| Carnet de bord de Juin 2026 | Partager sur Facebook |
La nuit a été bien calme, mais difficile. Dormir plus d'une heure d'affilée relève du miracle. Pas trop d'appétit ce matin, alors je me contente d'un café solo, que je prends à l'extérieur. Je fais une toilette de chat, histoire de sentir le frais. Il fait déjà 27° C.
La départementale qui mène à mon chantier ne traverse plus qu'un seul village, mais c'est bien assez étroit. Je suis devant ma destination à 6H25 ; les gars sont bien présents. Hier, ils ont travaillé toute la journée, car ils avaient loué une grue pour monter la charpente. Aujourd'hui, le responsable leur a dit de terminer à 11H00. Je place le camion face à l'entré du chantier, comme demandé très gentiment par mon correspondant. Il pensait que ça me ferait chier, tu parles, il y a de la place et pas âme qui vive dans cette ZA. Du temps que l'on décharge, personne n'est passé, alors pourquoi se compliquer la vie.
Je remonte entre Cholet et Montaigu pour ma mission "rechargement", mission que j'ai acceptée, vu que je n'ai pas le choix. Je passe par Chataigneraie, St Fulgent, Montaigu, puis prend la route qui mène à Cholet. Route que j'ai prise semaine dernière, lorsque j'ai livré Sodebo. Client à l'entrée de la ville. Au premier abord, la jeune femme qui m'accueille au poste de garde est un peu limite, mais elle s'adoucit très rapidement sur nos premiers échanges. L'interlocuteur n'est pas facile à trouver, mais il rappelle dans les cinq minutes. Sur le site, c'est le branle bas de combat. Le député du coin et quelques grosses huiles locales visitent le site. C'est cool, je serais très rapidement pris en charge pour sortir au plus vite. Oh et bien, si ça vous s'arrange, je ne ferais pas le difficile. On en rigole bien avec mon chargeur, dont le loisir est le cheval, disons que le cheval, c'est son dada. Moi, je n'y connais rien en canasson ; je n'ai pas évoqué ma seule connaissance en cheval : la hachis de chez Spangherro. Il avait l'air d'avoir de l'humour, mais je n'ai pas testé ; en plus, il n'avait pas fini de me charger. Et puis à la fin, j'ai oublié.
Il est 10H30, il n'y a plus qu'à descendre au plus bas des heures. Alors, on fait 9 ou 10?
Ben, je ne sais pas. On va voir.
Déjà, je file jusqu'à trouver un petit coin à l'ombre pour une petite salade bien fraiche. Un nouvel arrêt au rond point de la Croisière, pour une glace, assez onéreuse, mais je l'ai appréciée à son juste prix.
En fait, les neuf heures m'emmène à dix minutes près au dépôt de St Pourçain. Chiotte, douche, ombre, marchand de glace à deux kilomètres ; ca va le faire.
Demain, je livre à côté de mon dépôt, puis je reprends quatre bobines à mettre en fosse pour la Ferrière. Une éternité que je n'étais pas monté là bas.