FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2026 Partager sur Facebook
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  • Ce n'est pas large, l'arrivée à Clesud
    et c'est pour attendre !
  • Jeudi 18 Juin 2026
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    La soirée a été fraiche. Entendez par là, qu'elle n'était pas suffocante comme les précédents jours. J'ai pu me garer au même endroit que la semaine dernière, sous les arbres, loin des bâtiments, et sur un sol peu goudronné. Aucune réverbération de chaleur, un petit vent "frais, qui traversait la cabine, portes grandes ouvertes, c'était correct. J'ai attendu le dernier moment pour prendre ma douche, juste avant de me coucher. 

    Ce matin, le départ est donné à 6H05 pour rejoindre l'A7 à Piolenc. Ce matin, full autoroute. Ca roule déjà pas mal ce matin, et ceci dans les deux sens.

    Je m'annonce à 7h45 chez le client pour un RDV à 8H00. Malgré l'accueil souriant de la charmante dame, je suis refroidi de suite : il y aura de l'attente, mais sans précision aucune.

    En fait d'attente, je passerais plus d'une heure quarante cinq. Je n'ai jamais trop apprécié cette base, où nous venons assez souvent lorsque nous faisions du carrelage ; je vois que ça n'a pas trop changé. Ils sont beaucoup de camions. Oui, je comprends bien, mais les RDV, c'est bien vous qui les donnez? A 9H00, j'avais annoncé ce que Virgil m'avait dit "à 9H30, on part". Bizarrement, à 29, on me donne un quai. Mais, j'avais fait le pari avec Virgil que le quai me serait donné pour une nouvelle attente. J'ai malheureusement gagné. J'aurais tellement voulu perdre. Pour quinze minutes de boulot, je repars à 10H20. J'ai quand même eu droit à un sermon d'une chefaillon, menaçant de ne pas me décharger, lorsque, en réponse au cariste, s'excusant du retard, je disais "on ne s'attend pas à attendre 1h30 lorsque que les RDV sont pris". Bref, c'est saoulant, ces menaces à dix sous, ces abus de pouvoir. Ils savent tous que l'on a des engagements derrière, bref, je hais ces plate formes.

    Dès que j'arrive sur la parking d'Arcelor à Fos, un gars sorti de nul part vient me voir. "C'est toi qui vient charger des big bag d'alumine". Je ne sais pas ce que doivent contenir les sacs, mais, c'est pour l'Air Liquide à destination de Sérézin du Rhône.

    Ouha, je suis attendu ! Le temps de faire les papiers d'entrée sur le site avec les mêmes jeunes femmes de la semaine dernière, et je suis mon gars pour la traversée du site de Fos. On fait bien trois ou quatre kilomètres, avant de s'arrêter dans une petite zone où la came est stockée. Petite marche arrière à contre main, pour accéder au chemin, et je peux débâcher côté ombre. Les choses sont bien faites, et tant mieux, car avec le bleu de travail, tu as vite chaud. Le gars est compréhensif et me propose de quitter mon casque. Tu parles, la bonne idée. Une sangle par rangée de big bag, soit onze sangles, puisque…..oui, vingt deux big bag.

    Une heure trente passée, gars sympathique qui de plus m'a chargé depuis un seul côté, celui qui était à l'ombre. Il est pratiquement 12H30 quand je passe le portail de sortie du site. Ouais, pas sûr que je puisse livrer en foulée ; on va attendre l'ouverture du client pour connaitre leurs horaires d'ouverture. 

    Après 14H00, j'ai ma réponse : dernier camion 15H45. Alors à demain matin alors ! Sortie Piolenc pour la douche, histoire de rouler propre. Pas de douche pour Valentino, le département du Vaucluse a déjà interdit les lavages des véhicules chez les particuliers. 

    Je ne reprends pas l'autoroute et monte sagement jusqu'à La Roche de Glun. Morgan, le dernier chauffeur rentré chez nous, arrivera dans l'heure suivante, ainsi que David du dépôt de Veauche. Ce soir, on mange de la poussière, et il fait bien lourd. 

    Etant donné que ma journée de demain sera sans doute très cool, j'envoie un SMS à Virgil, pour lui demander si il a un voyage de flotte à faire, suis volontaire. Je préfère le savoir que l'apprendre à la dernière minute, alors qua dans ta tête, la semaine est finie.

    La nuit va être délicate. En soirée, je pars marcher dans les vergers en face du restaurant ; c'est fou, la différence de température, surtout le "ressenti". J'étais à deux doigts de décrocher, pour mettre la cabine entre les abricotiers. J'ai pas osé….

    En revenant au parking, la moitié des moteurs tourne. Les gars font descendre la température de la cabine, avant de démarrer la climatisation de nuit. Ils chargent ainsi les batteries pour la nuit à venir.