y a des nuits qui profitent. Mais il faut repartir, 4h05 semble un bon compromis. C’est reparti pour un bout d’A26, jusque la Veuve vu que l’A344 à Reims est fermée. Un peu de gazole et café à St Martin sur le Pré et c’est parti pour un peu de RN jusque Semoutiers, en lourd c’est pas plus long ou dur que par A26 et A5. Arrêt au bout de 4h15 à Dijon Brognon. Mauvaise pioche, j’avais zappé que c’est toujours en travaux et que donc c’est une douche de bungalow. Pas terrible avec en plus de l’eau à peine tiède par ce temps. J’ai signalé à la dame de la caisse le peu d’eau chaude, j’ai eu un “ah oui” comme réponse. Bref la douche, c’est toujours une des joies de l'hexagone. Je petit déjeune vite fait même si le programme que j’ai reçu à 6h30 s’avère assez cool puisque je rechargerai sur place où je vide dans le 26. Top, y a du bien dans le national.

    Je loupe mon beauf plus bas garé en pause avant Villefranche. Il descend dans le sud, ça lui rappellera l’époque où son patron s’appelait Bruno. Pour ma part je quitte l’axe du sud à Chanas pour un bout de N7 et grimpe à gauche après St Vallier vers St Donat. J’arrive à un dépôt du repreneur de celui dont on parlait tout à l’heure, Perrenot. ça doit dater du temps où on appelait encore le patron Jacky. Il est 13h25, Christophe le responsable arrive tout juste. Mais un camion est déjà là devant. Je peux prendre un quai de suite et casser la croûte. La bonne nouvelle, c’est que je rechargerai à ce même quai. C’est pas du rapide, il revient à 14h15. Mais il est bien sympa. Il ne doit pas être responsable financier dans la maison. ça se termine 2h15 avec de la boisson toujours en plus d’épicerie pour le 47, cool. Du temps que j’y suis, je bouge à peine et valide 3h, c’est trop tentant. Même si après coup de fil au destinataire, il faudrait arriver avant 11h30. Quand j’avais reçu mon programme ce matin, je me voyais parader à travers le massif central, revisiter des hauts lieux comme le musée du béton ou l’auberge du Cocher, mais avec le poids et l’horaire, il est plus sage de faire le grand tour par les autoroutes occitanes. Je pars donc à 16h30, en longeant un peu l’A7 jusque Tain. Je stoppe avec 9h dans la zi de Loriol à 17h15. 

     

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  • breakfast in Occitany
    Pink M25
    ça change un peu du Yorkshire
    good job
    Montbazillac
  • Mercredi 14 Octobre 2020
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    C’est bien calme ici en plus d’être éclairé, gratuit et à 3 minutes de l’autoroute. J’en repars à 2h20. Moyenne haute atteinte assez rapidement sur l’A7 malgré quelques zones de travaux nocturnes. Plus loin sur A9 je croise mon camarade et conseiller en bonnes planques, Phil26. Il est drôlement matinal. Je croyais que c’était seulement les affrétés qui se levaient tôt. Et Fabien est là pour démontrer l’inverse, il roupille encore grave à Narbonne Vinassan.

    Le fait que je varie un peu les axes en ce moment, ça entretien la motivation et j’arrive sans difficulté à l’aire de Carcassonne en 3h55. Micro sieste, une douche normale, un grand crème et un maxi torsade au chocolat pour occuper une petite heure. Il est encore tôt pour contourner la ville rose mais on verra bien. En plus il se met à tomber des cordes quand j’arrive là bas pile vers 8h. Je paume à peine 10 minutes sur le nord et me retrouve vite au sec sur l’A62. Je ne viens pas souvent dans le quartier, c’est bien paisible et joli. Je suis vite à la sortie Marmande, qui est à contourner complètement pour se retrouver sur la route de Bergerac et je suis au bled de mon client, Virazeil. Il est 10h30, donc large pour vider avant 11h30. Mise à quai un peu pourrie au niveau dévers mais le cariste est bien sympa. Bref tout va bien d’autant plus que je recharge sur place conformément à l’ordre reçu du chef hier matin. Impeccable. ça va un peu plus vite qu’à Bren et en plus le retour en épicerie encore et nettement plus léger, 15 16t. Fini à 12h, il reste un peu de place, le temps que ça surfe un peu sur les bourses de fret du côté de Jarcieu, j’ai le temps de manger un bout. Mais rien ne traine dans les quartiers, je peux commencer à remonter. Là avec ce poids je suis tenté de repartir à droite, vers Bergerac Périgueux. Déjà passé quelques fois ici, en engrais alsacien ou terreau du Gers, aujourd’hui c’est bien roulant avec mon poids moyen. Et joli bien sûr, Monbazillac entre autre. Je vais rouler au plus près des 10h pour me poser dans la zi de Brive. Il est 15h, 11h 2éme servie est validée. Et en plus il y a une boulange pas loin.

     

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  • St Barthélémy de Vals
    avec nos vieilleries
    de Sausheim à Jarcieu
    le gang des Schmitz bleues rehaussables
    le bain mensuel
  • Jeudi 15 Octobre 2020
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    Semaine de matinalier, mais je fais déborder un peu la 11, on est jeudi, 2h15 c’est bien. Go sur A20 puis A89. Cet axe, ce n’est pas vraiment le M1, il n’y a pas foule à cette heure-ci. 

    Je garde l’autoroute pour faire le tour de Clermont, pas envie de faire baisser la moyenne. Mais je sors quand même à Brezet pour aller au gazole à Leclerc. Après avoir encore hésité à passer à travers via Brioude, le Puy et le Tracol, je garde finalement l’A89 vers Sainté. J’aurais bien voulu aller boire le café avec mon ami bétonneux de St Paulien, mais il comprendra que j’ai changé de donneur d’ordres  depuis plus de 2 ans, et qu’il est révolu le temps où je pouvais ripailler pendant 2h à l’auberge du Cocher. Du coup j’arrive à passer Sainté avant 7h et termine à l’aire du pays de Gier en 4h25. Bonne sieste au basto à fond, une bonne douche et petit dej au camion car un bus de papy vient de squatter les viennoiseries de la Croissanterie et ça n’en finit pas.

    Givors au vert, Chanas aussi, j’arrive à Bren chez Jacky et Christophe à 9h40. Un camion se met à quai, un petit jeune bien sympa, qui attend de mes palettes, du coup il s’enlève, et ce brave Christophe vide vite fait.

    Programme cool, je recharge pas loin de là, chez Super U à St Donat, 2 pal de boissons encore. ça ne traine pas, à quai, nickel. Je me pose sur le parking et file en magasin ni vu ni connu pour une autre ramasse, perso cette fois, une spécialité locale aux herbes, faut faire des réserves, ça commence à caillette un peu je trouve.

    Une seconde ramasse tombe dans l’entrefait, pas loin, à Marsaz, dans une boutique qui fait dans le luxe. Mais ne nous emballons pas, je ne charge pas des sacs à main, juste une grosse palette avec de la matière première pour la catalogne, ça file. On enchaîne en 3 avec du Romans, dans une boite qui fait dans l’emballage alimentaire et qui a surtout un accès à quai un peu pourri. Mais peu importe, ils chargent du temps de midi. Quelques pal pour la catalogne. Une 4 éme et dernière ramasse m’attend du côté de Portes les Valence. Je fais une pause repas en route au niveau de Alixan à la Total.

    Je charge en face Gondrand, chez un logisticien drômois, de la marchandise ardéchoise, pour la catalogne encore. En face, chez nos amis Gondrand, il y a mon ami Juju qui y charge, je traverse et vais papoter avec 5 10 minutes, peut être la dernière fois que je vois le Panzer. Il est 14h30, je peux remonter tout ça à quai pour terminer la journée. Je croise Greg à Chanas, mais c’est plus compliqué de serrer la louche sur un rond point que dans un verger. Je suis bien content d’arriver à Jarcieu puisque je me pose à quai à côté de mon ex et désormais nouveau collègue, Christophe du 73. Il a mis le temps mais il a fini par nous rejoindre. Il est là depuis la rentrée, c’est la première fois qu’on se revoit, c’est cool. Il prend ma palette de cuir, et s’en va encore en catalogne avec 4 livraisons. Il a retrouvé la motivation aussi ça fait plaisir. Je charge un lot pour le secteur, passe au lavage, y avait besoin, et me pose à 17h15 pile, impeccable journée. Je retrouve Jean No qui me concocte un petit programme tranquille jusqu'à mardi, faut reprendre doucettement. 

     

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  • bonne maison ici
    break sur la ruta
    les Vosges et ses Mauvais Garçons d'Epinal
    camions vosgiens aux pneus, hiver vosgien est bientôt là
    je vois la vie en Vosges
  • Vendredi 16 Octobre 2020
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    Y a moyen de rester au lit ce matin, 6h30 c’est tard. Je file à la douche, alors qu’ici le quai est déjà full illuminé. Café, et je passe à quai pour reprendre 2 pal pour UK. Je pars vers 7h30 après les 2 3 bien bonnes du jour de père Moriaud, direction Brézins. C’est en face St Etienne de St Geoirs, à une méga plateforme de matériaux. RDV à 8h30, mais je passe à quai de suite. C’est immense, ça brasse dans tous les sens. On est un peu chez Zanon ici à voir le nombre de semis. A 9h je file vers Voreppe par la natio, chez les amis Allemand. A quai de suite, ils me chargent un complet d’ibc non ADR, donc pas pour Elland, mais dans ce secteur quand même. ça ne traine pas et c’est jamais désagréable de venir ici. Je repars assez vite, retour les Vosges, et oui. ça tombe bien d’être en avance, j’ai des pneus à poser, c’est jouable ce jour. 

    Je taille par A48 A432 A39. Je quitte à Dôle pour la bonne route des Vosgiens.  Tiens le côté 39 est à 90 lui. Enfin peu importe, le radar perché high tech avant Moissey a déjà pris un coup de lance flamme, c’est bête. Je casse la croûte juste avant Pesmes. 

    J’ai du bol, la N57 de Vesoul Luxeuil via le Saulx est réouverte, ça doit très récent car ce matin sur map c’était encore fermé, ça fait toujours gagner 15 minutes du crochet par Lure. 

    Bref j’arrive à une heure convenable à la maison Louis Pneu de Chavelot. Enfin il n’y a pas une masse de travail à faire, juste changer le jumelage arrière, remettre les montés de l’hiver passé, et surtout la roue rouillée de secours à sa place dans le panier de la semi. 

    Du temps que je suis détellé, je vais mettre un peu de gazole au carrefour et taille pour la dernière ligne droite vers le parking Jacky via Mirecourt. 

    19h le break Volvo est chargé, c’est correct pour un vrai week end.

     

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  • Shell old school
    la situation est Kraft mais pas désespérée
    I'm back!
    C'est M one dur au soleil
  • Lundi 19 Octobre 2020
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    Un UK come back, ça ne se loupe pas, alors même si pas de livraison ce jour, je mets en route à 4h du parking, c’est déjà pas mal. C’est juste la bonne heure pour bien avancer jusque Reims en principe. Surtout que je fais déjà un arrêt adblue à la Shell à St Dizier. Station old school, je le dis à chaque fois. Boutique et bar ouvert h24/7, c’est cool.

    C’est marrant, en partant plus tard, c’est plus dur qu’à 2h en ayant pourtant dormi plus. Mais j’arrive tout de même à l’aire du Plateau comme à l’habitude. je prends quand même 1h, rien ne va mal.

    J’arrive à Coquelles vers 11h15. Pas foule, juste un peu la file chez les Borders Force. Ils m’épargnent le contrôle cette fois, ouf. Le come back se déroule sans accroc pour l'instant.

    ça embarque 1 bonne heure plus tard pour arriver du temps de midi ici, dans le Kent, jadis appelé le jardin de l’Angleterre. Grâce au Brexit, il est en train de perdre en verdure au profit du bitume et du béton pour pouvoir parquer les camions. ça roule sur le M20, profitons, et il fait beau en plus. Pareil sur M25, pas une fausse note. 

    je peux finir tranquillement et choisir encore une place à la bonne maison Stobart à Rugby, ainsi que valider une 11, un luxe le lundi.    

     

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  • moi ça va
    Huddersfield terminus
    Cannock
    Lincoln Farm Truckstop
    old school aussi
  • Mardi 20 Octobre 2020
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    Il faut renouer avec l’autochtone, breakfast après la douche. Je démarre tranquille à 7h30, je n’ai plus que 30 bornes pour le 1er à Leicester. Je suis encore parti trop tôt, il n’ouvre qu’à 8h30. ça va vite pour leurs 2 palettes, j’en repars à 8h40. La journée commence bien, et du coup pour Jean No aussi, il ne connaissait pas ce client, et n’était pas sûr qu’il ne fallait pas de rdv. Terminus à 140 bornes au nord d’ici via M1, Huddersfield. ça roule bien, du moins dans mon sens, en face c’est le brun à Leicester, barré et tout.

    Huddersfield c’est tout près de Elland, mais mon client est au sud côté M1, j’y suis vite. Je l’ai déjà fait, et cette année, j’ai mis du temps à m’en rappeler. Je rentre en marche arrière, c’est mieux. Il est 10h30 ici, c’est la pause apparemment. ça démarre doucement après, par les 2 côtés, il fait beau, c’est cool. 

    Je redescends un bon bout pour recharger, à Cannock, au nord de B’ham. Prévu à 16h, j’ai largement de l’avance. Je fais une pause salade vite fait en chemin à un petit service en bord d’A38 après Derby. J’arrive au client vers 14h, ici je connais, alors sans surprise je peux rentrer, mais me garer sur le côté, et on viendra me chercher. 

    Coup de balai et petit graissage des serrures, cliquets de tandeur et j'entame une sieste. On me réveille même pas une demi heure après, juste quand je commençais à m’entendre ronfler, le meilleur dans la sieste. 

    Une petite heure encore pour charger une bonne moitié de semi de produits de lavage en palettes et IBC.  Je repars à l’heure prévue, ça a été finalement.  Mais c’est déjà trop tard pour le complément ce jour, au sud de Birmingham. 

    A5, M42, et je vais me poser à un truckstop où il y a un bail que je ne suis pas allé, à Hampton in Arden, vers Solihull. La dernière fois que je suis venu ici c’était lors de mon dernier voyage UK pour Gefco, donc 4 ans minimum. ça n’a pas chargé, parking immense, qu’ils optimisent au possible avec les horaires de départ. Et l’établissement n’a pas changé d’un iota, ça fait un peu bouiboui, vieux mais tout de même propre. 

     

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  • with motor
    without motor
    45' au guichet
    ça a pas l'air facile le rayon Poudlard
    une 6h30 en ligne
  • Mercredi 21 Octobre 2020
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    Moins il y a à se lever tôt, et plus c’est dur, c’est comme ça. Je file à la douche à 7h. Quel moment, ils ne doutent de rien, il y a un jour en bas des parois de bien 50 cms, les portes pareilles, c’est ventilé aussi. On aurait envie de garder le masque sous la douche tellement c’est le partage qui prévaut. Après tout ça, j’aime autant prendre mon french lorrain breakfast dans mon camion. Et il va falloir se réhabituer à s’isoler avec l’actu pas réjouissante de ce remake du printemps 2020.  

    Je démarre à 8h local, j’ai 30 bornes à faire au sud de Birmingham par la natio, ça ne roule pas terrible. C’est au fabricant de broyeur de branches, je connais, une bonne majorité du personnel est d'origine polonaise, du moins ceux qui chargent. 

    J’ai juste en métrage comme souvent. Une machine est motorisée sur chenillettes en 1er puis la seconde est remorquée, on est obligé de la mettre à l’envers, le timon devant pour l’enquiller sous l’autre. Du coup faut la charger à la main, la montée de la rampe est raide. Alors mon gars appelle du renfort et malgré tout c’est pas facile, ça pèse 1t2. Bref on en chie un peu comme des polonais. 1h plus tard je peux repartir comme ça, blindé aux portes, cesrt 2 engins pour le 38. En route par le M40 sous une pluie battante. Pareil le M25, mais ça roule. Je me gare difficilement au service de Clacket Lane pour faire la pause repas en 30 minutes et je file sur Dover sans trop d’encombre. Il y a une bonne file à la DFDS. Moi je dois prendre la P&O avec mon adr, et de fait crée une bonne file derrière moi au guichet avec mes 8 pages de DGN à enregistrer qui prend 45 minutes. Je suis booké pour plus de 2h plus tard, 17h40. Et si tout va bien, car ça a l’air de bien remuer.  

    A l’heure dite, rien ne bouge. Un peu après ça avance un peu, mais ce doit être d’un ferry d’avant qui est en retard. Le type de la P&O qui vérifie les étiquettes adr a l’air préoccupé sur mon cas en regardant ses feuilles, de quoi, j’ai pas les bonnes étiquettes? Mieux que ça, il vient me voir pour me dire qu’il y a un gros problème, qu’à l’enregistrement ils se sont  gourés de booking pour moi, je devrais être sur celui d’après, mais il est rempli, donc je suis bon pour celui d’après encore, 19h50, mais qui aura plus de 2h de retard à cause de la tempête…. Sorry, sorry, sorry… Oui, ça fait suer mais ai-je le choix.. 

    Je n’ai plus qu’à faire de savants calculs de coupure ferry, mais là je n’ai pas le choix non plus, j’ai beau avoir démarré qu’à 8h ce matin. Je retourne faire un tour au water pour passer le temps, et je croise Hicham, le chauffeur affrété de Aymen, il cherche un truc Harry Potter à sa fille à la boutique. Lui a du bol d’avoir pris la DFDS, son ferry de 19h50 est à peu près à l’heure, et son adr le lui permettait surtout. On boit un café pour passer le temps et je regarde son ferry partir. Je mange une soupe maison qu’il me reste, et pas trop envie d’aller faire une sieste.Vers 21h35, j'embarque en 1er, au moins on ne m’oublie pas cette fois. J’ai déjà 6h30 de pause, mais rien dormi. Idem pendant la traversée, je ne ferme pas l'œil.

    A Calais à 0h45 française, je n’ai plus qu’à filer à St Omer comme d’hab. J’ai roulé 5h19 aujourd’hui.

     

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  • N67 en mode Francis Cabrel
    french light lay by
  • Jeudi 22 Octobre 2020
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    J’aurais pu exploiter à fond la coupure ferry, ne couper ici que les 2 ou 3 h manquantes pour totaliser 11 minimum, j’aurais peut être pu en vider un ce jour. Mais j’ai fait le choix de roupiller à la place et donc de valider une 9h correcte, la coupure ferry justifiera le dépassement d'amplitude d’1h15. Je démarre donc à 10h15.

    Stop douche aux Monts de Nizy comme souvent, c’est correct ici. Et j’enquille la natio à Reims. Un peu de gazole à St Martin sur le Pré et cassage de graine. Il fait beau, plus de 20, ça recharge un peu les batteries du moral automnal qui est un peu trop en avance cette année je trouve. ça revient plus loin sur la 67 où ça redevient gris et humide. Seconde pause à l’aire après Chalon sud, pas sûr que j’arrive en 9h au client. Il fait nuit tôt, qu’est que ça va être lundi prochain. Lyon full east, A432, A43, ça taille, mais pas de place au péage de la 2éme sortie Bourgoin. Tant pis je file sur la N85 où se trouve mon client à Nivolas Vermelle, j’ai vu qu’il y avait des places dans le secteur. Il reste un bout de lay-by 50m avant le client de motoculture, 9h04, 21h05, impec.  

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  • en mode assistance petit camion 70
    Sauzet
    prochaine tenue pour Sir Pete, le kilt
    aller il est tard, une photo de derrière pour finir la semaine
  • Vendredi 23 Octobre 2020
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     Impec, pas tant que ça, la boulangerie à 200m repérée sur map n’est plus ouverte. Je me suis fait rincer pour rien. ça descend bien ce matin, je vais quand même voir à pied le client à 8h, car l’accès n’a pas l’air terrible. Tout va bien se passer puisqu’il va m’emmener à une autre boite qui dispose d’un quai, plus simple en effet pour vider l'engin remorqué. A 8h25 c’est vide, sans s’être fait trop mouillé, et le client a attelé direct la machine. La suite est à Notre Dame de l’Osier mais en fait le client va venir me retrouver à Tullins. Bonne idée encore, car rien qu’au nom du bled y avait de quoi s’inquiéter quant à l’accès. Je l’appelle donc et une petite heure plus tard, je suis dans une contre allée de la ZI de Tullins, le monsieur qui fait dans l’espace vert arrive peu de temps après. Il a un petit camion benne, et on vide ça cul à cul, ça ne traîne pas. Sa première machine de marque Grennmech a 25ans, ça doit être de la bonne qualité alors. Les couleurs d’automne rendent encore plus joli le Vercors, en une semaine ça s’est bien coloré partout. 
    Je file à la suite, pour le reste de la semi qui est palettisé, d’abord chez nos amis les jaunes à Portes les Valence. Là comme d’hab ça ne traîne jamais. La suite et fin, c’est à Sauzet, joli bled du début de la Drôme Provençale que j'affectionne toujours, même par ce temps, là aussi c’est bien coloré. J’y suis un poil avant midi, le sympathique client, représentant du produit détergent anglais dans le secteur me vide vite fait. Comme à chaque fois que je viens, on refait le Brexit pendant 5 minutes.
    Je peux remonter direct à Jarcieu. Enfin direct, je n’ai toujours pas trouvé de pain. Je suis obligé de m’abaisser à une courte baguette d’autoroute vendue tout de même 1.40€ à Latitude 45. La pluie monte en cadence à Chanas, et c’est carrément des trombes d’eau qui tombent à Jarcieu. Là on est content de charger tout à quai. Il fait même de l’orage. Tous mes lots sont là, mais Jean No comme souvent se gratte la tête. Qu’est ce qui se passe Jean No? Un souci de compatibilité de produits sur ferry remet en question le chargement, obligé d’inverser avec un autre un lot. Mais après faut voir si l'autre lot qui partira en frigo pourra se vider tel que chez le client. Bref c’est pas facile. Pete s’est déjà changé 2 fois avec la météo, mais ça ira quand même, comme ça il est préparé pour finir en Scotland.
    Je suis chargé à  16h, je suis large pour rentrer. J’aurais pu prendre une voiture pour aller chercher ma petite à Grenoble, elle est en vacances ce soir, mais elle ne sortait qu’à 17h, alors que je croyais 15h, et là l’amplitude coincera, et dormir en route avec le petit chat, ça ne serait pas trop facile, et pourtant j’aime bien les chats.
     Alors elle restera sur l’idée de départ, le train jusque Belfort demain matin. Comme ça le chaton fera son baptême de TGV.  
    Moi vu l’heure et le poids assez moyen, je n’hésite pas à prendre la route de Beaurepaire et Cours et Buis, c’est moins risqué si je veux rentrer ce soir, surtout que je rentre côté hautes Vosges. A39 jusque Poligny, N83 et pause à l’entrée de Besak sur les lay-by où c’est toujours blindé de camions peco. ça n’a trop mal roulé ce tronçon de 83 pour une fois. C’est un poil plus direct que la route des Vosgiens qui est plus adaptée pour rejoindre l’A6.
    La sortie de Besançon est passée au vert, hormis les éternels travaux de Cayenne. C’est grâce à Pierre70 que je sais que ce tronçon s’appelle ainsi, j’avais jamais fait gaffe avant. On se demande si ce bout de 57 jusque Vesoul sera fini un jour. Ils n’ont pas eu Poncelet en Franche Comté pour leur finir les routes, pas de bol.
    Je reçois une photo de mon derrière à Vesoul, c’est un autre notable Vosgien qui suit à Vesoul, Titou de chez Rouillon avec son FH cr. On papote un peu de chez Gégout, vieille boite des hautes Vosges disparue il y a 21 ans déjà, où son père roulait. Il a récupéré des photos, du lourd. On se suit jusqu’au Syndicat, moi j’arrive à mon bled peu de temps après, il est 22h45, impeccable. Week end, et un vrai avec 3 bon gros dodos. 
     

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  • Florange
    Spa Vanvan ça?
    N4, the famous
    l'automne c'est bien aussi
    nouveau ferry
  • Lundi 26 Octobre 2020
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    Ce matin c’est pas 2h, ni 4h30 ou quoi, mais 8h45 pour la mise en route. Bref quasi un week end de 3 jours vu dans l’état d’esprit zen que l’on est le dimanche aprèm dans ces cas là, et sans parler de l’heure offerte en plus. 

    Arrêt déjà au gazole au Leclerc de St Etienne les Remiremont, je balance un peu de devises au département, c’est pas souvent. 

    C’était de la grosse pluie ce matin mais ça s’améliore en montant vers le nord de la Lorraine. Oui c’est A31 aujourd’hui, car ferry en Belgique ce soir. 

    Je croise un ami Wallon à ses heures perdues, Vanvan, à Mont St Martin, il a passé sa semaine là haut en Ardennes, et il en redemande. 

    J’enquille la bonne N4 à Arlon, pas d’arrêt à Martelange, la Total est toujours en mode démolition, pas grave. Je fais mon stop repas plus haut à Bande, sous le soleil avec les couleurs d’automne ardennaises, c’est magnifique, j’aime bien cet axe que je pratique désormais rarement mais toujours sous le mode pèlerinage tellement je l’ai pratiqué en enfance et en début de carrière, rien n’a changé sur cette route. 

    Le ring de Bruxelles en milieu d’aprem passe quasi sans coup de frein, tout ça sous le son de l'excellente radio francophone, Classique 21.

    Il fait encore jour quand j’arrive au port de Zeebrugge vers 17h. Enregistrement ok, Jean No a assuré. J’ai 4 étiquettes à poser et la manie devant avant d’attendre qu’on vienne me chercher et de se faire viser la carte d’identité par la police belge.

    2h30 plus tard je bouge, contrôle co2, puis parking suivant. On est 6,mais 1 puis 1 autre encore arrivent. Zut on est 8. Va falloir encore se retrouver à 2 par chambre ou quoi? Y a un truc qui cloche là. On vient nous chercher au compte goutte vers 22h, heure à laquelle le ferry devrait partir. En fait c’est un autre ferry, toujours fréteur qui parait plus gros que d’habitude. Je suis le dernier à monter dedans, en haut de la rampe, il est 22h55.

    Il y a une ribambelle d’escaliers à monter pour rejoindre les chambres. Ouf, il y en a bien 8. Il paraît neuf ce rafiot, parfait. Par contre je déchante vite en voyant l’assiette posée recouverte dans d’un film. Il n’y a plus qu’un hollandais qui est en train de manger, enfin d'essayer plutôt, les autres ont dû manger au fur et à mesure de leur montée à bord. Ce qui explique que l’assiette est plus que tiède.  Le batave me prévient que c’est pas terrible. En effet, je casse les couverts en plastique pour taper dans la cuisse de poulet, et pas de personnel d’équipage aux alentours. De mieux en mieux ces affrétés P&O..

     

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  • beurkfaste
    faut pas reculer trop vite pour ne pas tout renvoyer
    Prodrive
    la pluvieuse A34
    Lymm Truckstop
  • Mardi 27 Octobre 2020
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    J’ai à peu près bien dormi, c’est déjà ça. A 5h30 on est réveillé pour le “breakfast”. A quoi s’attendre encore? Toujours pareil, les assiettes sont éparpillées à distance. Faudrait déjà distinguer quelles assiettes ont été dégustées ou non, tellement y a du reste et que ça ne ressemble pas à grand chose de bon. Là on hallucine, un morceau de poisson, des morceaux de knack et un bout de bacon le tout accompagné de haricots rouges, et de 2 tranches de pain de mie. Pas de beurre, de toaster, ni rien, enfin si du café, soluble. Sur l’ancien bateau avec l’équipage philippin, ils servaient de la cuisine de gourmets à côté. Je ne m’attarde pas, faut aller bientôt mettre en route, je suis le premier à descendre de l’étage, en marche arrière. 

    Dehors, comme d’hab, y a le comité d'accueil de la Border Force. Ils contrôlent les 8 camions accompagnés en même temps. Y a un questionnaire, mi-enquête mi-quizz, genre si on vient régulièrement ou si on sait le nombres de cartouches de tabac que l’on peut trimballer en UK. Visite de la semi et de la cabine, tout ça dure 45 minutes. Mais bien sympas et courtois quand même les bons hommes.

    Et ça va, je ne commence pas loin, à Stanford le Hope, il est 7h20 quand j’y arrive. Je suis le premier à quai, ça ne traîne pas une demi heure, impec. Je file au 2éme non loin encore, à Chelmsford. Pareil, ça va vite pour vider du matos de plomberie chez un grossiste. Maintenant faut rouler un peu, 180 bornes jusqu’au prochain à Banbury, via M25. ça trace bien j’y suis vers 11h et quelques, sous une petite bruine fraîche et qui mouille bien. Même pas 10 minutes sur place pour vider du carburant et de l’huile.

    ça a bien marché jusque là, j’arriverai à honorer l’impératif du jour, Stone avant 15 ou 16h. Je fais la pause repas au service de Warwick. Un bon reste de choucroute de la maison. D'ailleurs ça serait bien passé au petit dej ce matin que leur bout de poisson à moitié tiède.

    J’arrive à Stone en début d’aprem, chez le client habituel, pas de stress pour vider comme d’hab. Reste du Manchester, prévu demain, 10h30.. Jena No n’a rien contre que je tente cet aprèm. Un peu de A34 jusque Stoke, M6 et une bonne heure plus tard je suis au sud est de Manchester. Je fais semblant de ne pas connaître mon booking, mais la dame pas trop marrante de la réception est là pour me le rappeler, demain 10h30, et pas la peine de venir avant. Bien bien il est 15h20... Heureusement de ce côté de Manchester, pas loin du M6, il y a le Truckstop de Lymm, pour une coupure de 18h au moins, ça vaut le coup de refaire 14 bornes en arrière. Faut toujours un client boiteux dans la tournée sinon ce serait trop facile. Jean No est ravi, comme d’hab.

     

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  • Lymmrlande
    Vosges
    Pennines
    International
    on ressort le matos
  • Mercredi 28 Octobre 2020
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    Quand je ne mets pas le réveil, j’ai du mal à émerger, la nature est ainsi faite. 

    Je file à la douche vers 8h00. ça s’est amélioré ici, ce n’est plus un jeton mais un bouton on off, dans avoir besoin de toujours appuyer. Le covid aura apporté beaucoup de progrès.

    Je prends des crumpets au M&S et petit déjeune chez Volvo Trucks. 

    C’est bien ici, y a toujours du beau camion à spotter, beaucoup d’Irlandais. 

    Je mets en route un poil avant 10h, retour sur la A57 qui va à Manchester, je connais le chemin. J’ai 20 minutes d’avance, quelle audace. Mais je peux déjà rentrer quand même, qu’ils sont gentils. ça vide tout de même au compte goutte, c’était trop beau. 40 minutes pour 7 palettes.. Il n ‘y aurait pas fallu que ça traine beaucoup plus, mon 1er rechargement reçu de Lucas est à 140 bornes d’ici et avant 13h30. Et tout ça en devant faire du tourisme en même temps, il faut passer par la route des Pennines, Manchester Sheffield. 

    Comme d’hab ça bouchonne un peu au derniers bled vers Glossop avant d’attaquer la montagne, mais ensuite ça roule. Toujours aussi joli ici, ça rappelle un peu les crêtes vosgiennes au niveau végétation. Mais d’ici on ne voit pas les Alpes mais plutôt les centrales nucléaires du Yorkshire au loin. Un peu de M1 et j’arrive à Alfreton, au début de la A38 vers 13h15. Une usine de plastique, je dois charger de l'outillage et des palettes de produits d’injection plastique. Donc on charge au pont il y a un moule de 8t900 que l’on met derrière les légères palettes de pièces. Pour selon qu’il ne sert plus qu’une ou 2 fois par an, le toit s’est encore bien ouvert. Je ressors les gummis en plus des sangles, bref, en mode total Juju42. Je mets 6 sangles pour la pièce, l’anglais a l’air content. Mais bon, ça n’autorise tout de même pas le moindre coup de frein brutal. Même pas 1h plus tard je repars. La suite est bien au sud, à l'ouest de Londres, à Reading. Lucas arrive à avoir des horaires, 8h 15h… Bref, ce sera demain. Je descends tout à travers, M1, A43, M40 ,Oxford, A34 et M4, bien loin du M25. Il y a bien un service au niveau de Reading, mais j’ envie d’aller voir dans la zone, des fois que. C’est une rue en cul de sac, client au fond. Et au sol, ligne jaune, mais une simple, donc ce qui veut dire stationnement interdit de 8h du matin à 18h30. Il est 17h45, je suis à peu près dans les clous. J’ouvre quand même une porte de la semi. 

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  • qu'est ce que j'ai fait au bon dieu
    4h30 aujourd'hui
    mais ce peuple m'amuse toujours quand même
    gym du soir
  • Jeudi 29 Octobre 2020
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    Y a une règle dans le métier, c’est que l’on dort toujours bien quand on est devant chez le client. Bien calme, ras et tout, à retenir. Bon, faudrait pas venir exprès du M4, c’est un peu tordu quand même ce cu de sac. 

    J’écoute aux infos en petit déjeunant dans mon camion, les nouvelles de la veille du président, entre autres que les bars vont refermer. bref que mon quotidien à ce niveau là ne va guère changer. Ah ben on ne trouve pas de crumpets dans les bars si j’étais pointilleux.

    Le client n’ouvre qu’à 8h, c’est ce que me confirme le sans doute directeur de l’usine qui arrive un peu avant.  Arrive aussi un anglais avec un genre de semi city, un papy, bien sympa, on papote un peu. Il parle un peu le français. Il n’a pas fait la France dans le passé mais essaie de l’apprendre un peu. Ce qui ne l’empêche pas d’être pro brexit. La raison, les nombreux travailleurs qui déferlent depuis l’étranger depuis des années, il reconnaît qu’ils sont utiles car une frange de la population autochtone ne veut plus bosser. Mais il pense que tout ça stoppera avec le brexit.

    Je charge assez vite 10 ibc en adr par les côtés, cariste sympa aussi. Il reste un peu de place mais on file sur Dover comme ça pour le moment. 

    Le bout de M4 qui mène au M25 est en travaux tout du long. Malgré la météo forte humide, ça roule bien, le M25 aussi. Je prends une douche au service de Cobham. Puis fais un tour au M&S food pour embarquer des crumpets encore, je veux en ramener à ma maman.

    Hormis un bon coup de frein à la jonction du M26 et M20 j’arrive sans encombre à Dover. Temps de midi, pas blindé du tout. Je suis vite au guichet, et je tombe sur qui, la même dame que la semaine dernière quand j’avais mes 8 pages de DGN. Mais aujourd’hui, une seule page, un unique produit. Peu importe, le prochain ferry affiché est 15h55. Mais je suis plutôt sûr de moi. Mais au bout d’un certain temps, elle me rend les papiers, en m’invitant à me rendre au bureau de la compagnie, la DGN est incomplète. Aie. SMS et photo de la pièce à Nathalie au bureau. Ben oui, il manque des termes concernant la marchandise. J’aurais dû le faire avant d’envoyer cette photo. La boulette..   ça va au bureau ils sont bien sympa, cherche, mais entre temps Nathalie a renvoyé le papier cette fois complet. J’ai perdu 30 minutes, mais suis toujours booké dans le 15h55. Ouf. 

    Il est l’heure de casser la croûte, la météo est épouvantable. Je m’amuse à observer les divers sujets britanniques qui montent ou descendent des ferry, l’un avec une 2cv commerciale, un autre avec un mini mini vélo. De la britisherie quoi.

    ça monte à l’heure. Enfin, il n’y a rien qui va mal, demain c’est complément dans le nord. Et puis un autre plus bas, bien plus bas. C’est en place que ça va être juste par contre. La météo est agitée, mais ça remue encore pas trop au niveau du rafiot.  Y a un paquebot croisière Disney à quai, il est mal barré je pense. Quelle idée déjà d’aller faire une croisière Disney. Ou même une croisière tout court. Y a des activités vraiment pas vitales. 

    On arrive à Calais à 18h45 local, j’enquille Dunkerque puis Lille. C’est rouge là bas, 50 minutes de retard annoncées. ça baisse en avançant sur l’A25, je roule tranquille à 80. ça freine encore un peu mais le binz est sur l’A1 sud, ça rappelle un peu le M1. Je file tout droit sur l’A23 vers Valenciennes. Je m’arrête guère plus loin, je trouve une place dans une zi à St Amand. C’est éclairé, c’est impec pour recamper le transpal dans la semi et replacer les IBC en mode tétris pour les suites demain. Une petite gym du soir, c’est bon pour ce que j’ai!

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  • 10 cms c'est 10 cms
    la N4
    et ses protagonistes
    Rodange (Lux)
    Carrosserie Mathieu La Bresse, en 2015
  • Vendredi 30 Octobre 2020
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    A 10 minutes près, je validais une énième 11h. Mais cette semaine pas besoin, je n’ai pas forcé. Je démarre à 7h30 pour rouler à peine 15 minutes jusqu’au client à Hasnon. Perdu, il n’ouvre qu’à 8h30. Et avec du mal, c’est plutôt 45. Une petite sté de location de matériel événementiel, je dois charger une cuve remplie de 3000l de GNR. J’ouvre optimiste mon côté libre mais m’aperçois rapidement que je suis en train de perdre ma partie de tetris entamée la veille. Un IBC  ça fait bien 1m de large, et cette cuve est annoncée à 1m45, et la semi fait 2m48. ça dépasse un peu beaucoup. Je mesure la bête, elle fait 1m55… Faire déborder un peu de chaque côté entre les poteaux ça pourrait rentrer, mais c’est un peu bof en adr. Par contre, cette cuve ne fait que 2m25 de long au lieu des 2m45 annoncées et le brave cariste peut la charger en long sur la largeur de la semi, le fen est balaise. Je mesure vite, il restera finalement assez de place pour la dernière ramasse. Faut juste qu’il prenne un petit fen pour retourner les IBC bougé la veille, quel cinoche. Quelques sangles là dessus et il est déjà 10h quand je repars. Prochaine ramasse, F88, quasi à la maison, cool. Et le truc cool encore, c’est que depuis ici je peux enquiller la Belgique pour redescendre, kifkif au km près que par Reims. ça roule bien sur l’E42, je découvre qu’il n’y plus aucune zone de travaux jusque Namur. J’avais jamais dû voir ça. Un peu d’ E411 et je retrouve la bonne N4 à Namur Courrière, autant se faire plaisir, c ‘est vendredi.  

    Là il y a quelques zones de travaux, des tracteurs, des grumiers, mais ça roule. Cette route est dépaysante. Il y a bien des friteries ouvertes, mais je résiste à toute tentation. A Martelange c’est compliqué pour faire un arrêt quand la vaste Total du haut est toujours en gravats. Il me faut du gazole, tant pis je continue, j’irai à Rodange, un autre genre de Martelange proche de Longwy, en moins atypique mais en un peu plus vaste. Il  y a de la place à la première, la Total, un peu de gazole et une caisse de Jupiler pour un collègue et ami lyonnais et 18 minutes sont validées. Je termine la pause avec 30 minutes à l’aire de frontière de Aubange pour casser la graine. J’en ai fait des pauses ou coupures ici. Il y a toujours une armada de LT Finejas qui logent là entre Italie et GB. Retour sur Metz, puis la joyeuse A31 qui ma foi roule bien pour un vendredi aprem. ça m’amuse de passer là de temps en temps, mais à une époque, à 3 fois par semaine je n’en pouvais plus. Nancy aussi à la régule je retrouve vite mon bon département qui va me donner un peu de travail, une fois n’est pas coutume.

    Je snobe mon bled actuel pour grimper plus haut dans la vallée jusque mon ancien bled, celui de mon enfance, La Bresse.   Il fait déjà nuit à 17h45, mais mon client du jour n’est autre que notre carrossier, il m’attend. Je charge une palette de tubes, c’est vite fait. Je sangle contre les IBC même si je n’aurais rien eu contre qu’il me soude sa marchandise à mon plancher pour être sûr de la garder dans la semi tant la destination me botte. C’est sa maman qui me donne les papiers,  on papote un peu, je n’ai plus trop de contact professionnel dans le secteur, ça rappelle l’ancien temps. C’est la 3éme génération de cet atelier de carrosserie industrielle. C’est bête qu’il fait nuit, je ne peux pas immortaliser leur vieux F12 mullet. Je trouverai bien une photo qui traine. 

     Quoi qu’il en soit, ça ne me fait pas rentrer bien tard à mon bled, avant 18h30. En étant parti lundi à 8h45, c’est reposant. Et lundi c’est sens sud!