| Carnet de bord de Janvier 2026 | Partager sur Facebook |
Tout d'abord, je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année. Espérant que le contexte géo-politique actuelle ne dérape pas, mais quand on voit deux grands états de la planète gérer pour deux dictateurs, on peut se poser quelques questions.
On va de suite se libérer de cette ambiance un peu morose ; les fêtes de fin d'année se sont très bien passés. J'ai bricolé à la maison, profiter de la présence de ma frangine qui vit à Montréal, sorti les deux motos, fait un peu de randonnée lorsque le soleil était de sortie. Non, bien, ces quelques jours de repos. Les batteries sont bien rechargées, et ce n'est pas le cas de celles de Valentino. Elles sont dans le rouge lorsque je mets le contact. Masi ca va, il démarre dans un bon boucan. La mécanique est vraiment froide, pendant quatre ou cinq minutes, les bruits mécaniques sont importants ; ca claque bien.
Alors que j'étais sur le trajet domicile dépôt, Virgile m'a appelé. David, Un des derniers chauffeurs rentrés au dépôt s'est planté dans ses missions. Il a oublié un chargement entre SQF et Macon, il échange nos programmes. Je dois être au plus tôt au dépôt. Ca tombe bien, j'étais pratiquement arrivé. J'avais prévu de bricoler sur ma remorque. Les câbles qui maintiennent le verrouillage de ma barre de toit sont cassés. J'en avais à la maison, et je souhaitais les changer pendant que le moteur s'échauffaient tout en chargeant la batterie. C'est partie remise ; dommage, j'étais au soleil. Alors oui, le soleil est présent, mais la température est toujours aussi basse. Sur ma période de congés, il n'a guère dépassé les 5 ou 6 °c dans la journée. Ce matin, on est très proche de zéro.
Malgré l'urgence du chargement, je prends le temps de ranger le camion, car que je n'aime pas rouler dans le bordel, et on va laisser tourner dix grosses minutes avant de lâcher le frein de parc. Lionel n'a pas mis en service le karcher en raison du froid, je n'aurais pas mes marches pieds propres, gr gr. pas glop, pas glop.
Dans l'heure qui suit, je suis chez XPO, et malheureusement, il y a beaucoup de monde sur ce créneau horaire. Il me faudra attendre 1H30, avant de repartir et prendre la direction de Pont de Veyle. Virgile m'a précise que mon chargement devait se faire avant 17H00, ca va être chaud cette affaire.
Déjà que je perds bien dix minutes à la sortie de la zone, avec un filtrage des agriculteurs. Et avec près de 28 T derrière, je ne fais pas d'exploit sur le temps de trajet.
Il est 15H30, quand je donne mes papiers sur les quais. Il n'y a personne pour vider à cette heure, alors Baloo, débrouille toi. Peu de place sur les quais, je fais au mieux pour ranger mes trente trois palettes. Le temps d'un très rapide contrôle, je repars plus d'une heure pour prendre la direction de Chalon. Rapide coup de téléphone à Virgile. Il a eu entre temps la client de Chalon ; si j'arrive à 17H15, c'est bon, autrement, ce ne sera que demain.
Avec 73 kms à faire, c'est mort. Pas la peine de se mettre au tas, on ira charger que demain. Je sors à Beaune, histoire de gratter deux sous, puis je finis ma journée à l'Assiette à Lux. Déjà quatre camions garés, vers 17H30.
Demain, je suis attendu vers 7H00 et devrais livrer en foulée le client à Brie Conte Robert.
Il fait encore bien froid au réveil. Le webasto a tout donné durant la nuit. Malgré les -5° C affichés au tableau de bord, je trouve qu'il fait moins froid qu'hier soir. Mais hier, il y avait un petit vent, et le ressenti était vraiment brutal
Ce matin, ce qui est brutal, c'est de tirer la bâche dans la cour du client. Elle est givrée, les barres et les poteaux ne sont guère plus accueillants
Les temps d'ouvrir un côté que j'ai les mains bien glacées. Le bonnet et le tour de coup sont de sortie. Ce matin, il est plus nécessaire d'avoir un bonnet que des chaussures de sécurité. Même si je les porte aux pieds, ici, rien n'est imposé, et tout se passe dans la bonne humeur. En trente minutes, c'est chargé, et le temps de remplir la CMR que le café a coulé, et avec ces températures, tu ne le refuses pas, enfin moi, je l'ai bu.
Je prends la nouvelle entrée/sortie au nord de Chalon, tout proche des transports Alainé, et je fonce full gaz vers la capitale. L'A6 est étrangement déserte, et j'ai beau regarder Maps et écoutez 107.7, rien n'est annoncé concernant un parcage ou une interdiction de rouler. Logiquement, il y avait interdiction, mais uniquement jusqu'à 10H00 ce matin.
Je ne pensais pas rouler aussi loin, et c'est une envie pressante qui me stoppe dans mon élan. Pour info, il est dans les 10H00. Je suis à la hauteur de l'aire de la Couline, kms 123, et un panneau ainsi que des quilles imposent au PL de sortir à la station. Je trouve malgré tout une place, et fonce aux toilettes. De retour, je vais voir à pied en direction de la sortie. En fait, tout le monder reprend la route, mais il y a bien un parcage sur la file de droite de l'A6. Les gendarmes arrêtent les chauffeurs PL récalcitrants, sans pour autant les verbaliser.
J'ai coupé 15 à la station, et je serais à l'arrêt 31 mn. C'est pas un bon timing ça. Dans cette attente, j'ai envoyé un SMS au client réceptionnaire, pour l'informer de mon heure d'arrivée, avant midi, lui ai écris. Et je serais avec dix minutes d'avance sur son parking désert, et tant mieux.
Le dernier kilomètre dans la ZI de Brie Comte Robert se fait sur la glace, et le parking du client est recouvert de neige vierge, c'est joli, mais un peu inquiétant pour en ressortir une fois vide. On vide par les côtés, avec un fen qui, heureusement, possède une excellente motricité. Le patron est content que la livraison ait pu se faire, car il a besoin de la came en urgence sur des chantiers de client. Je n'ai pas de souci particulier dans la cour du client, même lorsque l'ensemble est cassé, mais c'est sur le petit km dans la zone qui est bien critique. Sans accélérer, les roues patinent, il n'y a aucune adhérence. Mais ça le fait, en y allant bien tranquillement.
Après avoir rejoint la 104 qui est ma foi, bien jolie avec sa robe blanche givrée de chaque côté. Je charge chez Riva à Montereau. Là bas, ce n'est jamais bien propre, autant dire que ce jour, c'est la bouillasse totale. Le bon côté de la chose, c'est qu'il n'y a pratiquement pas de camion au chargement. Je suis de suite pris en charge, et je n'y resterais moins d'une heure trente, ce qui relève de l'exploit ici. Par contre, les sangles ont pris chers. J'ai beau essayer de ne pas les envoyer et de les "pousser" avec ma cane, certaines sont tombés au sol. Les pauvres sangles bleues sont désormais bien noires.
Ce soir, je devrais pousser mes heures au max. Je coupe à l'aire de Venoy pour une excellente douche bien chaude. Ce matin, en traversant les ZI sur l'est de Chalon, j'ai pu voir quelques camions garés sur un large trottoir en terre battue, face au site "Comptoir des fers". Je vais l'a caler pour la nuit. Il y a déjà 3 ou 4 camions à 20H30 lorsque je clôture ma journée. Deux autres arriveront dans l'heure suivant, et il y a encore de la place.
Alors, ce n'est pas très calme, car la rue est passante la nuit, avec quelques camions qui ont bousculé un peu ma tranquillité, mais ça dépanne.
Ce matin, je prends le PDJ au camion. Après avoir mis un peu d'ordre dans la cabine, je fais chauffé la Nespresso. What else, comme le dit si bien, le néo français Georges. J'ai un peu de mal à émerger ce matin, la faute à une nuit agitée. Je suis mieux réveillé après avoir fait le tour du camion, ca pique encore bien ce matin. RAS sur l'ensemble, on peut commencer à lancer les bielles. Je profite tout naturellement de la traversée de Chalon pour "la rocade" est pour réchauffer Valentino. Les huit kilomètres qui nous séparent de l'autoroute ont permis d'obtenir une température d'huile correcte, je peux lâcher les bourrins désormais. Avec moi, il y en a 521 donc.
En partant vers 5H30 de Chalon, j'arrive juste à la limite pour passer Lyon, encore qu'un mercredi, ça roule toujours un peu mieux dans le quartier. Un bon ralentissement après la descente de Rillieux, mais on ne tombera pas en dessous des 30/40 Km/h.
Hier soir, Virgile m'a envoyé mon programme et souhaite que je remonte à Brie Comte Robert, mais chez un autre client. Je lui ai répondu que ce serait peut être pas très souhaitable…..Ils annoncent pour demain des nouvelles difficultés en RP, et à coups sûrs, ils parqueront les PL. On verra demain, m'a t-il dit, et ce matin, il est demander d'éviter tous les déplacements inutiles sur la RP, et de privilégier le télé travail. On va faire comme ça, on va télé travailler ; moi ca me convient.
Puisque je n'ai pas perdu plus de dix minutes sur la traversée de Lyon, je décide, à l'unanimité des personnes présentes dans la cabine, qu'une pause pdj et café ne serait pas superflu. L'aire de Roussillon me tend les bras et je ne peux pas résister. Entre les camions p=mal garés, je trouve à me faufiler et ranger mon petit ensemble.
Voilà, une grosse quinze est faite, je serais sur Romans vers 9H30. A la base, je me devais d'y être pour 8H00. Avec mon retard de près de 6H00 hier, disons que là, je suis dans les clous.
La sortie Valence nord n'est pas bloquée, pas comme celle côté sud, ou la sortie de Tain. Ca tombe bien, c'est celle que je prends, et quelques kms après, je croise l'ami Mich07 Il est un peu en tracas, car il doit monter sur l'Aisne.
Je trouve mon adresse facilement, mais je trouve le portail d'entrée pas très large. Je pense que les livraisons se font par un portail situé sur la route, aussi, je gare le camion à l'arrache, et fais voir à pied. Non, l'accès est bien par le petit portail ; ce n'est pas large, c'est clair, mais ça passe. Rien n'est facile dans cette boite, car l'accès au hall en marche à recul est bien pénible, par manque de place, mais le personnel est super sympa.
Je craignais que mon toit soit gelé et difficilement manœuvrable, mais non, il se repli facilement. C'est rapide à vider, mais malheureusement, les deux premières bobines (elles ne sont pas en fosse, ce sont des bobines de fer à béton, posées verticalement), ont été positionnées bien trop proche du tablier. Je suis bin à ressortir dans la cour pour qu'elles soient enlevées par leur gros fen.
A la base, je devais doc monter sur Brie (77), mais Virgile ne veut pas se retrouver avec un camion supplémentaire de bloqué. Et moi non plus, pour être très franc.
Alors, il a pris une mission du groupe en dernier recours. Un Labégude pour Nuits Saint Georges. Moi, ça me va. Je serais sur place en tout début d'après midi, et j'ai le bonheur d'être de suite en zone de chargement. J'attendrais quand même bien vingt minutes un cariste, mais le chargement ici est toujours rapide. Ce n'est pas que j'en ai une grosse habitude, mais j'y suis venu avant Noel, rappelez vous.
Je redescends sur la vallée du Rhône par la même route, pas le choix de toute manière. Mais avec 16T, on roule bien, aussi bien en accélération qu'en freinage. Si jamais, je me retrouve sous un épisode neigeux, comme prévu en fin d'après midi sur la région Rhône Alpes, je ne devrais pas être bloqué sur une petite côte. Après, c'est le chauffeur qui bloquera. Je crains la neige en voiture, alors en PL, je ne ferais pas le kéké.
A partir de Valence nord, il tombe des flocons, assez gros d'ailleurs, et la température est pile à zéro. Je passe devant le Châssis à la Roche de Glun, mais je continue ma route. Les bas côtés sont de plus en plus blanc, mais pas la route. J'ai pratiquement 9H00 de guidon à la hauteur d'Albon. Mon syndicat me dit "stop", alors je l'écoute. J'ai un peu de fatigue, je me mets immédiatement dans la couchette, sans trouver le sommeil, mais le repos du guerrier a été bon. Un peu de CDB, pour écrire ma journée d'hier, car, j'ai une journée de retard, puis c'est l'heure de l'ouverture du relais, alors, je fonce à la douche avant la ruée du soir.
Je dinera tôt, trop tôt même, puisque de retour au camion, je regarde Maps pour voir si la région lyonnaise est impactée par l'épisode neigeux. Et qu'est ce que je vois……...Mpas m'indique un point en approche, voir tout prêt!!! C'est quai? Purée c'est Pierrot en train de se garer sur le parking. Oui, notre pisciniste. Moi, qui le pensait sur le secteur de Besançon. On boit un coup rapidement, puis je laisse Pierrot se restaurer ; je l'ai trouvé tout fin en ce début d'année….
Bien avant notre pisciniste Belfortain, je suis debout, et je pars après un café pris au camion. Il est 5H01, le relais n'est pas encore ouvert, et je suis un peu pressé par le temps. La nationale n'est pas dégagée, il y un petit manteau de neige sur la route, mais rien de catastrophique, on sent bien la tenue de route de l'ensemble : pas de patinage, et la direction est saine. Je roule tranquillement de toute manière jusqu'au rond point de Chanas. Logiquement, l'autoroute devrait être bien traitée et donc dégagée. Mon cul Paul, les deux files les plus à gauche sont blanches, et la voie de droite est peu recouverte de blanc. En face, je pense que c'est mieux. Pierrot est bien plus connu que moi, ils ont traité pour sa descente sur Pierrelatte, epicétou. C'est ça la popularité des grands de ce monde!
Après le péage de Vienne, nouvellement agrandit avec ses nouvelles bretelles, tous les camions sont à la file indienne, et à moins de 50 km/h. Je ne tente pas d'exploit, je reste bien sagement à ma place. On arrive proche du Rhône ; les fleuves sont toujours rapporteur de courant frais : prudence.
Arrivé sur Chasse sur Rhône, la route est bien noire, et la température oscille entre 1 et 2°. On peut se caler à la régule sur la rocade sans danger. A cette heure, il n'y a pas encore de monde, et on roule super bien jusqu'au péage de Villefranche, où la zone est dégagée uniquement sur les extrêmes. Un peu come en politique quoi.
Je suis surpris de monde qui descend de la capitale, et ce sont des vagues qui déferlent sur le péage. Par contre, proche de Macon, c'est bien plus calme! Pas d'explication. A Macon justement, on lève tous le pied. La température est à zéro, et le ruban est assez blanc. Les distances entre les véhicules s'allongent, c'est bien ; j'ai trouvé tout le monde prudent sur le trajet, et même plus haut lorsque nous sommes arrivés sur Beaune, là, c'était clairement verglacé. Warning pour tout le monde, 20 Km/h pour tout le monde, 300 m de distance entre véhicules. C'était plus prudent.
Je sors à Nuits Saint Georges, la route menant à la ZI est parfaite, par contre la cour du client est blanche. Pas grand chose, mais assez pour faire chier un camion vide.
Super accueil, car ils ne pensaient pas que le camion viendrait. Il me demande de me mettre où je veux dans la cour, et je propose de faire demi tout, du temps que je suis chargé. Le personnel est compréhensif, c'est bien cool. Malgré les 2° affichés, on se rafraichit vite à manœuvrer bâche et barres. Une charmante jeune femme m'apporte un café. Je reviens quand vous voulez.
Le fen ne patine pas trop, en quarante cinq minutes, je suis vide. Pendant l'opération de déchargement, j'ai cassé avec mon pied de biche la glace devant et derrière mes roues motrices. Avec ce petit élan crée, ça devrait le faire. Et ça l'a fait. A la sorite, je fais signe à un 3.5 T de s'arrêter pour me laisser passer, car je craignais de m'arrêter et de ne pas repartir ou alors difficilement. Le gars est compréhensive. La journée est belle entourée de gens souriant et de bonne humeur.
Bon, ça ne va mas durer. Je recharge à Auxonne. J'y suis à 11h00 tout pile, un seul camion à quai, sur les quatre quais que possède l'usine. Il faut attendre le changement d'équipe, et patati patata. Vers midi, je croise le chauffeur qui est à quai : il est arrivé à 10H00......et n'a rien dans sa remorque. Entre temps, quatre ou cinq camions sont arrivés. Punais, à cette vitesse, ils sont encore là à Pâques.
Tuons le suspens, j'en pars à 14H05. Trente trois palettes ; l'exploit de l'année.
Je me rends sur Châteauneuf sur Isère (entre Valence et Romans), pour demain 8H00. J'ai les heures pour descendre au plus bas, malgré la perte de vingt minutes sur le trajet de ce matin.
Entre les points de blocage ou de filtration des agriculteurs et les soucis météo actuels, je décide de descendre full autoroute. Vers Bourg en Bresse, je suis un peu hésitant à conserver la voie rapide, mais merde, cette semaine, c'est open bar sur ce point.
Je sors à Chanas, et continue mon petit bonhomme de chemin jusqu'au Châssis. Il est 18H20, fin du game.
Notre collègue Yohan, après avoir été bloqué sur Bordeaux par les intempéries, se voit bloquer par un grave accident sur l'A89. Un grumier s'est renversé, libérant ainsi ses troncs d part et d'autres de l'autoroute.
Au Châssis, je retrouve David, du dépôt de Veauche ; on dîne ensemble. La fin de journée est plus sympathique ainsi. Surtout qu'avec David, on ne parle pas de "boulot".
Je vais tenter de vor si le client ne serait pas ouvert avant. Gogole annonce "ouverture à 8H00", mais le client est un grossiste en produit d'hygiène ; les horaires annoncés sont ceux des bureaux, voir la logistique n'ouvre pas avant. La ZI a de grandes zones de stationnement, on improvisera. Tranquille pour mon pain beurre confiture et deux grands cafés. Cette semaine, j'ai trouvé que les restos n'étaient pas très chargés. Hier, à priori, nous n'étions à peine soixante camions. J'étais le dernier sur le file de droite et garé avant le poteau, pour les connaisseurs des lieux. C'était de même à Albon hier et à Chalon en début de semaine.
A 7H20, je suis devant le client, c'est éclairé, et il y a déjà une bonne dizaine de voitures, c'est plutôt bon signe. Et c'est bien bon signe ; quai un. Ce n'est pas très large pour accéder au quai, mais on y allant cool et en faisant une petite reconnaissance des lieux, ca le fait. Les gars sont super sympas, avec un accueil café. J'ai du mal à refuser un café le matin. En collant les étiquettes qu'ils avaient préparées, il ne mettra que trente minutes à me vider, ça c'est encore plus cool, surtout toujours dans la bonne humeur.
Reprise de mes 33 palettes, que je dépose chez Sibourg transport à quelques tours de vilebrequin de là. Je ne suis pas à la bourre (dicton local) sur mon programme. En quinze minutes, je peux m'échapper de la zone de Romans sud, pour aller sur Romans nord, plus exactement à Marges, chez Refresco. Avec un rdv à 9h00, je suis globalement dans les clous. Le contournement de Romans est bien chargé, mais ce n'est pas la Francilienne non plus. Je me présente au poste de garde à 9H05. Ouais, ca va. Parking pendant peut être dix minutes, voir quinze et puis au quai 81 dans la foulée. Il y a un paquet de monde dans la salle chauffeurs, je m'éclipse pour rejoindre ma cabine, j'ai des devoirs à faire.
Dans l'heure, je quitte Marges pour monter au dépôt. L'entrée/sortie de Tain est toujours fermée, et bloquée par les agriculteurs. Pas mal de ronds points seront à refaire en partie suite à ce mouvement. Et que dire des nombreux radars!
Retour tranquille par la nationale jusqu'à Roussillon. A midi, je suis au dépôt. A cette heure, les containers ne sont pas rentrés (lol), on peut avoir la station de lavage pour un gros moment. Surtout que lorsque j'arrive, Benoit est en train d'enrouler le tuyau du karcher. C'est pas de la synchro ça?
Je passerais près d'une heure sur l'ensemble, car il y avait du boulot. En gars sympa (il roule en bâché aussi…), il a laissé la bonbonne à savon avec du produit dedans et il a même remis de la pression. Il est bien ce petit.
Puis, c'est direction la GO, et la remise à niveau du liquide de LV. En ces périodes, c'est bien d'avoir le plein. Passage au bureaux pour les CMR, serrage de louches en ce début d'année avec le direlo, café avec des collègues arrivés entre temps. Tout bien cool. J'ai même reçu ma commande vestimentaire de début d'année, avec entre autre un beau sweat bleu à capuche.
Virgile me donne les instructions de début de semaine. Lundi, ce sera un peu chaud, il faut essayer de gratter du temps à DHL lundi, mais ce n'est pas gagné là bas. En fait, c'est pile ou face? RDV à 11h00, l'idéal serait que je sois parti de là bas à 10H00 : pas gagné.
Ce soir ce sera échographie de ma cheville gauche, celle blessée à Fos fin aout. Elle a du mal à se remettre et est toujours enflée. Résultat, arrachement osseux, et puis un truc compliqué avec des mots à la con. Le pire, c'est quand comparant mes chevilles à l'écho, le doc m'a découvert un problème à la cheville droite! Vous avez eu beaucoup d'entorse Monsieur? car là, je vois des ligaments arrachés…..à suivre!
Ce matin, la voiture de ma femme nous fait des misères. Elle me rappelle alors que je suis au bout de la rue. Un petit détour par chez sa fille pour récupérer une voiture et j'arrive au dépôt.
Je n'étais pas pressé ce matin, ca tombe bien, même si on n'est jamais à cinq minutes près. Malgré mon RDV à 11H00, je vais tenter d'y aller pour les 9H00, car le programme est un peu serré ce jour. Avec deux déchargements, et un chargement, tout en commençant à 11H00, c'est forcément compliqué. Surtout avec les horaires d'ouverture de nos chers clients.
En passant devant les quais de DHL, j'ai un peu d'espoir de passer avant mon heure. Sur le parking, il n'y a pas non plus trop de camions, on va voir. Du moins, on va attendre. Le temps passe, et les camions arrivés devant moi ne sont toujours pas à quai. On commence à parler entre chauffeurs, Ceux qui ont RDV à 10H00, ne sont toujours pas à quai trente minutes après leur RDV. A midi, on plus. C'est un peu long, surtout que sur le parking d'attente, il n'y a pas de toilettes. A tout de rôle, on voit les chauffeurs s'échapper vers les pelouses. On ne décide pas d'être crade, mais comment faire sans toilette. Monsieur DHL si tu me lis, prévoies des toilettes STP. C'est un peu nécessaire, non, surtout quand tu nous fais attendre plus de 3H00.
Voilà, à 13H00, je suis appelé ; quai 24. En fait, j'ai été appelé car ils devaient en avoir marre que je les appelle. Le quai est encore occupé, et j'attendrais plus de quinze minutes avant qu'il se libère. Et, il faudrait que je sois souriant…. On s'est pris la tête, car, d'après eux, j'avais un mauvais comportement. Ils étaient sept autour de moi. J'ai fini par leur dire "Sept pour me juger, combien pour vider le camion?" Si t'es pas content , tu pars. J'ai fait demi tour et arrivé au camion, une dame m'a demandé de revenir. Très correcte cette dame par rapport aux branques et à le merdeuse de l'accueil.
Allez, le camion est vide, je prends enfin la direction de la ZI de St Priest-Corbas, pour un chargement de quatre bobines à destination d'Aigueperse. Logiquement, j'avais un chargement prévu à notre dépôt de Thiers pour le 56. En chargeant en milieu d'après midi, c'est mort pour livrer en foulée.
Virgile me change mon programme ; désormais, j'irais charger à Courpière pour le 44. Ma foi, j'aurais préféré le 56, mais pas le choix.
Heureusement qu'à Corbas, le personnel est bien plus sympa que chez DHL. En vingt minutes, c'est torché. Va comprendre!!!
Avant 16h00, c'est encore la bonne période pour passer le tunnel de Fourvière ; et oui, j'ai droit.
Je regarde mon TDB. Moins de deux heures de volant, alors que tu as commencé ta journée vers 8H00 ce matin. Qu'est ce que je n'aime pas ces journées!
Je monte sur CF tranquillement, et je me pose dans la ZI d'Aigueperse. Je pars faire quelques courses au Market à côté. J'ai oublié quelques bricoles ce matin.
Espérant que demain soit une meilleure journée.
La nuit a été bonne et surtout très calme.
J'ai pour idée d'arriver un peu avant l'ouverture chez le client. De ma position, j'aperçois les camions qui se dirigent vers la ZI. Entre l'ouverture des rideaux et l'instant où je pars, je n'ai vu que deux camions bennes et un plateau. Autant dire qu'hormis les camions qui ont passé la nuit devant le client, je devrais être dans les tous premiers. Je sais bien qu'il y a deux places de parking juste avant le client, mais hier soir, j'ai joué la prudence, car après il n'y a plus rien.
En partant à 7H10, je suis dans la cour du client dix minutes après. Devant le cimetière (les deux places de parking), un camion est garé. Le plateau vu quelques minutes plus tôt est en zone d'attente. Pour ma part, le hall de déchargement des bobines est de l'autre côté du bâtiment. Deux personnes s'agitent devant les hall de fabrication. Avec un peu de chance, je suis à l'ouverture de la boite. Un PL est devant le hall des bobines, je ne serais donc pas le premier a vider. Cela me laisse le temps de dessangler et de ranger mon matériel, ainsi que de balayer l'arrière de la remorque.
A 7H30, le Portman est invité à pénétrer à contre main dans le hall ; il en ressortira une demie heure plus tard, laissant ainsi la place toute chaude pour Valentino. Baloo n'est pas bien réveillé ce matin, il s'y reprend à deux fois pour entrer dans le hall, mais il est parfaitement aligné. Je n'ai jamais vu le pontier qui va s'occuper de soulever mes quatre bobines. Plutôt jeune, mais pas trop bavard. Vient le pontier habituel, c'est lui qui finira le job.
Vers les 8H00, je referme les portes, et pars direction Courpière, juste à côté de Thiers. Je rejoints le client en passant full autoroute via Riom. Habituellement, le site est assez chargé en camion, mais ce matin, il n'y a que deux camions à quai, et un seul en attente. On me donne le quai 14S, celui le long du bâtiment, et pour y accéder, il faut passer sur les voies ferrées, non utilisées (enfin, je suppose). J'attendrais bien une petite demie heure avant qu'un cariste vienne récupérer mes clefs et commencer le chargement de vingt palettes d'emballage carton. Rapide et plutôt sympa, ca file dur. Le BL est déjà édité lorsque j'arrive au bureau. Pas d'attente, c'est parfait. Je ne serais pas lourd pour monter dans le 44.
Je reprends l'autoroute pour monter jusqu'à Montmarault. A l'aire des Vérités, je fonce sous la douche et der retour au camion, je me sustente légèrement, sans oublier un petit caprice en désert ; qq carrés de chocolat à la pointe de sel! Je replace vite la tablette dans le placard le plus éloigné du poste de conduite, sinon, il ne fera pas long feu. Hier, j'ai pris deux tablettes au Market ; habituellement, je n'en emmène pas au camion, car le chocolat et moi, c'est une longue histoire.
Le soleil est de sortie ce jour, les lunettes aussi. En partant de l'Aire des Vérités, le soleil est pleine face ; même si c'est un peu chiant, c'est aussi agréable, surtout après les quatre semaines de froid, voir de grisaille.
Le trajet est donc agréable sous le soleil, même sur l'arrivée de Bellac, le temps est encore beau et bon. Je roule derrière un camion portugais qui a l'air d'être un peu perdu ; il me semble bien qu'il a hésité de prendre la direction d'Angoulême à la sorite de Bellac, puis à chaque rond point il tourne en rond !! Je continue mon petit bonhomme de chemin jusque dans les environs de Niort, où je stoppe pour une petite quinze, histoire de pendre un peu l'air, et surtout de regarder où les heures peuvent m'emmener ce soir. Au max, c'est dans la ZI du client, alors que je regarde un peu où je pourrais poser ma caravane pour la nuit. Bon, ce sera entre la Roche sur Yon et chez le client.
Il est 18H30 quand je traverse la Roche et il me reste une grosse heure à rouler, alors pourquoi ne pas tenter le secteur du client. Je ne suis pas fan de manger au camion, surtout deux nuits de suite, mais bon, certaines semaines, il faut faire avec.
Je trouve facilement à me garer, dans une zone à l'opposé du client, mais à moins de deux kms, que je trouve mon bonheur. Cette zone possède des portails automatique, ils sont ouverts, le seront-ils demain matin, et à quelle heure? A près de 20h00, ils sont encore ouverts, ils devraient bien s'ouvrir le matin de bonne heure. On verra, je joue.
A 21H00, le portail se ferme, je pars à pied me promener autour de cette zone ; tous les portails sont fermés. A 6h00 demain, ça devrait le faire. Ma onze finit à 6h35. A voir, au moins, je suis tranquille pour la nuit.
Effectivement la nuit a été calme, voir très calme. Le portails se sont ouverts à 6H00 tout pile. Impeccable cette affaire, et c'est un bon plan ; il faut juste accepter la contrainte de la fermeture entre 21 et 6H0.
Je livre une plate forme logistique spécialiste en matériel de sport. Sur Internet, il est indiqué ouvert 24/24, mais gros doute. Pas de frais, la plate forme n'est pas bien grande. je ne crois pas en ces horaires. J'ai décidé de me présenter vers 7H00. La ZI commence à se réveiller lorsque je la quitte. Je n'ai pas beaucoup de route à faire pour me rendre à la plate forme sportive. Elle est située dans une impasse mal éclairée. Le portail est ouvert mais les barrières sont baissées, interdisant le passage. Personne ne me répond à l'interphone malgré mes trois appels. Je recule un peu afin de laisser le passage dans le cas où des employés arriveraient. Dans les dix minutes, une femme se présente, mais la barrière ne s'ouvre pas. Je n'ai pas le temps de descendre qu'elle part en courant en direction des bâtiments. J'attends sont retour, et l'aide à passer la barrière qui a une fâcheuse envie de se baisser avant la passage de sa voiture. Elle m'a informé que la plate forme n'ouvrait qu'à 8H00 pour les livraisons. A partir de 6H00, ils ne font que préparer les commandes et charger les remorques en débord. Ok, je regagne ma cabine. Dans les deux minutes qui suivent, les barrières s'ouvrent. Elle m'avait dit qu'elle allait voir avec son chef pour moi. Je démarre et réussit à passer sans que les barrières se baissent. Par contre ,les bureaux, ainsi que l'accueil chauffeur sont bien fermés. Personne. Seules les toilettes sont accessibles, c'est déjà une bonne chose. Je suis garé face au bureau ; d'ici, je pourrais voir le personnel arriver.
A 8h00, je vois bien un peu de lumière et quelques personnes qui s'affairent devant la machine à café. J'attends dix minutes et je me pointe sur la pointe des pieds. Une jolie brune discute avec un gars, mais ils m'ignore totalement, malgré le "bonjour Madame, Monsieur", lancé avec ma douce voix. J'attends ainsi dix bonnes minutes. Je sens que ma journée n'est pas partie sur de bons rails….
Elle finit par s'approcher et me lancer "vous faites quoi là?" Je redis Bonjour Madame, puis que je viens livrer en lui tendant mes papiers, dont elle se fout totalement.
"On attend pas de camion avant 10H30".....Bien, j'ai confirmation que ma journée est mal née. T'es bien jolie ma p'tite dame, mais tu es d'un désagréable.. Je suis donc invité à quitter les lieux ainsi que le parking. Oula, c'est bon…. Je pars me garer à l'entrée de l'impasse.
Un bon café au camion, puis lecture. Dans cette attente, deux tracteurs sont venus chercher des remorque. Lorsque je me présente à 10H00 (elle m'avait dit de revenir à cette heure là), aucun camion n'est à quai ; je serais à quai de suite, mais devrait attendre 11H00 pour sentir les premiers tour de roue d'un fen… Le cariste est surpris que je sois arrivé à 8H00 sans être mis à quai, car ils n'ont guère de boulot….Voilà, certaines personnes ont des degrés de nuisance vis à vis d'autres personnes ; il faut faire avec.
A 10H45, lorsque je quitte le quai, j'ai 8 kms au compteur, et ma journée a débuté il y a cinq heures déjà. Un remake de ce lundi? Sans doute.
Je prends la direction de St Hermine, chez un client très régulier. Là bas, c'est crème. Tu y passes entre 30 et 40 minutes.
En arrivant, je vois qu'il n'y a qu'un seul camion en zone de chargement. Ici, ca charge du temps de midi, c'est bon.
Le cariste me fait mettre dans une des quatre zones de chargement et finit de charger le camion que j'avait pu voir, du temps que j'ouvre un côté de la remorque. Il s'est trompé de zone de chargement, il devra faire de gros A/R pour prendre la marchandise. Je reste 45 mn dans la zone, ce qui est exploit. Je ne suis pas non plus à cinq minutes, mais cette semaine, les minutes sont toutes négatives, non?
Lorsque je tire la bâche, il commence à pleuvoir. Ouf, je ne suis pas QUE poissard.
Ah ben si...Au bureau, il trouve une erreur dans mon chargement, il faut que j'y retourne. Non, c'est une blague, pas vous! Ben si. L'erreur est sur la deuxième et le troisième rangée à partir du tablier. Suis obligé de débâcher sur la moitié de la remorque, et bien sûr il flotte toujours. Mon gars s'excuse 3000 fois, car on a bavardé, et il sait que j'ai perdu ma matinée. Je ne lui en veux pas, il est toujours nickel et bien sympa ; c'est juste pas tombé le bon jour. Presque 2H00 sur place...Quand ca veut pas, ca veut pas.
Il est plus de 14h00, 1H30 de conduite...Et j'ai chargé par Villefranche sur Saône, et demain, je devrais faire un Meyzieu --> Donnery.
Pour ma descente, ce sera autoroute jusqu'à Poitiers, au lieu de ma traditionnelle descente via Melle et Confolens.
Je ne perdrais pas de temps sur le trajet, ça roule bien, même très bien.
Les 4H30 m'emmènent jusqu'à l'aire de Quinssaines. Je profite de mes 45 pour me restaurer. Je suis claqué, et je ne pense qu'à partir dans la couchette.
Avec une trentaine de minutes d'avance sur l'amplitude maxi, je me gare enfin au dépôt de St Pourçain. Un rapide passage aux bains, et direction dodo ; ras le c..7H15 de volant ce jour pour quasi une amplitude max. Journée à oublier, non?
Je pars de mon stationnement pour me diriger vers les pompes afin de remplir le plus petit de mes deux réservoirs. Il est 6h05. Je suis parti direct, sans café, ce qui est exceptionnel. Je suis un peu fiévreux ce matin, et le rhume sous jacent depuis quelques jours est désormais présent.
Mon idée est de m'arrêter à l'aire des Vérités de Lapalisse pour un solide PDJ. J'envie de prendre mon PDJ à table et non pas en cabine. Ras le bol de la cabine. Surtout que ce soir, je n'aurais guère le choix sans doute.
Vers 9H15, je tire le frein de parc chez un grossiste en mâtereaux du bâtiment. C'est la seconde fois que je les livre. J'en ai un bon souvenir, et ce matin, ce sera nickel aussi. Rapide, efficace, souriant. Enfin du baume au cœur. La journée va t-elle être bonne? Je n'ose y penser. Tuons de suite le suspens, elle va bien se passer.
Malgré un RDV à midi, et mon arrivée avec 1H30 d'avance, je serais en zone de chargement assez rapidement. A midi, je prends l direction de Macon, car je ne passerais pas par l'A89 et la N7, mais par Macon et le RCEA. Ca change, et en terme d'autoroute, ca doit se valoir. Bref, j'ai décidé.
Je coupe à l'Euroscar pour une douche et un café. Une bonne pause qui ne vaut que quinze, mais je ne suis pas à la minute.
Sur le trajet, vers Moulins de mémoire, Virgile me contacte, pour me donner la suite. Je chargerais chez Antartic pour ITM SQF. C'est une livraison en foulée, attendue avec impatience par SQF, à livrer impérativement avant 15h00, en atteste le mail reçu par l'affréteur. Virgile a pris ce lot car il a négocié un "bon tarif". Je ferais le retour par le même chemin, même si je devrais être prident concernant les agriculteurs. En effet, traversant des terres d'élevage, on n'est pas à l'abri de filtrage, voir de blocage. Avec le chance qui me fuit dans ces périodes! Bref, on verra demain. ITM SQF Espérons, ce n'est pas un client de rêve.
Gros smiley ce jour tout de même, il me vient de ma moitié. Ce matin, elle m'a appelé avec "un sourire" qui en disant long. Sa RH l'a contacté ; ils se sont plantés dans son calcul de départ à la retraite. Il ne lui reste pas quatre jours de boulot, mais …………..zéro. Donc retrait depuis hier ; enfin, elle solde ses CP, ses jours de récupération, ses jours de bon soldat, etc...elle ne sera à la retrait que début mai. Pas belle la vie.
Sinon moi, je continue ma route avec un peu de soleil jusqu'à rejoindre un petit parking devant le client que je livre demain, logiquementà 8H30. Je tenterais d'y aller avant. Demain, il fera jour. Pas trop d'apétit ce soir et pas envie d'un repas froid. Un yagourt, un dolipranne, de la lecture, pas de CDB, car pas le goût, une claque et au lit.
J'ai trop mal dormi cette nuit. Après avoir pris mon café au camion, je me dirige à pied au bureau. Si jamais, ils avaient de la place avant mon heure de RDV (rappel : 8H30). La jeune fille me propose de venir de suite au quai 4, j'y serais dans les dix minutes plus tard, le temps de rejoindre Valentino.
Sur le site, je croise un collègue de Quinsac (33) ; lui charge pour son secteur. Bon retour Stéphane, alias Dalton 33 (de mémoire). On a même pas eu le temps de prendre un café, juste de partager une ou deux madeleines que j'ai pris au distributeur. Dommage, il était bien sympa et très souriant. Ca fait du bien de démarrer la journée avec un type de ce genre. Bonne route à toi.
Trente minutes après, je peux ressortir de mon quai. Désormais, il y a des camions dans tous les sens ; je ne sais pas si j'ai bien fait de venir de suite, mais là, je ne vois pas comment j'aurais pu être à quai. Les deux/tiers sont occupés.
Ce que je crains le plus avec la livraison de cet après midi, c'est le non respect de l'heure de RDV. Avec ma journée qui a commencé donc à 5H35, il faudrait vraiment que ça merde grave à SQF (genre l'opération à l'époque de Duarig, avec un RDV début d'après midi, et un appel pour une mise à quai à 23H00 de mémoire, ou en aout 23 avec Combronde aussi).
Maintenant, allons voir si la planète rechargement est bien alignée avec mon timing. J'ai juste un saut de puce, environ 15kms à faire. Quelques camions sont déjà là ; mon inscription ne fait sans souci, et avec le gardien souriant qui me dit " tu es prioritaire, tu ne devrais pas attendre beaucoup. C'est quoi "pas beaucoup". En fait, c'est vingt minutes. Impec, j'ai gratté 15.
A quai, deux caristes s'affèrent à ma charger. Dans les 30/40 minutes, je mets les voiles. Juste un peu de sueur sur les dernières palettes. Pb de référence...., mais tout est rentré rapidement dans l'ordre.
C'est cool, la chance a tourné ; j'hésite même à faire un loto.
J'ai donc plus d'une heure trente de marge, c'est bien cool aussi, no stress. Virgile m'appelle dès qu'il arrive au bureau. Il a vu ma position et il se doute bien que je suis à la descente, mais il préfère se rassurer. Cette semaine, c'est galère. Jérôme, Jean, Diégo et Yohan vont rentrer samedi, encore que pour Jean, ça pourrait le faire. Yohan est planté par le même affréteur que moi ; j'apprends ça ce matin, j'ai de suite quelques sueurs froides. Déja, que j'ai le nez qui coule et les yeux qui pleurent tellement je suis enrhumé. J'ai mis les bons ingrédients dans la salade, et pour l'instant tout va bien.
Je me pose pour un PDJ sur un mange debout (j'aime bien en descendant du camion) à l'aire des Vignobles. Seize minutes, pas une de plus, juste le temps d'aller vider ma poubelle et mes bouteilles vides dans le container à emballage. J'aurais un peu plus de place pour préparer mes sacs dans l'attente à SQF.
Pas de problème annoncé sur mon trajet, je régule à la bonne vitesse sur la RCEA, sans gêner les collègues qui roulent plus fort. Je me permets juste de dépasser une plaque orange ou deux. Avant Macon, le tachy me rappelle aux bons usages de la RSE ; j'avais complètement zappé qu'une trente serait bien à faire avant Lyon. Un sandwich à la station en haut du petit col, dans la zone de travaux, et c'est reparti.
Virgile est satisfait, car le voyage paient très bien si on tient le timing.
Lorsque je suis au rond point vers l'A43 et le péage, ils m'envoient un pouce en l'air, tout en me demandant de l'informer du moindre problème. Yohan est planté sur la région parisienne avec des heures de RDV donnés par cet affréteur qui ne sont pas les bons. Il ne pourra vider que cet après midi, alors qu'il s'est présenté en tout début de matinée, comme demandé.
L'enregistrement à la borne se fait sans problème, mais ici,, tu as bien un récapitulatif de tes données transport, mais au final, il ne t'indique pas ton heure de RDV, comme cela se fait habituellement, genre Socara). Il est 14H15 quand je regagne ma cabine, après être passé aux toilettes. Enfin toilettes...je ne vous cache pas que je suis très content d'être enrhumé. Pas de savon, pas de sécheur à mains, tout va bien.
A 15h00, pas de SMS, et entre temps, Virgile m'a contacté car il a envoyé un message à l'affréteur pour lui indiquer que le chauffeur était en place et en attente sur le parking. J'ai même fait une photo de mon tachy avec le BL de l'expéditeur face au bureau d'entrée de la base.
Un Vialon vient à ma rencontre, il avait RDV à 13h30, et ce n'est pas le seul. Tous les chauffeurs rencontrés ne sont pas reçus à l'heure. Il y a seulement les frigos qui rentrent globalement aux heures fixées, et bien sûr les pilotes maison.
A 15H30, je pars au poste de garde, et c'est la douche froide. Quand j'annonce que je suis "une urgence", le sympathique gardien me répond qu'ils n'attendent pas d'urgence, mais il décroche son téléphone et contacte le servie concerné service. C'est confirmé, je ne suis pas une urgence, puisque je n'ai RDV qu'à,... roulement de tambours, faites vos jeux, rien ne va plus, mais vraiment rien ne va plus, je m'évanoui, vite de l'air, un whisky, non la bouteille pas un verre.
21h00 ; oui vingt et une heures, juste après le journal télévisé de Claire Chazal (j'essais de remonter le temps). Pas la peine de s'énerver auprès de ce sympathique gardien, allo Virgile. Je l'entends tenter d'appeler l'affréteur……...qui ne répond pas . Virgile parait, je dirais, excédé.
On attend, j'ai entre temps Yohan. Lui est désormais vide, mais surtout, il pourra quand même rechargé en fin d'après midi. Il se posera à Courtenay ce soir, sans doute avec un dépassement sur son amplitude.
16H00, 17H00, 18H00. L'affréteur a rappelé Vigile, je devrais être appelé à 20H30. Et le con, il a le sentiment de nous avoir fait gagné trente minutes.
Je continue à envoyer des photos à Virgile. Virgile me demande de partir à 20H31, si pas de nouvelle avec une dernière photo. Il se propose de venir chercher le camion. Le problème est que je charge à 6H00 lundi matin, et que tous les camions qui sont et qui font rentrés seront pleins. Plus de remorque disponible avec les nouveaux arrivées. Putain, on a les couilles dans l'étau, la tête sous le billot, et les chevilles dans le béton. Bon, rigoler bien, mes chevilles sont nazes.
20H15, appel, ils veulent savoir ce que je livre et si je suis toujours sur le parking…..tu veux savoir si je suis toujours sur le parking alors que j'ai RDV à 21H00......20H43? SMS, quai 03.
La chance me poursuit, c'est l'heure du changement d'équipe. A 21H10, deux jeunes caristes sympa s'occupent de la came, en vingt minutes, c'est torché, j'ai mes reprises palettes. 20 mn de boulot, pour près de 6H00 d'attente.
Je n'ai plus qu'à me rentrer au dépôt.
Ce soir, comme plus de la moitié des chauffeurs bâché, j'ai raté le repas de Noel de la boite. Je décharge mes palettes à la main, c'est pas comme si la journée avait été cool. Impossible de faire les plains, car un Grand Prix Nobel a garé un engin sous les pompes. Alors, je me fais un malin plaisir (si si), à me garer la cabine juste à la hauteur d'un panneau interdisant le stationnement. Photos proses, et envoyer à la direction. Raz le cul, mais à un niveau.
Une semaine d'attente avec un "bon" début et une fin en apothéose. C'était un feu d'artifice cette semaine.
A oublier.
Bon weekend, il faut en rigoler, non! ……….enfin pas sûr.
J'ai passé mon samedi à refaire surface ; la fatigue et surtout mon rhume ont eu raison de ma bonne volonté. Je n'ai pas fait grand chose, à part une bonne sieste réparatrice. A quand même, on a fêté le départ à la retraite de ma moitié, avec un bon restaurant sur Ampuis. On a la chance d'avoir de bons restos dans le coin, qui font aussi caviste, et les prix des bouteilles en salle sont ceux de la cave. Un bon Crozes un samedi soir, ça te permet de remettre à zéro les compteurs et d'oublier un peu les tracas de la semaine.
Ce matin, en quittant le dépôt, l'idée que j'ai en tête, c'est que ça ne peut que mieux se passer. Ne partons pas pessimiste, surtout pas.
Première mission : chargement chez GXO à Satolas ; un grand classique pour nous, avec un saut de puce sur la sud de la Bourgogne, à l'est de Macon. Ce qui me fait penser que je dois aller faire un tour à la cave de Vinzelles, pour quelques blanc locaux que j'apprécie autant que mon St Jo habituel.
Putain, merde, ce n'est pas un guide de vin que t'écris, mais un CDB. Oh Baloo, tu te ressaisis, stp.
Je suis le second camion à arriver, et de suite à quai. De suite chargé comme d'hab ici. A 6H30, je dépose ma CMR et reprend un BL en échange. C'est bien mieux parti que lundi dernier, hein!
A cette heure, inutile de tenter de passer par la rocade est, je prends l'A432 depuis Saint Laurent de Mure. Le soleil est levé quand j'approche des vignobles du Maconnais. Peu de camion sur la parking du client, mais un LT dans la pelouse. Il a pris le route qui mène au parking des employés de la base, et au premier virage, il est monté sur la pelouse. Comment dire…..il patine.
Malgré l'avance que je peux avoir, j'aurais, avec peu d'attente un quai, le vingt huit pour être précis. Il est chiant ce quai, car, tu ne vois pas "ton côté" en reculant à main, gêné que tu es par les bennes qui se trouvent à proximité. Accueilli par une charmante jeune fille, qui me précise les habitudes (que je connais sur cette plate forme), à savoir que tu vides toi même ton camion. Ici, le matériel fournit marche à merveille, on n'est pas chez Lidl, c'est déjà ça. Elle m'indique oû poser mes trente deux palettes de boisson. En trente minutes, j'ai vidé ma caravane. J'ai fait mon sport avec de la marche rapide. Un peu moins de deux kms quand même.
Inutile de se présenter au PEH de Lyon avant 14H00, car chez le célèbre fabricant d'acier, ils sont plutôt en retard qu'en avance. Je n'ai pas pu faire les pleins vendredi soir, descendre au dépôt ne me fait pas faire plus de quinze kms de détour, alors autant y aller, je donnerais aussi un coup sur le tracteur.
Je prends la route de la Dombes. La Dombes, c'est sympa, mais pas à cette période ; avec son grand nombre d'étangs, la proximité de la Saône, tu es vite dans le brouillard. Pas le temps de visiter Chatillon sur Chalaronne célèbre village du secteur, mais c'est un village sympa à faire, avec de bons bistrots, puis je rejoins la N83 a Villars les Dombes.
C'est à ce niveau que je me rends compte que j'approche de ma première période de conduite. A faire des sauts depuis ce matin, je ne me suis pas rendu compte du temps de conduite fait. Ca risque d'être limite pour arriver au dépôt. J'ai 4H30 sur le parking du dépôt, et je stoppe à la pompe avec 4H31.
Je complète ma coupure en allant déposer mes CMR de la semaine passée. Vendredi soir, j'ai filé direct en arrivant. Virgile m'informe que je risque d'avoir un changement de programme. A la base, je devais monter au dépôt de St Pourçain pour le secteur Nantais ; je risque de charger à Thiers pour le 56. Sans plus de précision.
Le karcher est à l'arrêt, et Lionel a quitté son garage. Pas de shampoing pour Valentino, juste les rétros et les vitres, mais avec le matos perso. Un rapide casse croute à la salle chauffeur, où je croise un collègue toujours souriant de l'équipe container : Emmanuel. Bone route à toi.
Il est temps de remonter sur Lyon. La jeune fille à l'accueil a toujours le sourire. C'est moins le cas de ses collègues dans les halls de chargement. Avant de rentrer dans le hall 1, je croise Christophe, un ancien collègue affrété chez Duarig, une grande connaissance à Samu, puisqu'ils roulaient pour le même transporteur avant de se retrouver chez Duarig. Le pauvre, il attend depuis 7H00, car, ici, ils ne veulent pas décharger l'acier, si ils n'ont pas reçu les certificats à la con.
Je le laisse à son triste sort, et me présente dans le hall 1. C'est toujours difficile de trouver son interlocuteur, vu qu'ils sont nombreux, mais pas aussi nombreux à chercher le boulot, si vous voyez ce que je veux dire.
Je prends bien mon temps à débâcher, préparer mes sangles, mes équerres, mes feutres de protection. La cale sur la roue est mise ; je suis prêt, c'est quand vous voulez. J'ai limite le temps de siester, et c'est d'ailleurs au moment où je pense que j'étais en train de partir dans les bras de Morphée (n'est ce pas Pierre), pas gêner du tout par les bruits ambiants (y en a pas), que mon chargeur débute sa mission de chargement qui ne prendra pas plus de vingt cinq minutes. Une heure d'attente pour moins de trente minutes….Zen, mon Baloo, tu vas au second hall…..
Hall 2, hall où nous chargeons les longueurs. On fait court, car je finis pas quitter les lieux à 17H30.
L'accès au tunnel de Fourvière est correcte pour l'horaire, car en vingt cinq minutes je suis de l'autre côté de second tube. Le reste du trajet se fait sans encombre, entre grisaille et brouillard entre Tarare et Balbigny ; c'est plus dégagé jusqu'à Thiers où je me pose au dépôt. Il est 19H30. Je visais le dépôt de Gerzat, il se situe à deux kms de mon lieu de livraison, mais j'avais un risque de dépassement d'amplitude. On ne va pas abuser, et faire profil bas pendant cinquante cinq jours.
Je m'étais garé face au bâtiment logistique, dos au siège, afin de réduire les bruits que l'on peut entendre de l'autoroute, mais aussi du site de fonderie je crois, qui possède une machine bruyante, que l'on entend bien la nuit. Lorsque je suis sorti du bain hier soir, je me suis rendu compte qu'il n' y avait pas de voitures sur le site. Ils ne tournent pas cette nuit. Bon, je suis garé, on ne bouge plus.
Je suis debout vers 5H30, et je prends le temps de ranger et préparer mon PDJ au camion. Une petite balade autour du site, histoire de dérouiller mes grandes jambes et prendre un peu l'air. Ce matin, je suis un peu mieux qu'hier matin. Le nez coule moins.
Départ à 7H00 du dépôt, j'y reviendrais après ma livraison, puisque je charge dans un dépôt voisin pour le Morbihan, en terre de Chouchen.
Mais tout d'abord, il me faut aller livrer sur Cébazat, chez mon distributeur d'acier favori, réputé dans le monde du transport pour ses protocoles de sécurité, mais surtout pour sa grande fiabilité sur les temps de chargement ou déchargement.
Lorsque j'arrive dans la cour, aucun des camions maison n'est parti. La dernière fois que j'y suis venu, ils étaient déjà partis. Ce ne sent pas trop la transpiration dans le hall, mais c'est normal aussi, car les deux grandes portes sont ouvertes : ca ventile..
Je suis invité à me positionner à 9H00 sur un emplacement. J'avais déjà commencé à enlever quelques sangles ; je n'enlève jamais tout quand je dois déplacer l'ensemble, par mesure de sécurité.
J'ouvre le toit puisqu'il est nécessaire d'enlever les longueurs avant, et je commence a tout enlever. J'imaginais que cela commencerait en foulée. Les sangles et les protections qui ont servi aux longueurs. Toujours personne, alors je continue à enlever l'intégralité de mon sanglage. Les trois longueurs sont au sol, enfin, après trente minutes d'attente. J'apprends que ce n'est pas les mêmes personnes qui vont désormais s'atteler à prendre les tôles plates…. Elles seront prises par le fen, donc ouverture latérale. Franchement, le gars est d'une lenteur, à chaque prise, il râle. Une fois c'est l'étiquette de référence qui est à gauche, il la met à droite, pour faire l'inverse pour le lot suivant, et puis les bois ils sont cassés, et le cerclage, il a lâché…..Je suis certain qu'il le fait express. Ce gars là est capable de bouffer du cirage pour briller en public, c'est incroyable.
Pour compléter le tableau, je serais gêné par deux clients mal garés sur mon trajet. Quand ca veut pas!
J'en pars à 10H45....Et dire que j'y retourne semaine prochaine….snif.
Go le dépôt de la maison Combronde, enfin un des dépôts. Je charge en verre, c'est donc au P3. Dès que j'arrive, un jeune gars m'accueille et me demande de ma garer. Ils arrêtent à midi, mais ils vont me charger avant la pause. J'ai couru de tous les côtés du camion pour suivre les deux caristes qui m'ont chargé en verrine pour une salaison Bretonne. Les palettes sont gerbées, ils restent une vingtaine de centimètres entre le haut le toit de la remorque. Je me fais une réflexion : attention aux virages et au rond point, tu es haut mon garçon, par rapport "à tes habitudes" en ferraille. Je suis aussi assez lourd, avec un petit 25 T.
La douche n'étant pas terrible ici, je fonce rouler une paire d'heures, pour, comme semaine dernière prendre mon bain à l'aire des Vérités. J'en profite pour un léger repas ; il est 14h00, il était temps, je commençais à sentir une petite fringale. Limite malais, pour dire!
C'est pas tout, mais à 14H00 HT, je n'ai pas beaucoup rouler avec le retard, prévisible soit-il de ce matin. Alors Valentino tu vas secouer tes bielles et fonce direction Poitiers. On verra bien où se poser pour la nuit.
Je croise Jean vers Lussac, me semble t-il. On se rappelle, et il m'informe que je suis 20/30 mn derrière Robert qui monte sur Lorient. Coup de bigo à notre ancien légionnaire, qu'il ne faut pas inviter à table, sinon, tu es endetté sur trois générations. Il va bien sur le secteur de Lorient, pour une fois Jean a été fiable. Je lui propose qu'on se retrouve au Saloon au nord de Cholet. Coupure mini cette nuit, et on repartira pour passer Nantes à la fraiche.
On se téléphone ce matin avant de démarrer. Le fait de papoter, je ne fais pas gaffe au tachy, et démarre avec 8H59. Quel con, c'est pas comme si ma carte était vierge. Bon, on est d'accord, ce n'est qu'une minute, mais bon….ca fait tâche avec mon dépassement de vendredi. Ce n'est pas sérieux M Baloo.
On voyage avec les outils modernes de communication. Samu et Tophe conversent sur le canal 5, nous, c'est pas sur le 5 mais avec G. Le saloon n'ouvrant qu'à 5H30, nous sommes partis à sec. Le contournement de Nantes se passe bien à cette heure, et on se retrouve de visu au relais du Tillon, au bord de la quatre voies, pour un bon PDJ. On se séparera sur Vannes, lui continue, moi, je pars plein "nord", pour Ploërmel.
Je merde à l'arrivée dans la ZI en pensant que l'entrée était située dans une rue adjacente, suite à ce que j'avais pu voir sur Maps. Mais non, en plus c'est une impasse, non indiquée, (car j'ai vérifié en ressortant). Heureusement, il y avait un centre de contrôle avec un grand parking, j'ai pu me retourner, après avoir reçu l'autorisation du propriétaire.
Il pleut averse, j'espère ne pas avoir à vider dehors, mais j'ai peu d'espoir. Yesssss, c'est finit la poisse, je vide à quai, et de plus avec une charmant jeune femme, à rendre jaloux notre pisciniste. Elle doit s'absenter un quart d'heure, après avoir déchargé trois ou quatre palettes. Je lui propose de prendre le relais, je les rapprocherais au max des rayons, car je ne prends pas le risque de les ranger. A son retour, elle veut prendre le relais. Range et moi, je sors la came. T'es sympa, rapide, t'affoles pas, on va y aller cool.
Il n'est pas 9H00, et je suis déjà vide ; place au chargement à Ploërmel, chez un transporteur, facile à trouver. Petite frayeur à l'arrivée, car je serais vachement à l'avance. En effet, quand je me présente "chargement pour Vienne, vendredi 8H00". Ils ont aussi un chargement vendredi 8H00 pour Vienne, mais c'est l'heure du RDV, pas de la livraison. En fait, il y a bien deux voyages. Ouf, j'ai cru encore à ma poisse. Deux caristes au chargement, ca file sec.
A la sortie, j'appelle Virgile. Il est amateur d'une pate à tartiner locale au caramel au beurre salé. Il y a une supérette dans le coin, qui n'est pas un Intermarché (oui, je suis désormais fâché avec cette enseigne), je lui demande de me rappeler la marque. Je pars me garer au relais "Les Routiers".
Une conso rapide au bar et je file sous la pluie faire cette petite course. Si, je vous dis que le rayon était quasi vide….J'ai ramené deux petits pots ridicules. C'était les deux seuls…. Virgile est mort de rire.
Jusqu'à Nantes, c'est un déluge, et surtout beaucoup de vent latéral. Ce n'est pas très agréable de rouler ainsi, surtout avec un ensemble léger (8T).
Je stoppe à nouveau au Saloon, mais pour un jus de fruit et une bonne douche chaude.
Plus de pluie sur le reste du trajet. Je ne suis pas pressé. J'hésitais à m'arrêter à La Ferrière en Parthenay, alors, je tente un resto "pas routier", sur la route de Chauvigny La Blanc Montluçon. Il y a une quinzaine de places de parking, on verra bien. Déjà, ca devrait être tranquille niveau bruit.
Le restaurant se situe à Paizay le Sec, le Pré Vert.
Ce matin, je ne marche pas tout seul pour rejoindre le bar. On se retrouve à trois pour prendre notre café, servi par une agréable dame. Ce resto ne casse pas des barres, mais l'accueil y est vraiment bien, tout est neuf, et il n'y a aucun bruit la nuit.
Démarrage à 7h00 tout pile, sans pression, puisque je n'ai qu'à descendre tranquillement au plus près de Vienne, puisque je ne livre que demain matin à 8H00. Et le plus près sera bien entendu le dépôt de Loire sur Rhône, se situant de l'autre côté du Rhône par rapport au client. Ce soir, je serais à la maison avec mes petits enfants, si je peux rentrer avant la nuit, je pense que Logan souhaitera faire tourner sa moto. Enfin, moi, j'aimerais bien qu'il est envie, si vous voyez un peu le truc. Récemment, Il m'avait demandé de rajouter des phares... Marteau ces gones.
Le jour se lève un peu plus tôt qu'hier ; réfléchit cher lecteur, hier, j'étais plein ouest. Il y a bien 10/15 mn d'écart, je pense, du moins en ressenti.
Cette route est bien sympa, lorsque tu roules en léger, et tu ne perds pas de temps ou alors, c'est insignifiant ; du moins pour mon job. Bien sûr, les traversées de certain bleds sont un peu "délicats", surtout quand, comme ce matin, un chauffeur hollandais abandonne son camion quelques instants pour aller au tabac.
Je craignais d'arriver sur La Catre au moment de l'entrée du collège qui se situe sur la route. Cela m''tait arrivé lors d'un dernier passage, et franchement, je n'aime pas ce gendre de situation, où tu croises des ados qui n'ont d'yeux que pour leur smartphone. Surtout qu'à cet endroit ce n'est pas large, et tu surveilles déjà les voitures garées à ta droite que tu sers au max pour pouvoir croiser.
Après La Chatre, on est en pleine plaine, c'est cool.
Encore un arrêt à l'aire des Vérités, pour une petite pose café toilettes. Mais le café, je l'ai pris au comptoir pas aux toilettes, n'est ce pas! Et je n'ai pas non plus pissé au comptoir. Il faut être précis dans ses propos.
Un petit saut puce jusqu'au dépôt de St Pourçain ; le mécano devrait être là, ce qui veut dire, passage aux rouleaux possible. Je n'utilise par le karcher, hormis pour faire les marche pieds, car un collègue attend. Je ferais certains endroits ce soir à notre dépôt. Il faut bien garnir la journée de ca jour.
Je continue ma route par la nationale, en traversant Feurs et Montrond. Aux Ombrelles, il y a désormais une barrière à l'entrée du parking. Je pense que l'entrée ne doit pas être aisée lorsque tu arrives de Sainté.
Je profite des "meilleurs installations" du groupe. A Veauche, c'est la pompe à GO qui est bien pratique. L'AdBlue est un peu merdique, mais pour balancer une quarantaine de litres, ca va.
Une dernière ligne droite pour rejoindre mon port d'attache. Je jette l'encre vers 16H30. Le tuyau du karcher est percé. Retour maison, mais sans les petits enfants. Le dernier a la gastro, garde là petit bonhomme.
C'est vendredi, le moral est au plus haut ; je pourrais dire que je ne suis pas en berne.
Ce matin, je n'ai qu'à traverser le Rhône, pas à la nage, mais via le pont du de St Romain - Vienne, pour me rendre chez Candia. En vingt minutes, je suis devant la grille, c'est un peu le bronx à cette heure avec l'embauche du personnel. En descendant du camion, une des employées râle auprès de deux chauffeurs, j'en fait partie donc, car elle doit faire des détours de fou pour accéder au site. Nos camions gênent...Je fais mon Pierre, je la laisse gueuler, elle se calmera bien toute seule.
Le magasin n'ouvre qu'à 8H00, et il y a déjà un LT en attente. C'est un Indou au volant ; on discute un peu. Sans surprise, il me dit qu'il travaille sois trois mois de suite, puis un mois à la maison, soit six mois et deux mois à la maison. Son employeur est basé en Arabie Saoudite, et bosse pour un affréteur NL, et avec un ensemble LT. Bon courage !
Vers la demie c'est à mon tour ; le quai est bien merdique. Dans le magasin, c'est aussi le bronx ; il y a très peu de place pour sortir mes palettes, alors il gerbe. C'est bien marqué "ne pas gerber", ma foi, c'est son problème.
Virgile m'a appelé entre temps. Je dois récupérer la remorque de Léa, qui tourne en container, et aller la charger à Meyzieu. Elle a le bonheur de livrer la Courneuve lundi.
Je trouve facilement sa belle mère, c'est l'ancienne à Olive. Sur ma montée, je croise l'ami Greg26. C'est lui qui m'a reconnu, on finit par se contacter et échanger sur le reste de mon trajet. Bonne route Greg et au plaisir de se croiser mais à l'arrêt, cette fois.
Peu de camion sur le site, je suis mis dans la file pour aller charger. Dans les vingt minutes, un cariste vient me chercher. C'est un des gars sympa, cool de finir sa semaine avec un gars souriant, sans prise de tête, et qui bosse bien qui plus est. Dans les trente minutes, je peux refermer la belle mère à Léa. J'ai remarqué que sa remorque avait une immatriculation très proche de le mienne. La remorque est en bonne état, et la bâche n'a aucune virgule apparente en tous cas.
Léa est partit avec ma remorque en urgence pour sortir un lot de chez Monnier (les tuiles à Seyssuel). C'est pour un chauffeur de Thiers, qui ne pourra pas arriver avant l'heure de fermeture du client.
Pas trop grave, je l'attendrais au dépôt. Cela me laisse le temps de bien ranger le camion et de nettoyer à nouveau ma cabine. Je croise au dépôt Jean qui était au garage en train de changer ses gomards.
Léa arrive vers 13h00, et il faut décharger dans le hall. Ca tombe bine, il tombe des sceaux. Cédric est à la manœuvre pour décharger les tuiles, puis on referme. Léa a pitié de moi et décroche Ma remorque dans le hall. J'ai laissé Valentino sous la belle mère de Léa, mais rien de graveleux là dedans. Pauvre Léa, elle va se tremper, moi non. En fait si, parce qu'elle n'arrive pas à relever ses béquilles. J'ai pitié, je l'aide. C'est ballot, mais mes cheveux sont trempés, je vais friser maintenant.
Après c'es un grand classique ; vidage des sacs et de la carte. Lundi, je descends à Roussillon, pour une navette Elkem. Ce boulot avait été mis en berne depuis l'explosion sur le site de St Fons. Après je retourne charger au PEH chez Arcelor…..grgr, pour Cébazat, re grgr. Derrière, je monterais à St Pourçain, pour un lot en direction de Quimper de mémoire. Mardi, il faudra garder de l'amplitude au max, pour descendre sur la Gironde.
Bon weekend à tous.
Un bon weekend entre joint placo et balade en moto avec l'ainé des petits fils. Purée, qu'est ce qu'il avance. Je l'ai emmené dans les bois du Pilat. J'ai dû le calmer ; quand il était devant moi, il roulait à plus de 50 km/h, et sautait sur les bosses. Bon, je l'ai calmé et il avait interdiction de me doubler.
Ce matin je n'ai doublé personne pour me rendre au dépôt. Bon, partir au boulot en roulant comme un fou, c'est pas mon truc. Je ne croise aucun des collègues, avant 7H00, je lâche le frein de parc. Je pensais que le site de Roussillon ouvrait à 7H30, mais non, pas tous, du moins pas le mien, qui est Elkem. C'est la première fois que nous reprenons cette liaison depuis l'incident sur le site de St Fons, où je me rendrais pour livrer.
Je croise Jérôme, alias Matru42, et sa citerne chimique. Il s'en va livrer sur Bergerac. Bonne descente dans le sud ouest.
Dès que 8H00 s'affiche au TDB, je passe en bascule. Le lieu de chargement est juste après la barrière. Mes gars sont déjà là et au nombre de trois. Est ce que cela va aller vite? Et oh, on est lundi. Tout d'abord, les papiers ne sont pas bons, puis ça téléphone à droite à gauche. Pourtant, tout le monde sait ce que je charge, mais l'indispensable sésame n'a pas été imprimé. Deux caristes sont au boulot, une fois les palabres passés. On y va cool hein, y a pas le feu au lac. C'est certain que le petit fils était plus nerveux sur la poignée de gaz, que mes camarades de jeu de ce matin.
Il est 9H30 quand je reprends la route direction St Fons. Malgré le sanglage des IBC pleins, je monte vraiment cool. Pas besoin de toutes mes heures ce jour, alors, je respecte la vitesse ADR, puisque je suis en MD.
A l'heure où je me présente au sud de Lyon, pas de problème de circulation, c'est bien fluide. Pas de camion au poste de garde, je rentre donc de suite les formalités faites. L'allée centrale est chargée en véhicule de secours. Est ce un exercice ou bien y a t-il eu un problème? Je ne demande pas mon reste, et file direct vers la zone où nous déchargeons régulièrement. J'attends quelques minutes avant d'avoir un cariste disponible et bienveillant. Les IBC vide se déchargent par l'arrière avec un transpalette fournit par le client, puis, on part dans une autre zone où les douze IBC pleins seront vidés par un seul côté. Des IBC de plus de 800 kgs, j'en chie un peu pour les déplacer sur le côté gauche. Mais mon gars ne se propose pas de venir m'aider, chacun son truc.
J'espérais pour voir sortir vingt minutes avant les 11H00, afin de pouvoir placer une trois heures avant d'aller charger au PEH. Peine perdue, il est 11h00 passée quand je signe mon bon de sortie.
Je pars me garer au PEH, face à la cafétéria. Le parking est goudronné et très propre, ainsi que les sanitaires. Un petit casse croute léger, comme très souvent à midi, puis, j'écris la première partie de ce CDB.. Une petite marche, histoire de prendre quelques rayons de soleil, avant d'aller s'enfermer dans un hall.
Ce n'est pas la même personne qui se charge de me charger en tôles plates. Le départ n'est pas rapide du tout. Alors que les programmes sont connus chez ce donneur d'ordre ; tel jour telle destination, et bien figurez vous que la plupart de lots que je devrais prendre sont en dessous des destinations du lendemain. C'est quoi cette organisation? C'était déjà le cas semaine dernière!
1H30 après, je change de hall et passe dans celui des "longueurs". Les deux/trois premiers lots sont rapidement positionnés, mais les derniers se font attendre, mais par rapport à la semaine dernière, je gagnerais près d'une trente sur le temps total passé. Et oui, j'en pars un peu avant 17H00 ; un véritable exploit ici. C'est bon logiquement, je pourrais me garer ce soir au dépôt de Gerzat, et clôturer ma première journée en plaçant une onze d'entrée. Le reste de la semaine va être un peu serré, avec notamment une descente entre la Bretagne et la Gironde, pour une livraison jeudi matin vers 6H00, si j'ai bonne mémoire.
Je ne me suis jamais arrêté dans ce dépôt ; je serais à trois kilomètres de mon lieu de livraison. Espérant que le déchargement soit assez rapide, afin de pouvoir monter au max, voir de dépasser Nantes demain soir.
Les locaux de Gerzat sont bien moyens, mais l'eau est chaude et le local assez grand. Mais ça mériterait un bon rafraichissement. Le coin est calme, malgré la proximité de la voie ferrée. Le dernier train passe vers 22h00 ; le premier un peu avant 6H00.
Je croise deux chauffeurs ce matin à la machine à café. Perso, je préfère mon café au camion, au moins, je connais son gout. Les machines, c'est pas toujours ça.
Cela ne sert à rien d'aller trop tôt chez Arcelor, mais je choisis tout de même de me présenter juste à l'ouverture, histoire de ne pas avoir de camion devant moi. A mon arrivée, seuls deux camions "maison" sont encore dans le hall, mais ils partent dès que je me présente aux bureaux. J'ai donc la place libre pour me mettre en zone. C'est déjà ça.
J'ai beaucoup de longueurs, je prépare la zone des longueurs de 6 ml avec quatre sangles à ranger. Le toit est ouvert, les deux gars attaquent de suite. Serais-je tomber sur un bon jour? Lorsque le premier lot est enlevé, je peux remonter dans la remorque enlever les sangles suivantes, et tout se passe réellement bien, trop, non?
Et bien non, c'est nickel, je pense que dans les 20/25 mn, c'était plié. Incroyable. Il reste les tôles, et c'est le même gars de la semaine dernière qui s'y colle. Celui qui s'arrêtait de bosser pour des étiquettes mal placées. Aujourd'hui, tout va bien. Bon, pas rapide, quelques petites réflexion sur telles tôles qui ne devrait pas être mis là, sur un carton "mais c'est quoi çà ?". Franchement, tout s'est bien passé. A 9H30, je suis dans le bureau pour récupérer ma CMR. Le responsable me dit "déjà!", avec un air très interrogatif. Et oui, quand ils veulent tes gars….
Direction le dépôt de St Pourçain. J'aimerais partir au plus tôt, car j'ai pas mal de route pour monter dans le Finistère. Un petit bout d'autoroute pour gratter du temps, et je me retrouve dans la ZI, après être passer devant un bon gros contrôle de la DREAL et de la police locale. Mais, je n'ai rien à ma reprocher.
Personne n'est à quai, je suis de suite pris en charge par un cariste. La came est prête, et tout proche me mon quai. C'est donc rapide. Je charge des tracteurs pour les espaces verts et beaucoup d'accessoires, tels que les bennes de ramassage, les coupes, les pneus, des kits hydrauliques, etc. Quelques cales en bois sous les châssis des tracteurs afin de permettre au client de le prendre, et le tour est joué. Trente minutes à quai. Tout va bien ce matin.
J'ai prévu de monter par la RCEA, Poitiers, Cholet, et de passer Nantes ce soir, puis de me poser. Le trajet se fait entre averse, pluie fine, un peu de soleil quand même, c'est bien pénible. Les routes sont propres avec les pluies des jours précédents, mais je fais gaffe tout de même, je ne suis pas chargé lourd avec mes moins de 8T. La conso chute bien d'ailleurs. Je m'autorise un pause pour casser une graine, de mémoire à l'aire de l'Espérance. J'y arrive sous un déluge, en repars sous une belle éclaircie.
J'ai dû me poser pour une petite quinze quelque part avant Cholet, car je n'ai plus que trente à faire avant de passer Nantes en début de soirée. J'ai coupé dans la ZI du Saloon, puis repris mon chemin. La traversée de Nantes vers 19H00 est passée merveilleusement bien.
Je file au bout de mes 9h00, au quart d'heure près, pour stopper à la Corne du Cerf, il est 20h00, j'en ai ma claque. La journée s'est très bien passée, mais la route a été pénible avec ce temps changeant. D'ailleurs pas de pluie en sortant de diner ; ça me permet de marcher un peu avant de rejoindre la cabine.
Pas de CDB ce soir, mais un peu de lecture. Je lis un roman de la série Millénium, et les aventures de Lisbeth Salander.
Bonne nuit mais que jusqu'à 3H00 ce matin, mais j'ai dormi lourd me semble t-il. Alors depuis la couchette, je rattrape l'écriture de ma journée du mardi. Peu de camion sont partis ce matin quand je sors vers 5H20 rejoindre le relais. Je passe à la douche avant mon café allongé et un pain au chocolat. Pas de pain beurre, ou alors, je n'ai pas demandé!
Je patiente encore jusqu'à 6H25, le client n'ouvrant qu'à 8H30, pas la peine d'arriver avant ; j'ai prévenu de mon arrivée, je suis donc attendu. Quelques ralentissements sur le trajet à la hauteur des villes, mais le parcours de ce matin se passe très bien. J'arrive d'ailleurs juste à l'ouverture du client. La cour est assez grande. Le déchargement se fera dans la cour goudronnée, c'est déjà ça, et sans pluie, du moins, je l'espère. J'ai un peu de temps pour débâcher un côté avant que le magasinier attaque à me décharger. Au départ, ce sont les palettes d'accessoires ; c'est donc un "peu long", puisqu'il part directement ranger la came. Après les tracteurs c'est hyper rapide, car je me suis garé à côté de la zone où ils stockent les machines avant de les monter en atelier. A ma question sur le temps de montage d'un tracteur de taille moyenne, il me précise que c'est entre deux ou trois jours pour les accessoires, l'hydraulique, les bennes, etc...
Voilà, ca c'est fait, en trente minutes, c'était torché. Rien qui va mal, et je suis surtout presque rassuré d'arriver dans les temps pour mon chargement à une cinquantaine de kms de là. En effet, j'ai un créneau horaire 8/10h00. Ce matin, en regardant à nouveau mes destinations, et donc mon trajet, j'ai remarqué que devant le prochain client, perdu dans la nature, la route d'accès était en rouge, sans plus de renseignement que cà! Je pense bien sûr aux inondations ; je croise les doigts pour que le site soit accessible. Toujours est-il que je n'ai aucune information, alors je file.
J'arrive au bureau pour m'enregistrer, il est 9H45 : impeccable. Deux ou trois camions sont à quai, quatre en attente. La jeune femme me donne un numéro d'attente, le dix, et m'indique qu'ils ont un peu de retard.
Je pars me garer correctement, une place s'étant libérée entre temps. Deux camions partent des quais, je suis donc positif. Je livre demain matin une base Leclerc à l'est de Bordeaux, avec un RDV à 6H30. L'idéal serait de partir vers midi, voir 13h00, mais vraiment maxi.
Malheureusement, les camions numéro 11, 12 et 13, seront à quai avant moi…..Ce sont des chauffeurs de la région ; j'ai l'impression de revivre ce qu'il m'était arrivé à Bilbao. Et c'est "confirmé" du bout des lèvres par la jeune fille. Bon, suis bon joueur, à quoi bon s'énervé. Je retourne au camion et casse la croute, il est 11h00.
On vient me chercher juste avant midi, c'est bon, je serais parti avant 13h00, car j'ai pu voir que les caristes travaillaient à deux sur les chargements. Pas de chance, ils mettent 4 ou 5 palettes puis m'annoncent que c'est l'heure de la pause de midi. Reprise des hostilités à 13H30. Et bien voyons.
13H30, traduire 13H40. Mais à 14H15, je peux prendre la route direction la Gironde avec mes 27T de conserves de légume. C'est clair que je ne serais pas à l'heure demain matin. Mon amplitude se terminant à 21H25, on va rouler au max ce soir, puis ce sera une coupure mini.
Partir des environs de Quimper à cette heure, te fait arriver sur Nantes vers 16H30, et ce n'est pas la meilleurs heure pour passer le pont de Cheviré. Je pars bien une petite quinzaine à cet endroit…...grgr.
Après Nantes, je regarde où je pourrais couper ce soir. Pons et le dépôt du groupe, est ce possible? Le GPS me donne une marge dix minutes. Go, donnes tout Valentino.
Je coupe à l'aire des Deux Sèvres, pas de place, je suis garé à l'arrière des camions. Je profite de cette coupure pour un diner léger et plutôt tôt, comme un petit vieux quoi!
J'arrive au dépôt à 20H50; le temps de me garer, il est 21H05.
Je suis le seul camion sur le parking.
Je pars après 9H01 de coupure, sachant que je serais en retard. Je n'ai pas une bonne opinion de la plupart des bases logistiques, et je n'aime pas être en retard. La, je vais avoir entre 1H10 et 1H45 de retard, tout dépend de la circulation au nord de Bordeaux. Comme vous pouvez le penser, j'ai perdu du temps, et c'est avec "seulement 1H20" de retard que je m'inscris à l'accueil. Pas de souci me dit-on, quai 15 donné immédiatement. Je n'en crois pas mes oreilles. J'attendrais bien dans les dix minutes avant qu'un cariste, une jeune femme, vienne prendre les palettes, et je ne vais pas me plaindre, surtout qu'elle est rapide et que le contrôleur scanne de suite les palettes sorties. Si bien qu'en quarante minutes chrono, je retire ma cale et pars des quais. Ouf, le caillou dans ma chaussure n'y est plus. Je peux prendre un bon carré de chocolat et le dédicacer à Jeff. Jeff, c'est désormais le surnom que j'ai donné à Chouchen.
Avant de me diriger sur Barsac, j'appelle l'agence de Quinsac qui nous a donné le boulot, pour avoir des conseils sur la route à prendre. On me dit sortie Cadillac. En regardant la carte, je vois que Cadillac se situe après Quinsac, justement ; c'est donc la même sortie? En tous cas, c'est celle que je prends, même si elle n'est pas noté "Cadillac". Alors, me suis-je planté?
Toujours est il que la route est par moment bien étroite, et les ronds points minimalistes. Certains villages ne sont pas larges. Je m'arrête d'ailleurs deux fois pour contrôler ma route. Avant Cadillac, je prends le seul pont qui accepte des gros camions. L'usine est perdue dans les vignes. Usine bien vieillotte, voir vétuste. Mais les gens y sont très sympas. Peu de place pour les camions ; heureusement, nous ne sommes que deux. Le magasinier me charge dès que je suis à quai (voir photo). J'approche les palettes, et lui charge ; ca file bien. Cool, dans les meilleurs rêves, je ne pensais pas partir avant midi du secteur.
Je serais ne planques oranges pour remonter à St Vulbas. Un coup de téléphone à Pierre, notre pisciniste, afin qu'il me rassure sur mon bon droit à remonter par Périgueux et Limoges. Désormais, même si je ne l'ai pas pratiqué avant, il y a une déviation à Romazières. On est quasi tout le long jusqu'à Limoges en 2 X 2 voies. Alors, même si on ne peut pas doubler logiquement (surtout en plaques ADR...., chut), la route passe très bien.
Comme très souvent, je coupe à l'aire de l'Espérance. Avec Quinssaines, c'est les deux seules aires de repos. Celle où il y a la station, ce n'est pas la peine, il y a quoi, dix places PL? D'ici, je pourrais arriver au dépôt de St Pourçain avec une petite marge. Mais c'est avec près de vingt minutes de gras que je me gare face à l'entrée de la salle chauffeurs, après être passé faire le plein de mon plus gros réservoir. Ce sera toujours quelques centaines de litres de moins à mettre demain, et couchant au dépôt, je ne devrais pas avoir de souci. Semaine dernière, un chauffeur en container, c'est fait tirer 700 l de GO à Mornas….
Douche, puis une petite marche à pied jusqu'à la rôtisserie en face de la zone industrielle.
Hier soir, j'avais comme idée de partir vers 6H00. Je n'ai pas spécialement de RDV, mais j'ai un impératif d'aller charger avant 15H00 à Trévoux. Etant réveillé, je quitte mon camping à 6H00 tout pile.
Descente classique via Roanne en roulant tranquille, puis ce sera l'A89. Je n'aime pas trop prendre le Pin Bouchain. Je n'en ai pas un bon souvenir en moto. Jeune, mon collègue Thierry s'est salement vautré là bas. Bon, il roule toujours aussi vite ; malgré l'âge, il roule toujours fort. Il double très souvent limite. Il a sauté d'ailleurs dans un fossé il y a 5/7 ans pour éviter un car. Je détestais que ma femme roulait derrière lui et le suive. Il a de bonnes trajectoires, mais, il disjoncte toujours à un moment donné.
Je regarde sur Maps comment passe l'A49, et m'aperçois que l'ami Tophe, qui se rentre d'Angleterre est proche de Villefranche. SMS rapide "café à Mionnay". Réponse ok. Il arrive un peu avant moi. Il s'en va sur Rives en bâché, pour une fois. Bon, ce n'est pas une bâchée bien traditionnelle, ca va sans dire.
Je devrais attendre bien une heure chez Astrin pour être vidé. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas rendu dans cette zone, mais Astrin en possède désormais la moitié, c'est dingue le nombre de dépôts qui ont!
A midi, je reprends plein nord pour un court instant, jusqu'à la sortie Genay / Trévoux, tout en roulant pépère. Un ancien affrété qui roule désormais chez Wheeltainer, y va régulièrement, et m'a informé qu'ils étaient en pause entre 12 et 13H30. Malgré cette coupure, le portail s'ouvre et ils me donnent un quai.
Dès la reprise, ils bossent rapidement. Mes trente palettes sont rapidement dans la remorque. J'ai chargé pour Meru dans l'Oise et devrais partir tôt pour y être vers les midi.
Retour au dépôt où je complète mon GO et surtout le plein d'AdBlue.
A 16h00, je quitte les locaux de Loire sur Rhône.
Bon weekend à tous.