FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mars 2026 Partager sur Facebook
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  • The Machine of SM
    De la bonne vieille industrie française
    De la bonne patisserie maison
    L'attente commence
    Là, je suis fâché
  • Lundi 30 Mars 2026
  •  

    Après un gros samedi à s'occuper de l'extérieur, le dimanche a été plus cool avec des amis. Sans surprise, nous avons bu du bon vin, mais seulement le dimanche midi.

    Ce lundi est dans la continuité du dimanche : ca caille grave. Ma voiture est restée au garage tout le weekend, je n'ai pas à gratter son pare brise pour partir. Encore que, y a t-il gelé? Je ne sais pas.

    J'arrive trop tôt au camion, la faute à notre petite chatte qui vient nous réveiller quand elle veut sortir et abandonner quelques instants des quatre chatons nés mercredi. Quand elle sort, elle regarde bien ma femme, avec un regard qui en dit long "tu les surveilles et je te fais confiance, ok?"

    Avec un rdv a St Priest en Jarez chez Leroy Merlin, je n'ai pas trop de route. Le magasin est situé juste à côté d'un de nos fidèles lecteurs de CDB, Jocelyn. Je suis le second camion, mais je serais le premier à rentrer dans le dépôt de LM, et c'est bien étroit pour aller jusqu'à la cour des matériaux, où se situe la zone de déchargement. Bon, les gars sont assez sympas, mais ils n'ont pas trop de volonté à bosser. Ca discute pas mal. Je m'en vois pas mal à débâcher cette saleté de vieille remorque. Je signale de suite à mon interlocuteur qu'il y aura deux sacs de grevés, mais il n'a pas l'air de s'en soucier, et il ne mettra pas de réserve. Je pense qu'ils ont un peu de perte vu la douceur des gars lorsqu'ils attrapent les palettes des matériaux. Ce sera un peu long à décharger, puisque j'en repars à 8H30, tout en longeant le parc des bus et tramway de la STAS (je crois que c'est le nom des transports urbains de Sainté.

    En remontant dans le camion, je m'aperçois que mon programme a changé, mais que je vais toujours cherché une bobine et deux caisses chez Aubert et Duval à Firminy, mais que je ne garderais pas, mais que je donnerais à Olivier. J'appelle Virgile pour confirmation, et effectivement, il préfère que je ne tourne pas avec cette bouse et en fosse cette semaine. Il échange donc ma tournée avec celle d'Olivier. 

    L'entrée du site d'A et D se situe juste à côté des entrepôts d'Afrac, et ce sont eux qui assurent la logistique pour ce client, sauf pour mes lots qui sont un peu particuliers (bobine).

    J'avais pu comprendre que Julien serait présent dans la matinée avant de partir en direction de la Belgique et des Pays Bas, et je vois bien son Scania à quai. Il est bien là. On bavarde un peu bien entendu, mais j' oublie complètement de faire une photo. Vous n'aurez droit qu'une vue de son camion. Et je vais le trahir…..mais chut, il a chargé deux caisses………..sans sangler, si si. En fait, Julien doit être un mytho, il ne sangle rien. Les photos qu'il met sur le forum, c'est de l'IA, j'en suis sûr. Malin le garçon. Qui l'aurait cru, hein!

    Après cela, je pars chercher mes lots dans cette vielle aciérie de briques, qui devait être au milieu du siècle dernier, un grand fleuron de la forge locale. Je crois qu'il y avait aussi des fours, aujourd'hui, je pense qu'ils ne servent uniquement à remettre les pièces en température avant qu'elles soient "frappées". Et bizarrement, ce n'est pas un site que j'ai visité dans mon ancien boulot. Le site des Ancizes oui, mais celui là, pas de souvenir.

    La bobine est une pièce entière brut, qui va être emmené par Olivier sur un site au nord de Nancy pour usinage. Usiner une pièce de 2 T, j'aimerais bien voir. Mais avant tout, il me faut la ramener  au dépôt où Olivier m'attend de pied ferme. Il a déjà chargé deux ou trois bobines pour un premier site. In trouvera facilement de la place pour les caisses et la bobine.

    Personnellement, je retourne attelé la remorque de Sorgues, et je prends un petit lot entre Loire et Montagny, pour me rapprocher du port de Lyon, puisque je vais charger chez Arcelor……...la loose totale, limite déprimant. Je charge juste avant midi, et pense que je vais trouver porte close pour livrer, mais non, le gone est travailleur, et je serais déchargé de suite, alors que le magasinier de la boite était en plein repas. Je lui ai bien précisé que je n'étais pas pressé, mais il a tenu à me vider de suite. Cinq ou six palettes, c'est vite fait et je le remercie.

    Maintenant, il s'agit de monter au PEH, chez Arcelor. Vous savez comment ça se passe là bas! Et bien autant vous dire que cela a été une cata. Pourtant, tout avait bien commencé. Dans la demie heure après mon arrivée, les tôles plates ont commencé à arriver et avant 15H00, j'avais tous les lots du premier hall. Incroyable, mais vraiment un record pour ici.

    Je change de hall pour passer au hall des longueurs. J'ouvre à nouveau les deux côtés, et je m'essaie pour le toit. Impossible de l'ouvrir. La lèvre arrière se soulève bien, malgré qu'elle soit lourde et difficile à manipuler en raison de la perche trop courte présente dans le lot de bord. En fait, je ne peux soulever cette lèvre ET pousser en même temps. La barre étant trop courte. Je vais voir un gars qui me charge habituellement, et avec qui cela se passe bien. Je l'aide pour positionner les bois de calage, enlever les élingues, etc... Non, me dit-il, il ne doit pas forcer, et surtout pas monter dans le camion. Je saisie une planche latérale, et lui montre que d'en bas, on peut le faire. Non, c'est trop dur. Les bras m'en tombent.

    Quand, je vais voir d'autres gars, ce n'est pas leur problème, pas leur hall. Très bien, c'est cool. J'essaie à nouveau, j'insiste même en essayant de placer un bois pour empêcher que le lèvre se verrouille, mais avec un bras qui tente de maintenir la lèvre, et l'autre qui tente de placer une cale, tout ceci en étant au bord de la remorque, prêt à tomber, j'arrête.

    Je fais voir le gars et lui dit que puisque c'est impossible à charger, je pars. Il s'en cogne grave, ça tombe bien moi aussi. J'avais appelé Virgile pour lui faire part de la situation, et le rappelle pour lui dire que je me casse.

    Au bureau, ils sont deux à m'attendre et confirme que leur gars n'ont pas à faire ci à faire ça. Très bien donc, je pars alors. Mais non, il fait réessayer. 

    Je rejoins ma cabine, me place côté passager, sors mon livre, mets les deux pieds sur le TDB, et je lis. Vingt minutes après, le plus ancien des hall, que l'on voit peu désormais (et malheureusement, car c'est le plus vaillant et de loin), vient me voir et me demande de revenir dans le hall, il va m'aider. Je lui explique quoi faire, même si il savait déjà, et en moins d'une minute, c'est torché. Je suis dans la zone de chargement, ma faignasse m'a bien vu, on croise nos regards, et je remonte dans la cabine reprendre ma lecture.

    Près de quarante minutes plus tard, un chefaillon vient me voir, je baisse un peu la livre, "tu charges". Je lui réponds "bien sûr, mais ici, on attend beaucoup plus que l'on bosse, alors je lis, et j'attends le bon vouloir de ton fainéant de collègue. Moi à 19H00, je me barre". Et je remonte ma vitre et reprend ma lecture.

    Pour faire court, le mac m'a chargé, je ne suis pas descendu de la cabine, saut pour aller aux toilettes, puis celui des longueurs alu est venu me voir pour me demander d'avancer pour qu'il charge ses longueurs. Pareil, suis resté dans la cabine. 

    Il était 16H00 quand je suis revenu dans le hall, et il est désormais 19H00 passé. Je sangle, et je me barre, sans celui une solide explication de ma part. La personne au bureau n'y est pour rien, et je lui précise bien, mais que c'est gars, je n'en peux plus de ces cons. Je lui signale que mon temps de service est dépassé, et qu'il note bien mon nom. Il m'avoue à demi mot, que la boite qui faisait la navette pour Orange a abandonné. Tu m'étonnes! Et c'est la faute aux chauffeurs ou aux cons dans les halls.

    Il reste une place sur l'un des deux parkings du PEH. Go à la douche, ma foi, bien entretenue et propre.