FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2026 Partager sur Facebook
  • Photos
  • A l'arrêt au km 55
    Valentino fait ses caprices
    Le dépanneur, la t^te dans les fusibles
    Diommage, ce n'est pas le bon
    Les Corbières
  • Jeudi 4 Juin 2026
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    Je suis réveillé légèrement avant que le téléphone m'arrache de la couchette. Je range un peu du temps que la HandCoffee prépare mon breuvage noir et chaud. Un passage aux blocs sanitaires pour un rafraichissement matinal et histoire de ne pas avoir une haleine de poney, et il est temps de partir.

    Avant le rond point de l'autoroute, la BAC locale aidée de la PN procède à des interpellations. Pas compris, mais il y avait de grosses voitures très mal garées, et je suppose que l'interpellation a été sportive. Vu, les équipements lourds des forces de l'ordre avec leurs énormes fusils braqués face à la route, je ne demande pas mieux que de circuler.

    L'autoroute est bien peu chargée. Je m'attendais à voir dans le sens de la montée, un "train" de camions, mais les frigos sont sans doute déjà en train de livrer, à cette heure, les MIN du secteur. Pas de coup de fatigue et c'est tant mieux, car, je suis tendu pour tenir l'horaire de RDV. 

    Vers Remoulins, un PMV indique que nous devrions avoir un ralentissement sur Nîmes, ors Maps n'indique absolument rien. Je tente de trouver une info sur 107.7, mais RAS. Est ce un message laissé dans la nuit? 

    Et bien non, à l'approche de Nîmes, un véhicule de sécurité annonce bien des travaux, et on passe sur les deux files de gauche. Un second véhicule indique "fermeture temporaire des voies". Nous stoppons donc tous, je suis moi même sur la file du milieu, mais à droite, puisque la voie la plus à droite est fermée à la circulation. Aucun véhicule dans l'autre sens non plus, mais des agents nous indiquent qu'ils procèdent à la suppression d'un basculement de chaussée, et que nous devrions être à l'arrêt entre vingt et trente minutes. Je coupe le moteur et sors du camion, histoire de détendre mes jambes. Pas de circulation, signifie calme plat, c'est bien. Quinze sont passés, c'est déjà ça. En face, la circulation reprend, tout le monde s'apprête à redémarrer…….sauf moi. Valentino, qui me fait quelques caprices de temps en temps, ne reconnait pas la clef (je possède un "star/stop", et l'antenne du bouton a déjà était changée il y a bien un an). Je tente plusieurs fois : nada, walou. Coupe circuit, on attend trois minutes ; rien. Coupe circuit plus long ; rien n'y fait. Au bout de vingt minutes de tentatives, je suis toujours sur la file du milieu avec mes warnings, et on commence à me dépasser avec une certaine vitesse, car les véhicules arrivent de plus en plus loin. Après trente minutes d'essais vains, il faut se rendre à l'évidence, il ne repartira pas! 

    Un véhicule de sécurité vient à ma rencontre et me demande de ne pas faire ma coupure ici. Oui, mais non. Il place son véhicule quelques mètres derrière mon ensemble, c'est déjà plus sécuritaire et informe qu'il ne peut pas ouvrir la voie de droite en raison d'un camion récalcitrant. Toujours impossible à démarrer, une dépanneuse est appelée, la gendarmerie passe me voir. Je dois sortir de la cabine désormais et me mettre en sécurité. Nous voilà dans de beaux draps.

    On attend près d'une heure le dépanneur. Il me demande les clefs, mais je dois rester en retrait. Putain, il monte avec ses grosses pompes sur mes tapis...suis vert (oui, moi en plus!), mais bon…. Il passe côté passager, car il ne trouve pas le Neiman...Ah, on n'est pas parti sur de bonnes bases là. Suis invité à remonter dans la cabine. Regard sur les fusibles ; il appelle, je pense des collègues pour une assistance téléphonique et des conseils. On essaye encore et toujours ; rien. 

    Décision est prise d'envoyer du lourd. Lorsqu'il commence à remplir le dossier, je dois lui donne le kilométrage du camion, et en éclairant le TDB, celui çi commence par un affichage que je considère plus positif, à savoir "prise en compte des paramètres du conducteur 1". Je le laisse "mouliné", puis, je tente un démarrage et euréka, les six cylindres répondent présent.

    Le service de sécurité nous demande de filer rapidos, et on ne se fait pas prier. Mais maintenant, il faut remplir le dossier et assurer un paiement. On prend la première aire de repos, sans couper le moteur, bien sûr. Trente cinq minutes pour tout réunir....Bon, j'ai eu le temps de faire couler deux cafés pour mon sauveteur qui n'a rien sauvé, mais qui s'est déplacé et moi même.

    Il est 7H08 quand je repars. C'est bien mort pour mon RDV, mais c'est une livraison urgente demandée par le client, ca devrait le faire!

    J'arrive chez LIDL, le parking est full, avec 80% de frigos qui tournent. On a bon être en pleine campagne, les bruits mécaniques sont bien présents. Si j'ai un peu d'attente, ca va être sympa. 

    Ici, c'est une borne électronique qui te reçoit. Mon inscription se passe bien, et l'écran m'indique même une fenêtre de livraison attendue entre 6 et 10H00. Bon, j'ai dix minutes de retard, ca va. Au départ, je suis garé à l'arrière des frigos dans l'allée, puis dans les trente minutes qui suivent quelques places se sont libérées, je bouge afin de moins gêné la circulation des véhicules.

    Une heure de passée et je n'ai toujours pas reçu de SMS, puis deux heures. Aussi, je pars au poste de sécurité, pour relancer, signalant ainsi que c'est une livraison "express". C'est bien confirmé, c'est une livraison express, mais je dois attendre.

    Un peu de lecture, un peu de marche, mais le parking ce n'est pas ce qu'il y a de bien sympa pour marcher, surtout avec les TK et autres Carrier qui hurlent. Je grignote aussi avec un petit café, puis un peu de repos dans la couchette, tout en restant sur le qui-vive avec le téléphone. Donc, rien de bien reposant. Le temps est long dans ces cas là. Quelques A/R avec Virgil pour qu'il relance aussi. Il a le même retour que moi : il faut attendre. Le parking se vide peu à peu. Vers 13H00, moins d'une dizaine de camions est encore présent. J'ai donc un peu moins de bruit ambiant. Vers 13H30, nous ne sommes plus que trois. C'est vers ce moment que je reçois enfin mon SMS bienveillant : quai 15.

    Je suis le seul camion dans la longueur du bâtiment. Je ne mettrai que trente cinq minutes pour vider mon lot, mais l'attente sera plus longue pour la lettre de voiture. Et encore, j'ai gentiment insisté, argumentant que je finissais mon amplitude dans moins d'une heure et qu'il me fallait remonter un peu. 

    Je pars de Bazièges, il est 15H45, et il ne reste qu'un seul camion sur le parking, mais il a les rideaux tirés. Sans doute une livraison demain à la première heure. Dans l'attente, j'ai pris une douche froide dans un bel espace, mais c'était bien froid.

    Je devais charger à St Jory, puis c'est annulé à cause du retard pris, puis, un lot à prendre je ne sais plus trop où, mais une autre astreinte tombe. Je dois être à Vinay demain entre 9 et 11. Bon, je monte jusqu'à Lézignan Corbières, au relais du même nom. La traversée de Lézignan, ce n'est pas top en PL. 

    Je me gare à côté d'une pisciniste, mais ce n'est pas Pierre70, et c'est bien dommage.