| Carnet de bord de Juin 2026 | Partager sur Facebook |
Le weekend s'est rafraichit, et ce n'était pas sans me déplaire. Je n'aime pas les fortes chaleurs. Ce matin, alors que le thermomètre indique un petit 20° C, je ressens une bonne fraicheur. Mais cela ne m'empêche pas de ne pas être trop réveillé, car au bout de quelques kilomètres, je me rends compte que j'ai oublié les clefs du camion.
Passé ce moment d'égarement, je reprends le chemin du dépôt, où je ne croise qu'Olivier qui est sur le départ.
Comme prévu, direction le sud, mais pas trop loin, puisque je me dirige chez Saica Paper, pour me délester de mes trente trois balles de carton. Désormais, l'entrée des camions est au fond de la rue, 700 ou 800 m après "l'ancien poste d'entrée D'après les chauffeurs croisés à l'accueil, c'est ainsi depuis septembre 2025. Le parking est bien plus grand, avec trois rangées de place. L'accueil se fait désormais sur une borne. On attend sagement au camion, puis un SMS salvateur vous invite à passer en bascule. Elle se situe de suite à l'entrée. Je suis passé en zone d'attente au moins trente minutes, puis pas de passage à la mesure d'humidité, et je ne sais pas les raisons. Je n'ai pas demandé mon reste et j'ai filé en zone de déchargement. Le protocole n'a pas changé depuis ; tu attends en cabine. Trois voyages, peut être quatre, je ne sais plus et je suis vide.
Vendredi, je m'étais rendu compte que les balles chargées étaient bien cerclées, et cela se voit de suite, car la remorque est plutôt propre. Un coup de balais est bien sûr nécessaire, mais je suis plus verni que mon voisin. Pour lui, on ne voit plus le plancher..
Virgil me rappelle et me propose que je rentre avec le camion à la maison, dans l'attente d'un déclenchement potentiel de l'astreinte. Mon village n'est pas des plus accessible et occasionne, soit de décrocher sur la N86, soit de laisser le camion en bordure de 86. Pas trop d'intérêt, et de plus, j'aimerais le passer au lavage et compléter aussi au GO.
Retour donc au dépôt en traversant la Péage de Roussillon. Au bureau, je croise Mickael, on se boit donc un café. Puis, je croiserais Yohan2, et comme j'étais en train de faire le niveau du liquide LG, je passe aussi à son camion, mais j'en reste là. Il ne faut pas donner de mauvaise habitude aux nouveaux chauffeurs.
L'ensemble est garé à l'ombre pour encore une paire d'heures. Retour à la salle chauffeur pour écrire ces quelques lignes, puis déjeuner léger. Je ferai même une petite sieste, pas trop gêné par les mouvements des camions sur le parc. Sieste courte mais efficace.
L'après midi est un peu longue, surtout sur a fin. Un camion a été appelé, c'est un collègue de Sorgues qui était numéro un, je suis donc le prochain si besoin.
A 17H30, la cellule "sécurité" n'est plus présente, je ne serai donc pas appelé ce jour. Demain, je ne serai pas en sécurité à partir de 8H00, c'est un collègue du dépôt qui prend la suite. Je ferais trois tours de régional, pour emmener des packs d'eau que nous stockions depuis quelques temps déjà.
Thomas se met en en bataille pour charger les trente trois palettes de flotte. J'ai RDV à 6H00 à Oytier Saint Oblas, sur la route entre Vienne et SQF.
Ce soir, retour maison.
Les réveil me surprend à 4H30, alors que dans les vingt minutes précédentes, j'étais réveillé ; comme quoi, il ne faut jamais éteindre son réveil avant la sonnerie.
Un café solo, mais en présence de la marmaille féline. Vingt degrés au TDB, mais on respire bien. Pas d'oubli de clefs ce matin. Décollage de l'ensemble vers 5H20, et je serai pile poil à l'heure. Les locaux n'ouvrent qu'à 6H00, et il y a déjà pas mal de chauffeurs en attente de d'enregistrement. J'ai de suite un quai, le cinq. Le matériel fournit pour vider marche très correctement, c'est bon de la signaler. Les files de stockage sont libres, et je n'aurai pas de contrôle car la came sort de chez eux. Juste un contrôle très rapide et visuel et de la quantité.
Retour au dépôt pour le second voyage. Pour ce tour, j'aurai droit à un transpalette à longues fourches. Je gagne un peu de temps, mais pas de trop, car je ne suis pas trop habitué à ce genre d'engin. Déjà, que je suis maladroit avec les appareils de manutention….
Je me pose trente minutes pour souffler un peu et faire des petites course dans un petit U à proximité. Il ne me reste que très peu de dosette de café. Dans les rayons, deux paquets de biscuit tombent devant moi, je les ramasse. Je prends pitié d'eux, et je les emportent avec moi.
Troisième et dernier tout, puis, je reprendrais la sécurité en fin d'après midi.
Retour au dépôt ; je croise Olivier qui était en sécurité aussi. Comme hier, on attend la fin de cette astreinte pour me charger à nouveau un lot pour Oytier, puis le planning sera réalisé suivant les obligations et retour collègue. Pour l'instant, je vrais livrer des bobines sur la Grand Croix, puis j'aurai un chargement 42 --> 44, puis ce serait un grand classique 85 --> 38, juste à côté du dépôt. Ma foi, ca me va très bien, surtout que l'aller comme le retour sera en léger.
Malheureusement, je déchante vite puisque, la sécurité est déclenchée avec un chargement demain après midi pour SQF, pour une destination à confirmer. Donc, on ne sait pas. On part donc charger le Oytier, puisque le programme le permet. Virgil va s'arracher les cheveux pour faire ses programmes. Cette semaine, deux ou trois chauffeurs ont quelques soucis sur des livraisons, avec notamment Morgan qui est resté bloqué pratiquement une journée suite à une grosse panne informatique. Impossible de vider ou charger des camions ; lui attendait un quai pour vider!
Ce soir, ce sera à nouveau un retour à la maison, puis on ne décollera pas trop tôt pour se garder de l'amplitude.
Ce matin, en remontant dans ma cabine, je me dis que le côté positif de cette mise en sécurité, est que tu as un camion nickel. Il sent bon, il est très propre, monter dans la cabine et ne pas voir une poussière, c'est con, mais j'aime bien.
Un petit café avec Virgil et Diégo qui passe par là. C'est lui qui hérite de mon lot et de ma tournée dans l'ouest. Ma destination est désormais connue, encore que… ce devrait être Colomiers, pour jeudi. Par contre, concernant l'heure de livraison, c'est le grand flou. J'ai comme le sentiment que c'est un peu le bordel dans le monde du transport, non?
Arrivé sur Oytiers, j'ai un quai direct comme d'habitude pour ces lots là. Les quais étant bien encombrés, dès que je dépose deux palettes, elles sont de suite prises et rangées dans le stock. En quarante cinq minutes, j'ai le feu vert pour partir. Je pars direction SQF pour me mettre en stand by sur la parking du Pitstop. Il est bien trop tôt pour aller charger ; le camion est "réservé", mais l'ordre n'est pas tombé. Je croise les doigts pour ne pas être entré dans un beau merdier. Vu la semaine que l'on traverse….
Fait exprès, Papy Lagaffe qui traine toujours en fin de semaine sur le secteur est parti au Ricard (au circuit, pas à l'apéro). Pas de possibilité de passer un bon moment avec notre ancêtre. Je passerai donc mon temps entre lecture, café, petite ballade à pied et appels téléphonique.
Vers les 15H30, Virgil me contacte ; une seconde alerte vient d'être enclenchée, je dois aller charger de suite à SQF, mais pour Bazièges, pour une livraison 8H00 demain matin. Je situe vaguement Bazièges entre Carcassonne et Toulouse, sans pour autant être précis. Plus près de Toulouse ou de Carcassonne? Du temps du chargement, je regarderai.
Sur le trajet, je ne reçois pas la mission, mais uniquement le numéro d'enlèvement de la marchandise, ainsi que le nom du client. Pas de souci pour l'enregistrement, ni pour avoir un quai. En vingt minutes, je suis chargé. Je croise un collègue de St Pourçain qui me précise que sur place, c'est bien difficile de trouver une place pour se garer, mais surtout qu'il y a un grand nombre de frigo. Ne pas prévoir d'y dormir.
Je n'aime pas trop le secteur Nîmes Narbonne, zone un peu trop fréquentée par les chenapans. D'avoir attendu sans rien faire plus de cinq heures, m'a rendu complètement "naze", et j'ai beaucoup de mal au volant pour rejoindre l'A46, en passant par Heyrieux. Je suis chargé à 26T de boissons. C'est un peu mieux une fois le péage de Vienne passé. Mais sur Valence, je reprends un coup de moins bien, à tel point que je sors à Montélimar sud pour me poser un moment dans la couchette. Je me réveille en sursaut, j'ai passé plus de cinquante minutes à dormir. Merde! Bon, dans un sens, il est plus souhaitable de s'arrêter que de manger une pile de pont, mais ça ne m'arrange pas vraiment. Il est quasi 19h00, et les relais sur Montpellier que je visais, seront pris d'assaut, quand aux aires de repos de l'A9, entre Nimes et Narbonne..déjà, que je n'aime pas les aires de repos, on est dans des secteurs pas trop bien fréquentés. Allez go sur Bollène, au moins, je suis sûr d'y arriver et de dormir tranquille. J'opterai même sur les emplacements à l'arrière des bâtiments, éloigné de la route et filtrant très bien le bruit des éoliennes présentes le long du Rhône.
Demain, je devrais démarrer de bonne heure. Décollage à 3H35.
Je suis réveillé légèrement avant que le téléphone m'arrache de la couchette. Je range un peu du temps que la HandCoffee prépare mon breuvage noir et chaud. Un passage aux blocs sanitaires pour un rafraichissement matinal et histoire de ne pas avoir une haleine de poney, et il est temps de partir.
Avant le rond point de l'autoroute, la BAC locale aidée de la PN procède à des interpellations. Pas compris, mais il y avait de grosses voitures très mal garées, et je suppose que l'interpellation a été sportive. Vu, les équipements lourds des forces de l'ordre avec leurs énormes fusils braqués face à la route, je ne demande pas mieux que de circuler.
L'autoroute est bien peu chargée. Je m'attendais à voir dans le sens de la montée, un "train" de camions, mais les frigos sont sans doute déjà en train de livrer, à cette heure, les MIN du secteur. Pas de coup de fatigue et c'est tant mieux, car, je suis tendu pour tenir l'horaire de RDV.
Vers Remoulins, un PMV indique que nous devrions avoir un ralentissement sur Nîmes, ors Maps n'indique absolument rien. Je tente de trouver une info sur 107.7, mais RAS. Est ce un message laissé dans la nuit?
Et bien non, à l'approche de Nîmes, un véhicule de sécurité annonce bien des travaux, et on passe sur les deux files de gauche. Un second véhicule indique "fermeture temporaire des voies". Nous stoppons donc tous, je suis moi même sur la file du milieu, mais à droite, puisque la voie la plus à droite est fermée à la circulation. Aucun véhicule dans l'autre sens non plus, mais des agents nous indiquent qu'ils procèdent à la suppression d'un basculement de chaussée, et que nous devrions être à l'arrêt entre vingt et trente minutes. Je coupe le moteur et sors du camion, histoire de détendre mes jambes. Pas de circulation, signifie calme plat, c'est bien. Quinze sont passés, c'est déjà ça. En face, la circulation reprend, tout le monde s'apprête à redémarrer…….sauf moi. Valentino, qui me fait quelques caprices de temps en temps, ne reconnait pas la clef (je possède un "star/stop", et l'antenne du bouton a déjà était changée il y a bien un an). Je tente plusieurs fois : nada, walou. Coupe circuit, on attend trois minutes ; rien. Coupe circuit plus long ; rien n'y fait. Au bout de vingt minutes de tentatives, je suis toujours sur la file du milieu avec mes warnings, et on commence à me dépasser avec une certaine vitesse, car les véhicules arrivent de plus en plus loin. Après trente minutes d'essais vains, il faut se rendre à l'évidence, il ne repartira pas!
Un véhicule de sécurité vient à ma rencontre et me demande de ne pas faire ma coupure ici. Oui, mais non. Il place son véhicule quelques mètres derrière mon ensemble, c'est déjà plus sécuritaire et informe qu'il ne peut pas ouvrir la voie de droite en raison d'un camion récalcitrant. Toujours impossible à démarrer, une dépanneuse est appelée, la gendarmerie passe me voir. Je dois sortir de la cabine désormais et me mettre en sécurité. Nous voilà dans de beaux draps.
On attend près d'une heure le dépanneur. Il me demande les clefs, mais je dois rester en retrait. Putain, il monte avec ses grosses pompes sur mes tapis...suis vert (oui, moi en plus!), mais bon…. Il passe côté passager, car il ne trouve pas le Neiman...Ah, on n'est pas parti sur de bonnes bases là. Suis invité à remonter dans la cabine. Regard sur les fusibles ; il appelle, je pense des collègues pour une assistance téléphonique et des conseils. On essaye encore et toujours ; rien.
Décision est prise d'envoyer du lourd. Lorsqu'il commence à remplir le dossier, je dois lui donne le kilométrage du camion, et en éclairant le TDB, celui çi commence par un affichage que je considère plus positif, à savoir "prise en compte des paramètres du conducteur 1". Je le laisse "mouliné", puis, je tente un démarrage et euréka, les six cylindres répondent présent.
Le service de sécurité nous demande de filer rapidos, et on ne se fait pas prier. Mais maintenant, il faut remplir le dossier et assurer un paiement. On prend la première aire de repos, sans couper le moteur, bien sûr. Trente cinq minutes pour tout réunir....Bon, j'ai eu le temps de faire couler deux cafés pour mon sauveteur qui n'a rien sauvé, mais qui s'est déplacé et moi même.
Il est 7H08 quand je repars. C'est bien mort pour mon RDV, mais c'est une livraison urgente demandée par le client, ca devrait le faire!
J'arrive chez LIDL, le parking est full, avec 80% de frigos qui tournent. On a bon être en pleine campagne, les bruits mécaniques sont bien présents. Si j'ai un peu d'attente, ca va être sympa.
Ici, c'est une borne électronique qui te reçoit. Mon inscription se passe bien, et l'écran m'indique même une fenêtre de livraison attendue entre 6 et 10H00. Bon, j'ai dix minutes de retard, ca va. Au départ, je suis garé à l'arrière des frigos dans l'allée, puis dans les trente minutes qui suivent quelques places se sont libérées, je bouge afin de moins gêné la circulation des véhicules.
Une heure de passée et je n'ai toujours pas reçu de SMS, puis deux heures. Aussi, je pars au poste de sécurité, pour relancer, signalant ainsi que c'est une livraison "express". C'est bien confirmé, c'est une livraison express, mais je dois attendre.
Un peu de lecture, un peu de marche, mais le parking ce n'est pas ce qu'il y a de bien sympa pour marcher, surtout avec les TK et autres Carrier qui hurlent. Je grignote aussi avec un petit café, puis un peu de repos dans la couchette, tout en restant sur le qui-vive avec le téléphone. Donc, rien de bien reposant. Le temps est long dans ces cas là. Quelques A/R avec Virgil pour qu'il relance aussi. Il a le même retour que moi : il faut attendre. Le parking se vide peu à peu. Vers 13H00, moins d'une dizaine de camions est encore présent. J'ai donc un peu moins de bruit ambiant. Vers 13H30, nous ne sommes plus que trois. C'est vers ce moment que je reçois enfin mon SMS bienveillant : quai 15.
Je suis le seul camion dans la longueur du bâtiment. Je ne mettrai que trente cinq minutes pour vider mon lot, mais l'attente sera plus longue pour la lettre de voiture. Et encore, j'ai gentiment insisté, argumentant que je finissais mon amplitude dans moins d'une heure et qu'il me fallait remonter un peu.
Je pars de Bazièges, il est 15H45, et il ne reste qu'un seul camion sur le parking, mais il a les rideaux tirés. Sans doute une livraison demain à la première heure. Dans l'attente, j'ai pris une douche froide dans un bel espace, mais c'était bien froid.
Je devais charger à St Jory, puis c'est annulé à cause du retard pris, puis, un lot à prendre je ne sais plus trop où, mais une autre astreinte tombe. Je dois être à Vinay demain entre 9 et 11. Bon, je monte jusqu'à Lézignan Corbières, au relais du même nom. La traversée de Lézignan, ce n'est pas top en PL.
Je me gare à côté d'une pisciniste, mais ce n'est pas Pierre70, et c'est bien dommage.
Réveil de très bonne heure, avec un envol à 3H45. Je rejoins l'A9 à Narbonne. Comme hier, l'autoroute est bien calme, je trouve. Je n'ai pris qu'un café ce matin, je stopperai de toute manière, car, je ne pourrais pas passer sans coupure. Je file donc sur l'autoroute jusqu'à atteindre la sortie Piolenc, puis je remonte jusqu'au relais de Donzère, où les croissants sont très corrects. Je prendrai donc double ration de café et croissant. Passage rapide pour un rasage et un brossage des chicots. La quarante cinq est pratiquement passée, c'est impec. Retour sur la N7 jusqu'à Valence. Arrivée chez le client, il est tout juste 9H30. Trente minutes plus tard, j'en repars.
Virgil me contacte, car il y a du changement. Olivier doit passer une visite médicale lundi matin, il a donc besoin de partir un "peu tard". Il prendra ma remorque et je ferais un tour de container pour aller à Valence. Après, le programme est plus ou moins connu, mais comme il y a pas mal de changement à prévoir en raison des astreintes des uns et des autres, on verra au jour le jour. Normalement, je devrais monter sur Epernay, puis un Contrisson pour Diémoz.
Au dépôt, je croise les collègues déjà arrivés : Benoit, Yohan et Jérôme. Puis, ce sera au tour de David, avec qui je prends un café. Je décroche pars laver en solo ; je pourrais ainsi faire le châssis que l'on délaisse un peu, en raison de l'accessibilité.
Le châssis container est trouvé. C'est une bonne chose que l'on nous donne le numéro de châssis (avant, on se servait...mais avec qq malheurs). J'espère que cette pratique perdura, c'est à voir. Il y a beaucoup d'attente au chargement des containers ; la file va jusqu'à l'extérieur du parc, pour dire.
Une fois, mon quarante pieds posé, je pars me garer dans le ligne des containers "en sécurité".
Olivier m'appelle pour l'échange de nos remorques. Si tout va bien, on pourrait se croiser mardi fin de matinée, pour reprendre chacun son attitrée.
Pas de plein fait, on verra ça en remontant de Valence lundi.
Désolé, mais je n'ai pas fait beaucoup de photo. Deux jours avec pas mal d'attente font que l'on oublie un peu nos devoirs de "carnetdeboriste".
Bisous à Lucie (elle se reconnaitra).
Bon weekend à tous
Un weekend court, enfin, c'était juste un weekend de deux jours, mais ces derniers temps, les fins de semaine semblaient un peu plus longues.
Au dépôt un peu avant 7H00, je ne croise pas aucun collègue à part quelques chauffeurs en container. Ca tombe bien, je suis dans le moule pour une bonne partie de la matinée.
Avec un RDV à 9H30 sur Valence sud, je lâche le frein de parc à 7H30 pétante. Ce n'est pas forcément la bonne heure pour passer le pont sur le Rhône à la hauteur du musée gallo-romain, et cela se vérifie encore ce jour. Vendredi, en me garant, j'avais pu voir que la remorque possédait le dernier essieu vireur ; il faut que je m'en souvienne, ca part vite lors des manœuvres!
Je descends cool, calé à un petit 84 Km/h, derrière une citerne chimique. Je la dépasserai dans le faux plat descendant avant Tain l'Hermitage : marre de voir son cul.
Il est annoncé un fort ralentissement à la sortie Valence sud ; je prendrais quelques minutes, mai rien de grave. Juste avant de bifurquer dans la ZI, je vois au loin un FH gris suivi d'un frigo de même couleur. C'est bien sûr Phil, qui a attendu au max sa coupure hebdomadaire avant de démarrer sa semaine. Le Prosecco est une boisson d'apéritif, pas de petit déjeuner.
Client facile à trouver. La charmante jeune fille au poste de garde m'annonce que je n'ai RDV qu'à 10H15, alors que j'ai bien consigne par l'affréteur d'un RDV à 9H30. Ma foi, l'attente fait partie du métier de boiteux, même si j'ai pas mal donné semaine dernière. Quelques minutes après mon arrivée, une personne vient contrôler l'absence de gaz nocif à l'intérieur de la boite. Ras, je pourrais entrer et me mettre à quai lorsque je serais appelé.
Autant prendre un petit café tranquillement durant ce laps de temps.
Je suis bien appelé vers les 10H00 pour me mettre au quai SEPT, sans doute un pied de nez au département voisin, situé de l'autre côté du Rhône.
Quan j'ouvre délicatement les portes , un pneu tombe, je le mets direct sur le quai. D'après le document en ma possession, j'ai 1089 pneus. Pourquoi un nombre impair, me diriez vous? La roue de secours? J'vois pas.
Les pieds sur le TDB, je dévore le Moto Journal du mois, et commence par un article sur le GP, puis sur l'essai de la Norton Manx.
Le déchargement des pneus de réalise à la main, aidé par un tapis pour sortir la marchandise jusqu'au quai. Les gars mettront dans les deux heures pour vider l'ensemble.
Un rapide SMS à Tony, exploitant sur l'activité container, pour lui signaler que je suis vide. J'avais consigne de remonter la boite vide au PEH, c'est confirmé. Virgil me confirme aussi, que je n'ai plus qu'à atteler la remorque d'Olivier pour prendre deux bobines à destination de La Grand'Croix demain matin.
Mais avant tout, je remonte avec le pied léger par cette bonne N7. Comme je n'aime pas traverser Roussillon, je prends l'A7 avant. Pas d'attente au PEH, puisque un seul camion est devant moi lorsque j'arrive chez STAR CONTAINER. La boite est vite soulevée. Retour au dépôt où je vais un échange de remorque, après avoir joliment garé mon châssis. C'est quand même étonnant pour les manœuvres cet essieu. On galère pas mal avec nos bâchés ; là avec l'essieu vireur, c'est easy. Juste une petite marche avant pour l'aligner à la perfection par rapport aux lignes.
Thomas m'attend dans le hall, il a déjà une bobine au bout du chariot. J'ouvre la fosse, positionne les poteaux et prépare les patins. Voilà, en moins de dix minutes, j'ai 21 T dans la remorque, je peux aller la garer sur la troisième ligne.
Si j'ai bonne mémoire (car je n'écris ces lignes que mardi soir), j'ai fait un complément sur mon plus gros réservoir lorsque j'étais en solo.
Après ma petite journée, je peux me rentrer à ma maison, et programmer la télécommande de ma femme pour qu'elle puisse fermer mon garage lorsque j'oublie, comme ce matin, de le fermer. Ca fait deux ans que j'ai changé la motorisation, et je ne l'avais jamais fait. Et pourtant, j'y pense souvent….
Voilà, tout est bien configuré au niveau des portails, je peux retourner au taf.
A 6H30, je quitte ma place de parking, pour un petit saut de puce jusqu'à Grand'Croix. Le client ouvre à 7H15, j'y suis quelques minutes avant l'ouverture, mais c'est la cata, deux camions sont garés dans la zone de chargement, et quatre sont au milieu de la cour, et quand, je vois au loin, les noms des transporteurs étrangers sur les bâches, je me dis que je vais avoir de l'attente. Bon, ici, soit c'est rapide, soit c'est long, très long. Un camion se positionne devant le hall des bobines, mais la place est réduite en raison du nombre de PL dans la cour, et deux autres camions arrivent. Là, la cour est saturée, à tel point que même les voitures des salariés n'ont plus accès au site.
Le temps que le café soit bu, que les commentaires sur l'équipe de France se terminent, tout le monde se met doucement au travail. On vient me voir ; j'ai des bobines épaisses, ce sera donc dans le hall du fond, et je serais le second. Les trois autres doivent passer dans le hall à l'entrée. Problème, ils n'y ont plus accès en raison des PL qui se sont accumulés dans la cour. Je fais court, mais c'a été un beau bordel, déjà pour ce faire comprendre, et pour manœuvrer en toutes sécurité. Je m'en sors pas si mal, puisque vers 8h15, je quitte les lieu en faisant un gymkhana au milieu des camions.
On va prendre sont temps pour le second voyage. Je pers dans les cinq minutes dans le traditionnel bouchon à l'entrée de Givors, prend un café, puis pars charger mes deux autres bobines. Dans le hall, je croise Mickael qui monte en Vendée. On a failli échanger nos tours. Il n'aime pas y monter, et mon tour sur Epernay et Contrisson lui plaisait bien. Perso, j'ai insisté pour que l'échange se fasse, mais il s'est ravisé ! Dommage pour moi.
Pour le second tour, je tombe au moment de la pause, si si. Je n'en repars qu'à 10H30.
Cette fois ci, plus de ralentissement à Givors et dans la demie heure, je suis à Feyzin. La petite ZI possède une route à sens unique, avec quelques voitures mal garées, mais ça passe. Je me dis que certaines entrées de site doivent être sans doute rock'n roll. Je passe devant un site portant le même nom que ma destination, mais ce n'est pas l'adresse que j'ai sur mon ordre de mission, et j'avais bien vu sur Maps où il était situé. Je le trouve donc facilement, l'accès est très correct. La coir est bien étroite par contre. Une personne vient m'accueillir, il sait déjà pour quelle destination je charge, tout va bien. En fait, non, il faut d'abord aller charger "aux vitres", le site que j'ai pu voir de l'autre côté de la ZI, puis revenir ici pour charger les modules. Ok, on y va. Là bas, c'est un peu fin pour rentrer et se mettre à quai. Surtout qu'un Verdier est déjà en place sur un des deux quais. Je corise le chauffeur et un personnel qui partent au bureau remplir leur papier. Dans l'attente, je me mets au quai 2, celui libre.
Lorsque je suis dans l'entrepôt, j'entends une voix s'exclamer "mais c'est le camion de Baloo". Je sors et je fais connaissance de Thierry, alias Zoulou974, fervent lecteur de nos CDB. On échange un peu bien sûr et on immortalise notre rencontre. On porte même le vice à se faire photographier par le magasinier du site. Bon moment passé, mais il faut reprendre les choses sérieuses, à savoir, charger trois chevalets de vitres et trois châssis de fenêtre, ou plutôt de vérandas. Tout est fixé aux poteau, je quitte calmement les lieux, car la place est limitée, et retour sur le premier site……où c'est la pause. Je ferais de même en squattant une table à l'extérieur, sous les arbres, quoique le soleil ne soit pas trop présent.
Pas affolé pour commencer le chargement, mais, une fois que c'est parti, ça file vite. Des longueurs, des palettes, un vrai capharnaüm. Je ne serais pas très lourd, puisque je frôle les 4T.
En partant de Feyzin, Fourvière m'est autorisé, et je me fais pas prier. Ca roule impeccablement bien. Des zones de travaux sont présentes sur l'A6, dont l'une avec un basculement de chaussée.
Une fois sur l'A31, je croise l'ami Tophe qui dort au volant.
Sur le trajet, Virgil me contacte et me demande de tout mettre ne œuvre pour être de retour avant midi ce jeudi. Ouais, je charge sur deux sites Arcelor, et puis, il faudra régler le problème de la reprise des chevalets, car, désormais, je serais complet au niveau de la fosse, mais j'aurais des bobineaux au tablier. Ca va pas rentrer!
Je finis au bout de mon amplitude devant le client, la ZI mi commerciale, mi industrielle, parait bien calme, mais bien étroite aussi. Je trouve à me garer entre deux bâtiments. Face à moi, il y un Marie Blachère. Ce sera bien pour sortir du camion et prendre son PDJ me matin.
Je m'apprêtais à sortir du camion pour traverser la rue et prendre mon PDJ dans l'enseigne de boulangerie Ardéchoise, quand une voiture portant les logos du client est arrivée, en même temps qu'un ensemble espagnol. Lui n'a qu'un tout petit colis qu'il sort à la main...un CR pour si peu! Il s'excuse de m'être passé devant ; tu parles du temps perdu, trente secondes au plus!
Je suis à la bonne place, mais il faudra que je me décale pour les lots sur ma droite, alors autant prendre les places des parkings VL et se mettre au large, ce sera plus simple et sécuritaire.
Le personnel arrive, si bien que nous sommes quatre ou cinq pour vider mes lots. On prend le temps d'un café offert par le client. Pas de viennoiserie, mais je ferais sans, pour une fois. C'est bon pour mon summer body.
On a eu un peu de chance, nous sommes passés au travers des gouttes ; elles reviennent dès que je sors d'Epernay. Autant le secteur de Chalon en Champagne est bien plat, avec des grandes étendues agricoles, autant, sur ce secteur, c'est un peu vallonné, et la présence de vignes améliorent grandement le paysage.
Je contourne Chalon par l'autoroute, malgré que j'aurais pu me passer du bout d'A4, mai je pense que je devrais avoir besoin de mon amplitude max ce soir. Déjà, je devais reprendre des chevalets et des "palettes" support pour les vérandas, et les ramener sur Feyzin, mais avec sept bobines, dont deux bobineaux" sur palette à charger, la place va être comptée. Heureusement, j'ai la remorque d'Olivier qui possède une grande fosse. Mais les bobineaux, je n'aurai pas le choix que des les mettre au tablier. Le poseur de vérandas m'a montré l'ensemble à reprendre...comment dire. Il faut aussi penser qu'Arcelor n'est pas fan, pour ne pas dire qu'ils ne veulent pas de marchandise présente dans le camion lors des chargements.
C'est donc vide que je me dirige vers Contrisson. Une quarantaine de kilomètre de ligne droite, avec une seule traversée de village, des champs à gauche, des champs à droite, avec une agriculture orientée vers la betterave.
Chez Arcelor, j'ai deux sites à faire, dans la même ville. Dans ma petite tête, je pars sur quatre heure sur place pour les deux sites. Pour le premier, accueil sympa, la jeune dame me fait confiance lorsque je lui dis que je mettrais des manches longues sur mes bras et sur les jambes, et que j'ai bien un casque avec jugulaire dans la cabine. Elle me fait entrer de suite, et lorsque je suis sur la bascule, je lui montre bien que je n'ai pas trahi sa confiance. Pouce levé, je peux partir en zone 44. Un camion est en cours de manœuvre pour se positionner et charger, ce qui me laisse le temps d'ouvrir intégralement ma fosse et placer le planches au tablier sur deux étages et de les sangler. La remorque d'Olivier est récente, on ne va pas lui abîmer. J'hésite à sortir de la remorque car il tombe des sceaux ; j'attends un peu que ça se calme, puis je fonce en cabine me faire un café.
Déjà une heure que je suis en place, et je peux enfin entrer dans le hall. Il tombe des trombes, la manœuvre est plus délicate.
Deux bobineaux au tablier, trois bobines dans la fosse. Sur les deux petites, la dame me propose de ne sangler que par le dessus. Ben, oui, 1.6 T la bête, on va se calmer. Les bobineaux étant sur bois, je les sangle par l'intérieur, c'est plus prudent.
Voila, le site 2 est fait, go le site 1, où il y a un peu plus de camion, quatre ou cinq de mémoire. L'accueil est moins sympathique, voir froid, peu importe, je retourne attendre en cabine ; c'est bien, je suis en face du panneau d'affichage. J'ai le temps de cesser la croute avec une salade de tomate et avocat. Repas léger mais frais.
Lorsque je suis en place pour le chargement, c'est assez rapide, puisque je n'ai que deux bobines. C'est une toute petite et agréable jeune fille qui surveille les opérations ; elle est surprise de voir un français. Elle m'a même accueilli en me demandant si "je parlais Français". Je lui réponds en anglais oui, mais il faut me parler lentement.
Une fois les bobines, posées dans la fosse, elle me conseille de rester en place pour sangler, car la zone réservée à cette tâche est totalement occupée. Logiquement, elle doit faire les photos, mais elle a finit sa journée et me donne mon sésame de sortie, en me précisant qu'elle me fait confiance pour le sanglage. Je fais proprement le boulot et passe ne bascule.
Une heure trente sur place, c'est pas pire, mais pour seulement deux bobines. Je profite de la toute rénovation de la douche pour me rafraichir et partir propre.
Je contacte Virgil, car le pense que je peux charger les retours d'Epernay. Je vais perdre un temps précieux, car je dois être sur Meyzieu au plus tard à 11H00 ce jeudi. Avec presque 27T dans la remorque, je vais passer un peu plus de temps pour retourner à Epernay. Un rapide coup de téléphone au client, dans le cas où il ne serait pas possible de charger cet après midi, mais il est très heureux que je lui annonce mon retour.
A cinq minutes près, je mettrais le même temps, et sur place, je me gare au même endroit que la veille pour ma nuit.
Lorsque je débâche, ils sont tous surpris de mon chargement, et ne comprennent pas trop le fonctionnement de la fosse. Un rapide cour est donné. Un monteur a une idée de génie, est ce la proximité d'un Gifi? On va solidariser les chevalets par deux et tête bêche, afin de gagner de la place au sol. Franchement, c'était l'idée du siècle. Un monteur les attachent ensemble, un autre les monte dans la remorque, et je les positionne en les faisant glisser. En cinq minutes, c'est réglé, puis on passe au palettes, que l'on va mettre aux portes et debout. Une petite sangle prise sur une barre que j'ai glissé devant, et le tour est joué. Une dernière sera mise en travers au dessus d'une bobine que j'ai protégé avec du feutre.
Voilà, en trente minutes, c'est fait, verre d'eau frais compris.
Il est 16H00, pas le choix full autoroute.
Je roule au bout des mes 4H30 et stoppe à Chalon sur Saône sud, à l'As'iette, avec 4H29. Demain, décollage après la coupure réduite.
Le nouveau parking du resto est bien calme. Je pars à pied prendre le PDJ rapidement, puis reviens à pied au camion ; la marche de bon matin, ca te réveille bien, surtout à la fraîche.
L'entrée sur Lyon par Fourvière, puisque j'en ai encore le droit, se passe pas trop vite, mais surtout pas avec des épisodes à l'arrêt. Il est 7H45 lorsque je rentre dans la cour du client, à l'endroit où j'ai chargé les châssis. Logiquement, les chevalets doivent être posés sur le second site, celui où l'accès est fin. Les gars sont très surpris de me revoir. Je les avertis de suite que c'est le bordel dans ma remorque. Ah oui...mais ils sont très heureux de savoir que je ramène des consignes, c'est plutôt rare me disent ils. Ils sont tellement surpris qu'ils me proposent de vider la globalité ici, ils se débrouilleront pour faire passer le matos dans l'autre magasin. Il y a un accès direct par les cours qui sont mitoyennes.
Dix minutes, c'est torché, je passe quelques minutes à discuter, histoire de voir le chiffre quinze s'afficher au TDB.
C'est bon, je serais à l'heure à Meyzieu, sauf cata sur Diémoz. C'est toujours un peu long là bas. Avant qu'ils s'intéressent à mon chargement, j'ai le temps de tout ranger mon bazar. Après l'opérateur est assez rapide.
J'ai mérité un bon café avec une petite viennoiserie à la boulangerie de Lafayette. Trente au calme, ca fait du bien.
Il est 10H40, lorsque j'arrive sur le site de Meyzieu. Un seul camion sur le parking, c'est chouette.
Le jeune fille à l'accueil est très directe. Rien n'est près, et elle m'annonce très clairement, que sa boite a menti pour être sûr d'avoir les camions! Elle est franche, c'est bien, mais ce n'est pas rassurant. Deux caisses sont prêtes, mais je devrais attendre vers les 13H00 pour les charger, car les gars sont partis sur leur second site, pour aider à trouver mes douze autres caisses. J'avertie Virgil qui est surpris ; il rappelle immédiatement l'affréteur qui n'est pas au courant...Virgile me signale que Mickael arrive aussi, car nous sommes deux camions à descendre à Port Saint Louis.
Sur les BL, je vois que les caisses sont à destination d'Israël. J'apprendrais plus tard, et c'est bien compréhensif, que les expéditions ont été stoppés au début de la énième crise au Moyen Orient. Un grand nombre de caisses ont été stockées dans un second bâtiment, loué à cet effet, mais bien trop petit. Si bien, que le ce site les caisses ont été empilées à la va vite, les unes derrière les autres, sans "plan". En gros, ils cherchent des aiguilles dans une botte de foin.
De ce que j'entends lorsque je relance Virgil, c'est que personne n'est au courant du stockage merdique qui est réalisé. Un responsable vient me voir, car il s'est pris une branlée de son donneur d'ordre suite à mon appel. Il est un peu penau, tu parles, tu peux l'être. Mais il est positif et invite Mickael à ouvrir sa remorque. Il est 13H30.
Une heure après toujours pas de caisse. Ca s'agite fort dans l'entrepôt. On voit de belles voitures arrivées, tous le téléphone collé à l'oreille. Je me paie le culot d'entrer dans le hall. Ca dépasse l'enchantement. Quand je vois le nombre de palettes, je me dis que c'est mort.
14H30, toujours rien. J'ai envoyé quelques photos à Virgil. Je l'entends annoncer le prix de l'attente et du déplacement. Qu'il va facturer le voyage, etc, etc..On revient nous voir, nous proposer des cafés ; on sent bien qu'ils ont absolument besoin de nos camions. Je signale que de toute manière, nous avons consigne de partir à 16H00, chargé avec une ou plusieurs caisses, ou même à vide. Là, c'est la panique à bord.
15H55, on démarre les camions et manœuvrons pour sortir, ca court autour de nous. Je suis navré, mais nous devons partir.
Je passe par SQF, car l'A46 est annoncée saturée.
On se retrouve avec Mickael au Mistral. Yohann qui est à la remontée y stoppe aussi. Et on y retrouve Dominique, un heureux retraité de Thiers, 70 ans, qui fait encore quelques piges pour la boite.
On passe un bon moment en terrasse, à l'abri de la poussière.
Après un rapide PDJ, je sors du parking juste derrière Micka, qui lui aussi descend à Fos sur Mer. Il va prendre l'autoroute ; je privilégie la route ia Pont St Esprit Remoulins, puis la route des containers, pour passer faire un complément de GO, histoire de me rassurer pour la remontée cet après midi.
On se retrouve chez Arcelor; à quelques minutes près, nous avons mis le même temps (en retirant mon temps passé à la pompe). Les contrôles sont toujours aussi pénibles à l'entrée du site. Toujours les mêmes questions sur le positionnent des seconds poteaux...Léa a été refusé pour cette raison, moi non, alors que nous avons tous les mêmes remorques. La seule différence est la longueur des fosses. Bref, je passe, mais c'est saoulant.
Dans le hall, je devrais patienter un peu, mais pour une fois, et il faut le signaler, je tombe sur un gars très sympa. Je lui demande pour cette histoire de poteaux. Il en rigole, car lui, il s'en bat les c....D'ailleurs, il me demande d'enlever ma seconde rangée de poteau, et je suis bien d'accord avec lui, car mes bobines seront bien trop proche l'une de l'autre. Alors, on décide pour est en accord avec le personnel de l'entrée, de laisser les seconds poteaux, mais de mettre trois planches intercalaires pour faire la séparation. Ben voilà, entre gens intelligents, on y arrive.
Passage en zone de sanglage. Je fais ce qui est demandé. Je retrouve ma charmante hôtesse de toute à l'heure, et comme elle n'a pas le droit de monter dans la remorque pour contrôler le nombre de sangles que j'ai passées, ben, elle me fait confiance. Depuis les portes, tu ne peux pas voir le nombre, alors sympa, je lui montre les photos. Bref, Arcelor a des processus que tu peux contourner, et qu'ils ne peuvent pas appliquer. Ca pourrait être drôle, mais non.
Je retourne par la route des containers, avec un arrêt juste avant de rentrer sur l'A9, pour une pause casse croute, et toujours avec une salade de tomate.
Sur l'autoroute, le vent est bien pénible. Ce roule assez chargé dans le sens de la descente. Dans mon sens, c'est plutôt cool. Olivier est rentré, il a déposé ma remorque et je l'avertis de l'heure de mon arrivée ; il m'attend.
Je décroche et raccroche ma belle mère. RAS concernant notre échange, et je pense bien à lui laisser la CMR. Je voulais à nouveau compléter en GO, mais j'ai la flemme.
Mon programme pour la semaine : une montée sur Montaigu depuis Meyzieu que j'irais chargé lundi à 8H00. Puis un Sainte Hermine --> Grans en léger.
A l'heure du goûter, je suis à la maison.
Une semaine avec une rencontre surprise avec un lecteur assidu, l'ami Thierry. On le salue bien fort. Bonne continuation à toi Zoulou.
Bon weekend à tous
Je ne quitte pas trop tôt mon domicile, et arrive au dépôt vers 6H15. Hier soir, j'hésitais encore pour le trajet de ce matin, et me rendre à Meyzieu. Passer par l'A46 et les risques de me mettre dans les bouchons, ou passer par le grand est, soit Oytier et SQF. Le premier parcours 27 KMs, le second 54 kms. L'A46 n'est pas encore à l'arrêt ou presque, mais cela va assez vite, surtout un lundi matin. A l'approche du dépôt, je me décide ; ce sera l'A46.
En partant à 6H45 du dépôt, j'arriverai une heure plus tard chez le client. Le pont de Givors est bien passé, mais il y avait un VL en panne a la hauteur de l'aérodrome de Corbas, occasionnant un premier ralentissement, puis le traditionnel bouchon avant l'intersection de l'A43.
Même en avance chez le client, le portail automatique s'ouvre, c'est bien, je peux entrer et suivre les indications "expéditions". Je gare l'ensemble avant l'accès au quai, puis je file à pied vers l'entrée "accueil chauffeur". Tu parles d'un accueil, je tombe sur un gars qui m'aboie dessus, alors que je finissais tout juste mon "bonjour Monsieur". J'ai en retour un "attends et reste dehors", dit de façon très sympathique.
J'attendrais ainsi bien dix minutes avant que mon roquet revienne me voir. Ah, mais c'est pour charger? Non, c'est pour un tennis.
Quai 2, et il m'attaque de suite et cela n'a pas été long du tout. A la fin du chargement, il ne me dit rien du tout, si bien que j'ai attendu quelques minutes de plus en cabine, avant de me rendre compte qu'il avait finit.
Par contre, il a été adorable lors de la rédaction des papiers. Était ce la présence d'un homme avec blouse blanche et charlotte sur la tête qui l'a rendu agréable? Il a même conclu notre entretien par "passe une bonne journée et bonne route". Ouais, toi t'es un peu con, mais rapide, et ca me va en fait.
8H40, depuis Meyzieu, l'A46 dans mon sens ne crée pas de problème majeur, je peux rejoindre l'A89 assez rapidement et sortir à Balbigny pour prendre la N7, pour une montée classique en Vendée. Je n'ai que 12 T d'emballage dans la remorque, ça file bien avec ce poids là. Je passe pas mal de temps au téléphone avec ma fille ainée, qui s'est enfin décidée à acheter un appartement. Elle fait le point avec moi sur certaines choses; je pense qu'elle s'engager avec la contre visite qu'elle fait cet fin d'après midi.
Je roule jusqu'au dépôt de St Pourçain, pour faire une quarante cinq, coupée en deux. Un peu de GO et beaucoup d'AdBlue, puis une pause très légère en casse croute. J'ai pas mal de reste du weekend dans ma paroi abdominale ; le léger me fera du plus grand bien.
Après cela, je reprends mon chemin au travers de l'Allier et de la Creuse sous un soleil qui tape bien fort. On arrive dans les 35° C vers les 14H00. Un petit quinze au même endroit où j'ai croisé Mich07 il y a trois semaines. La route s'est très bien passée, et c'était plutôt calme dans l'ensemble. J'ai bien eu un flash sur une zone à 8 Km/h, mais j'étais en dessous d'un 80 ; je ne devrais pas avoir de suite!
A l'entrée de Poitiers, je dépasse Olive, qui s'est posé pour une coupure, alors que nous étions au téléphone. Il monte plus loin que moi, et devrais couper entre Cholet et Nantes. Moi, je ne monte qu'à Montaigu de Vendée, chez un célèbre fabricant de sandwich.
Je coupe à la Ferrière ne Parthenay avec 8H30 de volant, ca tape fort, même sur le parcours 2, celui en gravier. Pas de place à l'ombre, je me gare en essayant d'optimiser la future ombre sur la cabine.
La climatisation est enclenchée, je m'endors sur bien vingt minutes.
Je pars à 6H00 tout rond, car j'aime bien les chiffres ronds. On continue la montée en direction de Nantes, avec une traversée de Parthenay qui se passe très bien, car il n'y a personne. Je monte jusqu'à Cholet pour prendre la direction de Montaigu. La route est assez bonne, mais étroite à certains endroits. Le site SODEBO ne peut pas se louper dans la déviation de Montaigu, et puis la ZI est bien indiquée aussi. Personnel charmant à l'accueil, sans passer par l'écran tactile, sans doute uniquement pour les matières premières?
Je suis invité à rentrer de suite, et un plan m'ait donné, et heureusement, car le site est vraiment grand, voir vraiment très grand. J'ai dû faire plus d'un kilomètre depuis la barrière d'entrée. Le quai n'est pas des plus facile, en raison d'un véhicule de maintenance qui est garé au plus mauvais endroit. Dès que j'ai mis la cale de sécurité, la porte s'ouvre. Rapide échange avec le personnel, on me signale que je peux rester dans ma cabine. Il fait plutôt frais sur les quais, je retourne dans ma cabine pour prendre un café. Dans les 20/25 minutes, je suis vide, je retourne sur les quais. Les trente trois palettes EUR me seront mises aux portes, c'est toujours plus rapide, et chez certains transporteurs, c'est plus simple à vider.
Et ce sera le cas chez Gariou à Le Brouzils, ou lorsque j'annonce a la personne très accueillante que les palettes sont aux portes, on me dit de rester là, qu'il va chercher un chariot. Ma foi, j'ai eu du flair.
En trois coups de fourche, c'est au sol ; les papiers ont été remplis avant de faire le job, je ferme les portes et pars saluer mon interlocuteur. J'ai dû rester à peine dix minutes.
Ca y est, j'attaque la descente, mais avant tout, et sur le trajet, je dois charger à Ste Hermine. Plusieurs de mes collègues y sont allés charger, à Savoir Jérôme, Benoit et Olivier (dans l'ordre).
Je croise d'ailleurs à l'entrée de la ZI Benoit, et Olivier qui sort remplir ses papiers.
Etant donné qu'il y a trois camions en zone de chargement, je pars direct à la douche, histoire de laisser passer l'orage. Je suis tout frais et disponible, la synchronisation est parfaite. Je suis de suite accueilli par Cathy, qui me positionne immédiatement. Elle finit de charger le dernier camion, puis c'est à mon tour. La température est idéal pour travailler ; un petit 22° C et un vent frais, impeccable, ma douche ne sera pas anéanti, et puis j'y vais cool.
Je suis prévu en livraison que jeudi matin sur le secteur de Grans (13), alors, je regarde pour diminuer au mieux les péages. Je pars tout de même en direction de Fontenay le Conte, puis je monte sur la Chataigneraie, pour partir "à l'horizontale" direction Parthenay. Je me fane un Merco qui roule en lourd, c'est un peu dommage, surtout qu'il est impossible de doubler. J'aurais mon salut à l'arrivée sur Parthenay et au petit bout de 2 x 2 voies. Voilà, j'en suis débarrassé.
Mais c'est pour me faner une camionnette d'artisan qui n'est pas pressé de partir sur son chantier. Il m'a doublé à la sortie de Parthenay, pour rouler devant moi à 75 Km/h… C'est d'un chiant ce type de situation!! Mais chiant.
Un petit arrêt au rond point de Poitiers, où je me fais une petite frayeur. A peine garé, que deux motards de la police apparaissent dans mon rétro. Malgré qu'il me regarde en passant devant la cabine, ils accompagnent un 3.5T pour vérification. Je craignais de ne pas les avoir vu sur un pont alors que j'avais une bouteille dans les mains pour boire un coup quelques temps avant mon arrêt.
D'après mes petits calculs, je peux atteindre le dépôt de St Pourçain, et je pourrais rejoindre le centre ville pour me poser dans un bistrot, espérant trouver un bar qui retransmette le match de l'équipe de France.
La température indiquée au TDB est bien inférieure à celle d'hier, mais dépasse tout de même les trente. Par contre à l'approche de Montluçon, on est bien à 33° C.
Il faudra trouver une place à l'ombre en arrivant au dépôt, mais ce ne devrait pas être un problème, vu l'orientation des bâtiments.
J'espérai me positionner cabine vers les espaces verts, mais non, ce sera collé à un bâtiment. Les parois n'ont pas vu le soleil, je n'ai donc pas de retour de chaleur.
Olivier et Yohann sont déjà là ; nous irons tous les trois passer la soirée au centre ville de St Pourçain sue Sioule, en terrasse, avec un œil sur le match de l'équipe de France.
Je n'ai pas entendu partir Yohann vers 4H00, il a été discret pour sortir du dépôt. Olivier est encore là. Je quitte le dépôt à 6H05, ventre vide, ce qui est à noter. Mais, je vous rassure, je stoppe à l'aire de Lapalisse, pour un pain beurre et grand café.
Voilà, vingt minutes sont passées, je continue ma route par la N7. Je ne quitterai pas la nationale jusqu'à Andrézieux. Je décide de passer par mon dépôt, histoire de compléter mon GO, et de donner un coup de savon sur l'ensemble.
J'aperçois Léa qui sort du hall des plaques, je lui propose de prendre un café, cela fait longtemps que l'on ne s'était pas crois. Virgile est surpris de me voir et ne loupe pas de me donner une mission supplémentaire. Il y a encore des voyages de flotte à faire chez Aldi à Oytier. Et merde, moi qui pensait naïvement que cette journée serait tranquille, sans ouvrir les portes, détendu car pas pressé.
J'accroche une daube, la seule disponible sur le parc. Beaucoup de difficulté à la "gonfler". Thomas se charge mettre les trente trois palettes de flotte. Encore des problèmes d'air une fois les 28 T sur le plancher.
Mais j'ai de la chance cette fois çi, une fois chez le client. Je ne déchargerai pas, ils sont deux à s'occuper de mon chargement et avec des grandes fourches. Moins de quinze minutes chrono.
Je coupe sur le parking, à côté du SUPER U, histoire de me restaurer légèrement. La climatisation tourne avec efficacité.
Retour au dépôt pour déposer la remorque ; une fois mon attitrée au cul, je passe voir Lionel pour lui signaler les défauts constatés. Le pire est que je n'ai pas entendu de fuite d'air, et je ne donne aucune information à nos mécanos. Bon, je ne suis pas en souci pour autant, ils trouveront.
Je récupère l'autoroute du soleil qui porte bien son nom à cette période de l'année, ais je la quitte dès Roussillon atteint. Après, je descends tout shuss par la N7. C'est long, voir très long, mais en léger, ca se fait quand même.
J'étais parti avec une conso moyenne depuis le début de la semaine à 26,7 l ; c'est le même chiffre à l'arrivée au dépôt de Bollène, où je prends la même place sous les arbres et à l'arrière des bâtiments. Il vente un peu, et il n'est pas "chaud". Je me glisse sur la couchette pour une petite sieste de vingt minutes. C'est dingue, cette semaine, j'ai fait tous les soirs ces petites siestes.
Demain, je ne décollerai pas trop tôt, puisque je n'ai RDV qu'à 8H00 pour Grans.
Après direction Fos sur Mer, sur le site d'ArcelorMittal, mais pour le compte d'Air Liquide. Voyage en déchets à monter foulée sur Sérezin du Rhône.
La soirée a été fraiche. Entendez par là, qu'elle n'était pas suffocante comme les précédents jours. J'ai pu me garer au même endroit que la semaine dernière, sous les arbres, loin des bâtiments, et sur un sol peu goudronné. Aucune réverbération de chaleur, un petit vent "frais, qui traversait la cabine, portes grandes ouvertes, c'était correct. J'ai attendu le dernier moment pour prendre ma douche, juste avant de me coucher.
Ce matin, le départ est donné à 6H05 pour rejoindre l'A7 à Piolenc. Ce matin, full autoroute. Ca roule déjà pas mal ce matin, et ceci dans les deux sens.
Je m'annonce à 7h45 chez le client pour un RDV à 8H00. Malgré l'accueil souriant de la charmante dame, je suis refroidi de suite : il y aura de l'attente, mais sans précision aucune.
En fait d'attente, je passerais plus d'une heure quarante cinq. Je n'ai jamais trop apprécié cette base, où nous venons assez souvent lorsque nous faisions du carrelage ; je vois que ça n'a pas trop changé. Ils sont beaucoup de camions. Oui, je comprends bien, mais les RDV, c'est bien vous qui les donnez? A 9H00, j'avais annoncé ce que Virgil m'avait dit "à 9H30, on part". Bizarrement, à 29, on me donne un quai. Mais, j'avais fait le pari avec Virgil que le quai me serait donné pour une nouvelle attente. J'ai malheureusement gagné. J'aurais tellement voulu perdre. Pour quinze minutes de boulot, je repars à 10H20. J'ai quand même eu droit à un sermon d'une chefaillon, menaçant de ne pas me décharger, lorsque, en réponse au cariste, s'excusant du retard, je disais "on ne s'attend pas à attendre 1h30 lorsque que les RDV sont pris". Bref, c'est saoulant, ces menaces à dix sous, ces abus de pouvoir. Ils savent tous que l'on a des engagements derrière, bref, je hais ces plate formes.
Dès que j'arrive sur la parking d'Arcelor à Fos, un gars sorti de nul part vient me voir. "C'est toi qui vient charger des big bag d'alumine". Je ne sais pas ce que doivent contenir les sacs, mais, c'est pour l'Air Liquide à destination de Sérézin du Rhône.
Ouha, je suis attendu ! Le temps de faire les papiers d'entrée sur le site avec les mêmes jeunes femmes de la semaine dernière, et je suis mon gars pour la traversée du site de Fos. On fait bien trois ou quatre kilomètres, avant de s'arrêter dans une petite zone où la came est stockée. Petite marche arrière à contre main, pour accéder au chemin, et je peux débâcher côté ombre. Les choses sont bien faites, et tant mieux, car avec le bleu de travail, tu as vite chaud. Le gars est compréhensif et me propose de quitter mon casque. Tu parles, la bonne idée. Une sangle par rangée de big bag, soit onze sangles, puisque…..oui, vingt deux big bag.
Une heure trente passée, gars sympathique qui de plus m'a chargé depuis un seul côté, celui qui était à l'ombre. Il est pratiquement 12H30 quand je passe le portail de sortie du site. Ouais, pas sûr que je puisse livrer en foulée ; on va attendre l'ouverture du client pour connaitre leurs horaires d'ouverture.
Après 14H00, j'ai ma réponse : dernier camion 15H45. Alors à demain matin alors ! Sortie Piolenc pour la douche, histoire de rouler propre. Pas de douche pour Valentino, le département du Vaucluse a déjà interdit les lavages des véhicules chez les particuliers.
Je ne reprends pas l'autoroute et monte sagement jusqu'à La Roche de Glun. Morgan, le dernier chauffeur rentré chez nous, arrivera dans l'heure suivante, ainsi que David du dépôt de Veauche. Ce soir, on mange de la poussière, et il fait bien lourd.
Etant donné que ma journée de demain sera sans doute très cool, j'envoie un SMS à Virgil, pour lui demander si il a un voyage de flotte à faire, suis volontaire. Je préfère le savoir que l'apprendre à la dernière minute, alors qua dans ta tête, la semaine est finie.
La nuit va être délicate. En soirée, je pars marcher dans les vergers en face du restaurant ; c'est fou, la différence de température, surtout le "ressenti". J'étais à deux doigts de décrocher, pour mettre la cabine entre les abricotiers. J'ai pas osé….
En revenant au parking, la moitié des moteurs tourne. Les gars font descendre la température de la cabine, avant de démarrer la climatisation de nuit. Ils chargent ainsi les batteries pour la nuit à venir.
Vers 5H30, je tire les rideaux. Pas mal de camions sont déjà partis. Le peu d'humidité présente ce matin colle la poussière au sol, et j'en fais la remarque à la personne qui sert le matin. Elle me dit que ça ne va pas durer, et elle a bien raison. Dans le quart d'heure, ça vole de plus en plus.
Je monte par l'autoroute que je prends de suite au péage de Tain l'Hermitage. Je me colle à 85 km/h.
J'arrive chez Solvalor à 7H20, pour une ouverture à 7H30. Une file importante de bennes est déjà formée. J'ai le temps de me faire couler un café , tout en avançant jusqu'à la bascule où je suis reçu par deux jeunes filles. Non, je n'ai pas de BSD, malgré que j'ai insisté auprès du chargeur. Celui ci m'a indiqué que plusieurs voyages ont été faits comme cela, j'ai le document d'analyse certifié, ainsi qu'un document d'expédition certifié conforme, mon document de pesée. Le jeune fille me signale qu'elle ne peut m'accepter. Elle me signale que les précédents camions possédaient ce certificat. Ok, coup de tél à Virgil. L'affréteur n'est pas encore au bureau, et d'après ce que j'entends, il ne comprend pas le refus. Je dois quitter la bascule, vu le nombre de camion derrière moi. Je signale à mon interlocutrice que "c'est fatiguant de toujours être pris entre deux feux, de réclamer au chargeur mais de ne pas être suivi, et au final de payer les pots cassés. Et je précise bien que cette remarque ne lui est pas destinée. Bref, je reprends les papiers en lui disant "à toute à l'heure….ou pas".
Je rappelle Virgil pour lui dire que je monte à QRO à Corbas faire laver l'ensemble. Lorsque je sors du bain, il me rappelle "il parait que tu as insulté les filles et déchiré les papiers"... Hein. Ben non, pas moi. Sans doute le chauffeur qui a chargé derrière moi, et qui était deux ou trois camions derrière moi, quand j'étais en bascule. Non, pas moi. J'entends l'affréteur au téléphone poser des questions à Virgil, et c'est moi qui lui répond. Je ne comprends pas; sincèrement, c'est n'importe quoi.
Elle confirme que les précédents voyages ont été faits sans BSD, qu'elle rappelle Solvador. Je pars me garer à l'aire de Feyzin. Vers 9H30, j'ai le feu vert pour retourner déposer mes big bag. Je suis con, mais ça m'a tellement énervé cette histoire, que malgré, l'envie d'être mielleux au max, je n'ai pas pu m'empêcher, lorsque j'ai tendu mes papiers de lui dire "voilà les papiers déchirés" Ca n'a pas fait rire, puis les menaces sont tombées bien entendu. J'appelle mon chef, vous allez lui expliquer, vous me parlez pas comme ça, etc...Bref, personne n'est venue, et j'ai été invité avec le sourire (non j'déconne), à aller attendre un peu plus loin.
L'autre camion est en zone de déchargement, et je ne trouve pas de place pour me garer. Je pars voir le conducteur d'un chargeur, équipé de mes plus beaux EPI, chaussures correctement enfilées, les doigts sur la couture, et suis ses consignes pour me garer un peu plus loin.
L'attente durera bien quarante cinq minutes et je tombe sur un gars sympathique. Pour les big bag fortement inclinés, je lui propose qu'il les décharge grâce aux "oreilles, et je débarrasserai la palette. Il trouve l'idée pas trop mauvaise, mais je lui précise bien que c'est lui qui décide si il prend le big bag avec ou sans palette. Moi, je suis dans la remorque, et je suis ces consignes. Le pouce en l'air, il se démerde, le pouce en bas, je prépare les oreilles. C'est un peu long, mais au moins, j'ai bien le temps d'enrouler les sangles et de balayer au fur à et mesure. La fosse va prendre chère, très chère. Dire qu'Olivier me l'avait rendu plus propre qu'il ne l'avait prise….
Un des derniers big bag lâche sa marchandise. Des toutes petites billes d'alumine.. bordel, c part dans la fosse direct…..quelle matinée de merde. Moi qui pensait rentrer tôt à la maison.
Passage ne bascule dans un silence de cathédrale ; au revoir merci, et basta. Retour au dépôt pour charger mes bobineaux sur treillis, au nombre de six. Douze sangles par les noyaux et le tour est joué. Passage au GO, et parking.
Virgil est en réunion ; je laisse mes CMR et quitte le dépôt vers 13H40. J'en ai ma claque.
On va essayer de passer un weekend zen, mais si ça risque d'être compliqué. Je suis bien contrarié par ce qui s'est passé ce jour, surtout que je suis toujours très vigilant à ce que je dis à une femme, contrairement à une attitude plus direct que je peux avoir avec un mec. Bref….
Rester au frais, la chaleur en excite certains. Buvez frais, encore que.
Bon weekend à tous
Et bien, on n'a pas eu froid ce weekend ! J'ai beaucoup de mal quand les températures dépassent les trente degrés, alors ce weekend, j'ai été servi. La température nocturne n'est jamais descendue en dessous de 26°C en extérieur. Au petit matin, quand je sors la voiture du garage, j'ai encore un bon 24. On va souffrir dans les cabines cette semaine. Pour ma part, j'aurais droit à une petite semaine de congés semaine prochaine ; je ne doute pas qu'elle fera du bien.
Je quitte le dépôt à 6H05 pour livrer mes bobineaux à Cébazat. Je croise Julien, un peu avant Andrézieux, mais il ne me calcule pas. Puis, c'est au tour de Thierry, alias Zoulou974 de croiser ma route à la hauteur de Noirétable, ou c'est peut être moi qui croise la sienne.
La température monte vite ce matin, malgré que je me dirige sur l'Auvergne, il fait déjà bien assez chaud pour dessangler devant la porte du hall, avec le soleil qui me tape dans le dos. Je roule mes sangles, mais ne les range pas ; en effet, je devrais en avoir besoin au chargement en milieu de matinée. Pour l'instant, le déchargement du camion qui me précède est un peu long, voir très long. Généralement, pour six bobines, en vingt minutes c'est réglé. J'y passerai plus de quarante minutes, papier compris.
J'aurais dû prendre mon café du temps où ils s'occupaient de mon prédécesseur. Tans pis, je ne serais pas caféiné.
J'arrive au chargement avec quarante cinq minutes de retard, mais pas grave, je serais rapidement en zone de chargement. Mes huit colis de tôles sont prêtes, c'est assez rapide avec mon petit jeune qui est bien adroit et place très bien mes lots. Trois sangles et six équerres plus tard, je prends la porte de sortie, avec moins de dix tonnes dans la remorque. La montée sur le secteur Niortais sera rapide par ma route habituelle.
Hier, j'ai regardé où se trouvait mon chantier. Je peux y arriver en passant par Parthenay et donc arriver par le nord de la commune, plutôt que par le sud et donc prendre l'autoroute entre Poitiers et Niort.
Sur la route, j'appelle le client. Ils attaquent le chantier dès 6H00 le matin ; on se cale pour livrer à la première heure. Tu m'étonnes qu'ils attaquent de bonne heure : poser du bardage au soleil...tu te brûles, non.
Dès que je suis sur la RCEA, la température dépasse les quarante degrés, et j'arriverais même à quarante quatre vers 17h30 à l'entrée de Parthenay.
Je n'arriverai pas jusqu'à la petite zone mi artisanale mi commerciale, mais j'avais vu à une demie heure de ma destination, qu'à la sortie d'un village, je pouvais facilement me garer et à l'ombre. Bon, je n'avais pas vu les panneaux d'interdiction de stationner au plus de 3.5 T. Je vois l'ombre et pas le panneaux, pis c'est tout.
La température s'est fixée à quarante trois degrés….pas d'air, on va morfler ce soir.
Vers 2h00 du matin, j'ai dû redémarrer la camion, car mes batteries criaient "au secours". Lorsque le moteur tourne, je vois que la température d'huile indique encore 50° C!! J'ai coupé le moteur dans les 19H00....tu penses que l'on a chaud dans nos cabines.
La nuit a été bien calme, mais difficile. Dormir plus d'une heure d'affilée relève du miracle. Pas trop d'appétit ce matin, alors je me contente d'un café solo, que je prends à l'extérieur. Je fais une toilette de chat, histoire de sentir le frais. Il fait déjà 27° C.
La départementale qui mène à mon chantier ne traverse plus qu'un seul village, mais c'est bien assez étroit. Je suis devant ma destination à 6H25 ; les gars sont bien présents. Hier, ils ont travaillé toute la journée, car ils avaient loué une grue pour monter la charpente. Aujourd'hui, le responsable leur a dit de terminer à 11H00. Je place le camion face à l'entré du chantier, comme demandé très gentiment par mon correspondant. Il pensait que ça me ferait chier, tu parles, il y a de la place et pas âme qui vive dans cette ZA. Du temps que l'on décharge, personne n'est passé, alors pourquoi se compliquer la vie.
Je remonte entre Cholet et Montaigu pour ma mission "rechargement", mission que j'ai acceptée, vu que je n'ai pas le choix. Je passe par Chataigneraie, St Fulgent, Montaigu, puis prend la route qui mène à Cholet. Route que j'ai prise semaine dernière, lorsque j'ai livré Sodebo. Client à l'entrée de la ville. Au premier abord, la jeune femme qui m'accueille au poste de garde est un peu limite, mais elle s'adoucit très rapidement sur nos premiers échanges. L'interlocuteur n'est pas facile à trouver, mais il rappelle dans les cinq minutes. Sur le site, c'est le branle bas de combat. Le député du coin et quelques grosses huiles locales visitent le site. C'est cool, je serais très rapidement pris en charge pour sortir au plus vite. Oh et bien, si ça vous s'arrange, je ne ferais pas le difficile. On en rigole bien avec mon chargeur, dont le loisir est le cheval, disons que le cheval, c'est son dada. Moi, je n'y connais rien en canasson ; je n'ai pas évoqué ma seule connaissance en cheval : la hachis de chez Spangherro. Il avait l'air d'avoir de l'humour, mais je n'ai pas testé ; en plus, il n'avait pas fini de me charger. Et puis à la fin, j'ai oublié.
Il est 10H30, il n'y a plus qu'à descendre au plus bas des heures. Alors, on fait 9 ou 10?
Ben, je ne sais pas. On va voir.
Déjà, je file jusqu'à trouver un petit coin à l'ombre pour une petite salade bien fraiche. Un nouvel arrêt au rond point de la Croisière, pour une glace, assez onéreuse, mais je l'ai appréciée à son juste prix.
En fait, les neuf heures m'emmène à dix minutes près au dépôt de St Pourçain. Chiotte, douche, ombre, marchand de glace à deux kilomètres ; ca va le faire.
Demain, je livre à côté de mon dépôt, puis je reprends quatre bobines à mettre en fosse pour la Ferrière. Une éternité que je n'étais pas monté là bas.
Juste un café au camion ce matin, un passage aux bains pour un rafraichissement et lavage des chicos, et je suis prêt à prendre la route. Je lâche le frein de parc à 5H05, à moi la N7.
Peu de circulation, on est bien Tintin. Ce matin, la température de l'huile moteur est à 40° C...Pas besoin de faire tourner le moteur, il est presque chaud.
Je stoppe à l'aire du Forez pour un pain aux raisins et un autre café, histoire de laisser le bouchon de Givors se diluer un peu. Sans doute un bon choix, car je ne ralentirai uniquement pour prendre ma sortie, ou peu être une centaine de mètres avant. Bien entendu, je n'ai pas de souci à trouver le client, par contre, j'ai un peu d'attente avant de passer en bascule, pour aller en zone de déchargement. C'est craignos tout de même ; le site est spécialisé en récupération de métaux ferreux en tous genres. Il y a des copeaux de partout au sol. Je n'irais pas faire demi tour dans une zone trop chargée en copeaux. Mon interlocuteur semble comprendre et me précise qu'ils n'ont pas eu le temps de balayer.
Une fois en zone, cela va assez vite, par contre les fûts ont bien rendu l'huile qui enrobait les copeaux. Certains fûts devaient être percés, j'ai de belles flaques d'huile, mais je peux emprunter un sac d'absorbant. Ca pue cette huile ; déjà que j'ai de belles traces sur la remorque, me voilà avec un plancher bien crade.
On échange un peu avec Virgil sur ma date de départ "à la retraite", avec un petit café de compagnie, puis il est temps d'aller dans le hall des bobines pour y charger mes quatre bobines, pour un peu plus de 27 T. Avec mon transport de déchet de la semaine dernière, ma fosse est, elle aussi, bien crade. Un bon coup de balai, même si je sais que je devrais à nouveau balayer en fin de semaine.
Une douche fraiche là dessus, et je peux enfin prendre la route pour monter en Vendée. J'ai décidé de monter par Montluçon, La Chatre, Le Blanc, Chauvigny, et je vise le Pré Vert à Paizay le Sec, pour couper. Logiquement, ça devrait passer en claquant une dix ce jour.
J'aime bien cette route, à par la traversée de la Châtre qui est étroite et donc un peu pénible, le reste se fait bien, même avec ma charge. Au fur et à mesure que j'avance sur mon trajet, je suis rassuré, je pourrais viser Paizay, et si le parking est plein, ce qui m'étonnerait, je pourrais pousser jusqu'à Chauvigny.
Et pas de problème, il y a de la place et j'ai vingt cinq minutes de marge.
Repas avec six collègues bien sympas. Quelques chauffeurs sont à table autour de nous. Nous sommes une petite dizaine.
Il fait plus de 40° C à la sortie du repas. J'ai moyennement envie de retrouver ma cabine. Avant de m'installer, je passe par la case remorque pour un balayage en règle de l'absorbant, qui a moyennement rempli son rôle. Mais il fait trop chaud sous la bâche, je fais des petits tas avec le balai, je viendrai demain matin les ramasser et les jeter à la poubelle. Avec la chaleur, j'ai une bonne odeur d'atelier de mécanique avec l'huile de coupe qui s'est imprégnée dans le plancher...beurk.
J'ai dormi avec la climatisation cette nuit, mais à 3h00, j'ai été réveillé par le bip bip de l'état batterie. Je n'ai pas osé démarrer le camion pour rafraichir, alors, j'ai tenté le courant d'air en ouvrant les vitres. Mais pour qu'un courant d'air soit efficace, il faut de l'air, et il n'y en a pas.
Le début de journée est difficile, l'accumulation des nuits courtes et peu réparatrices, font que j'ai beaucoup de mal pour tous les efforts, en gros, je n'ai pas d'énergie. Hier, j'avais pu voir que notre grand Monsieur, Roi de la "déboitable", j'ai nommé Monsieur TIM, était au CR de Poitiers, mais il part à la même heure que moi, nous n'aurons donc pas l'occasion de boire un café.
Je récupère justement l'autoroute à la hauteur du CR de Poitiers, pour ne plus la quitter jusqu'à la sortie La Roche sur Yon.
Lorsque je franchis le portail du client, Benoit est en train de manœuvrer pour entrer dans le hall. Parfaite synchronisation! Je pars le saluer, mais comme il doit dessangler, et moi aussi, chacun sa merde. On finit par passer un peu de temps ensemble, puis c'est mon tour. Le pontier fait un peu de place avant de commencer à décharger de mes quatre bobines. Il prend en premier la bobine au tablier, car il y a urgence. Il l'emmène devant la dérouleuse ; celle ci va partir en production dès que j'aurais tourner les talons.
Vers 9H00, je repasse en bascule mais dans le sens de sortie. A priori, on devrait charger sur place désormais pour des retours sur RA.
Dans l'attente, je descends à St Gemme La Plaine pour mon rechargement. Pas de camion en attente, dans les dix minutes, un gars vient me chercher. Il commence à bien faire chaud, mais je n'aurai à débâcher qu'un côté pour charger, mais je devrai changer d'emplacement par deux fois pour deux références. De ce que j'ai compris, demain, il sont en inventaire, et pour faciliter le boulot de demain, ils n'ont pas préparé les commandes, d'où ces déplacements. Je passerai donc plus de 1H30 sur place. Je suis en sueur, et les douches ne sont pas accessibles….gr gr. Je suis bon pour une toilette au gant, histoire de remonter à peu près frais dans la cabine.
Pas d'ombre, je fais tourner la climatisation, et passe à table. Je finis mon Gaspacho, un peu de melon, un peu de saumon, suffiront à me sustenter.
Allez go, je vise le dépôt de St Pourçain. Logiquement, j'y retrouverais Benoit et Olivier. On passe pas mal de temps au téléphone via WhatsApp.
Benoit, qui a pris la route via Melle et Confolens, me signale, que c'est un enfer à rouler en raison des nombreux convois agricoles. Tu m'étonnes. Bon, ben je descends pas Poitiers, Bellac. J'ai bien fait hier de prendre la route via Le Blanc, La Châtre.
Je m'arrêterai à Lussac pour une sieste d'une demie heure ; je n'en pouvais plus. Lorsque le téléphone-réveil a sonné, j'étais perdu. J'ai dû bien dormir, c'est sûr!
Un peu plus d'énergie pour finir ma journée de route. Je devrais finir avec entre vingt et trente minutes de marge sur ma dix de ce jour. Olivier est déjà arrivé, lui livre demain dans le Puy de Dôme, limite Allier. Benoit est aussi là, ainsi qu'un chauffeur de Sorgues. Toujours sympa les collègues de Sorgues.
Après ma douche, on part vers 20H00 à la rôtisserie proche du dépôt. La salle est climatisée, on y est vraiment bien. Une grosse salade repas pour moi et une belle glace, c'est bien pour clôturer la semaine avec les collègues.
Demain, après ma livraison sur la Côte Saint André, je dois reprendre un lot au dépôt pour le livrer foulée à Brézins, sur la plate forme "bâtiment" locale.
Décollage 5H01. Mes onze ont été faites en début de semaine, pas d'inquiétude d'ici là.
Etant au dépôt, j'enclenche la climatisation pour la nuit, on verra bien si les batteries tiennent. Programmation sur 25, en ventilation sur 1, elle est assez "silencieuse". C'est plutôt l'échangeur extérieur qui est bruyant. Mais claqué comme je suis, je trouve le sommeil assez rapidement. Vers 3H00, la climatisation tourne toujours, mais la soif m'a réveillé. Le reste de la nuit est plus critique, avec de courtes périodes de sommeil.
Un café solo ce matin, pas d'appétit. Le matin, j'ai toujours faim. Je peux sauter les repas, jamais les PDJ. Un passage rapide à la salle de bains pour se rafraichir, et on file direction Lyon. Parcours habituel pour descendre, sans trop de monde sur la route. Le jour se lève. Roanne et Saint Etienne passe crème. Maps n'annonce rien de catastrophique à la hauteur de CC du Gier ainsi que le pont de Givors. On passe à 60 km/h. Le télétravail et les RTT du vendredi, favorisent la fluidité du trafic de fin de semaine, sans aucun doute.
Alors que je suis dans la traversée de Vienne, Virgil me contacte pour m'annoncer qu'il me retire la mission entre le dépôt et Brézins. Michel, le tout dernier chauffeur arrivé au dépôt, a de l'avance, il va s'y coller. Cool, je fais prendre mon temps pour un arrêt au relais des Blâches (non pas celui de la N7), mais celui avant La Côte.
En ressortant, une tornade aux couleurs de la maison Combronde ma passe devant ; c'est notre petite Léa. Elle n'a pas le temps d'une pause café, elle a du boulot avant de remonter sur l'Allier. Je ne le sais pas encore, mais elle ne pourra pas sortir son lot pour remonter, et je devrais m'y coller. Virgil a un peu trop forcé sur les "tourne en rond". Et on le sait tous, ces missions sont chronophages.
Pour ma part, ma livraison se passe correctement. C'est un peu long, car le cariste part ranger la marchandise au fur et à mesure du déchargement. Mais à ce moment, je m'en fous un peu, je ne suis pas pressé.
Au dépôt, je file de suite au lavage. Il me faut nettoyer mon sol de ma remorque. D'une part, les tâches d'huile sont présentes, mais c'est surtout c'est odeur d'huile de coupe qui me gêne. Savon, frottage au balai, et karcher. Bon, la fosse est à refaire, mais il faut d'abord qu'elle sèche. Je referme, et passe au GO. C'est à ce moment que Virgil m'appelle, alors que je suis en train de préparer mes sacs. Il me demande si je suis ok pour partir sur Sury Le Comtal pour enlever le lot de Léa. Ben, je m'y colle.
Je ne passe pas au GO et file direct sans avoir l'adresse. Chargement avant 15H00, il est plus de 13h00, quand je quitte le dépôt. Léa, que je croise, me donne les infos et la numéro de la commande. Le client de Firminy a refusé qu'elle livre cet après midi. Elle retourne la déposer au dépôt.
Nous sommes trois camions à charger, mais ça va vite. J'en repars avant 15H00. On se cale avec Léa, l'échange de came se fera dans le hall des tôles à l'abri du soleil, mais aussi, sans gêne sur le parc, vu le trafic le vendredi après midi.
Hocine me vide et pose les palettes au sol ; Cédric les reprend et charge le camion de Léa. Ca drift grave. Virgil vient nous voir, un peu penau!! Il paie son coup...y avait intérêt, sinon, on brulait les camions.
Bon, je sors le camion pour enfin faire mes pleins.
Virgil me rappelle. De suite, il annonce "tu vas me tuer". "Je repars où, il ne me reste pas deux heures à rouler". "Non, c'est pour lundi, as tu une disponibilité lundi matin? Robert est bloqué sur l'A7 suite à un incendie, et n'a pas pu livrer cet après midi. Lundi, il a un RDV médical important, la came doit être livrée impérativement lundi matin à deux adresses autour de Lyon. Tu prends son camion, livre et retour". Ok!
Après mes pleins, je passe au bureau vider ma carte. On convient que j'appelle directement Robert qui est encore bloqué. Moi, je me rentre, contacte Robert. J'ai les deux adresses ; il m'a donné les instructions pour les lots. Le second est en centre ville de Tassin La Demie Lune….
Les vacances démarreront après ces deux déposes.
Léger apéro sur la terrasse ce soir, avec un petit vent sympathique. Pourvu qu'il fasse un peu plus frais ce soir.
Je vous dis à dans une dizaine.
Bon weekend à tous