FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mars 2026 Partager sur Facebook
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  • 14h00, moi, je suis prĂȘt.....
    16H30, on part chercher les longueurs
  • Lundi 16 Mars 2026
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    Sur le papier, j'ai une journée cool, mais en réalité, je sais qu'il me faudra de la patience. 

    Vers 7H00, je mets les voiles, après avoir ajusté mon niveau de liquide de refroidissement. J'ai oublié de le faire vendredi, ce matin, le moteur est froid, je fais le niveau. Je croise Mickael qui descend sur Valence. La traversée de Vienne, oh surprise, passe merveilleusement bien, ce qui me fait arriver bien avant les 8h00 sur la plate forme chimique de Roussillon. 

    Le temps de revêtir une tenue conformé aux exigences du client, et je peux me présenter à l'accueil. Dans les dix minutes, je suis en bascule et je ne tarde pas à voir mon interlocuteur arriver. 

    Rapidement dans la zone délimitée, sans dépasser les traits, en "bon chauffeur" que je suis, on attaque après les salutations d'usage. Il n'y aura que douze IBC à prendre ; ma foi, c'est vous qui décidez. J'ai dû être en bascule de sortie vers 8H40. J'hésité à me faire couler un café, et puis je décide de me diriger vers St Fons, si cette journée était placée sur une Belle Etoile (jeu de mot, Maitre Capello). *Aves mes plaques oranges ,je roule pépère, comme vendredi, pourquoi s'affoler.

    Quelques camions à l'arrivée sur le site, ce qui fait de suite un peu de brin à l'entrée, vue qu'il n'y a pas de parking d'attente. Mais ca va, je n'ai guère perdu de temps. 

    Mes gars sont de suite disponible et eu nombre de deux, si bien que c'est aussi torché en vingt minutes. 

    Au départ de Roussillon, je visais de couper une trois heures au PEH, bonne pioche, j'ai quarante minutes pour m'y rendre, ca devrait le faire.

    Me voilà garé, je peux ranger mes affaires de la semaine, faire un petit ménage, mais avant cela, un petit café accompagné de petits cakes maison.

    Repas rapide au camion, puis j'essaie de trouver un léger sommeil, mais non, je finirais pas regarder des vidéos d'assai de moto d'endura, afin de figer mon projet achat.

    Il faut retourner à la mine, et c'est un peu le cas ,car je vais rentrer dans des halls bien sombres, et je devrais passer pas mal de temps là bas ; à moins d'être encore chanceux cet après midi.

    A 14H00, je serais en place, comme demandé par notre cher client, qui comme d'habitude sera bien en retard pour me charger. C'est un intérimaire qui va s'occuper de moi. Mais pas avant 15h30. On est parti sur des bases qui localement sont qualifiées de "normales". 

    Mais c'est vraiment chiant de les voir tourner, passer à pied tout en se plaignant de tout et de rien, changer de fen, croiser un collègue et papoter, bref, ils brassent de l'air, si bien que je mets mon tour de coup pour ne pas prendre froid.

    En gros, je sors du premier hall, il est dans les 17H00, et quand je vois la liste des longueurs qui doivent être chargées, dans deux zones différentes, avec en plus une tôle plate qu'ils seront obligés d'enlever pour placer leurs longueurs, je me demande si à Pâques, je serais parti.

    Dans le second hall je commence à débâcher et comme par hasard, ils gueulent à cause de la tôle. Pendant Dix minutes au moins, ca regarde cette tôle "et c'est pas à nous de l'enlever, on n'a pas de fen", et "Bernard, il fait n'importe quoi, si c'était nous, on se ferait engueuler".

    Moi, je remonte dans la cabine, et leur dis, "vous me réveillez quand vous avez fini, svp".

    Pour faire court, à 18H45, tout était en place, je n'ai plus qu'à jeter mes sangles. Je me retrouve seul dans ce grand hall….pas trop normal, vu que tu grimpes n'importe comment pour faire passer des sangles sur les piles qui assurent la base du chargement. J'en ai fait part aussi bien chez moi, qu'à la sortie à la personne qui contrôle le chargement.

    Lui, je l'ai bien cassé. Dans sans premier temps, il m'accueille tout sourire " ça était aujourd'hui". "Tu plaisantes"..."ben quand même, vu ce qui avait a chargé". "Quand tu arrives à 14H00, et que le premier colis est sur la qu'à 15H45, t'as bouffé presque deux heures"

    Après, il voulait que je rajoute une sangle sur un colis. "Même pas en rêve". Bref, j'ai été limite, mais je lui ai clairement dit, "que la prochaine fois, à 18H00, on partait…..c'est le contrat".

    Ma première idée en remontant dans la cabine, est de rentrer chez moi. Pas le goût à reprendre la route, et puis, je me rappelle que ma femme va garder les petits fils chez sa fille ce soir. Pas envie de rouler jusqu'à Thiers, alors, ce sera go Veauche.

    A 20H20, fin des opérations, direction la douche pour se détendre et repas dans la salle chauffeur. Bizarrement, je serais le seul camion ce soir.