| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Le réveil a sonné tôt, et il a bien rempli son rôle, car je dormais vraiment bien. Un café rapidement pris en présence des deux chats de la maison, qui me méprisent totalement. Limite," et toi, vas bosser, il faut payer nos croquettes".
Je suis le premier à partir ce matin. La voiture de Robert est là, comme très souvent en début de semaine, car il habite sur Aix et arrive la veille au soir.
J'ai de gros sacs à emmener jusqu'au camion ; heureusement, il n'est pas très loin.
Je range le frigo, le reste attendra lors de la prochaine pause. A 3H17, je franchis le portail de sortie ; à cette heure, aucun problème pour traverser Givors, et passer l'A46. Peu de monde sur la route à cette heure çi; il y a bien quelques frigos SP et Italiens sur la montée, mais rien de bien méchant. Je trouve qu'il y en a plus à la descente.
Pas de pluie ce matin, c'est déjà ça, car je ne supporte peu les essuis glace, et au petit matin, c'est vite fatiguant.
Comme souvent lorsque je monte sur Paris, je m'arrête en haut du Bessey, pour prendre l'aire, et accessoirement vers un bref passage aux toilettes. Le café et les verres d'eau ont raison de ma vessie.
Ptitdud a lui aussi pris le chemin du boulot. Après son voyage en UK, le voilà en partance pour l'Italie. Je l'appelle alors qu'il traverse Grenoble ; on fera ainsi un bon bout de route ensemble. C'est d'ailleurs une partie au téléphone que je rejoins l'aire vers Auxerre, pour un petit déj caféiné accompagné d'une brioche aux pralines maison...une tuerie. Le reste de la brioche ne durera pas sur la trajet, trop proche du poste de conduite...et j'ai peu de volonté aussi.
Je contourne la RP en sortant à St Germain Laxis, pour rejoindre la 104 à la hauteur de Collégien. Je n'échappe pas au ralentissement habituel sur le secteur, mais je bifurque en direction de Soissons pour un court instant afin de passer au nord de Roissy, puis je file via l'A16.
Le client est facile à trouver, mais pas facile pour la mise à quai. La place manque et il y a pas mal de voitures mal garées. Dès que j'arrive, un gars très souriant m'accueille. Il a été prévenu de mon arrivée, tout va bien. Le site possède un petit fen électrique, je lui propose que je sorte les palettes et lui se charge de les ranger. Le dépôt est un vrai bordel ; c'est un site qui regroupe des invendus en tous genres. En trente minutes, l'affaire est réglée. Virgile m'avait prévenu, malgré que je n'ai pas livré des Eur, je dois en récupérer 32. Ma foi, j'obéis, en espérant qu'elles ne font pas me faire c....
Maintenant, c'est la partie la moins agréable de la journée, puisque je pars charger chez ArcelorMittal. Arrivé bien avant 13H00, j'ai six camions devant moi. Ca ne se présente pas très bien. Olivier, mon GPS parisien, avec qui j'ai échangé entre autre, pour le trajet de demain pour contourner la région parisienne, m'a précisé que ce site était bien réputé pour sa rapidité inversée. Lui même y a passé l'après midi, et n'a été chargé que le lendemain matin.
Je pars m'inscrire au bureau J'ai mis mes lunettes de soleil sur le nez ; le soleil est bien présent et j'ai quand même les yeux un peu fatigués. Lorsque je retourne au camion, je cherche mes lunettes. Quel con, je les ai laissées à l'accueil. Je retourne au bureau et la charmante jeune fille me dit, après que je lui ai demandé si elle n'avait pas trouvé mes lunettes. Et là la réponse qui tue : vous ne les auriez pas sur vous. Fais toi tout petit Baloo….
Après plus de 3H00 d'attente, seul deux camions sont rentrés. Il est 16H30, mon amplitude ferme à 18H17....Ca sent mauvais !
On partage notre inquiétude entre chauffeurs, notamment avec un chauffeur de St Lo, roulant pour Noyon. Sympa le type, il vient quelques fois ici, et il trouve que c'est bien le bronx. Un chauffeur entre vers 17H30, je suis juste derrière lui, devant le hall d'entrée. Vers 18H00, il n'a pas un kg dans la remorque, je pars voir le collègue de St Lo, et lui propose de passer devant moi. Mais son amplitude s'arrête vers 20H00, heure à laquelle la boite ferme. Le précédent chauffeur sort bredouille ; nous serons quatre chauffeurs à rester sur le flan, sans excuse, sans un mot à part revenez demain.
Un gars passe récupérer nos feuilles d'inscription. Je lui rends, mais après avoir fait une photo de celle ci devant mon tachy, sait-on jamais! J'ai une confiance toute relative à ce type de boite, surtout avec les changements d'équipe.
Disons de suite que la nuit a été catastrophique. Les gars qui bossent la nuit sont sortis plusieurs fois du hall, pour fumer des clopes, mais au lieu de sortir à pied, ils prenaient leur gros fen et passaient au ras de ma cabine, "en sautant" le ralentisseur. Ce n'est pas bruyant, n'est ce pas, des fourches de fen qui claquent. J'ai fini par aller les voir vers 3H00, et leur signaler que j'essayais de dormir. Ils ne sont plus repassés en fen, mais je n'ai que peu retrouver un sommeil.
Malgré tout, je suis plutôt de bonne humeur ce matin. On se retrouve avec les collègues. Ouai, venez à 5H00. 5h00, c'était du HT, et la TVA est bien supérieure à 20 %
C'était un sketch ce matin, un véritable sketch. Ca passait plus de temps à essayer de comprendre les pourquoi du comment, pourquoi avait-il des camions en retard, qu'à nous charger. Bon une chose qu'il me faut préciser, aucun n'avait froid au main. Et avec les mains dans les poches, il est très difficile de taper sur un clavier pour sortir les bons de préparation.
Pour faire court, je suis enfin à 6H20 dans le hall. 70 % de ma commande est prête, mais je n'aurais que les trois premiers lots vers 8H00. Un rien arrêtait les gars; ils disparaissaient durant une demie heure. Heureusement entre chauffeurs, on a passait un bon moment.
Voilà, il est 8H50 quand je signe ma CMR ; je précise à la charmante jeune femme que mon heure d'arrivée, ainsi que le jour inscrit sur ma feuille de route, ne sont pas erronés. C'est bien ça.
C'est mort pour livrer en Vendée ce jour. Je pense que de Bruyères à La Roche sur Yon, j'aurais bien besoin de 8H00 de volant, surtout avec cette satanée RP à passer un jour de pluie.
Olivier, mon GPS parisien, m'a confirmé mon choix de route, à savoir récupérer l'A16, un bout de 104 jusqu'à Cergy, un gros bout de 184 (bien pénible avec tous ses feux, surtout avec 28T), St Germain en Laye, a13, pus A12 et ainsi prendre la N10 pour rejoindre l'A11.
Je pense être sorti d'affaire lorsque j'arrive sur Chambourcy, car je ne suis plus très loin de la N10, et les indicateurs de Maps sont très bons. Ne rigole pas trop Baloo….
Dans les derniers feux de la traversée de la zone commerciale de Chambourcy, j'aperçois deux camionnettes blanches et des gars en jaune, accompagnées de trois gendarmes. Je suis au feu tricolore, trois voitures sont devant moi. C'est pour ma pomme, je vois bien un gars en jaune parler au gendarme et celui ci s'approche du carrefour. Il fait de petits signes qui perturbent la voiture devant moi. Il lui fait bien signe de passer avec l'une des ses mains, mais l'autre est plus autoritaire pour mon sort. Purée, un contrôle, quinze jours après mon dépassement de plus de 3H30 d'amplitude.
C'est une jeune femme, tout sourire, qui vient à mon encontre, suivi de près du gendarme. Elle me demande ma lettre de voiture. Je prépare mon permis qu'elle me demande après, ainsi que ma carte conducteur. Je lui précise de suite l'infraction. A sa question, "vous avez dépassé de combien?". Plus de 3H00 Madame. Vous auriez vu son regard...Je lui sors de suite mon ticket qui est agrafé avec la photocopie de la CMR du jour du crime. Sympa, elle me signale que j'ai bien fait les choses, et de rester dans ma cabine ; ils viendront me chercher si besoin. Entre temps, elle a vidé mon tachy avec une grosse clé USB et placé sa carte dans on tachy. J'avais dans les mains mon cahier de suivi de mes journées. Rapidement, j'ai pu voir que je n'avais rien inscrit sur décembre. Je lui dis confiant "normalement, c'est ma seule infraction".
Et c'était bien la seule, elle revient me rendre mes documents ; je peux reprendre la route, et me planter de direction juste après. J'ai repris direction Rouen, mais j'étais avec Olive au téléphone, il me remet rapidement sur le bon chemin.
Le coin de Trappes est aussi un peu chiant à passer, puis j'ai pris ma décision de partir full autoroute. La météo est vraiment pénible ; on alterne entre averses de folie, beau soleil, gros nuage gris type "fin du monde". C'est chiant à rouler. Je me pose sur une aire afin de me doucher, une fois sûr de passer le reste du trajet sans faire une grosse coupure. J'ai envie de finir tôt ce jour.
On arrivera pas à se rencontrer avec notre fidèle ardéchois. Malgré qu'il livre demain sur le secteur de la Vendée, il n'aura pas assez d'heures et stoppera sans doute sur le secteur de Cholet.
C'est un autre fidèle membre des brouettes de FDR qui me conseille un gastro pour la soirée, et je l'en remercie : le Guyon à Venansault. Top adresse, mais n'y arriver pas trop tard, les places y sont chères. A priori, on trouve de la place dans la ZI à ce que j'ai pu voir lors de ma petite ballade post repas.
Top l'adresse "Le Guyon". Grande salle, lieu récent ou refait, je ne sais pas, sanitaires impeccable et repas sympa. Et pour 16 €, ce n'est vraiment pas cher. De plus, le coin est calme pour la nuit.
Je ne suis pas des plus pressé ce matin. Hier, lorsque j'ai appelé la boite, on m'a répondu qu'ils ouvraient à 8H30, mais cela ne me convient pas. Je suis persuadé que les ateliers ainsi que la magasin ouvrent bien avant, alors je vais tenter une livraison après 7H30.
En sortant de la voie rapide, on arrive sur un gros rond point desservant la ZI nord de La Roche. Les voitures y arrivent avec pas mal de vitesse ; aux heures d'embauche, comme dans toutes les périphéries des villes, pas le choix que de s'imposer (n'en déplaise à certains). Autrement, tu y passes une partie de la matinée. Bien entendu, on s'impose mais en pensant bien mettre son clignotant, et oui! Que celui qui n'a jamais "oublié" un clignotant me jette une ampoule à la gueule.
Le portail est ouvert, un petit camion est déjà là, sous un abris. Un gars vient de suite à moi, et me demande si j'emmène bien les tôles. A priori, elles sont attendues. Mon interlocuteur pense que j'ai eu un gros problème sur la route (c'est qui lui a été donnée comme information). Non, non, regardes un peu le temps que j'ai passé chez ton fournisseur. Il hallucine ; tu n'es pas le seul mon garçon. Avec beaucoup d'humour, il me précise que sera plus rapide pour vider. Oui, il n'y a pas beaucoup d'effort non plus à faire. Je lui demande de me laisser une petite dizaine de minutes pour dessangler et ranger mon matériel. Pas de souci pour lui, il a du boulot de rangement à faire avec la livraison en cours. Quand, il voit que j'ai fini, il s'occupe du chargement. Son fen n'est pas très puissant, si bien qu'il ne lève qu'un paquet à la fois. J'ai treize paquets, donc, combien de voyages. Et bien treize, non? Il y a deux petits paquets, ca fait donc douze voyages.
A 8H10, je quitte les lieux, donc avant l'ouverture du site. Question conne ; ai-je donc livré puisque ce n'était pas ouvert? Vous avez deux heures.
Je dois déposer maintenant mes 31 palettes que je me ballade depuis lundi après midi. Autant pour le chargement de tôles, ce n'était pas gênant, autant, avec mes rouleaux de chanvre, j'ai besoin de tout mon volume. J'arrive sur un site très boueux, mais avec des gens adorables. Le temps de mettre un transpalette au cul de la remorque, et les trois piles sont déposées. Le moteur n'a pas eu le temps de se couper, pour dire. Pas de paperasse, les mails font foi. Très bien, on file un peu plus au sud.
Sur place, je croise Yohan qui a finit de charger ; plus tard, ce sera Jean que je croiserais sur place. Lui doit couper avant de repartir. On se suivra toute au long de la journée, et on se doublera suivant nos coupures. On passe pas mal de temps au téléphone, le temps passe vite ainsi, mais Jean est facilement perturbable au volant, il en oublie de s'arrêter...Il est incroyable ! Je le surnomme Némo (je pense l'avoir déjà écrit, mais bon).
Je vais essayer de descendre au plus bas, vers Roanne? En fait non, ce sera encore plus bas, puisque je stopperais au dépôt de Veauche vers 21H10, après un stop à l'aire de Lapalisse pour une douche et un plat chaud pris à l'ouverture de la cafétéria.
Je suis bien claqué ce soir, et je me gare, comme d'hab, entre les bâtiments 1 et 2, bien à l'abris de la rue et des frigos qui tournent chez Purina, usine située en face du dépôt. Entre les bâtiments, c'est très calme.
Nota : désolé, pas de photo ce jour, je les ai écrasées au lieu de les télécharger sur le PC. Voilà, j'étais claqué, c'est bien confirmé. Sorry
Après les 9H01 de coupure journalière, il faut remettre le bleu de chauffe. Mon programme n'est pas encore bien défini, mais je pense que je devrais remonter au dépôt pour prendre un lot refusé récemment pour le descendre à Entraigues sur la Sorgues. Mon idée est de vider avant 9H00, puis remonter tranquillement à Loire pour charger ce lot et redescendre encore tranquillement au plus près d'Entraigues suivant l'heure de RDV.
Le démarrage n'est pas des plus faciles, j'ai beaucoup de mal et le bouchon de Givors me démotive complètement. Alors, je stoppe à l'aire de St Rambert, pour un pain au chocolat et un café chez Paul. J'avais envie de sortir du camion.
J'ai déjà livré ce client, mais j'ai loupé l'entrée de la zone, surpris par les "bouchons" des voitures qui arrivaient en face. Heureusement, il y avait un rond point 800 m plus loin, j'ai pu revenir sur mes pas rapidement. Tu te fous de la gueule de Jean, et bien voilà, tu t'envoies seul dans les cordes.
De suite pris en charge, je suis soulagé de mes trois tonnes en trente minutes chrono. Comme je le supposais, retour dépôt. Mon saut de puce en Elkem a été annulé ou pris par un collègue (sais plus). Je remonte par la nationale jusqu'à Chanas.
En parlant de Chanas (mais aussi des environs de St Rambert d'Albon ; il y a de gros travaux en cours au bord de l'autoroute. Quelqu'un sait ce qui se trame? Une sortie d'autoroute?
Avant de charger, je vais faire les niveaux du camion. Le niveau d'huile n'est pas au plus bas, et la vidange est programmée pour dans deux mois environ, mais il serait bon de rajouter 3/4 l, le lave glace aussi. La piste de lavage est disponible, aucun châssis à l'horizon. Mouillage, frottage, savonnage, rinçage.. Voilà un petit Valentino tout propre. En espérant ne pas aller dans les carrières ou sur des sites bien crades demain.
Pour l'instant il fait beau, mon lot de 31 palettes a été chargé, j'ai pris un très léger repas, car il était près de 14H00.
Je comprends que les palettes aient été refusées, elles sont encore un peu bancales, surtout avec des piles de bouteilles qui font une pile plus petite que la surface de la palette. Tu as obligatoirement un espace entre les palettes. On va donc rouler cool, et prendre l'autoroute jusqu'à Valence sud, puis ce sera la N7.
Je n'ai pas fait gaffe, mais je devrais couper trente avant d'arriver au dépôt de Sorgues. Cette halte se fera à la hauteur de Carrefour Pierrelatte, avec beaucoup de place pour s'y garer avant de reprendre le pont. C'est le déluge lors de mon arrivée, j'attends un peu que ça se calme. Un petit tour dans le supermarché pour du lave vitre, essuie tout, café et bien sûr tablettes de chocolat.
Arrivé au dépôt de Bollène, je complète mon petit réservoir, abrité par la petit appentis devant la pompe. Pour l'autre réservoir, on verra demain….ou pas.
Le programme de ce jour, allez déposer mon lot chez U à Entraigues, et je croise les doigts, pour que tout se passe bien. Reprise des palettes et déposer chez Bert à Sorgues, puis je descends à Marseille pour y charger à destination de Satolas, lundi 8H00.
Après le rituel du PDJ au camion, je nettoie la cabine, et vers 8H00, je passe à la pompe pour faire le second réservoir, qui en fait est le principal. Ici, on peut se présenter dans les deux sens, c'est vachement pratique pour les plains, de plus la pompe a un sacré débit.
On descend avec Valentino tranquillement jusqu'à Piolenc, pour prendre l'A7, et sortir à Avignon, la sortir où il y a l'Ikea. Dès que je passe au dessus de l'autoroute, un épais brouillard a fait son apparition, et avec la présence d'un soleil qui brille énormément au dessus de cette nappe de brume mélangé au brouillard. Un peu étrange, mais surtout hyper aveuglant. Si bien que dans la zone, j'ai du mal à me repérer, on ne voit pas les bâtiments, on les distingue, et les panneaux d'indication, un peu en retrait de la route ne sont pas visibles. Je ne suis pas le seul à "patauger" dans la ZI.Je m'engage au bout de la zone, dans une impasse, et en faisant confiance à Maps, pas le choix. Bingo, c'est bien là.
Des camions sont garés le long, je suppose donc qu'il faut se présenter à pied ; en fait, non, mais ce n'est pas grave. Je vois de suite quelques personnages étranges au milieu des camions. Putain, c'est la Dreal, tu y crois… Une camionnette est garée entre deux camions, un petit attroupement autour, quelques chauffeurs nerveux, et une dame qui se promène le long des cabines, armée d'un grosse clé USB, du même style que la jeune femme rencontrée à Chambourcy. Je suis clean, je ne crains rien, mais la question à cet instant est ; vais je ENCORE y avoir droit?
On m'attribue le quai 34, je pars chercher mon ensemble, et lorsque je tape le quai et coupe le moteur, je pense bien à me mettre en position travail. Là, tu n'as pas le droit d'oublier ; ils sont là pour ça, pas d'équivoque.
Et bien, le temps que je prenne les téléphones, on tape à la porte. Bonjour Madame. Après les présentations d'usage, je lui tends les papiers de l'ensemble. J'avais vu qu'ils faisaient le tour des ensembles avec un contrôle, pneus, feux, plaques, etc...Lorsqu'elle voit le papier de mon contrôle de mardi, et ma virginité concernant des infractions éventuelles : très bien Monsieur, je vais passer au suivant. Mais, elle part en me demandant si je suis bien en position travail.
Ici, tu te décharges. Quand, je vois les palettes, j'ai quand même un doute sur le fait qu'elles soient accepter; mais elles le seront sans problème. Il est temps de reprendre mes palettes, pour les déposer 6 kms plus loin, chez Bert. Pour un collègue avec un ensemble tout noir, ce n'est pas la même limonade. De ce que j'ai compris, ils immobiliseraient l'ensemble. Je passe mon chemin et je quitte ses lieux mal fréquentés.
Quand je pense que certains roulent depuis des dizaines d'année sans avoir eu un contrôle. Deux entre quatre jours…
Devrais-je faire un loto ce soir?
J'étais déjà passé chez Bert à Sorgues ; le quai du quai est sympa, il ne me fait pas mettre à quai, et vient dans la cour me débarrasser de mes 31 palettes. Et j'étais en travail des fois que….
En direction de l'autoroute, je stoppe dans une boulangerie prendre quelques bricoles pour me restaurer. Je reste là plutôt que rejoindre l'A7, mais je devrais couper un peu plus loin, car je n'atteindrais pas le 16° arrondissement de Marseille sans coupure. Et oui, pas de coupure à quai, je n'ai pas fait de repos depuis que je suis parti. Il fait plutôt bon, un peu de lecture au soleil, les pieds sur le TDB. On n'est pas bien Tintin.
Je n'ai pas relevé de difficulté notoire pour me rendre rue Eydoux à Marseille, mais je me plante dans un rond point. Pas d'interdiction PL, mais la rue au loin me parait bien étroite. Je me suis engagé pas le choix, mais c'était le mauvais choix. Arrivé à un feu, il est impossible de continuer, tourner à droite 'en rêve", tourner à gauche...oh purée, mais pas le choix. Mais il me faut reculer pour mieux me présenter. Vous connaissez la patiente des locaux… Ca s'est bien passé tout de même, mais, j'ai eu droit à quelques photos.
Je repasse devant le rond point où j'ai fait mon erreur ; il n'y a aucun panneau d'interdiction au PL. Sur ce coup de chaud, j'arrive enfin à destination. La cour est minuscule, tu n'as que dans la dizaine de mètres entre ta cabine lorsque tu es à quai et le mur d'en face. Pour l'instant, ma came n'est pas arrivée, il faut que je patiente. J'attends un container, puis je serais chargé. Dans l'heure qui suit, un petit jeune très sympa vient me voir et me demande de me mettre à quai. Il me précise qu'il faut que j'arrive à contre sens pour me mettre à quai. Pas là, c'est clair que je ne peux pas y arriver depuis ma place actuelle. Il est sympa et reste durant ma manœuvre, car tu casses vraiment l'ensemble pour te mettre au quai 2. Cela m'évite de descendre et on voit de suite qu'il a l'habitude de guider les chauffeurs. Merci Minot. Bon, c'était l'un des rares a ne pas avoir un maillot local.
Hyper rapide à charger, en vingt minutes c'est réglé, et c'est mon petit jeune qui remplit ma CMR. Il est 15H30, go dépôt, full autoroute. Charge de 23 T, ca va encore, je maintiendrais une conso hebdomadaire en arrivant à 26.4 l.
Nicola, le directeur d'exploitation a poussé un petit coup de gueule à priori, concernant les châssis qui trainent sur le parc. Les collègues m'ont averti qu'il y avait de la place comme jamais..et effectivement, je trouve une place entre Jean et Robert.
Dans la traversée de Valence, j'ai croisé Virgile qui descendait sur Montélimar. Je ne l'ai pas vu, mais lui oui.
Ah et puis ce matin, j'ai croisé Phil, le boss de FDR. Je l'ai vu au dernier moment, et je pensais le recroiser lors de se descente sur Valence en soirée, mais il a dû attendre quelques lots de dernières minutes.
Pas de plein au dépôt, car lundi, après livrer mon Satolas, je fais une zone courte entre Grand Croix et SQF, puis surprise.
Retour à la maison, les petits fils sont en pleine forme, trop pour moi. Sales gosses, quand j'arrive ils se déchainent. Mais ce soir, j'ai quand même mérité mon verre de St Jo, non.
Bon weekend à tous.