| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Le réveil a sonné tôt, et il a bien rempli son rôle, car je dormais vraiment bien. Un café rapidement pris en présence des deux chats de la maison, qui me méprisent totalement. Limite," et toi, vas bosser, il faut payer nos croquettes".
Je suis le premier à partir ce matin. La voiture de Robert est là, comme très souvent en début de semaine, car il habite sur Aix et arrive la veille au soir.
J'ai de gros sacs à emmener jusqu'au camion ; heureusement, il n'est pas très loin.
Je range le frigo, le reste attendra lors de la prochaine pause. A 3H17, je franchis le portail de sortie ; à cette heure, aucun problème pour traverser Givors, et passer l'A46. Peu de monde sur la route à cette heure çi; il y a bien quelques frigos SP et Italiens sur la montée, mais rien de bien méchant. Je trouve qu'il y en a plus à la descente.
Pas de pluie ce matin, c'est déjà ça, car je ne supporte peu les essuis glace, et au petit matin, c'est vite fatiguant.
Comme souvent lorsque je monte sur Paris, je m'arrête en haut du Bessey, pour prendre l'aire, et accessoirement vers un bref passage aux toilettes. Le café et les verres d'eau ont raison de ma vessie.
Ptitdud a lui aussi pris le chemin du boulot. Après son voyage en UK, le voilà en partance pour l'Italie. Je l'appelle alors qu'il traverse Grenoble ; on fera ainsi un bon bout de route ensemble. C'est d'ailleurs une partie au téléphone que je rejoins l'aire vers Auxerre, pour un petit déj caféiné accompagné d'une brioche aux pralines maison...une tuerie. Le reste de la brioche ne durera pas sur la trajet, trop proche du poste de conduite...et j'ai peu de volonté aussi.
Je contourne la RP en sortant à St Germain Laxis, pour rejoindre la 104 à la hauteur de Collégien. Je n'échappe pas au ralentissement habituel sur le secteur, mais je bifurque en direction de Soissons pour un court instant afin de passer au nord de Roissy, puis je file via l'A16.
Le client est facile à trouver, mais pas facile pour la mise à quai. La place manque et il y a pas mal de voitures mal garées. Dès que j'arrive, un gars très souriant m'accueille. Il a été prévenu de mon arrivée, tout va bien. Le site possède un petit fen électrique, je lui propose que je sorte les palettes et lui se charge de les ranger. Le dépôt est un vrai bordel ; c'est un site qui regroupe des invendus en tous genres. En trente minutes, l'affaire est réglée. Virgile m'avait prévenu, malgré que je n'ai pas livré des Eur, je dois en récupérer 32. Ma foi, j'obéis, en espérant qu'elles ne font pas me faire c....
Maintenant, c'est la partie la moins agréable de la journée, puisque je pars charger chez ArcelorMittal. Arrivé bien avant 13H00, j'ai six camions devant moi. Ca ne se présente pas très bien. Olivier, mon GPS parisien, avec qui j'ai échangé entre autre, pour le trajet de demain pour contourner la région parisienne, m'a précisé que ce site était bien réputé pour sa rapidité inversée. Lui même y a passé l'après midi, et n'a été chargé que le lendemain matin.
Je pars m'inscrire au bureau J'ai mis mes lunettes de soleil sur le nez ; le soleil est bien présent et j'ai quand même les yeux un peu fatigués. Lorsque je retourne au camion, je cherche mes lunettes. Quel con, je les ai laissées à l'accueil. Je retourne au bureau et la charmante jeune fille me dit, après que je lui ai demandé si elle n'avait pas trouvé mes lunettes. Et là la réponse qui tue : vous ne les auriez pas sur vous. Fais toi tout petit Baloo….
Après plus de 3H00 d'attente, seul deux camions sont rentrés. Il est 16H30, mon amplitude ferme à 18H17....Ca sent mauvais !
On partage notre inquiétude entre chauffeurs, notamment avec un chauffeur de St Lo, roulant pour Noyon. Sympa le type, il vient quelques fois ici, et il trouve que c'est bien le bronx. Un chauffeur entre vers 17H30, je suis juste derrière lui, devant le hall d'entrée. Vers 18H00, il n'a pas un kg dans la remorque, je pars voir le collègue de St Lo, et lui propose de passer devant moi. Mais son amplitude s'arrête vers 20H00, heure à laquelle la boite ferme. Le précédent chauffeur sort bredouille ; nous serons quatre chauffeurs à rester sur le flan, sans excuse, sans un mot à part revenez demain.
Un gars passe récupérer nos feuilles d'inscription. Je lui rends, mais après avoir fait une photo de celle ci devant mon tachy, sait-on jamais! J'ai une confiance toute relative à ce type de boite, surtout avec les changements d'équipe.
Disons de suite que la nuit a été catastrophique. Les gars qui bossent la nuit sont sortis plusieurs fois du hall, pour fumer des clopes, mais au lieu de sortir à pied, ils prenaient leur gros fen et passaient au ras de ma cabine, "en sautant" le ralentisseur. Ce n'est pas bruyant, n'est ce pas, des fourches de fen qui claquent. J'ai fini par aller les voir vers 3H00, et leur signaler que j'essayais de dormir. Ils ne sont plus repassés en fen, mais je n'ai que peu retrouver un sommeil.
Malgré tout, je suis plutôt de bonne humeur ce matin. On se retrouve avec les collègues. Ouai, venez à 5H00. 5h00, c'était du HT, et la TVA est bien supérieure à 20 %
C'était un sketch ce matin, un véritable sketch. Ca passait plus de temps à essayer de comprendre les pourquoi du comment, pourquoi avait-il des camions en retard, qu'à nous charger. Bon une chose qu'il me faut préciser, aucun n'avait froid au main. Et avec les mains dans les poches, il est très difficile de taper sur un clavier pour sortir les bons de préparation.
Pour faire court, je suis enfin à 6H20 dans le hall. 70 % de ma commande est prête, mais je n'aurais que les trois premiers lots vers 8H00. Un rien arrêtait les gars; ils disparaissaient durant une demie heure. Heureusement entre chauffeurs, on a passait un bon moment.
Voilà, il est 8H50 quand je signe ma CMR ; je précise à la charmante jeune femme que mon heure d'arrivée, ainsi que le jour inscrit sur ma feuille de route, ne sont pas erronés. C'est bien ça.
C'est mort pour livrer en Vendée ce jour. Je pense que de Bruyères à La Roche sur Yon, j'aurais bien besoin de 8H00 de volant, surtout avec cette satanée RP à passer un jour de pluie.
Olivier, mon GPS parisien, m'a confirmé mon choix de route, à savoir récupérer l'A16, un bout de 104 jusqu'à Cergy, un gros bout de 184 (bien pénible avec tous ses feux, surtout avec 28T), St Germain en Laye, a13, pus A12 et ainsi prendre la N10 pour rejoindre l'A11.
Je pense être sorti d'affaire lorsque j'arrive sur Chambourcy, car je ne suis plus très loin de la N10, et les indicateurs de Maps sont très bons. Ne rigole pas trop Baloo….
Dans les derniers feux de la traversée de la zone commerciale de Chambourcy, j'aperçois deux camionnettes blanches et des gars en jaune, accompagnées de trois gendarmes. Je suis au feu tricolore, trois voitures sont devant moi. C'est pour ma pomme, je vois bien un gars en jaune parler au gendarme et celui ci s'approche du carrefour. Il fait de petits signes qui perturbent la voiture devant moi. Il lui fait bien signe de passer avec l'une des ses mains, mais l'autre est plus autoritaire pour mon sort. Purée, un contrôle, quinze jours après mon dépassement de plus de 3H30 d'amplitude.
C'est une jeune femme, tout sourire, qui vient à mon encontre, suivi de près du gendarme. Elle me demande ma lettre de voiture. Je prépare mon permis qu'elle me demande après, ainsi que ma carte conducteur. Je lui précise de suite l'infraction. A sa question, "vous avez dépassé de combien?". Plus de 3H00 Madame. Vous auriez vu son regard...Je lui sors de suite mon ticket qui est agrafé avec la photocopie de la CMR du jour du crime. Sympa, elle me signale que j'ai bien fait les choses, et de rester dans ma cabine ; ils viendront me chercher si besoin. Entre temps, elle a vidé mon tachy avec une grosse clé USB et placé sa carte dans on tachy. J'avais dans les mains mon cahier de suivi de mes journées. Rapidement, j'ai pu voir que je n'avais rien inscrit sur décembre. Je lui dis confiant "normalement, c'est ma seule infraction".
Et c'était bien la seule, elle revient me rendre mes documents ; je peux reprendre la route, et me planter de direction juste après. J'ai repris direction Rouen, mais j'étais avec Olive au téléphone, il me remet rapidement sur le bon chemin.
Le coin de Trappes est aussi un peu chiant à passer, puis j'ai pris ma décision de partir full autoroute. La météo est vraiment pénible ; on alterne entre averses de folie, beau soleil, gros nuage gris type "fin du monde". C'est chiant à rouler. Je me pose sur une aire afin de me doucher, une fois sûr de passer le reste du trajet sans faire une grosse coupure. J'ai envie de finir tôt ce jour.
On arrivera pas à se rencontrer avec notre fidèle ardéchois. Malgré qu'il livre demain sur le secteur de la Vendée, il n'aura pas assez d'heures et stoppera sans doute sur le secteur de Cholet.
C'est un autre fidèle membre des brouettes de FDR qui me conseille un gastro pour la soirée, et je l'en remercie : le Guyon à Venansault. Top adresse, mais n'y arriver pas trop tard, les places y sont chères. A priori, on trouve de la place dans la ZI à ce que j'ai pu voir lors de ma petite ballade post repas.
Top l'adresse "Le Guyon". Grande salle, lieu récent ou refait, je ne sais pas, sanitaires impeccable et repas sympa. Et pour 16 €, ce n'est vraiment pas cher. De plus, le coin est calme pour la nuit.
Je ne suis pas des plus pressé ce matin. Hier, lorsque j'ai appelé la boite, on m'a répondu qu'ils ouvraient à 8H30, mais cela ne me convient pas. Je suis persuadé que les ateliers ainsi que la magasin ouvrent bien avant, alors je vais tenter une livraison après 7H30.
En sortant de la voie rapide, on arrive sur un gros rond point desservant la ZI nord de La Roche. Les voitures y arrivent avec pas mal de vitesse ; aux heures d'embauche, comme dans toutes les périphéries des villes, pas le choix que de s'imposer (n'en déplaise à certains). Autrement, tu y passes une partie de la matinée. Bien entendu, on s'impose mais en pensant bien mettre son clignotant, et oui! Que celui qui n'a jamais "oublié" un clignotant me jette une ampoule à la gueule.
Le portail est ouvert, un petit camion est déjà là, sous un abris. Un gars vient de suite à moi, et me demande si j'emmène bien les tôles. A priori, elles sont attendues. Mon interlocuteur pense que j'ai eu un gros problème sur la route (c'est qui lui a été donnée comme information). Non, non, regardes un peu le temps que j'ai passé chez ton fournisseur. Il hallucine ; tu n'es pas le seul mon garçon. Avec beaucoup d'humour, il me précise que sera plus rapide pour vider. Oui, il n'y a pas beaucoup d'effort non plus à faire. Je lui demande de me laisser une petite dizaine de minutes pour dessangler et ranger mon matériel. Pas de souci pour lui, il a du boulot de rangement à faire avec la livraison en cours. Quand, il voit que j'ai fini, il s'occupe du chargement. Son fen n'est pas très puissant, si bien qu'il ne lève qu'un paquet à la fois. J'ai treize paquets, donc, combien de voyages. Et bien treize, non? Il y a deux petits paquets, ca fait donc douze voyages.
A 8H10, je quitte les lieux, donc avant l'ouverture du site. Question conne ; ai-je donc livré puisque ce n'était pas ouvert? Vous avez deux heures.
Je dois déposer maintenant mes 31 palettes que je me ballade depuis lundi après midi. Autant pour le chargement de tôles, ce n'était pas gênant, autant, avec mes rouleaux de chanvre, j'ai besoin de tout mon volume. J'arrive sur un site très boueux, mais avec des gens adorables. Le temps de mettre un transpalette au cul de la remorque, et les trois piles sont déposées. Le moteur n'a pas eu le temps de se couper, pour dire. Pas de paperasse, les mails font foi. Très bien, on file un peu plus au sud.
Sur place, je croise Yohan qui a finit de charger ; plus tard, ce sera Jean que je croiserais sur place. Lui doit couper avant de repartir. On se suivra toute au long de la journée, et on se doublera suivant nos coupures. On passe pas mal de temps au téléphone, le temps passe vite ainsi, mais Jean est facilement perturbable au volant, il en oublie de s'arrêter...Il est incroyable ! Je le surnomme Némo (je pense l'avoir déjà écrit, mais bon).
Je vais essayer de descendre au plus bas, vers Roanne? En fait non, ce sera encore plus bas, puisque je stopperais au dépôt de Veauche vers 21H10, après un stop à l'aire de Lapalisse pour une douche et un plat chaud pris à l'ouverture de la cafétéria.
Je suis bien claqué ce soir, et je me gare, comme d'hab, entre les bâtiments 1 et 2, bien à l'abris de la rue et des frigos qui tournent chez Purina, usine située en face du dépôt. Entre les bâtiments, c'est très calme.
Nota : désolé, pas de photo ce jour, je les ai écrasées au lieu de les télécharger sur le PC. Voilà, j'étais claqué, c'est bien confirmé. Sorry
Après les 9H01 de coupure journalière, il faut remettre le bleu de chauffe. Mon programme n'est pas encore bien défini, mais je pense que je devrais remonter au dépôt pour prendre un lot refusé récemment pour le descendre à Entraigues sur la Sorgues. Mon idée est de vider avant 9H00, puis remonter tranquillement à Loire pour charger ce lot et redescendre encore tranquillement au plus près d'Entraigues suivant l'heure de RDV.
Le démarrage n'est pas des plus faciles, j'ai beaucoup de mal et le bouchon de Givors me démotive complètement. Alors, je stoppe à l'aire de St Rambert, pour un pain au chocolat et un café chez Paul. J'avais envie de sortir du camion.
J'ai déjà livré ce client, mais j'ai loupé l'entrée de la zone, surpris par les "bouchons" des voitures qui arrivaient en face. Heureusement, il y avait un rond point 800 m plus loin, j'ai pu revenir sur mes pas rapidement. Tu te fous de la gueule de Jean, et bien voilà, tu t'envoies seul dans les cordes.
De suite pris en charge, je suis soulagé de mes trois tonnes en trente minutes chrono. Comme je le supposais, retour dépôt. Mon saut de puce en Elkem a été annulé ou pris par un collègue (sais plus). Je remonte par la nationale jusqu'à Chanas.
En parlant de Chanas (mais aussi des environs de St Rambert d'Albon ; il y a de gros travaux en cours au bord de l'autoroute. Quelqu'un sait ce qui se trame? Une sortie d'autoroute?
Avant de charger, je vais faire les niveaux du camion. Le niveau d'huile n'est pas au plus bas, et la vidange est programmée pour dans deux mois environ, mais il serait bon de rajouter 3/4 l, le lave glace aussi. La piste de lavage est disponible, aucun châssis à l'horizon. Mouillage, frottage, savonnage, rinçage.. Voilà un petit Valentino tout propre. En espérant ne pas aller dans les carrières ou sur des sites bien crades demain.
Pour l'instant il fait beau, mon lot de 31 palettes a été chargé, j'ai pris un très léger repas, car il était près de 14H00.
Je comprends que les palettes aient été refusées, elles sont encore un peu bancales, surtout avec des piles de bouteilles qui font une pile plus petite que la surface de la palette. Tu as obligatoirement un espace entre les palettes. On va donc rouler cool, et prendre l'autoroute jusqu'à Valence sud, puis ce sera la N7.
Je n'ai pas fait gaffe, mais je devrais couper trente avant d'arriver au dépôt de Sorgues. Cette halte se fera à la hauteur de Carrefour Pierrelatte, avec beaucoup de place pour s'y garer avant de reprendre le pont. C'est le déluge lors de mon arrivée, j'attends un peu que ça se calme. Un petit tour dans le supermarché pour du lave vitre, essuie tout, café et bien sûr tablettes de chocolat.
Arrivé au dépôt de Bollène, je complète mon petit réservoir, abrité par la petit appentis devant la pompe. Pour l'autre réservoir, on verra demain….ou pas.
Le programme de ce jour, allez déposer mon lot chez U à Entraigues, et je croise les doigts, pour que tout se passe bien. Reprise des palettes et déposer chez Bert à Sorgues, puis je descends à Marseille pour y charger à destination de Satolas, lundi 8H00.
Après le rituel du PDJ au camion, je nettoie la cabine, et vers 8H00, je passe à la pompe pour faire le second réservoir, qui en fait est le principal. Ici, on peut se présenter dans les deux sens, c'est vachement pratique pour les plains, de plus la pompe a un sacré débit.
On descend avec Valentino tranquillement jusqu'à Piolenc, pour prendre l'A7, et sortir à Avignon, la sortir où il y a l'Ikea. Dès que je passe au dessus de l'autoroute, un épais brouillard a fait son apparition, et avec la présence d'un soleil qui brille énormément au dessus de cette nappe de brume mélangé au brouillard. Un peu étrange, mais surtout hyper aveuglant. Si bien que dans la zone, j'ai du mal à me repérer, on ne voit pas les bâtiments, on les distingue, et les panneaux d'indication, un peu en retrait de la route ne sont pas visibles. Je ne suis pas le seul à "patauger" dans la ZI.Je m'engage au bout de la zone, dans une impasse, et en faisant confiance à Maps, pas le choix. Bingo, c'est bien là.
Des camions sont garés le long, je suppose donc qu'il faut se présenter à pied ; en fait, non, mais ce n'est pas grave. Je vois de suite quelques personnages étranges au milieu des camions. Putain, c'est la Dreal, tu y crois… Une camionnette est garée entre deux camions, un petit attroupement autour, quelques chauffeurs nerveux, et une dame qui se promène le long des cabines, armée d'un grosse clé USB, du même style que la jeune femme rencontrée à Chambourcy. Je suis clean, je ne crains rien, mais la question à cet instant est ; vais je ENCORE y avoir droit?
On m'attribue le quai 34, je pars chercher mon ensemble, et lorsque je tape le quai et coupe le moteur, je pense bien à me mettre en position travail. Là, tu n'as pas le droit d'oublier ; ils sont là pour ça, pas d'équivoque.
Et bien, le temps que je prenne les téléphones, on tape à la porte. Bonjour Madame. Après les présentations d'usage, je lui tends les papiers de l'ensemble. J'avais vu qu'ils faisaient le tour des ensembles avec un contrôle, pneus, feux, plaques, etc...Lorsqu'elle voit le papier de mon contrôle de mardi, et ma virginité concernant des infractions éventuelles : très bien Monsieur, je vais passer au suivant. Mais, elle part en me demandant si je suis bien en position travail.
Ici, tu te décharges. Quand, je vois les palettes, j'ai quand même un doute sur le fait qu'elles soient accepter; mais elles le seront sans problème. Il est temps de reprendre mes palettes, pour les déposer 6 kms plus loin, chez Bert. Pour un collègue avec un ensemble tout noir, ce n'est pas la même limonade. De ce que j'ai compris, ils immobiliseraient l'ensemble. Je passe mon chemin et je quitte ses lieux mal fréquentés.
Quand je pense que certains roulent depuis des dizaines d'année sans avoir eu un contrôle. Deux entre quatre jours…
Devrais-je faire un loto ce soir?
J'étais déjà passé chez Bert à Sorgues ; le quai du quai est sympa, il ne me fait pas mettre à quai, et vient dans la cour me débarrasser de mes 31 palettes. Et j'étais en travail des fois que….
En direction de l'autoroute, je stoppe dans une boulangerie prendre quelques bricoles pour me restaurer. Je reste là plutôt que rejoindre l'A7, mais je devrais couper un peu plus loin, car je n'atteindrais pas le 16° arrondissement de Marseille sans coupure. Et oui, pas de coupure à quai, je n'ai pas fait de repos depuis que je suis parti. Il fait plutôt bon, un peu de lecture au soleil, les pieds sur le TDB. On n'est pas bien Tintin.
Je n'ai pas relevé de difficulté notoire pour me rendre rue Eydoux à Marseille, mais je me plante dans un rond point. Pas d'interdiction PL, mais la rue au loin me parait bien étroite. Je me suis engagé pas le choix, mais c'était le mauvais choix. Arrivé à un feu, il est impossible de continuer, tourner à droite 'en rêve", tourner à gauche...oh purée, mais pas le choix. Mais il me faut reculer pour mieux me présenter. Vous connaissez la patiente des locaux… Ca s'est bien passé tout de même, mais, j'ai eu droit à quelques photos.
Je repasse devant le rond point où j'ai fait mon erreur ; il n'y a aucun panneau d'interdiction au PL. Sur ce coup de chaud, j'arrive enfin à destination. La cour est minuscule, tu n'as que dans la dizaine de mètres entre ta cabine lorsque tu es à quai et le mur d'en face. Pour l'instant, ma came n'est pas arrivée, il faut que je patiente. J'attends un container, puis je serais chargé. Dans l'heure qui suit, un petit jeune très sympa vient me voir et me demande de me mettre à quai. Il me précise qu'il faut que j'arrive à contre sens pour me mettre à quai. Pas là, c'est clair que je ne peux pas y arriver depuis ma place actuelle. Il est sympa et reste durant ma manœuvre, car tu casses vraiment l'ensemble pour te mettre au quai 2. Cela m'évite de descendre et on voit de suite qu'il a l'habitude de guider les chauffeurs. Merci Minot. Bon, c'était l'un des rares a ne pas avoir un maillot local.
Hyper rapide à charger, en vingt minutes c'est réglé, et c'est mon petit jeune qui remplit ma CMR. Il est 15H30, go dépôt, full autoroute. Charge de 23 T, ca va encore, je maintiendrais une conso hebdomadaire en arrivant à 26.4 l.
Nicola, le directeur d'exploitation a poussé un petit coup de gueule à priori, concernant les châssis qui trainent sur le parc. Les collègues m'ont averti qu'il y avait de la place comme jamais..et effectivement, je trouve une place entre Jean et Robert.
Dans la traversée de Valence, j'ai croisé Virgile qui descendait sur Montélimar. Je ne l'ai pas vu, mais lui oui.
Ah et puis ce matin, j'ai croisé Phil, le boss de FDR. Je l'ai vu au dernier moment, et je pensais le recroiser lors de se descente sur Valence en soirée, mais il a dû attendre quelques lots de dernières minutes.
Pas de plein au dépôt, car lundi, après livrer mon Satolas, je fais une zone courte entre Grand Croix et SQF, puis surprise.
Retour à la maison, les petits fils sont en pleine forme, trop pour moi. Sales gosses, quand j'arrive ils se déchainent. Mais ce soir, j'ai quand même mérité mon verre de St Jo, non.
Bon weekend à tous.
Le Week end a été excellent. Le soleil était de sortie sur mon secteur, et la végétation commence à reprendre des couleurs.
Mais ce matin, ca pince encore pas mal. En partant de mon domicile vers 6H00, les quelques voitures garées dans les rues, sont bien givrées. Le thermomètre affiche 3° C ; par ces températures, tu apprécies d'avoir ta voiture sous abris.
Ce n'est pas le cas de Valentino, mais pas de givre aux fenêtres. Je croise Jean qui est garé à côté de moi. Il part sur Lyon livré un chantier. Logiquement, il change dans quelques jours son tracteur. Il va rouler "local", puisqu'il passe en Berliet. Benoit, lui passe ce matin, Jérôme peut être dans la semaine. Toujours est-il que les tracteurs sont prêts. A Virgile d'organiser un passage sur Thiers.
Dans Vienne, je roule derrière un convoi, assez long et assez large. Deux VP l'accompagnent. A la sortie de Vienne, il passe juste ; la faute à une voiture en panne sur la voie de droite. Deux gars sont en train de place r une sangle pour tirer la voiture avec une camionnette entreprise qui possède une échelle afin d'accéder à la galerie du toit Je n'ai pas vu comment ils avaient fixé la sangle côté VL, mais côté camionnette, la sangle était fixée à mi hauteur…...et sur une marche de l'échelle. Si j'avais eu le temps et la curiosité de voir le résultat, je serais bien resté.
J'arrive bien avant l'heure chez Ceva, ex Gefco. Deux camions sont à quai, les bureaux sont éclairés, mais personne à l'horizon. Je devrais attendre bien 8H30, pour qu'enfin, on me dise de me mettre au quai huit. Autant vendredi, mon petit gars avait été rapide, autant ce matin, c'est bien tranquille pour me vider. Ce n'est pas que je sois bien pressé vu mon programme, mais sait-on jamais!
Vers 9H40, je décolle de SQF pour me rendre à La Grand Croix, récupérée une bobine, que notre client régulier ne peut dérouler actuellement, suite à un changement en cours de machine dans leur atelier. A cette heure, je passe par l'A46 pour rejoindre ma destination. Personne sur place, je suis donc de suite dans le hall, et dans la foulée, j'ai 19 T d'acier dans la remorque. J'emporte aussi des "palettes", car c'est le nom qu'ils donnent au support bois qui servira à leur retourner les feuilles de tôles, une fois celles ci découpées par le sous traitant à SQF.
Je remonte donc à SQF, toujours en passant par l'A46. Je remarque que les murs sont à vendre au relais du Cheval Blanc à St Pierre de Chandieu. Sur ce passage, je croise Dominique qui roule chez Péli. Il m'appelle, je passe le reste du temps au téléphone avec lui. Très sympa ce gone. Il m'explique qu'il a pas mal de souci avec son XG+.
Je craignais devoir attendre en arrivant vers les 12h30 chez ce client, mais non, ils bossent dans les ateliers. Il y a un peu d'attente pour les chargements, mais ma bobine est attendue de pied ferme, aussi je rentre de suie dans le hall. On enlève la bobine, puis je ressors dans la cour pour déposer ces fameuses palettes. Voilà, c'est torché en vingt minutes.
Virgil m'a contacté, et m'annonce un changement de programme. Je reviens sur le dépôt, non pas pour une navette Grand-Croix / SQF, mais pour charger trois bobines à destination de Fenouillet (Toulouse).
Cédric et Thomas m'attendent de pieds fermes pour ce chargement, réglé en moins de 25 mn ; il faut dire que le fosse est pratiquement prête. J'aurais voulu la balayer, car elle était très poussiéreuse, mais je n'ai nettoyé que l'espace pris par mes trois bobines. Je finirais demain chez le client. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas ouverte, et le balayage n'était pas du luxe.
J'ai regardé les temps de route. En partant du dépôt, et chargé lourd, j'arrive "facilement" à Séverac. Donc, ce soir, ce sera Bonsecours, Séverac ou au mieux Laissac.
La conso s'affole ce jour ; les routes menant à la capitale de la lentilles n'y sont pas pour rien. Sur le "plateau" après Le Puy, il y a encore des traces de neige. En ce début d'après midi, le soleil fait quelques percées, les paysages y sont d'autant plus sympathiques à regarder, et j'ai bien le temps de le regarder avec une vitesse moyenne assez basse. Pas de coup de fatigue cet après midi, si bien que je dépasse Mende facilement. A l'approche de Champagnac, j'ai encore une demie heure devant moi avant d'être obligé de couper. A Séverac, le parking est déjà bien chargé lorsque je passe vers 18H30. Il ne me reste que dans les 20/25 mn pour rallier Laissac. De couper m'empêchera de faire une treize ce jour, et je ne devrais pas dépasser les quatre ou cinq minutes une fois arrivé sur le parking.
Je clôture ma journée avec quatre minutes de dépassement ; ca va, j'ai eu ma dose de contrôle semaine dernière, et puis ce ne sont que quatre minutes.
Le parking est immense là bas, juste à côté du marché aux bestiaux, qui a lieu tous les mardis d'après les panneaux que j'ai pu voir lors de ma petite ballade en soirée. Mais, il fait assez froid, je rejoints ma cabine pour écrire ces quelques lignes.
Demain, je partirais après mes onze heures.
J'ai démarré le webasto ce matin vers les 3h00. Il faisait un peu frais dans la cabine. Au lever, le TDB affiche un 6° C, c'est sans doute de saison et logique pour le secteur. Je traverse à pied le parking pour un PDJ en règle, tranquillement. Le relais est une bonne adresse, malgré que je n'ai pas eu le choix dans le plat chaud, cela me convenait tout à fait, et le prix est assez bas, donc, on ne se plaint pas.
Il est 6H15 quand j'enclenche la boite auto. Je ne suis que le second camion à partir. Pour rejoindre Rodez et donc la 2 X 2 voies, j'ai dans les trente kilomètres à faire. Si ma mémoire est bonne, c'est assez radarisé dans le secteur, alors de nuit, je fais attention. Rodez n'est pas encore bien réveillé quand j'emprunte la rocade, mais c'est plus dense une fois arrivé à Albi.
Je stoppe sur une des rares aires de repos entre Albi et Toulouse. A la base, je comptais m'arrêter à l'aire de la Croix de Mille, mais j'ai préféré passer Albi le plus tôt. Un petit café et lecture de mon programme, puisqu'il vient de tomber. Il y a eu un problème de rafraichissement ; hier, je n'avais rien, ni ce matin malgré le redémarrage du téléphone pro.
En arrivant par Albi, je n'ai pas gros à faire sur l'A62 pour rejoindre Fenouillet, je ne perdrais que dans les dix minutes d'après mon GPS. Je passe devant le client, mais je roule un peu plus loin pour me présenter à main pour la manœuvre. La place est limitée dans le hall du client, il y a intérêt à arriver "le plus droit" possible. Les gars sont sympas ici, comme très souvent chez "nos" clients industriels où nous nous rendons pour livrer les bobines. Un des gars sort sur la route d'ailleurs malgré la pluie intense qui tombe pour arrêter la circulation.
C'est son collègue qui viendra me vider après mon temps de manutention à l'intérieur de ma remorque. En trente minutes, l'affaire est réglée, et je devrais sortir dans la rue et trouver une place de stationnement pour fermer les portes, car le hall est trop encombré pour fermer celles ci.
Direction Montauban, juste après l'Eurocentre.
Je recharge chez les transports Mandico à Grisolles, facile à trouver au bord de la départementale. Par contre, la marchandise ne sera prête qu'en début d'après midi, mais ca, on ne le savait pas…. Une personne sympathique à l'accueil me signale de revenir vers 11H00, car tout n'est pas prêt.
On va faire ça, mais ce ne sera prêt non plus à 11H00. Bon, je pensais naïvement qu'ils bosseraient entre 12 et 14, mais non. Ils ferment….Ils m'ont dit de repasser à 14H00. Entre temps, un petit jeune de chez Chambonnière à Varennes sur Allier, Joris, qui charge lui aussi pour le même chantier, est arrivé. Il s'agit d'un chantier photovoltaïque sur la commune de Saligny sur Roudon. Dans l'attente, on regarde le point GPS qui nous est fournit ; il y a de quoi se faire peur. On appellera le contact, qui ne nous rassure pas forcément, en nous signalant que "logiquement ça passe". Je n'aime pas le logiquement, ce n'est pas rassurant.
Nous sommes à quai à 14H00, mais les premières palettes ne toucheront le plancher de la remorque qu'après 15H30. Bien dit donc, fallait pas commander deux camions à 11H00, non ? Pas pressés les gars. Puis à la fin, je devrais attendre qu'un chauffeur rentre, pour conduire un chariot embarqué et nous charger un local technique. Heureusement, le chauffeur est super sympa et fait tout pour nous libérer au plus tôt, mais il faut lui donner les bonnes références, et trouver le local.
A 16h45, je peux enfin partir, mais non….ils ont oublié de scanner les produits. Tu y crois, et il pleut désormais, il faut débâcher. Purée, je ne pensais pas passer autant de temps ici, et l'amplitude a forcément morflé.
J'atteindrais tout de même la Ferme de Bonsecours, au bout de ma période de 4H30.. Je ne peux aller plus loin, après 45, l'amplitude serait dépassée.
Une chance pour la soirée, je rencontre Philippe, ex DMZ, qui roulait autrefois comme moi en étant affrété chez Duarig.
Décollage vers 5H15, une fois le PDJ pris au relais. Il pleut toujours autant, avec pas mal de vent. Depuis un mois, ça flotte graffe, les nappes phréatiques doivent être à un bon niveau, c'est le bon côté des choses.
Par contre le mauvais côté des choses, c'est les gars qui restent un maximum en plein phares, et il n'y a pas que les VL.... C'est vite fatiguant, avec le reflet de la route qui brille cause pluie, c'est chiant. Malgré cela, j'arrive à rouler et dépasser Clermont Ferrand. Je stoppe à la première aire de repos après le péage de Riom. J'ai mérité mon second café, et j'en profite pour appeler Joris. Il est juste devant moi, et il a stoppé à l'aire de Séverac hier soir. Le premier qui arrive appelle notre contact et fera une reco avec lui.
Je coupe par St Pourçain pour remplir mon plus gros réservoir, car on redescendant sur Toulouse demain, je serais juste pour remonter en fin de semaine.
Joris arrive avant moi sur la commune de livraison et va tenter de passer. Pour ma part, j'attendrais à l'entrée du village, garé sagement. Il a pu arriver sur le chantier, mais il me confirme que c'est juste surtout sur le virage qui tourne à droite. Il me dit avoir failli s'embourber. J'ai bien pris note ; sur ce virage, il faudra bien se présenter et ne pas s'arrêter, même si les branchages touchent la remorque. Les essieux de celle çi passent limite du petit fossé. D'après Joris, le fossé n'est pas profond mais assez pour "soulager" malheureusement l'essieu tracteur. Par contre, il est très rassurant sur la plate forme préparée pour la livraison : c'est du dur.
Par contre c'est long... Vers 12h10, il passe devant moi, et on échange un peu. La place est libre, l'équipe est partie casser la croute, la route est donc à moi. Déjà les 4 ou 5 kms qui mènent au chemin, ne sont pas large ; il faut s'arrêter pour croiser.
Le chemin est bien accessible, comme nous avions pu le remarquer via Maps, par contre, il est en légère montée, mais la base est vraiment dure. C'est après le premier virage que cela se gâte. De la terre, pas trop collante, mais surtout beaucoup de trous, et il est impossible de les éviter. Je roule entre 15 et 20 Km/h. C'est long...et j'arrive sur le fameux virage à droite qui n'est pas rassurant quand il se présente devant ton pare brise. Je prends au max sur la gauche, sans mettre (du moins j'essaie) les roues dans l'herbe, de risque de glisser dans le petit fossé. Un peu stressant comme passage. Sur la sortie, je regarde mon rétro droit, je suis limite, mais les roues restent bien sur le passage. Un de passé. Le troisième est plus large, mais il n'y a que de la boue, rien en dur en fait. Mais ca passe bien, malgré une petite frayeur sur le temps de réaction de la direction. En effet, le camion a tendance à tirer droit…
La fin est une grande ligne droite de bien 800 m, et c'est la plate forme, avec de solides cailloux bien tranchants….purée les pneus..
Chose positive, car il faut bien une note dans ce sens, pas de pluie et un léger vent. Alors, oui, ça caille.
Les gars m'attaqueront avant la fin de leur pause, et je repartirais dans l'heure suivant mon arrivée. Maintenant, il me faut ressortir. Tuons le suspens immédiatement, tout s'est très bien passé. mais le camion est dans un état…..
Direction St Pourçain pour un chargement de tracteurs et de motoculteurs, ainsi que des palettes d'accessoires. Deux camions sont à quai, me laissant donc le temps de prendre une bonne douche, et c'est donc tout frais, que je peux assister mon chargeur. Six assez gros tracteurs, un plus petit, deux gros motoculteurs, un grosse palette d'accessoires, une belle palette de roues. Le camion sera bien plein, mais pas très lourd. De mémoire, j'approche les 6 T.
Comme hier, je vais rouler jusqu'au bout des mon amplitude, à trente minutes près, mais avec 9h40 de volant tout de même. Je suis redescendu par l'A75, et je stoppe, comme lundi à Laissac, pour un bon choux farci.
Il pleut à torrent, et ca vente bien fort lorsque je regagne la cabine. Ca promet...
Vers 1H00 dans la nuit, j'ai été réveillé par un vent violent qui a secoué grave la cabine En exagérant légèrement, je dirais que j'ai failli tomber de la couchette. Puis le reste de la nuit a été bien mouvementée.
Hier soir, nous étions prévenu que le relais n'ouvrirait qu'à 5H30, c'est donc en cabine que je déjeunerais. Je mets les voiles par ce grand vent à 5H15. La gendarmerie a coupé la nationale juste après Laissac, mais je pense que c'était pour signaler que l'A75 était coupée direction Montpellier.
Aujourd'hui, je m'arrêterais à l'aire de la Croix de Mille, pour un second café pris au comptoir, histoire de sortir du camion. Mais, il "en faut " du courage pour sortir par ces temps. En traversant le parking, j'arrive trempé au bar. Je n'ai pas mis de casquette, car elle s'envolait.
Le pire, au niveau climat, sera après Albi. Je suis donc léger, et le camion est très sensible au vent qui vient des 3/4. Dans ces cas là, tu tiens bien le volant des deux mains. Dire qu'un peu plus bas, le vent a renversé des camions.
Je dois faire un peu plus de périphérie toulousain ce matin, puisque je prends la direction D'Auch. Qui dit plus de périph à l'heure des embauches, dit plus de temps perdu, mais je n'avais guère le choix que de partir vers les 5H00.
Plus à l'ouest de Toulouse, les paysages présentent des stigmates de la tempête de la nuit. Beaucoup de branchage sur les voies, beaucoup de feuilles. Par endroit, cela recouvre pratiquement le goudron, et là, je n'exagère pas. Rouler en deux roues….. Les champs sont détrempés, voir inondés.
J'appelle le client pour annoncer mon heure d'arrivée et j'apprends par la charmante jeune femme qui me répond, qu'ils n'ont plus d'électricité, qu'ils sont sur onduleur et que le téléphone risque de ne plus marcher. Elle note rapidement mon numéro, mais elle me rassure, ils seront là pour me décharger, mais pas à l'adresse du magasin. On convient que je rappelle lorsque je suis 20/30 mn de l'arrivée, que je prévois vers 11H00. Bon, je prendrais du retard, car dès que je quitte la N124, la route est bien plus étroite, mais surtout avec beaucoup de branches sur la voie. Je dois même m'arrêter pour pousser une grosse branche qui bloquait ma voie, et je ne voulais pas risquer de mettre mes roues sur le bas côtés.
Comme convenu, je rappelle. Ma correspondante me détaille très bien le chemin à prendre, même si le chemin n'est pas du tout engageant. Je suis au téléphone avec elle, quand une camionnette de la société me fait des appels de phare, je n'ai plus qu'à la suivre sur les 800 derniers mètres. La cour n'est pas grande et en plein vent… Un peu galère a déchargé vu les conditions météo, mais on ne prend pas trop la flotte. Le petit jeune est trop rapide, il a failli mettre au sol un tracteur. Les tracteurs sont livrés dans un châssis en ferraille, et sur les fourches.....ben ça glisse. Je lui donne deux longueurs de tapis anti glisse. Il fait un test, il n'en revenait pas de l'efficacité.
Pour l'instant, je suis dans les clous, j'ai pu être vide vers midi, et je n'ai plus qu'à me rendre sur St Gaudens. Direction Tarbes, via Plaisance.
Le temps est vraiment chiant : soleil intense, avers de qq minutes, nuage de fin du monde ; tout cela en quelques kilomètres.
J'arrive à la célèbre papeterie locale, je pensais trouver beaucoup de camions, mais non, je serais à quai direct pour prendre de ballots de papier. J'ai entendu dire que le site allait fermer ! Est ce vrai? Dire que dans une autre vie, j'y ai vendu du matos.
Je suis contraint de rester un peu à quai, pour pouvoir partir désormais tranquille pour traverser Toulouse. En y arrivant vers 16h00, ce devrait être limite, mais ca devrait le faire.
Sur le trajet, Olive m'appelle. On papote un peu, puis je lui dis que je vais sans doute couper à Castelnaudary. J'avais bien vu sur Maps que c'était un peu rouge sur le secteur, mais aucune marque de coupure de l'autoroute. Bien en a pris à Olive de m'en parler. Il me conseille de couper par Castres, Mazamet, Bédarieux. Il me guide d'ailleurs sur le trajet jusqu'au relais de l'Escale à la sortie de Castres. Je suis au téléphone avec lui, et je passe, sans le voir, devant notre Indien Bruno qui était garé dans la zone commerciale que j'ai traversée…. C'est en lisant nos positions sur FDR que je vois qu'il est dans le coin. Je l'appelle, il a bien vu un Combronde passé, mais il n'a pu voir le chauffeur. Quel con je fais, non?
Je tire le frein de parc avec 9H56 de volant ; il était temps.
Entre ma douche et le retour au relais pour diner, souper comme le dirait Pierrot, il tombe un déluge, c'est l'horreur: ca va cesser quand?
J'avais mis le réveil un peu avant 4H00, mais je suis réveillé avant. Un café, je ne peux faire le tour du camion, car il flotte (le camion...). C'est déjà très limite pour moi d'en descendre sans mettre les pieds dans l'eau. Il est 3H40 quand je sors du parking, sous une légère pluie. Je vais don prendre la direction de Carcassonne, via Mazamet, pour récupérer l'A64. A la sortie de Mazamet, il y a de bons virages et de belles côtes sur bien vingt kilomètres. Je ne croiserais d'ailleurs personne jusqu'à l'approche de Carcassonne. J'aurais mis plus d'une heure pour rallier l'autoroute.
Après cela, Valentino est au repos, calé au régulateur à 88. Il ne souffle par beaucoup, surtout pour le secteur.
Lorsque je rejoins l'A9, après Béziers, l'autoroute est encore un immense parking. Je ne sais pas comment les chauffeurs font faire pour s'engager, car en face, la circulation est d'une intensité. C'est le périphérique parisien, mais avec sur les deux voies qui circulent, uniquement des camions. Et tu sens bien que ca roule tendu. Jusqu'à Montpellier, tu ne voies que du PL sur les voies. Quelques voitures sont bien présentes entre des PL, mais elles sont rares. Je n'imagine pas un petit coup de frein à ce moment....
Après Montpellier, c'est redevenu "normal".
Le jour se lève tranquillement après Nîmes; j'ai 4H00 de volant en passant l'aire de Lédenon, je stopperais à la suivante pour un solide PDJ.
Virgil me contacte, car il y aura du changement. Deux collègues sont bloqués à la Courneuve pour grève (fermeture du site programmé en fin d'année), il revoit les plannings et me demande de le rappeler dès que je suis vide.
A Moirans, il me faudra rentrer dans un hall à l'aveugle dans une fosse, en s'approchant au mieux mais pas trop ; voilà les indication du sympathique cariste. En fait, je suis trop prêt, je n'arrive pas à déplacer les poteaux. Je suis bon pour ressortir et me décaler d'un bon vingt centimètres.
On y va cool, et dans l'heure, je suis vide et disponible. Le plannning a changé deux fois. Je me faisais une joie de repartir dans le sud ouest, ben non, je suis puni....Courneuve. Il va sans dire que j'appelle Virgil, étant poissard depuis le début de l'année, j'ai comme un sentiment pour lundi. Le planning sera compliqué mardi, car il veut que je livre sur SQF mardi matin pour repartir en panneaux solaire dans l'Ain l'après midi....Euh, les heures chef!!!
Bref, on verra, pour l'instant je me contente d'aller charger à Meyzieu. Je repars de là bas vers 15H30, la rocade est passe bien, même au bout sur Communay, malgré l'annonce des PMV. Maps disait le contraire, j'ai bien fait de croire en Maps.
La pompe est libre, j'y file direct. J'ai bien fait de faire un complément mercredi à St Pourçain, je mets plus de 870 l. Rouler en lourd sur la 88 et sur les petites routes a un prix.
Diifcile à se garer ce soir, mais un chauffeur container libère une place juste au moment où je partais me garer le long du grillage (oui, pas le droit, mais le gauche), alors je me pose là. Espérant qu'un prix Nobel ne vienne pas se garer en face. C'est déjà arrivé.
Je finis ma semaine avec vingt minutes de marge. La quinzaine est bien chargée, c'est assez rare pour le signaler.
Le weekend s'annonce humide, comme c'est étrange. Dire que je dois rentrer du bois demain matin...
J'en ai marre de la flotte, vite un St Jo pour ce soir.
Bon weekend à tous.