FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mars 2026 Partager sur Facebook
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  • Toupy's city
    Direction la Lozere
    Pause en Haute Loire
    Quel drôle de prénom "Relle"
  • Mardi 3 Mars 2026
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    J'ai eu droit à deux weekends en un, c'est bien cool.

    Ce matin, je dois charger trois bobines au dépôt pour les emmener à SQF, puis je reviendrais dans notre ZI, pour me rendre chez nos voisins prendre un voyage de panneaux photovoltaïques pour Bougé Chambalud.

    Ma remorque est bien revenue, et elle est bien vide, je peux l'atteler. C'est Philippe qui s'occupera de mon chargement ce matin. J'ai le temps d'aller ouvrir le hall avant qu'il arrive, et je finis juste d'ouvrir ma fosse quand il approche la première bobine. J'ai réajusté mes barres à ma façon pendant le chargement, et puis je devrais de toute manière rehausser certaines barres, car les chargements de panneaux sont haut. Je me fais d'ailleurs la réflexion, car le comportement de l'ensemble n'est absolument pas le même. Je devrais faire plus attention dans les courbes et les tourne en rond avec les panneaux, qu'avec les bobines.

    Vienne n'est pas encore bien réveillé, elle se traverse assez bien. Par contre, ce n'est pas la même limonade au niveau de l'arrivée sur SQF. C'est vraiment la mauvaise heure, mais je n'ai pas trop long à faire, juste deux ronds point à passer, et je suis chez le client.

    Le hall des bobines est fermée, je pars donc à pied, en ayant laissé l'ensemble dans la rue. On me dit d'entrer, je ne me laisse pas prier pour l'exécuter de suite et à contre main. Le pontier me fait d'ailleurs la réflexion, car je suis l'un des rares à rentrer de la sorte dans le hall d'après lui. Je ne trouve pas de difficulté majeure, il faut bien mémoriser que le portail d'entrée n'est pas en face de la porte du hall, mais ca se fait bien. 

    J'ai un peu d'attente avant qu'il revienne me voir, mais cela m'a permis d'ouvrir mon toit, et de préparer la remise en ordre de ma remorque.

    Dans le quart d'heure qui suit, je peux repartir en direction de notre chère zone. Pas un camion à quai, je suis donc de suite au quai 2. Ce n'est pas un complet, mais au 3/4, et avec une palette non complètes avec une dizaine dessus.

    Virgil m'avait envoyé mon programme hier soir, et j'avais regardé l'accès. C'était trop simple, donc il a fallu que la route qui traverse le village soit en travaux. Merci Maps, car en arrivant au rond point desservant le centre village, il y a bien un panneau déviation, mais pas de panneau d'interdiction. Il y a bien matière à se trouver bloquer sans en connaitre la raison. Lorsque j'arrive par la seconde route, il y a bien là, un panneau d'interdiction.

    Bref, chantier facile à trouver et pas mal de place pour stationner. Juste un chauffeur de toupie qui prend son temps pour ranger, puis saluer les maçons, puis nettoyer, alors que les autres chauffeurs nettoyaient en sortie. C'est la même équipe qui me réceptionne que lors de mon chantier vers le lac d'Aiguebelle. Le gars est assez bon avec le Manitou, dans les trente minutes, je replie, et remonte à nouveau chez nos voisins, pour un nouveau chantier d'énergie renouvelable (c'est comme ça qu'on dit), mais cette fois, c'est pour le Gers….Et hier, j'avais étudié aussi le point GPS donné...Comment dire? Golf de Guinée. Avec l'adresse, j'ai délimité une zone, mais, je devrais contacter le correspondant avant de décider de mon parcours.

    J'ai un chargement qui va presque jusqu'au portes, et pour 18 T. Avec dans les quatre heures de volant en partant du dépôt, je ne pourrais pas descendre bien bas. Logiquement, depuis le dépôt, on passe sur une période pour se rendre à Séverac le Château. Je vise donc ces coins là.

    Le temps est agréable en ce début d'après midi, mais à la sortie de Saint Etienne, c'est un peu plus couvert, et c'est carrément frais sur le plateau qui m'emmène jusqu'à la bifurcation de Mende.

    Je me suis fait surprendre sur un ou deux virages avec ce chargement haut. Les palettes affichent un petit 800Kgs chacune. Gerbées, tu as du poids en haut.

    Le tachy me rappelle aux contraintes de la RSE à la hauteur de Séverac, et j'ai donc un peu de marge pour filer jusqu'à Laissac. Je n'ai que 8H20 de conduite, je peux faire une treize ce soir, si je m'arrête là. J'hésite un peu, mais partir dans quarante cinq minutes pour chercher une place dans la demie heure suivante...pas glop, pas glop.

    Coupure à Laissac, sur la grande place, je suis le quatrième camion à me garer. Je prends une place au plus près de l'entrée. 

     

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  • Euh, je ne m'appelle par Pierre!
    Sur chantier, après le demi tour sous le hangar
    Le Gers aux allures des Landes
    Sortie de Bordeaux
    Le TT réputé de St Jean d'Angély
  • Mercredi 4 Mars 2026
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    Le troquet n'ouvre pas avant 5H30 ce matin, et c'est un peu trop tard pour moi. Il est 5H00 passé, quand je quitte Laissac pour reprendre la N88. Hier, je pensais passer par Villefranche de Rouergue, puis Montauban, afin d'éviter Toulouse à la mauvaise heure. Ma destination est à vingt kilomètres à l'ouest de Condom. Mais ce matin, je me dis que ce ne sera pas plus mal que de faire un max de 2 X 2 voies "de nuit" plutôt que de la nationale. Alors, je pars avec l'idée de sortir par Gaillac pour rejoindre Montauban. On ne devrait jamais quitter Montauban.

    Je ne sais pas si j'ai bien fait, mais il ne doit pas y avoir beaucoup d'écart que se soit en temps ou en kilomètre.

    A Montauban, je prends un bout d'autoroute jusqu'à Agen, puis c'est la direction de Condom. Hier en fin d'après midi, j'ai échangé avec mon correspondant sur le lieu du chantier. Purée, je ne vais pas trop rire. Je pense arriver depuis la D15 et je n'aurais que deux kilomètres de route très très étroite avant d'arriver au chantier. D'après les vues de Maps, il n'y a pas d'interdiction, et cette arrivée par "le nord" parait bien plus simple que celle par le "sud", où j'ai un gros doute sur des intersections à l'équerre entre deux routes très étroites. A la sortie de l'autoroute, je donne ma prévision d'arrivée et surtout mon trajet. Mon interlocuteur me dit que d'un côté il y a un petit pont et que je ne pourrais pas passer, mais il ne sait pas si c'est côté nord ou côté sud. J'ai bien regardé sur Maps, donc je pense que mon idée est la bonne.

    Et bien non, lorsque j'arrive à ma fameuse intersection, il y a un panneau d'interdiction au plus de 3.5T. Est ce un caprice pour interdire les livraisons de piscines ou bien réel? Je stoppe sur ma file. Déjà, l'intersection est juste après un pont avec un muret, un fossé en face ne permettant pas de prendre large, et je vais me retrouver en dévers. Rien d'engageant donc! Je pousse un peu plus loin à pied, et à deux cents mètres….il y a bien un pont, et tu n'y arrive pas de face, donc...pas possible.

    C'est donc par le sud qu'il faut arriver. Le client inquiet m'appelle, il craint que je sois bloqué, et me propose de venir me chercher. Et bien, on fait comme ça. Les premiers kilomètres ne sont pas large, mais ça passe bien, juste faire attention à quelques branches d'arbres. Par contre, lorsque j'arrive à la fameuse intersection que j'avais pu voir, je suis inquiet pour le retour. Ma foi, on verra bien. Un virage craignos plus tard, je suis sur le chantier. Pas de possibilité de rentrer ne marche arrière, et il me faut pouvoir tourner sur le chantier pour repartir. On va essayer de se positionner sous le hall en construction et faire demi tour, ca va être limite, mais ca devrait le faire. Manœuvre réussie, mais c'était limite, il a fallu déplacer un peu de matos, heureusement, avec le manitou, certaines charrues ont été déplacées.

    Le gars qui conduit le Manitou n'est pas très à l'aise avec son engin. Il a mis plus d'une heure pour me vider. J'ai le temps de casser croute, repas léger bien sûr.

    Maintenant, il me faut repartir. Je suis avec Dudu au téléphone ; il assiste en direct à ma manœuvre pour tourner à droite. C'est bien ce que je pensais, c'est limite. La faute au panneau stop. 

    Je me rends à Sauméjan pour y charger du terreau à destination d'une base Aldi à Montaigu. Avec ma chance légendaire, et depuis ce matin, il faut sangler. Avec l'attente et le chargement, je passerais plus de deux heures.

    Avec un RDV à 6H00 demain, il ne faudra pas mollir. Je récupère l'autoroute à Agen, et désormais ce sera full autoroute. La traversée de Bordeaux passe relativement bien, avec deux répartissements suite à des accrochages.

    L'A10  est très calme, et ça me fait bien. Je laisse bien couler dans les descentes, histoire de gratter quelques minutes. D'après mes savants calculs, je peux arriver, mais très limite, vers Saint Hermine, au pire, je pourrais m'arrêter après Niort.

    Après avoir passé Niort, Saint Hermine et l'Oasis ne passera pas sans un léger dépassement. Mais bon….Sur le parking du relais, je suis à 10H08 de conduite, ne le dites pas trop fort, svp.

     

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  • encore beaucoup d'eau par endroit
    Bouchon agricole
    un gros scan
    Il est éblouissant ce p'tit Mich07
  • Jeudi 5 Mars 2026
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    Comme hier, et comme sans doute demain, lâchage du frein de parc à 5H01. J'ai pris un café au camion exceptionnellement. Hier soir les trois endives au jambon ont bien satisfait mon palais ainsi que mon estomac, je n'ai pas trop faim.

    J'ai un bout de route pour me rendre à Montaigu. Sur place, c'est l'ouverture de la plate forme Aldi, et il n'y a pas trop de camions en attente. Je croise un Ch'ti du secteur de Lens, supporter Lyonnais et qui arbore fièrement ses couleurs. Il connait le site comme sa poche pour y venir régulièrement, alors je le suis. Nous sommes tous les deux en attente, et nous continuons de discuter; il vient même m'aider à dessangler. Adorable mon Ch'ti Gone, puisque c'est le nom de son groupe de supporter.

    Lui part à quai, moi, je retourne sur le parking en attente. Avec ma chance légendaire, je n'étais pas prévu...mais il devrait pouvoir me décharger tout de même. J'ai comme une dure impression que j'ai la guigne, non. Et comme souvent ces derniers temps quand je cumule les petites emmerdes, je ne peux pas oublier que "logiquement", je devrais être en retraite à la fin du mois….

    Vers 7H30, un quai m'est affecté. Le quai 2. Pas très simple d'accès, avec en plus des gros trottoir, hauts et longs ; tu as intérêt à arriver le plus droit possible, sinon, tu frottes un peu.

    Ici, tu te vides toi même, mais le personnel n'est pas des plus nerveux, mais il est sympa, c'est déjà ça. De plus, le matériel est bien entretenu. Les palettes sont un peu lourdes à manipuler, et n'étant pas un expert en manutention et conduite de transpalette, j'y fais cool. 

    Je repars après avoir rangé mon fourbi, il est bien 9H00. Je recharge à un petit 25 kms de là, en partant plein est, direction Cholet. Le site est facile à trouver, juste un virage en épingle et légèrement à l'aveugle à négocier à l'entrée du charmant village. Ici, beaucoup de place pour manœuvrer, et j'ai un quai dans les dix minutes suivant mon arrivée. Personnel très sympa et réactif, on est bien dans une PME, y a pas de doute.

    Il me faudra sangler les 16 big bag de billes plastiques à destination de St Marcellin. Avec mes reprises palettes faites chez Aldi, il me reste moins de 2 m de plancher. On file comme ça.

    Avec la fermeture de la N145 au sud de Poitiers, je privilégie de passer par Melle plus que La Chatre, puisque c'est la déviation donnée par les services des routes. Il y aura sans doute beaucoup de monde. Sur ma descente, je croise mon collègue Oliver, qui lui monte à St Nazaire livrer une énorme bobine. C'est à ce moment que je pense à notre fidèle ardéchois des montagnes, l'ami Mich, qui était sur Nantes hier. Je l'appelle, pour le signaler la route fermée. En lecteur très assidu des CDB, il a bien noter et passe par La Chatre. Il y a du monde d'après lui, mais ça roule très bien. Bon, j'ai déjà passer Niort, on reste sur mon idée. 

    Une coupure avant de récupérer la RCEA, histoire de se détendre. J'avais coupé trente à l'aire des Deux Sèvres, pas cassage de croute et douche, ou plutôt l'inverse, mais peu importe, même si je préfère être dans un tee short propre et sentir bon.

    Je serai obligé de couper à nouveau sur une aire. Bonne pioche, je stoppe à l'aire de Quinssaines, où les douanes ont installées leur camion à rayons chépluquoi. Petite parenthèse, j'ai fourni, sur les premiers camions, du matériel de mesure. A l'époque, l'équipement de ces camions ont été étudiés et réalisés dans une boite sur le secteur de Dijon. A l'époque, c'était déjà des Benz. Parenthèse refermée.

    Le fidèle Ardéchois me rappelle, et on décide de couper à Lapalisse. J'arrive dans les trente minutes avant Mich, j'ai le temps de passer au rasage. Quand, on dîne avec Monsieur Mich, on se met propre. 

     

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  • Mich et Denis
    On vide aux pays de la noix et du St Marcellin
  • Vendredi 6 Mars 2026
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    On quitte notre parking après 5H00 ce matin, et on se suivra jusqu'à "Chez Edouart", à L'Hôpital sur Rhins, pour un café pain au chocolat. On y rencontre un collègue à Mich, Denis, très sympa patron chauffeur, qui nous offre le PDJ, heureux qu'il est d'avoir gagné un tout petit pactole avec un billet à gratter. Merci à toi Denis.

    On continue notre route ne passant pas mal de temps au téléphone, puis, nos chemins se séparent à la hauteur du péage de Vienne, puisque Mich sort à Reventin pour sa première livraison.

    Pour ma part, je continue sur l'A7 où je croise furtivement Pam et son Sacanoix blanc.

    Mon client est facile à trouver, dans la ZI à proximité de la sortie St Marcellin. Petite PME, de suite un quai, le temps que je fasse sauter les quelques sangles et ils commencent à me vider. Je ne passerais pas plus de 25 mn sans doute, enroulage de sangle et rangement compris.

    Je remonte au dépôt déposer un premier jeu de palettes. Chose que je ferais moi même, histoire de gagner du temps ; cela me permet de faire ma petite mamaille et de ramener aux portes, le reste des palettes que je dois déposer à DHL Vénissieux.

    Le semaine dernière, j'étais déjà venu sur ce site. Ils sont assez sympas, et je tombe ce jour sur un chez de quai hyper souriant. En cinq minutes, je suis dehors pour partir plein est, et pour être précis St Bonnet de Mure.

    Je vais chercher des gros blocs de climatisation pour un chantier dans la Marne, dans les environs de Reims. Le site est tout riquiqui, et l'entre ne se fait qu'en marche arrière. En arrivant, la cour est full, impossible de rentrer. Bien accueilli ici aussi, c'est cool pour finir la semaine. J'ai le temps d'avaler un avocat, un bout de viande froide et un yoghourt. Il est 14H00, c'était temps. Lorsque je finis le Gibertrans, en voisin, libère la place ; on me fait signe d'entrer et de me garer le long du grillage. Alor, hier matin, ma mise à quai a été laborieuse, ce matin, j'entre impeccablement sur le site. Bref.

    Le temps que j'ouvre le côté, que la première machine arrive. Elle est large et d'une longueur de plus de 4 ml. Le gars est bien adroit malgré le volume des pièce. Sur le chantier, j'espère que la personne sera aussi adroite.

    Cool, je serais de retour tôt au dépôt. La N6 roule assez bien malgré le zone commerciale à traverser, et le rocade est très fluide. Pas un coup de frein jusqu'au pont de Givors. Ca ne durera pas!

    En arrivant au dépôt, j'aperçois Jérôme au niveau de la station GO. Ca y est, il a touché sa remorque neuve. Voilà, il a touché son Berliet il y a quinze jours, le voilà équiper tout en neuf, ainsi que Benoit et Mickael, que j'ai croisé rapidement lui, en quittant le dépôt lors de mon passage rapide en fin de matinée.

    Une fois, les 700 l de GO jetés dans les deux réservoirs, je succède à Jérôme pour le shampoing de Valentino. Au départ, je ne voulais pas laver, car je vais sur un chantier lundi, mais je pense que c'est plutôt de la rénovation que du neuf. Donc, sans doute un bout de parking propre. 

    Je fais la connaissance de Christophe, nouveau chauffeur arrivé lundi chez nous. Je passe un peu de temps avec lui pour lui montrer les applications que nous avons sur le téléphone pro, puis il est temps de rentrer.

    Ce soir, j'ai mon petit motard qui arrive ; son frangin aussi a demandé à dormir chez Mamoune. Purée, on va pas être tranquille… Les chicoufs débarquent.

    Sur ce, chers (es) amis (es) lecteurs (rices), bon weekend à vous.

    PS : les suivi des trajets de la semaine ressortent avec de grandes lignes droites!!!

     

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  • Halte nocturne
    A5, cers Colombey
    Un peu de manutention
    Entre MARNE et MEUSE
    C'est vachement valooné
  • Lundi 9 Mars 2026
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    Encore un beau weekend ensoleillé, ca fait plaisir et on commence à remplir notre niveau de vitamine D.

    La nuit a été très courte, puisque je me suis levé vers 1h00 du matin. Le temps de boire un café en l'absence des chats partis bringués. Je ne croiserais aucune voiture pour me rendre au dépôt, mais j'en ai vu de la faune : un blaireau, tranquille, qui a traversé lentement devant moi, m'obligeant à pratiquement m'arrêter, deux lièvres qui n'étaient pas de l'année, une biche au bord d'un champ, et un hérisson qui avait beaucoup de peine à retrouver le chemin de son terrier. Si tu te voyais quand t'as bu.

    Toujours personne au dépôt, et un peu de mal à sortir de ma place, en raison du seul camion remorque qui se gare chez nous, et qui n'est pas trop avancé. Il roule en chariot embarqué, et il encombre mon chemin. Je suis descendu m'assure que je ne touchais rien, on va essayer de bien commencer la journée.

    Je rejoins facilement l'A47, puis l'A46, où seuls les frigo du sud me tiennent compagnie. Dans les deux sens de la circulation, c'est peu chargé. Je suis plutôt à mon aise au départ. Le temps est clair, avec la lune qui apparait encore. Je m'arrêterais tout de même à Beaune pour un second café, et puis, j'ai un peu la dalle. Hier soir, je n'ai pris qu'un peu de salade verte et des carottes rappées, c'est bon pour mon summer body, mais pas pour mon estomac. 

    Les premières quinze de la semaine sont passés, il est temps de reprendre la route. La seconde partie de conduite est plus laborieuse, si bien que je m'arrêterais pour un petit somme après Langres. Vingt minutes de sommeil m'ont fait le plus grand bien. Je me voyais mal continuer, je n'ai pas insisté. J'ai prévu de la marge de toute façon.

    A l'arrêt, j'avais préparé un Sms pour mon correspondant sur le chantier. Il me renvoie vers un de ses collègues, qui m'adresse un "parfait" en guise de réponse. Je lui ai donné un créneau 9h30/10h00. 

    Vers 8H00, je le contacte, et il me confirme l'adresse ; c'est bien sur la parking du CC Leclerc au nord ouest de Reims. Une zone a été délimitée pour les deux camions qui vont livrer. A priori, une grue est prévue, mais ce ne sera pas pour mon chargement.

    Le parking est facile d'accès, le premier camion est déjà là, c'est un local, qui bizarrement a chargé sur le secteur de Dijon, le même type de matériel que moi.

    Le personnel est très sympa. L'équipe de manutention est déjà là, ils attaquent par le camion du secteur. C'est une formalité que de le vider. Pour mes trois caissons, c'est avec un gros fen. Ils sont déposés à même le parking, ils viendront les récupérer demain soir, car la pose a lieu demain soir de nuit.

    Je finis ma coupure avant de reprendre ma route, direction Contrisson. J'ai une bonne centaine de kilomètres à faire, mais la route est très bonne, c'est de la grande route bien droite entre Marne et Meuse. Peu de village à traverser, pratiquement pas de rond point, on maintient une moyenne très intéressante.

    Lorsque j'arrive sur le site, il y a bien une vingtaine de camions garés sur la parking. En partant au bureau d'accueil, je remarque que toutes les immatriculations sont étrangères. Dans la journée, je ne verrais qu'un Berberat et un PL du secteur. 

    On me signale à l'accueil que j'aurais un peu d'attente. Etant méfiant dans les boutiques comme Arcelor, je demande ce qu'on entend par "un peu". Et pour vous, c'est combien de minutes ou d'heures "un peu". Et bien ici, c'est deux heures, ni plus, ni moins.

    Je déjeune light, et go en position horizontale, en prenant bien soin, de mettre le réveil pour 13H30. J'aurais dû décaler à 14H00 l'heure de réveil. J'ao bien dormi dans les trente minutes. Malheureusement au réveil, seuls deux ou trois camions sont rentrés, et j'en ai encore huit devant moi. Je serais appelé vers 14H50, et je ne suis pas arrivé à ne pas couper ma coupure. Dommage, je ne suis pas arrivé à faire une 3H00. 

    Il faut encore attendre, et attendre, c'est long. Pourtant, les dernières fois que je suis venu, je n'ai pas souvenir d'un merdier pareil. De retour au bureau d'accueil pour faire mes papiers, il est 16H30. 

    Les sanitaires ne sont pas terribles ici, mais j'ai envie d'une douche.

    De l'autoroute et du léger me donne une conso journalière à 21.5 l/100. Ce n'est pas un chiffre que je vois tous les jours.

    Puis, c'est l'heure de l'écriture de ce CDB ; on va essayer de ne pas se faire déborder comme la semaine dernière. Une petite marche avant un dîner très léger, puis repos avec un peu de musique, tout en lisant le MJ2392.

    Le réveil est programmé pour 3H00.

     

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  • C'est beua, un coucher de soleil sur des bobines
    On vide en intérieur
    Pause goûter
    Les cascades de St Pourçain
    Le Befroi de St Pourçain
  • Mardi 10 Mars 2026
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    J'ai vraiment écrasé cette nuit, mais réveillé avant la sonnerie du téléphone. Je pars en fait à l'heure où j'avais mis le réveil. Je prends la route habituelle, qui me fait traverser quelques villages, mais par c'est coin, les rues y sont assez larges. Les seuls points "noirs", ce sont les priorités à droite (pas trop gênante vue l'heure), et les dos d'âne. J'ai encore vu quelques espèces naturelles vivantes et sauvages. Un renard a eu bien chaud en traversant devant moi sans s'affoler. 

    Lorsque j'arrive sur la belle départementale qui doit m'emmener à l'est de St Dizier, celle çi est interdite au plus de 3.5 T, en raison de travaux. Une déviation est en place, je ne vais pas jouer en plaine nuit. Tout va bien jusqu'à atteindre le premier village. La rue fait en Z, et de chaque côté, des grands murs. Ce n'est pas étroit et ça passe bien, mais la journée, sur les 200/300 m que fait ce passage, ce doit être très folklorique, en ne voyant pas une simple voiture arrivée en face. Alors un PL...

    Dans le dernier village, c'est tout simplement deux voitures garées en dehors de toute place de parking qui m'interdisent de prendre à droite pour aller sur ma voie, afin de contourner un rond point. Je n'ai pas d'autre choix que de reculer un peu et de passer ce rond point à contre sens.

    Je récupère avec soulagement cette bonne N4 ; je suis enfin sur la bonne route. Après, ce sera direction Chaumont, pour descendre via l'A5.

    Après ma petite sieste d'hier après midi et la bonne nuit, je suis en bonne forme. J'avais idée de prendre un PDJ vers Beaune, mais non, je continue mon petit bonhomme de chemin. 

    Et c'est au nord de Beaune justement, que je m'aperçois que je n'ai pas remis mon téléphone en service ; il est toujours en "mode avion". C'est la raison pour laquelle, j'ai un trajet tronqué ce jour.

    Et c'est à Macon, pratiquement au bout de mon amplitude, que je passerais 45 mn de repos, avec un DPJ chez Paul. 

    Le contournement de Lyon est encore bien au rouge, surtout dans le descente de Sermenaz. Je prends donc l'A432, et sors au sud de l'aéroport. 

    J'arrive sur le site d'Arcelor de Diémoz à 9H50, et j'attendrais plus de 40 mn, avant qu'un petit jeune vienne passer 7 mn chrono pour me décharger. Les bobines, c'est du bon boulot, tant que tu ne vas pas chez AM. Malheureusement, c'est un grand donneur d'ordres.

    La pluie a cessé quand je repars pour prendre la direction de Grand Croix, pour y charger, toujours de l'acier, mais de la tôle plate. J'arrive sur les coups de midi, pas un seul camion sur les zones de chargement, ce qui relève de l'exploit ici. Dans les dix minutes, on m'attaque. Les 8 colis sont rapidement sur la plancher de la remorque. Il faut dire qu'ils étaient en attente face à ma zone de chargement. Le temps de jeter les sangles et les équerres de protection, je repars une heure après.

    Après une pause repas à l'aire du Forez, je termine mes heures pour stopper au dépôt de St Pourçain. Je serais bien pour une nouvelle petite sieste de 20 mn, puis douche, écriture, marche à pied jusqu'au centre pour prendre un verre en terrasse, puis casse croute à la rôtisserie toute proche du dépôt.

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  • N145
    Jo est passé par là
    Prem's aux Chasseurs
    La campagne aux alentours de Fougeré
  • Mercredi 11 Mars 2026
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    D'après l'affréteur, je ne peux livrer que le matin. Mais hier, j'ai appelé le client ; il est ouvert et réceptionne toute la journée, sauf entre 112H00 et 13H15. J'ai bien fait confirmé que je pouvais donc livrer ce jour en après midi : pas de problème. Le client est situé à côté des Herbiers, vers le Puy du Fou. Je suis déjà allé dans ce coin, dans une toute petite chaudronnerie, et les derniers kilomètres étaient bien folkloriques. Pour le client du jour, l'accès parait excellement très proche de l'axe menant au parc d'attractions, pas de souci donc.

    Je sors du dépôt à 5H05 et traverse St Pourçain encore endormie à cette heure matinale. Hier, en fin d'après midi, je suis allé jusqu'au centre ville par le petit chemin piéton qui vient d'être réalisé. 25 mn de marche tranquille pour ce rendre sur les brasseries au centre ville. Au printemps, j'irais là bas diner. Je comprends mieux l'interdiction de traverser la ville, je me suis mis en terrasse le long de la route principale : c'est intenable. C'est dingue le nombre de Pl qui traversent.

    Ce matin, je suis bien seul, ainsi que sur la RCEA. Il me semble que je n'ai été doublé que par une seule voiture jusqu'à Guéret. Dans mon sens, je n'ai rien devant moi, et personne qui me suit.

    A partir de la Croisière, ça s'anime un peu, et malheureusement, je tombe sur un LT qui se traine vraiment. Il ne dépasse que très rarement le 70 Km/h. 

    Je stopperais à St Bonnet de Bellac, pour couper quinze, histoire de le laisser prendre de l'avance, et en espérant ne pas le revoir d'ici Poitiers.

    J'ai de la chance, je ne le verrais plus, et je roule à ma main, sans autre grumeau jusqu'à Poitiers. Je pensais couper au CR, mais j'ai les heures pour monter jusqu'au Bon Accueil à la Ferrière en Parthenay, alors, je "fonce". Beau calcul Baloo, je m'arrête avec un joli 4H29. 

    Café, pain au chocolat correct, passage aux toilettes, je reprends mon chemin pour la Vendée. Des travaux de la DDE ici et là, me font perdre un peu de temps. J'avais visé d'arriver chez le client vers 11H30, j'y suis avec 15 mn de retard, mais pas grave. 

    Un gars bien sympa me réceptionne et me demande si je suis pressé. Oh non, mon gars, va faire ta pause. Cela me laisse le temps de plier mon bazar et de casser une petite graine.

    A 13h15, la porte du hall s'ouvre et mon gars réapparait. Il n'a plus qu'à vider. En 30 mn maxi je suis délesté de mes 20 T de tôles plates. La journée est quasi torchée. Je n'ai plus qu'à me rapprocher au max de Ste Hermine, lieu de mon chargement. J'aurais pu aller à nouveau à l'Oasis, mais, je jette mon dévolu sur Les Chasseurs à Fougeré ; il y longtemps que je n'y suis pas allé, et la cuisine est bonne, et la patronne sympa.

    Cerise sur le brioche vendéenne, tu peux aller tranquillement te balader dans la campagne aux alentours.

    Une petite sieste s'impose avant.

     

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  • Lapalisse, 45 mn d'arrêt
    c'est pas net, mais il y a un beau lièvre
  • Jeudi 12 Mars 2026
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    Mon client n'ouvre qu'à 8H00, alors autant ne pas s'affoler. Le troquet ouvre ses portes à 7H00, j'y suis pour un bon PDJ à table. 

    Un seul camion est en zone de déchargement, et aucun en zone de chargement, lorsque j'arrive à Ste Hermine. Comme toujours ici, tu es bien accueilli ; on me fait même la remarque que je n'étais pas venu depuis longtemps. C'est vrai, dans les 5/6 semaines, et logiquement, j'y retourne semaine prochaine.

    Le sympathique et adroite cariste vient me récupérer. La commande n'est pas tout à fait prête, mais ce ne sera pas long à charger, puisque j'inscris 8H40 sur mon CMR, comme heure de départ.

    Voilà, je n'ai plus qu'à rouler bien tranquillement au plus près de Condrieu. J'ai dans l'idée de stopper à St Pourçain, pour le lavage de l'ensemble, puisqu'il n'est en service uniquement lorsque les mécanos sont là, et puis, puisque Lionel n'a jamais le temps de regarder nos ensembles, je souhaiterais leur montrer deux bricoles. Mon tracteur sera en révision à Veauche dans un avenir proche, je pourrais informer les mécanos des pièces et des choses à prévoir sur la semie pendant l'immobilisation de l'ensemble.

    Comme souvent lorsque je suis léger, je passe par Melle et Confolens, la route que l'ami Yannick a découvert après 50 ans de route. Aucunement gêné par des engins agricoles, je roule sous un léger soleil jusqu'à ma première pause à l'aire de l'Espérance sur la RCEA. Le temps de me préparer une petite salade de brocoli agrémenté de thon à l'huile d'olive. Quelques carrés de chocolat, il m'en reste peu d'ailleurs avec un café, et je peux reprendre la route jusqu'au dépôt de l'Allier. 

    Pas de chance, l'atelier est fermé, et les camionnettes sont absentes. Ils ont dû partir sur des dépannages, ou pour aller chercher quelques pièces chez des revendeurs. Je coupe quinze, histoire de voir si l'un arrive. Personne au bout du temps, je file pour m'arrêter un peu plus loin. J'ai oublié de passer aux toilettes, c'est con. Un arrêt pour ça, c'est un peu idiot, le chocolat est à marée basse, une tablette me tombe dans les mains, je la prends.

    La circulation sur la N7 est bien calme ; il y a peu de camion en pause sur les zones d'arrêt, je m'étais fait la même sur le parcours Confolens / Bellac. Ce soir, je couperais à Veauche, et le frigo est lui aussi bien à sec, puisqu'il ne me reste plus qu'un avocat. Je ne vais quand même pas ouvrir une seconde boite de thon dans la journée, j'aime bien, mais bon, il faut varier.

    Je gare l'ensemble sur la place attribuée à Phil sur la Totale à Andrézieux, et part au Grand Frais" tout proche, faire quelques courses. Des crevettes décortiquées aux herbes pour accompagner mon avocat et une tranche de pâté en croute feront l'affaire, et en désert, des cubes d'ananas. Putain, je ne vais pas chier gras demain.

    Il est 19H00 quand je suis sous les pompes de la station du dépôt. Voilà une bonne chose de faite. Demain, lorsque je rentrerais, je n'aurais plus que coup à donner à Valentino, et encore, si mon programme ne change pas, je le passerais aux rouleaux à Thiers lundi.

     

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  • A Condrieu, je préfère les cavistes que les grossistes en bâtiment
  • Vendredi 13 Mars 2026
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    Le froid qu'il a fait cette nuit. Les voitures garées non loin de moins ont un peu de givre sur les vitres, et j'ai vraiment été surpris de la température ce matin. Le TDB affiche un 2° C. Ah oui, quand même.

    Je roule jusqu'au dépôt, car j'ai besoin de document pour aller charger à Roussillon. Quelques fois, lorsque nous présentons ces documents via nos téléphones, ca marche, ils sont ok, d'autres fois, ça ne marche pas, ils veulent du papier. Ils doivent savoir que tous les chauffeurs n'ont pas leur mission en avance ET qu'ils ne passent pas forcément tous les jours au dépôt. On va bien voir ce matin.

    A l'accueil, je signale que j'ai bien les documents sur mon téléphone et que la trace papier est restée dans la cabine. Envoies nous les par mail à cette adresse. Ben voilà, quand vous voulez. Lundi, j'y retourne, je ferais pareil. Mon interlocutrice doit débuter, elle fait souvent appel à un ami. Ni elle ni moi, avons gagné des millions, et personnellement, je ne joue jamais, même les vendredi 13.

    Après la traditionnelle pesée, je pars à la recherche des mes zozos. C'est toujours un peu long, mais j'ai gardé un N° de portable pour ce service. J'appelle donc un ami. Bon, il ne décroche pas, mais après avoir laissé un message, je vois mes deux gars habituels arrivés avec beaucoup d'énergie, Non, je déconne, c'est le vent qui les pousse. Mais ils sont sympas. Comme le dirait ma mère "ils ne manquerait plus qu'ils mordent".

    Je pensais que je chargeais un IBC, mais c'est bien un cuve rempli de bons produits Bio, de 3.5 T qui sera mis au tablier. Pendant que les deux gars positionnent  la cuve sous les patins anti-dérapants, un troisième larron est arrivé, avec des autocollants, qu'il positionnera sur les côtés de ma bâche. Un rouge, une blanc, un bleu. Ca doit être cool comme produit. Ah, il prend feu à -20° C, bon ca devrait aller jusqu'à St Fons. 

    Je commence à placer mes sangles. Grâce aux anneaux en partie supérieur, je commence à sangler, mais chacun donnant son avis, j'ai passé un peu de temps à en mettre plus que raison, mais celles que je ne "voulais" pas, ben, je ne les ai pas tendues.

    J'ai un numéro à contacter dès que je pars, alors je m'exécute. Impressionnant, j'ai de suite le correspondant, et lui annonce mon heure d'arrivée. 

    D'ici là, je roule tranquillement, respectant bien les limitations de vitesse. Pour faire 45 kms, ca ne sert à rien de s'exciter. Tu passes près d'une heure pour charger, je prévois une bonne demie heure à St Fons. Pourquoi vouloir gratter deux minutes et douze secondes?

    A l'accueil, j'ai deux personnes qui se présente à moi. Une fois les formalités d'entrée du site faites, je les suis. Le temps de faire sauter les sangles et d'ouvrir un côté, c'est torché en dix minutes. Je passerais plus de temps à enlever la plus grosse partie des autocollants. Mais, j'ai des morceaux récalcitrants. Les sigles de danger ne sont plus présents, allez go dépôt.

    Cool, je fais pouvoir passer à la mairie de mon village. J'ai des documents à signer devant un officier d'état civil, et ma mairie n'est pas ouverte tous les samedis matin, mais un seul samedi par mois. 

    Lundi, je refais un voyage Roussillon / St Fons, qui ne serait pas complet, mais le client nous imposait deux voyages. Ma foi, c'est toi qui paie, et c'est bon pour la planète.

    Après j'aurais la chance, ou plutôt la patience d'aller chargé chez mon client préféré en produit métallique au PEH pour Cébazat. Je sais que je vais y passer entre 3 et 5H00.

    Logiquement, je recharge sur Aigueperse pour un chantier en Vendée, puis un Ste Hermine, 85 --> Pertuis, 84.

    Bon weekend à tous.

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  • 14h00, moi, je suis prêt.....
    16H30, on part chercher les longueurs
  • Lundi 16 Mars 2026
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    Sur le papier, j'ai une journée cool, mais en réalité, je sais qu'il me faudra de la patience. 

    Vers 7H00, je mets les voiles, après avoir ajusté mon niveau de liquide de refroidissement. J'ai oublié de le faire vendredi, ce matin, le moteur est froid, je fais le niveau. Je croise Mickael qui descend sur Valence. La traversée de Vienne, oh surprise, passe merveilleusement bien, ce qui me fait arriver bien avant les 8h00 sur la plate forme chimique de Roussillon. 

    Le temps de revêtir une tenue conformé aux exigences du client, et je peux me présenter à l'accueil. Dans les dix minutes, je suis en bascule et je ne tarde pas à voir mon interlocuteur arriver. 

    Rapidement dans la zone délimitée, sans dépasser les traits, en "bon chauffeur" que je suis, on attaque après les salutations d'usage. Il n'y aura que douze IBC à prendre ; ma foi, c'est vous qui décidez. J'ai dû être en bascule de sortie vers 8H40. J'hésité à me faire couler un café, et puis je décide de me diriger vers St Fons, si cette journée était placée sur une Belle Etoile (jeu de mot, Maitre Capello). *Aves mes plaques oranges ,je roule pépère, comme vendredi, pourquoi s'affoler.

    Quelques camions à l'arrivée sur le site, ce qui fait de suite un peu de brin à l'entrée, vue qu'il n'y a pas de parking d'attente. Mais ca va, je n'ai guère perdu de temps. 

    Mes gars sont de suite disponible et eu nombre de deux, si bien que c'est aussi torché en vingt minutes. 

    Au départ de Roussillon, je visais de couper une trois heures au PEH, bonne pioche, j'ai quarante minutes pour m'y rendre, ca devrait le faire.

    Me voilà garé, je peux ranger mes affaires de la semaine, faire un petit ménage, mais avant cela, un petit café accompagné de petits cakes maison.

    Repas rapide au camion, puis j'essaie de trouver un léger sommeil, mais non, je finirais pas regarder des vidéos d'assai de moto d'endura, afin de figer mon projet achat.

    Il faut retourner à la mine, et c'est un peu le cas ,car je vais rentrer dans des halls bien sombres, et je devrais passer pas mal de temps là bas ; à moins d'être encore chanceux cet après midi.

    A 14H00, je serais en place, comme demandé par notre cher client, qui comme d'habitude sera bien en retard pour me charger. C'est un intérimaire qui va s'occuper de moi. Mais pas avant 15h30. On est parti sur des bases qui localement sont qualifiées de "normales". 

    Mais c'est vraiment chiant de les voir tourner, passer à pied tout en se plaignant de tout et de rien, changer de fen, croiser un collègue et papoter, bref, ils brassent de l'air, si bien que je mets mon tour de coup pour ne pas prendre froid.

    En gros, je sors du premier hall, il est dans les 17H00, et quand je vois la liste des longueurs qui doivent être chargées, dans deux zones différentes, avec en plus une tôle plate qu'ils seront obligés d'enlever pour placer leurs longueurs, je me demande si à Pâques, je serais parti.

    Dans le second hall je commence à débâcher et comme par hasard, ils gueulent à cause de la tôle. Pendant Dix minutes au moins, ca regarde cette tôle "et c'est pas à nous de l'enlever, on n'a pas de fen", et "Bernard, il fait n'importe quoi, si c'était nous, on se ferait engueuler".

    Moi, je remonte dans la cabine, et leur dis, "vous me réveillez quand vous avez fini, svp".

    Pour faire court, à 18H45, tout était en place, je n'ai plus qu'à jeter mes sangles. Je me retrouve seul dans ce grand hall….pas trop normal, vu que tu grimpes n'importe comment pour faire passer des sangles sur les piles qui assurent la base du chargement. J'en ai fait part aussi bien chez moi, qu'à la sortie à la personne qui contrôle le chargement.

    Lui, je l'ai bien cassé. Dans sans premier temps, il m'accueille tout sourire " ça était aujourd'hui". "Tu plaisantes"..."ben quand même, vu ce qui avait a chargé". "Quand tu arrives à 14H00, et que le premier colis est sur la qu'à 15H45, t'as bouffé presque deux heures"

    Après, il voulait que je rajoute une sangle sur un colis. "Même pas en rêve". Bref, j'ai été limite, mais je lui ai clairement dit, "que la prochaine fois, à 18H00, on partait…..c'est le contrat".

    Ma première idée en remontant dans la cabine, est de rentrer chez moi. Pas le goût à reprendre la route, et puis, je me rappelle que ma femme va garder les petits fils chez sa fille ce soir. Pas envie de rouler jusqu'à Thiers, alors, ce sera go Veauche.

    A 20H20, fin des opérations, direction la douche pour se détendre et repas dans la salle chauffeur. Bizarrement, je serais le seul camion ce soir.

     

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  • Et maintenant, on attend la p'tite dame
    il est préférable de prendre le solail
    mais en pleine gueule....
    Voilà
  • Mardi 17 Mars 2026
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    Ce matin, ça caille sa race, mais vraiment. J'ai limite couru pour me rendre aux sanitaires. Quand je démarre la camion, le TDB affiche un petit 2. Ah oui. Hier soir, j'avais contrôlé le sanglage, rien n'avait bougé, je pars du principe que durant la nuit, om ne s'est pas passé grand chose.

    Peu de circulation ce matin, ni pour rejoindre l'autoroute, ni sur celle çi. Le jour se lève assez vite.

    A 8H10, je suis devant le portail du site de Cébazat. Un camion est devant moi, mais il n'a pas grand chose à déposer. Ce que je craints le plus, ce sont les deux chauffeurs maison, qui mobilisent les zones de déchargement, et qui ne sont pas, comme habituellement, pas pressés. Un part dans les vingt minutes, et le plus petit a placé ses poteaux latérales, tout est bien calé, il n'a plus qu'à mettre quelques sangles sur ses longueurs, et ça devrait le faire. En fait, c'est une dame, je n'avais pas vu. Les gars du site finissent par aller la voir, lui demandant de sortir du hall pour finir de sangler. Non, catégorique. Bref, elle part à 9h00, après avoir disparue bien quinze minutes.

    Pour faire court aussi sur cette période, je repars à 11H15.

    Après le fer, c'est au tour de l'eau. Et je ne vais pas très loin, peut-être une dizaine de kms : Volvic. Le soleil est de sorti, c'est le bon côté des choses, même si à l'ombre, tu sens bien le frais.

    J'aurais un peu d'attente, dans les 20 mn sans doute, le temps de déjeuner léger. Quand, tu es sur place, ca file vite. Un gars apporte sur zone les palettes, un autre charge. Sur place, je ne resterais pas plus de 15 mn.

    Me voilà, avec plus de 27T de flotte de volcan, à destination de la région Nantaise.

    Un bout d'autoroute jusqu'à Montmarault, puis classique en passant par Poitiers, Parthenay, Cholet. Je corise Léa, on passe pas mal de temps au téléphone, puis c'est au tour de Yohan, qui me signale que Jean est devant moi, à 20/30 mn. Mais Jean a les heures pour monter jusqu'à sa destination.

    Perso, je coupe au Saloon, après 20H00.

     

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  • A quai à Sautron
    La Vendée profonde
    Les paysages changent de couleur
  • Mercredi 18 Mars 2026
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    Ce matin, on y va tranquillement, avec un passage aux sanitaires, puis un petit déjeuner copieux. J'attends les 8H00 passées pour aller décharger. Je n'ai RDV qu'à 11h00, mais à priori, on peut aller vider avant si ils ont de la place. La traversée par l'ouest de Nantes passe très bien avec juste un ralentissement à la hauteur de Carquefou.

    J'arrive rapidement donc chez le client et je suis à quai immédiatement. Ils sont deux caristes à se charger, je n'y passerais pas longtemps ; papier compris 40 mn. Je repars direction le sud de Nantes pour charger mes deux lots. Le premier est perdu dans le campagne après Chantonnay sur la direction de Parthenay. 

    J'arrive juste avant midi. Je me gare, et en descendant du camion, un gars sort des hangars et se dirige vers sa voiture. En me voyant, il vient me voir et me demande si je charge. Je lui réponds que je charge 14 palettes ; en réponse, il me demande de filer au bureau, et il repart vers le hangar.

    Sympa, le gars. Quand je ressors il arrive avec sont fen, il a reçu les consignes du bureau. C'est clair, je suis dans un PME par chez Arcelor….

    Je peux repartir vers ma seconde ramasse à une quarantaine de kilomètres de là. Superbe accueil ici aussi et de suite à quai. On charge différents produits à base de copeaux ou paille pour les litières d'animaux de compagnie. Ce n'est pas lourd, et les palettes sont assez hautes. Celles qui comportent des sacs sont bien penchées, mais se redressent très facilement. Je fais une remarque au cariste, et le note sur ma CMR, sait-on jamais. Ce n'est pas un magasin que je vais livrer, mais une plate forme. Alors soyons prudent. 

    Trente minutes à quai, c'est impeccable, je n'aurais pas pensé partir aussi tôt du secteur de la Roche sur Yon. 

    Je fais descendre via Poitiers, afin de limiter les ronds points, à cause de la came que je transporte. Je passerais pas mal de temps avec les collègues de la boite au téléphone. Le temps est très agréable, et les paysages commencent à prendre des couleurs de printemps. D'ailleurs, le printemps "officiel", c'est pour cette semaine, non!

    Le temps passe très vite, et c'est en croisant encore une fois Léa, que je me rends compte que je dois bientôt couper. Ce sera sur l'aire de l'Espérance, au début de la RCEA que je poserais mes roues pour une 45 réglementaires. Un peu de lecture et un petit goûter, et il est temps de finir ses heures. Je visais Lapalisse, mais il va en manquer un peu beaucoup, alors ce sera le dépôt de St Pourçain. Il est "tard", je file direct à la douche avant de traverser la zone industrielle et rejoindre la rôtisserie. Peu de monde ce soir, je serais très rapidement servi, et ça me va bien.

     

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  • Direction Le Puy
    Avant Brioude, ils sont hauts les parapets
    Deesanglage fini sous le soleil de fin d'après midi
    Lempdes sur Allagnon, by night
  • Jeudi 19 Mars 2026
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    Depuis longtemps réveillé, je me décide à me sortir de la couette après avoir enclenché mon chauffage. J'attends bien dix minutes avant de sentir la chaleur, je peux préparer ma dosette de café et boire un café bien chaud. Passage aux sanitaires, et me voilà prêt pour descendre sur l'est de Lyon. Il est 6h00 pile poil quand je lâche le frein de parc. Je suis le premier chauffeur à partir, et j'étais le dernier à arriver ; c'est pas juste.

    En arrivant sur Givors bien avant 9H00, je fais le détour par le dépôt, histoire de laver Valentino, ce sera fait pour demain, et puis la face avant est crépie. C'est bien le printemps, mais les insectes sont aussi de sortie. Malheureusement, le karcher est en rade, je brosserais le pare brise, c'était le minimum à faire, puis je passe prendre un café avec Virgil qui m'annonce un énième changement pour demain. Et on décide de faire la vidange de Valentino plutôt à St Pourçain qu'à Veauche. Les mécanos sont ok, puisque je vais charger là bas, je passerais par l'atelier. J'ai même eu droit à quelques informations sur mon programme de la semaine prochaine, mais d'ici là…

    Avant tout, il me faut aller vider ma paille et mes copeaux à St Georges. Avant 20 mn d'avance sur mon heure de RDV, j 'ai tout de même un quai de suite. Par contre, le cariste prend un malaise en voyant les dernières palettes. Elles penchent bien, pourtant, j'ai bien insisté pour qu'ils ne les mettent pas dans ce sens, mais on 'est rarement écouté. Refus de la marchandise totale, pourtant, à part les six palettes du même produit, présentant le défaut de Pise, le reste des palettes, soit les vingt six autres, sont nickelles. Ca palabre avec l'expéditeur, mais rien n'y fait, retour dépôt. Ca ne m'arrange pas trop, j'avais besoin de mes heures aujourd'hui ; je fais perdre une bonne trentaine de minutes de volant.

    En déchargeant au dépôt, je redresse facilement les palettes en défaut, et avec un bon coup d'épaule, ou un virage un peu sec avec le transpalette, tu les mets vite de travers. 

    Voilà, la remorque est vide, je remonte sur St Priest pour y charger trois bobines à destinations de Lempdes sur Alagnon. Là bas, on charge aussi des bobines de provenance de chez AM, mais c'est un opérateur logisticien, c'est hyper rapide. Ils sont  pointilleux sur la sécurité, mais efficace. Et depuis la fin de l'année, ils ont aménagés leur hall avec un pont et un bon couloir de manœuvre. Ma fosse est prête à accueillir le matériel qui est lui aussi prêt à voyager. Le temps de jeter deux sangles par lot, et je peux repartir.

    Deux cents bornes me séparent de la destination, et il y a quelques belles grimpettes à passer. Et avec 25 T de ferraille, il me faudra dans les trois heures pour arriver à destination. Certaines côtes sont un peu longues à passer, mais les paysages de Haute Loire sont assez sympas, et puis aucun risque de neige ni verglas.

    Je devrais attendre vingt minutes environ, le temps qu'un transporteur local finisse par charger, et je serais dans le hall pour un déchargement, comme souvent ici, efficace et sympathique. Autant quand on y charger les produits finis, ou les navettes de produits, je trouve que les équipes ne sont pas des plus sympas, autant dans le hall des bobines, je suis toujours très bine reçu et très rapidement servi.

    Je comptais remonter sur le secteur de Rioms ou Gerzat pour ma coupure hebdo, mais il va m'en manqué, alors, je reste dans la zone à une petite centaine de mètres de mon lieu de livraison. D'ici, j'ai un petit 1.5 km pour me rendre à pied au cœur du village, pour y prendre un pizza. J'ai pensé un peu tard, que j'avais remarqué un restaurant à une quinzaine de kms en direction de CF, et avec un ZI où je pouvais me garer. Je serais moins confortablement installé et moins de choix en termes de restauration, mais ça fait l'affaire. J'aurais un plat chaud.

     

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  • Vas Léa frottes
    Mon gros pisse l'huile, pour la bonne cause
    Pause casse croute avant de se rentrer
    On va refaire le sanglage
  • Vendredi 20 Mars 2026
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    Départ de mon camping avant 6HH0 afin d'arriver sur Riom à 7H00. J'y suis attendu de pied ferme, pour faire un inter-sites en urgence, sinon, arrêt machine. C'est dingue, mais quand une boite à besoin d'un camion en urgence, il y a beaucoup de facilité d'accès. Au poste de garde, on vient à ma rencontre, et on m'indique la porte du hall où je dois me rendre. Le personnel est déjà averti. La porte s'ouvre à mon arrivée, c'est fou. Vous êtes Pascal ? Purée, suis une star. On me guide même pour rentrer dans le hall, et encore heureux car, autant j'avais bien aperçu certains poteaux à l'intérieur du hall, mai la poutre, je pensais naïvement qu'elle était à 4.3 m, mais non, elle est à 3.90. C'est assez fin.

    Mon interlocuteur est bien sympa ; le temps que j'ouvre ma fosse, (que je n'aurais pas dû fermer hier), et il attaque à me charger. Au total, neuf bobineaux de 650 mm de large qu'il repartit dans la fosse. A 7H30, je quitte prudemment les lieux pour me rendre à une vingtaine de kms de là. Je suis à contre sens de la circulation qui se dirige vers CF.

    Sur place, le site n'est pas encore ouvert au niveau des ateliers, mais on peut entrer dans la cour et se positionner. Je rentre rapidement à contre main dans le hall, puis le pontier attaque direct à me vider. Il cherche les bobines à placer en premier sur les machines ; pour moi, elle sont toutes les mêmes, par pour lui. Il m'explique, mais comme je m'en fous un peu, je n'ai rien compris. Mais comme je suis un gars poli, j'ai dit "Ah ok".

    Désormais, je m'attaque à mon programme de base. Parce que ce matin, c'était cadeau, enfin, Virgile était content de ce petit lot. 

    Je dois me rendre au dépôt de St Pourçain, car j'y prends deux lots pour le secteur de Marseille à livrer lundi, et j'en profite pour réaliser la révision des 300 Mkms. L'atelier est très bien équipé, avec trois fosses, et beaucoup de pièces détachées pour faire du bon boulot. De plus, Medhi est un ancien mécano chez la marque au losange, il percute grave. 

    Léa arrive avec pas mal d'avance sur son planning. Après avoir passé son gros au lavage, on part se jeter un café, sans oublier d'en apporter un à Medhi. Valentino est prêt, il a désormais 36 litres d'huile toute fraiche, une ribambelle de filtres neufs. C'est reparti pour 100 Mkms. Bon, il en fera dans les 50/60 Mkms avec moi, après, je rendrais les clefs.

    Je profite aussi pour le passer au rouleau. C'est surtout la bâche qui a besoin d'un bon shampoing. A 12h30, je peux me rentrer, direction Lyon. C'est agréable de rouler par ces temps, un beau soleil pour clôturer cette semaine qui était au final bien sympa, si on se soulage du chargement Arcelor. Une bonne coupure nécessaire, non pas pour la RSE, mais pour mon estomac. Un avocat avec un peu e thon et un bout de comté. Le frigo est vide, un coup de chiffon, on va rouler avec le frigo ouvert pour le sécher et lui redonner un coup de nettoyage une fois parqué. 

    J'attendrais un peu pour le GO. Pratiquement 800 l, c'est long. Par contre, je trouve qu'il a peu consommé en Adblue. Je croise Christophe, le dernier chauffeur arrivé. Il est très content de ses dernières semaines. Benoit fait son arrivée, je lui balance mes anciens MJ dans sa cabine. Jean se gare à côté de moi. Olivier est déjà là aussi. Il manque à l'appel Mickael et Jérôme. Robert n'a pas bossé cette semaine. Yohan est rentré de bonne heure, et il a fait craqué la 900 CBR. Il faudra qu'on organise une sortie un de ces WE.

    Les rideaux sont tirés, le CC enclenché, c'est bon. Plus qu'à laisser les CMR de la semaine et vider sa carte.

    Lundi, je vide mon tracteur à Noves, puis mes sacs de micro billes de verre en Rognac. Je rechargerais à Vitrolles pour le secteur de Nantes. La suite est plus ou moins connue, mais, comme d'habitude, nous sommes nombreux à monter, la distribution des lots à la descente….ça peu changé. On verra bien.

    Allez, bon weekend à tous.

     

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  • La vallée du Rhone
    un éclat
    On va vider
    la mer, les bateaux, un air de vacances...non un port
    L'échapatoir
  • Lundi 23 Mars 2026
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    Ca tire ce matin pour me sortir du lit. Le réveil a sonné à 4H00, et j'ai eu du mal à me sortir de la couette. Après un café bien chaud, j'ai rempli mon sac de mes boites alimentaires pour mes repas au camion. Et je regarde bien, logiquement, je n'ai rien oublié, pas comme la semaine dernière.

    Je suis surpris de la température de ce matin. La voiture est restée dehors cette nuit, son pare brise est partiellement givré.

    Je suis le premier à arriver au dépôt, mais lorsque je sors du parking avec Valentino, c'est un vrai défilé à l'entrée. Ouf, je ne suis pas le seul à partir si tôt….

    Avant de partir, j'ai vérifié le sanglage de mon tracteur, ca me stresse d'avoir ce type de chargement. Mais rien n'a bougé, et je jetterais à nouveau un œil sur l'aire de Montélimar, au moment de ma pause café.

    Je sors à Avignon sud pour rejoindre Noves, et mon concessionnaire agricole situé à l'entrée du village. La cour n'est pas très grande, m'obligeant à une bonne manœuvre afin de m'installer le long d'un muret servant de rampe pour décharger l'engin. Mais avant tout, ils doivent faire place nette ; un certain nombre de pulvérisateur trône devant le muret, il faut les enlever. La gars me guide très professionnellement, et lorsque je suis garé, il monte dans la remorque enlever les sangles qui maintenaient le tracteur. Sympa le gars!

    Je repars encore un peu plus au sud, à Rognac exactement, pour déposer mes 14 palettes de micro billes. J'ai demandé à la personne sue place à quoi servait cette matière. En fait, ils font de la peinture pour les voiries, et les micro billes permettent le reflet de la lumière. C'est ce qui donne l'aspect brillant des inscriptions. Ici aussi, la cour est petite, ou plutôt très encombrée. Je suis garé au beau milieu de celle ci. Il n'arrive pas à prendre les palettes posées à l'opposé de l'ouverture de la bâche ; je propose donc qu'il aille chercher un transpalette et lui emmène les palettes sur le côté gauche. 

    A 11h00, j'ai fini mes déposes, je peux attaquer ma ramasse et donc me diriger sur Vitrolles. Sur place, mes interlocuteurs sont surpris de me voir car ils n'attendent pas de camion ce jour. Pour être précis, ils avaient les raquettes de ping pong à la main... Moi qui pensais que le sport régional était la pétanque. Ben non, sans doute sont ils influencés par les frères Lebrun?

    En fait, c'est l'affréteur qui s'est planté. Désormais, ce n'est plus ce logisticien qui stocke, mais un site basé à Port Saint Louis. Je comptais couper mes trente à quai, ce que je fait puisque aucun camion n'arrive, et profite pour prendre quelques bouchées de carottes râpées avec un morceau de pavé de saumon. Avec juste un filet d'huile d'olive d'Andalousie ( Lucie, tu sais d'où elle vient?) et un peu de sel.

    Sur le trajet, Virgile m'envoie l'adresse où je dois me rendre, mais arrivé au rond point de la Fossette, tout est arrêté, et il est impossible de se diriger vers les bases logistiques. Je pars me garer sur le parking en face, qui sera pris d'assaut quelques minutes plus tard, et j'interroge le personnel de la DDE présent sur place et qui ont fermé l'accès. Un PL se serait renversé, et bloquerait les voies. Pas de possibilité de le relever dans les deux heures, et pas d'ouverture de la route avant quatre ou cinq heures.

    De retour au camion, je regarde un peu les possibilités, mais il n'y a pas grand chose, à part le D24 et D35 (de mémoire), qui sont interdites au plus de 12 T. Au rond point, j'ai beau me rapprocher de chauffeurs containers ET locaux, ils n'ont aucun idée par où passer. Sur Maps, les deux routes évoquées plus haut me paraissent larges, et c'est la seule possibilité, d'après moi de se rendre sur place. J'en suis pour un détour de plus de cinquante bornes, et vu le nombre de camions que je trouverais devant moi, la moyenne n'est pas des plus heureuse, mais on y arrive, c'est le principal. Dire qu'en étant au rond point de le Croisette, j'étais à 8 kms du client. Voilà près d'une heure de manger pour l'aller et sans doute un bon quart d'heure au retour, puisque je prends la direction de l'A9.

    Mais avant, je dois charger 20 palettes surmontées de hauts big bags. Le tout doit être sanglé, puis le câble TIR doit être installé. Je tombe sur des gars sympas, ca file bien, et la fille à l'accueil est bien rigolote, j'en oublie un instant mon retard pris.

    A la base, je comptais monter jusqu'à Laissac, mais j'oublie vite, car il va en manquer un peu. Avec les pleins et le câble, je n'aime pas du tout m'arrêter n'importe où, alors, même si je n'aime pas trop l'adresse, je pars couper au relais du Soleil à St Jean de Vedas. Je pourrais comme cela démarrer par une coupure de 11, c'est déjà ça. 8H25 de volant, on démarre tranquille.

     

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  • au lever du jour, une belle côte
    Larzac
    Larzac
    Le titre est inutile, non?
    Posé pour la nuit
  • Mardi 24 Mars 2026
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    Je n'avais pas une bonne opinion de ce relais, mais, je pense que je ne m'y arrêterais plus. Le pont de Barre est un peu loin de ma route de ce jour, et c'est la raison de mon choix d'hier. Le seul côté positif, j'étais en sécurité avec mes pleins et mon câble TIR.

    Pas de réveil ce matin, puisque je n'ai qu'à rouler ce jour et me rapprocher au max de mon client pour mercredi matin.

    Je contourne facilement Montpellier par l'ouest afin d'attraper l'A75. Le jour se lève tranquillement au bout d'une heure de volant (parti à 5H20 env), lorsque je commence à être dans des coins sympathiques. Je suis à l'approche du Larzac, et ma foi, ce n'est pas un paysage dégueulasse, au contraire. 

    Je stoppe justement à l'air du Larzac pour satisfaire un besoin naturel ; le quart d'heure est fait dans cette station bondée de camions garés dans tous les sens, mais j'ai pu trouver une place, pas facile d'accès, mais je n'ai pas fait le difficile.

    Je vais couper "à travers champs". J'ai prévu un Rodez, Figeac, puis direction Gourdon pour rejoindre l'A20 avant Millau. Je remonterais ainsi jusqu'à Limoges, puis bifurquerais sur Bellac, puis ce sera du traditionnel pour aller au sud de Nantes. J'espère atteindre le Saloon, mais ca va être fin.

    Je n'ai plus souvenir où je coupe à nouveau pour me boire un café accompagné de petits gâteaux chocolat- orange. 

    Et c'est dans les coins de Limoges que je m'arrête à nouveau pour un léger repas. Mon PDJ était très light, j'ai la dalle. A partir de Bellac, je croise pas mal de collègues, notamment Jean et Léa, avec qui je passe pas mal de temps au téléphone. Ces conversations m'emmènent juste avant Poitiers, "au rond point de la Dreal". C'est à ce moment que je m'interroge sur mon lieu de coupure. On oublie le Saloon, car il devrait manquer une belle demie heure, et je regarde à couper au nord et au sud de Cholet, et en dernier recours sur Bressuire.

    Ce sera donc au sud de Cholet, dans une petite ZI près de Mauléon, où je trouverais beaucoup de remorques en débord et chargées de produit béton, attendant sagement leurs chauffeurs pour demain matin.

    Une journée sans ouvrir les portes, c'est bien cool, surtout sur un trajet comme celui réalisé. Traverser le Larzac et ses paysages avec le levé du soleil et l'arrivée sur le pont de Millau, c'est franchement cool. Surtout quand tu n'as pas "le stress" du temps.

    J'ai dépassé un peu, mais je suis sur le trait, donc j'ai peu dépassé Monsieur le Professeur. Ca fait tâche, mais bon. Près de 700 Kms par ces routes et en 10H00, et avec 24 T, Valentino a fait le boulot. Moi, j'aurais mérité mon apéro, mais ce sera de la Christaline…..et non pas de l'eau de feu.

    Demain, je vide à Vallet (dept 44), puis je vais chercher des Eur pour charger à Nantes vers le pont de Cheviré. Après, ce sera une descente sur PACA, puisque me destination est Entraigues.

    Je clôture encore avec une amplitude de treize, ca fera moins craignos sur la carte.

     

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  • On attend chez Ageneau
    Pour les fans
    Avant Poitiers....le ciel va nous tomber sur la t^te
  • Mercredi 25 Mars 2026
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    Avec ma plage de livraison 8-10 et un court trajet à faire, moins de quarante bornes, je ne pars que vers 7H30. Je n'ai que de la voie rapide et le client est proche de la sortie. Le site est situé dans une zone résidentielle et la route d'accès n'est pas très large, mais en sens unique. La première entrée est celle des citernes, la seconde entrée, celle des expéditions, en fait, je devrais pratiquement revenir sur mes pas pour enfin trouver la bonne entrée, celle de la réception. 

    Deux quais, mais occupés. Bon, au bureau, l'accueil est un peu glacial, car d'une part, je ne serais attendu qu'à 10H30, et puis je n'ai pas les BL. "Vous savez bien que vous devez avoir les BL". Ben non, j'ai réclamé par précaution hier, mais on m'a précisé qu'ils étaient envoyés directement entre le fournisseur et le destinataire. Et puis, je n'ai chargé QUE chez un transitaire. Bref, j'appelle Virgile, et l'affréteur parait être surpris. Bref, je me suis garé proprement et j'ai l'autorisation de commencer à dessangler dans l'attente de l'arrivée des BL. Un gars vint enlever le plomb et j'ouvre les portes pour qu'il fasse une inspection rapide.

    Ca caille bien ce matin, surtout quand tu es de l'autre côté du soleil. J'ai mis une petite quarantaine pour rouler le câble et de ranger tout mon fourbi, et je retourne au bureau, mais les BL ne sont toujours pas arrivés. De toute manière, aucun des quais ne s'est libéré.

    Vers 10H00, les fameux sésames sont sur la table de la réception, mais il faut encore attendre le certification de conformité. Il est 10H30 quand ma remorque touche enfon les tampons du quai. Alléluia!

    Je file à la douche dans ce temps, heureux d'être enfin à quai, mais je ne serais pas sauvé pour autant. De retour, c'est la douche froide. Le camion est bien vide, mais il faut faire des prélèvements, et si la matière n'est pas bonne : retour à l'expéditeur. On m'annonce vingt minutes, mais ce sera trente dans les faits, avant d'être enfin libéré. Je ne suis pas la petite sirène, mais j'ai une envie de crier….

    Go chez Ageneau dans la banlieue est de Nantes pour récupérer 62 palettes. Quand je regarde l'heure, je me dis que je vais tomber en pleine pause de midi. Bingo, tout est fermé et ce jusqu'à 13H30. Mais à 15, un gars sort et me demande si c'est bien moi qui vient récupérer des palettes. Je m'étais garé au bon endroit, quatre coups de fourche et le tour est joué.

    Direction le pont de Cheviré pour aller dans le zone en direction du centre ville. Je connaissais un peu cette route ; on la prenait quelque fois quand on allait charger "le sucre". Pas de camion chez le client et accueil souriant, ça remonte le moral, même ci je sais depuis quelques minutes que je n'ai pas à m'affoler, mon lot n'est pas à livrer demain, mais vendredi.

    Pas de quai ici, tu te présentes au plus près des hangars et ils apportent les palettes au cul. Par contre, tu as un transpalette électrique. C'est mieux pour bouger 31 palettes pour un poids total de 27 T. Bonne ambiance, quarante minutes passées, je peux fermer les portes, je ne les ouvrirais que vendredi. 

    Il est 14H30 environ, et je n'ai que deux petites heures de volant...Je n'aime pas ce type de journée. Déjà plus de sept heures d'amplitude, et peut être 100 bornes au compteur. Je vais descendre par Bressuire et Poitiers, j'aviserais sur la route pour ma coupure journalière. Mais, il faut un resto, hier, c'était camion, et sans doute demain….

    Et pourquoi ne pas passer par Le Blanc et La Chatre. Le Goelat n'est pas atteignable avant 21H00, mais Paizay le Sec, moi, ca me va.

     

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  • Le village de Ciron, mais c'est tout droit.....
    Lever de solail avant La Chatre
    Ah quand même, bienvenue dans le 43
    Bienvenue dans le 07
  • Jeudi 26 Mars 2026
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    Nous étions plus de quinze chauffeurs hier soir et quatre clients locaux. Les patrons sont bien contents. A priori, le bouche à oreille fonctionne merveilleusement bien pour eux. C'est très correct et tout récent. C'est la troisième fois que je coupe là bas.

    Comme avant hier, pas d'affolement, car il n'y a qu'à rouler. Je suis réveillé naturellement, et seul un chauffeur est parti à 5H00. Je n'ai rien écrit hier soir, alors, avant d'aller déjeuner, j'écris ma journée de la veille et je trie l'ensemble des photos de début de semaine.

    Vers 6H15, je mets les voiles ; en partant à cette heure, je traverserais logiquement la ville de La Chatre avant les entrées des lycéens. J'ai un mauvais souvenir dans cette ville avec un jeune collé à son GSM qui s'est littéralement jeté devant moi. C'était passé juste.

    Sur cette portion de route, tu ne fais pas une moyenne de fou, et arrivé à l'entrée de Montluçon, j'ai un gros 60km/h depuis mon départ. Mais si mes souvenirs sont bons, on gagne en kilomètre parcourus par rapport à la RCEA. 

    Je ne prendrais l'autoroute uniquement sur la portion "Montluçon-Clermont", le reste de l'A75 étant gratuit jusqu'à Brioude. Je suis un peu surpris de voir que sur les hauteurs de la capitale du pneu, la neige est présente. Un rapide coup d'œil sur Maps, car je souhaite passer par la Chavade, et le coin de l'Auberge de Peyrebeille, tu peux y trouver facilement une bonne burle jusque fin avril. Rien n'est annoncé sur Maps, et puis après Issoire, les panneaux annonce que la route est bien ouverte en direction d'Aubenas. 

    Lors de ma coupure sur l'aire après CF, il fait très frais. Un vent glacial est présent, je rase bien les murs pour aller jusqu'à la station.

    A la frontière de la Haute Loire, les paysages sont devenus blanc, et je croise des voitures avec une bonne dizaine de cms de neige sur les toits.

    Mais rien sur les routes bien sûr.

    Par contre sur le plateau vers l'auberge de Peyrebelle, des bancs de neige sont bien présents sur la route ; normal ici avec le vent de travers qui amène cette neige sur la route. Par contre, dès que l'on attaque la descente vers Aubenas, le température est de suite plus clémente, et plus de blanc sur les paysages. 

    Le soleil refait son apparition sur Aubenas et ce n'est pas sans me déplaire.

    Je serais obligé de passer par Montélimar, en raison de travaux qui coupe la N86 au sud de Viviers.

    J'arrive au dépôt de Bollène pour ma coupure. En pleine vallée du Rhône, ca vente fort, et frais voir glacial. Je mets ma veste d'hiver pour faire le plein de mon réservoir de droite et celui d'AdBlue. Les rouleaux sont à l'arrêt, pas de douche pour Valentino, dommage, il y a de bonnes traces sur la bâche.

    Puis je pars me garer dans les emplacements, mais je n'y resterais pas. Avec le vent qui arrive de 3/4 sur la cabine, tu te croirais dans un grand huit. Je me gare, cul de la remorque face au vent, et à l'abris de remorques. A part le bruit du vent, c'est nickel, la cabine est stable. 

     

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  • Mes trois palettes arrières
    Ca ne ferme pas
    130 gf chacun
    Je l'ai mérité....
  • Vendredi 27 Mars 2026
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    J'ai passé une bonne nuit sur Bollène, le vent s'est calmé en milieu de nuit, mais il reprend de plus belle ce matin, et il est toujours autant glacial.

    Mon programme du jour est impeccable ; si tout va bien vers 15h30, je franchirais le portail du dépôt.

    J'ai RDV à 9H30 pour vider mon vinaigre à Entraigues, puis j'irais déposer mon solde de palettes à une dizaine de bornes de là, et enfin j'irais recharger chez PRB pour ma livraison chez LM à St Priest en Jarez lundi matin.

    Je quitte le dépôt histoire d'être en avance sur mon RDV, sur un malentendu… Pas de malentendu, je serais même averti de revenir vers 10H00 pour avoir un quai. Pourtant, d'une ici, tu te vides, et d'autre part, pas mal de quais sont libres.

    Je ne serais à quai qu'à 10H15 et reçu par un cariste qui me jette littéralement un transpalette dans les pieds, du style démerdes toi, et il se part!!

    J'attaque à vider. Les trois dernières palettes (les seules dans ce sens) sont un peu inclinées. En les sortant, un bon coup d'épaule, et elles se redressent, mais un chefaillon arrive, et me dit qu'il refuse le lot. Mon cariste est 20 m plus loin, tout sourire….Bref, j'ai beau signaler qu'elles se redressent facilement, c'est trop dangereux pour eux de les mettre sur les racks.

    Je fais des photos et en averti Virgile. Nous avions déjà eu ce problème sur un précédent voyage et ça c'était réglé entre l'expéditeur et le client, et nous avions déchargé. 

    Virgile me demande de me garer plus loin, ca va le faire! Par contre, j'ai un souci avec mes portes. J'avais bien calé mes palettes sur la droite, car j'avais bien vu qu'elles étaient "limite". et ça force sur l'encadrement. J'essaie de jouer avec les suspensions, mais rien n'y fait. Peu importe, je ne vais pas loin, mais je me retrouve à me garer, sans trop de choix en plein vent. Je passe un sangle par sécurité à "horizontale" pour bloquer mes deux portes dans l'attente.

    A 11h00, Virgile me rappelle, c'est bon, ils sont d'accord pour décharger. Je me représente, mais non, je suis recalé encore. J'ai les noms des personnes qui ont donné leur accord, mais non, c'est eux qui décident! Encore des A/R par téléphone. A 11h30, décision que je ramène la came à Bollène ; Sorgues étant full, mais avant tout, il faut que je sécurise mes portes en passant une sangle par dessus mes deux portes, et ce n'est pas gagné avec ce vent de dingue. Je jette bien une vingtaine de sangles avant d'y arriver, mais le temps que j'aille l'accrocher temporairement d'un côté, elle se fait la male de l'autre. J'ai mis plus d'une heure avant d'y arriver.

    La fin de semaine sera donc vraiment merdique. Hier soir, Virgile m'annoncé que j'avais perdu 90 E....

    Problème, je pars en bobine lundi après midi, j'ai donc besoin de ma remorque à fosse. Sorgues n'en a pas. Ils peuvent nous en prêter une bâchée classique, mais je serais alors obligé de prendre la plus merdique du parc, et je n'en veux pas ; c'est clairement une bouse.

    Je roule tranquille jusqu'au dépôt de Sorgues. Après ce sont des palabres entre agence, car nous souhaitons décharger pour conserver notre remorque, mais pas de place...Bref, je garde mon calme mais je commence à bouillir grave. J'aurais souhaité que la came soit transférée dans une autre remorque, mais non catégorique du personnel sur place. Je suis pris en tenaille. Je finis par aller boire un café en espérant que le temps joue pour moi, car je dois recharger avant 15H00.

    Impossible d'avoir raison, je dois partir avec une remorque de Sorgues, contre mon avis. Je suis passablement énervé. Je fais un point avec Virgile et je ne pèse pas mes mots. Merci tout de même avec mes collègues chauffeurs de Sorgues qui ont été bien sympas avec moi et hyper réactifs.

    Chez PRB, nous sommes en plein vent. Lorsque je suis ENFIN dans une zone de chargement, il y est impossible de travailler en sécurité ; je refuse donc de débâcher. De toute façon, j'en ai marre de faire des concessions, donc, je reste ferme, j'en ai plus rien à foutre.

    Et très rapidement, j'ai gain de cause. En fait, ils ont essayé toute la journée, et d'après la sympathique cariste, aucun camion n'aurait chargé dans les emplacements, mais devant les halls, plus à l'abris du vent. Ce n'est pas idéal, car ça vente aussi pas mal, mais tu n'as pas les bâches qui partent à l'horizontale. Le bâtiment coupe pas mal de vent, même si on reçoit de bonnes rafales par moment.

    Voilà, il est 17H00, et je quitte enfin la région. 

    Sur l'autoroute, ca vente aussi, mais à partir de Valence, ca s'arrange nettement, et puis plus rien à Vienne. Au dépôt, je devrais vider avec Aurélien qui m'attend, puis aller chercher la bouse sur le second parc, revenir et charger. Je galère comme pas possible avec les poteaux et les barres, et j'étais à deux doigts de tout envoyer chier. 

    Il est plus de 20HH0 quand je commence à vider le camion. Je ne passe pas au bureau vider ma carte, ni laisser mes CMR hebdomadaire, on verra ça lundi. 

    Dire que j'ai passé deux jours sans ouvrir les portes et rouler dans des supers coins, mais que je finis en galère comme ça, ça fait chier.

    Allez une bonne douche, un whisky, et je découvre les quatre petits chatons nés cette semaine. 

    On finit toujours par trouver du positif. Et j'ai pris un bon whisky irlandais, un Slane.

    Allez, bon weekend à tous.

     

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  • The Machine of SM
    De la bonne vieille industrie française
    De la bonne patisserie maison
    L'attente commence
    Là, je suis fâché
  • Lundi 30 Mars 2026
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    Après un gros samedi à s'occuper de l'extérieur, le dimanche a été plus cool avec des amis. Sans surprise, nous avons bu du bon vin, mais seulement le dimanche midi.

    Ce lundi est dans la continuité du dimanche : ca caille grave. Ma voiture est restée au garage tout le weekend, je n'ai pas à gratter son pare brise pour partir. Encore que, y a t-il gelé? Je ne sais pas.

    J'arrive trop tôt au camion, la faute à notre petite chatte qui vient nous réveiller quand elle veut sortir et abandonner quelques instants des quatre chatons nés mercredi. Quand elle sort, elle regarde bien ma femme, avec un regard qui en dit long "tu les surveilles et je te fais confiance, ok?"

    Avec un rdv a St Priest en Jarez chez Leroy Merlin, je n'ai pas trop de route. Le magasin est situé juste à côté d'un de nos fidèles lecteurs de CDB, Jocelyn. Je suis le second camion, mais je serais le premier à rentrer dans le dépôt de LM, et c'est bien étroit pour aller jusqu'à la cour des matériaux, où se situe la zone de déchargement. Bon, les gars sont assez sympas, mais ils n'ont pas trop de volonté à bosser. Ca discute pas mal. Je m'en vois pas mal à débâcher cette saleté de vieille remorque. Je signale de suite à mon interlocuteur qu'il y aura deux sacs de grevés, mais il n'a pas l'air de s'en soucier, et il ne mettra pas de réserve. Je pense qu'ils ont un peu de perte vu la douceur des gars lorsqu'ils attrapent les palettes des matériaux. Ce sera un peu long à décharger, puisque j'en repars à 8H30, tout en longeant le parc des bus et tramway de la STAS (je crois que c'est le nom des transports urbains de Sainté.

    En remontant dans le camion, je m'aperçois que mon programme a changé, mais que je vais toujours cherché une bobine et deux caisses chez Aubert et Duval à Firminy, mais que je ne garderais pas, mais que je donnerais à Olivier. J'appelle Virgile pour confirmation, et effectivement, il préfère que je ne tourne pas avec cette bouse et en fosse cette semaine. Il échange donc ma tournée avec celle d'Olivier. 

    L'entrée du site d'A et D se situe juste à côté des entrepôts d'Afrac, et ce sont eux qui assurent la logistique pour ce client, sauf pour mes lots qui sont un peu particuliers (bobine).

    J'avais pu comprendre que Julien serait présent dans la matinée avant de partir en direction de la Belgique et des Pays Bas, et je vois bien son Scania à quai. Il est bien là. On bavarde un peu bien entendu, mais j' oublie complètement de faire une photo. Vous n'aurez droit qu'une vue de son camion. Et je vais le trahir…..mais chut, il a chargé deux caisses………..sans sangler, si si. En fait, Julien doit être un mytho, il ne sangle rien. Les photos qu'il met sur le forum, c'est de l'IA, j'en suis sûr. Malin le garçon. Qui l'aurait cru, hein!

    Après cela, je pars chercher mes lots dans cette vielle aciérie de briques, qui devait être au milieu du siècle dernier, un grand fleuron de la forge locale. Je crois qu'il y avait aussi des fours, aujourd'hui, je pense qu'ils ne servent uniquement à remettre les pièces en température avant qu'elles soient "frappées". Et bizarrement, ce n'est pas un site que j'ai visité dans mon ancien boulot. Le site des Ancizes oui, mais celui là, pas de souvenir.

    La bobine est une pièce entière brut, qui va être emmené par Olivier sur un site au nord de Nancy pour usinage. Usiner une pièce de 2 T, j'aimerais bien voir. Mais avant tout, il me faut la ramener  au dépôt où Olivier m'attend de pied ferme. Il a déjà chargé deux ou trois bobines pour un premier site. In trouvera facilement de la place pour les caisses et la bobine.

    Personnellement, je retourne attelé la remorque de Sorgues, et je prends un petit lot entre Loire et Montagny, pour me rapprocher du port de Lyon, puisque je vais charger chez Arcelor……...la loose totale, limite déprimant. Je charge juste avant midi, et pense que je vais trouver porte close pour livrer, mais non, le gone est travailleur, et je serais déchargé de suite, alors que le magasinier de la boite était en plein repas. Je lui ai bien précisé que je n'étais pas pressé, mais il a tenu à me vider de suite. Cinq ou six palettes, c'est vite fait et je le remercie.

    Maintenant, il s'agit de monter au PEH, chez Arcelor. Vous savez comment ça se passe là bas! Et bien autant vous dire que cela a été une cata. Pourtant, tout avait bien commencé. Dans la demie heure après mon arrivée, les tôles plates ont commencé à arriver et avant 15H00, j'avais tous les lots du premier hall. Incroyable, mais vraiment un record pour ici.

    Je change de hall pour passer au hall des longueurs. J'ouvre à nouveau les deux côtés, et je m'essaie pour le toit. Impossible de l'ouvrir. La lèvre arrière se soulève bien, malgré qu'elle soit lourde et difficile à manipuler en raison de la perche trop courte présente dans le lot de bord. En fait, je ne peux soulever cette lèvre ET pousser en même temps. La barre étant trop courte. Je vais voir un gars qui me charge habituellement, et avec qui cela se passe bien. Je l'aide pour positionner les bois de calage, enlever les élingues, etc... Non, me dit-il, il ne doit pas forcer, et surtout pas monter dans le camion. Je saisie une planche latérale, et lui montre que d'en bas, on peut le faire. Non, c'est trop dur. Les bras m'en tombent.

    Quand, je vais voir d'autres gars, ce n'est pas leur problème, pas leur hall. Très bien, c'est cool. J'essaie à nouveau, j'insiste même en essayant de placer un bois pour empêcher que le lèvre se verrouille, mais avec un bras qui tente de maintenir la lèvre, et l'autre qui tente de placer une cale, tout ceci en étant au bord de la remorque, prêt à tomber, j'arrête.

    Je fais voir le gars et lui dit que puisque c'est impossible à charger, je pars. Il s'en cogne grave, ça tombe bien moi aussi. J'avais appelé Virgile pour lui faire part de la situation, et le rappelle pour lui dire que je me casse.

    Au bureau, ils sont deux à m'attendre et confirme que leur gars n'ont pas à faire ci à faire ça. Très bien donc, je pars alors. Mais non, il fait réessayer. 

    Je rejoins ma cabine, me place côté passager, sors mon livre, mets les deux pieds sur le TDB, et je lis. Vingt minutes après, le plus ancien des hall, que l'on voit peu désormais (et malheureusement, car c'est le plus vaillant et de loin), vient me voir et me demande de revenir dans le hall, il va m'aider. Je lui explique quoi faire, même si il savait déjà, et en moins d'une minute, c'est torché. Je suis dans la zone de chargement, ma faignasse m'a bien vu, on croise nos regards, et je remonte dans la cabine reprendre ma lecture.

    Près de quarante minutes plus tard, un chefaillon vient me voir, je baisse un peu la livre, "tu charges". Je lui réponds "bien sûr, mais ici, on attend beaucoup plus que l'on bosse, alors je lis, et j'attends le bon vouloir de ton fainéant de collègue. Moi à 19H00, je me barre". Et je remonte ma vitre et reprend ma lecture.

    Pour faire court, le mac m'a chargé, je ne suis pas descendu de la cabine, saut pour aller aux toilettes, puis celui des longueurs alu est venu me voir pour me demander d'avancer pour qu'il charge ses longueurs. Pareil, suis resté dans la cabine. 

    Il était 16H00 quand je suis revenu dans le hall, et il est désormais 19H00 passé. Je sangle, et je me barre, sans celui une solide explication de ma part. La personne au bureau n'y est pour rien, et je lui précise bien, mais que c'est gars, je n'en peux plus de ces cons. Je lui signale que mon temps de service est dépassé, et qu'il note bien mon nom. Il m'avoue à demi mot, que la boite qui faisait la navette pour Orange a abandonné. Tu m'étonnes! Et c'est la faute aux chauffeurs ou aux cons dans les halls.

    Il reste une place sur l'un des deux parkings du PEH. Go à la douche, ma foi, bien entretenue et propre.

     

  • Photos
  • 147 direction Poitiers
    Couché de solail vers Cholet
  • Mardi 31 Mars 2026
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    J'ai mal dormi cette nuit, agacé que j'étais par la situation d'hier. J'ai beau me dire qu'il fait faire avec, c'est difficile à faire. Et puis, qui va galérer pour faire sa journée désormais, et le retard pris, etc.. C'est sur le chauffeur. On passe 5H00 dans cette boutique, et ils ne travaillent à notre chargement que sur la moitié du temps. L'autre moitié, c'est de l'attente u bon vouloir de fainéants.

    Bref, PDJ au camion, tunnel de Fourvière, et go A89. Départ à 5H20, à cette heure, je suis le premier camion à sortir des parkings. Il faut dire que j'étais le seul bâché ; tous les autres étaient des châssis container. Par contre, c'est la ruée des citernes.

    Avant CF, je stoppe pour un second café, bien venu. La journée va être longue..

    A 8H15, je suis chez Arcelor à Cébazat. Très bien accueilli, trop bien sans doute. Je pense qu'il y a eu des échanges...Par contre, tous leurs camions ne sont pas partis, et devrais attendre un peu pour avoir une place de libre.

    En zone, je commence mon dessanglage, et tente d'ouvrir mon toit. Sans succès bien sûr, mais je trouve de l'aide sans en demander. Etrange. Je monte en cabine, mon boulot est fait, les sangles roulées et rangées, je n'ai plus qu'à attendre, mais ils s'y mettent assez rapidement. 

    En deux heures, je suis vide. Ce n'est pas des plus rapide, mais vu les nombreux lots, ca va, il n'y a pas grand chose à dire. Je pars chercher mes papiers que je signe moi même, ce n'est pas bien, mais je n'ai pas envie d'attendre. Avec Arcelor, même si àa se passe "bien", comme ce matin, je sature.

    On va aller cherché de l'eau des volcans. Juste un saut de puce pour m'y rendre, et avec un créneau 10/11H00. C'est bien, je tiendrais l'engagement pris. De suite arrivé et inscris, je peux entrer de suite sur le site, c'est une très bonne chose. Ici, une fois que tu es en place, ca va très vide. Le cariste s'occupe de deux camions en même temps, et en vingt minutes chrono, tu es à nouveau dehors. C'est une vraie horlogerie Franc Comtoise, comme Arcelor ; non là, je déconne.

    C'est lourd l'eau. Jamais, je ne charge des vins des la vallée du Rhône et encore moi de St Jo, ce n'est pas normal. Direction le sud de Nantes, avec un RDV à 10H00, c'est très correct. Je prends l'autoroute jusqu'à la sortie de Montluçon, puis route traditionnelle via la RCEA, et la 147. Logiquement, je peux atteindre Cholet sans gros problème. Le rond point de la Croisette est désormais ouvert ; les travaux de réfection de la chaussée sont désormais fiats, on passe tranquille. Et ce n'est pas le cas de la sortie de Lussac les Châteaux, où je passerais près de quarante cinq minutes en raison de travaux en vue de la déviation à venir du village. Les structures telles que les ponts et les rond points sont en construction, occasionnant un passage en alternance sur la route.

    Le soleil est sorti en cet fin d'après midi ; je l'ai en pleine figure en partant sur l'ouest, c'est un peu normal. J'arrive avec trente minutes d'avance sur mon temps de route, et dix sur mon amplitude. Peu de monde au Saloon, mais j'y mangerais bien mieux que semaine dernière.