Un retour JUST IN TIME au Kew Garden à Londres

Rien n’est simple dans la vie d’un chauffeur. Sur le papier, c’était facile, il fallait récuperer le matériel du show de lumières de TILT au Kew gardens de Londres début janvier 2024. Si à l’aller on avait fait le voyage de concert, le retour était un peu moins simple. A la base, nous devions récuperer avec José le matériel à 17h UK. José montait de son côté à Slinfold, quant à moi je vidais à Bedford. Tout était bien jusqu’à ce que l’organisateur du show demande à TILT d’avancer les départs à 14h du parc. 3h, c’est pas rien, et cerise sur le gateau il fallait impérativement que l’on se présente en même temps au très étroit Lion gate. Chacun de notre côté on a calculé notre coup, et on s’est retrouvé sur le M4 au Heston Services à une dizaine de kilomètres du parc. On avait juste un petit quart d’heure de marge, pile le temps d’aller prendre un café au Starbucks. Le calme avant de se jeter dans la gueule du loup ! Au parc, les arbres sont prioritaires et tant pis pour les rayures sur les remorques toutes neuves ! Notre voyage en duo aura été de courte durée, José est vite parti finir pile poil sa journée à Cobham, le client était content et nous aussi !! Quelques photos souvenir ici : https://www.fierdetreroutier.fr/piwigo/index.php?/category/un-retour-just-in-time-au-kew-garden-a-londres

Une livraision au Kew Gardens de Londres

Chaque année, TILT, concepteurs de lumières, viennent installer les oeuvres pour les fêtes de fin d’année. D’habitude la livraision se fait à l’entrée du parc, mais cette année il a fallu rentrer les camions dans le parc au pied de la serre monumentale dans le plus pur style victorien.
14 photos toutes fraîches ici : https://www.fierdetreroutier.fr/piwigo/index.php?/category/une-livraision-au-kew-gardens-de-londres

En Australie avec Dav Fast

Apres 7 ans à rouler au Canada et aux États Unis je décide de changer d’air et de tenter l’aventure en Australie. J’arrive à Brisbane en février 2022.
Je repasse mes permis et surtout le plus important : le permis MC ( Multi Combination ) pour pouvoir conduire les road trains, le but que j’ai en tête. J’ai du me familiariser avec la conduite inversée. Cela m’a pris à peine quelques jours pour bien prendre l’habitude
Cela prend quelques semaines à repasser les permis, pas besoin de formation, j’ai roulé 6 ans en France et 7 ans en Amérique du Nord. Je passe tout en boite manuelle double débrayage ce qui me donne un permis « unrestricted »

Je commence par bosser 3 mois en ferme ce qui me donne l’opportunité de renouveler mon visa d’une année supplémentaire, le fameux permis vacances travail
Dans la ferme je bosse avec les animaux et je fais du transport de cereales et meme d’animaux, chose que je n’avais jamais fait avant
On s’occupe de faire la mécanique sur les camions le week-end
Bref une bonne expérience pendant ces 3 mois.

Ensuite je decide de partir à Sydney, puis Canberra et finalement Melbourne ou je decide d’y rester
Recherche d’un nouveau job, je ne mets pas longtemps à trouver : 
Je trouve une compagnie pour faire du BDouble ( photos ci dessous ) sur la côte est ( Melbourne Sydney Brisbane )
Ici ils appellent ça faite de l’interstate
Je roule pendant presque 1 an pour cette compagnie « over the top » oui comme le film
Le boss, un argentin très sympa et un footeux tres grand fan de Maradona, qui bien sur n’a pas hésité à me taquiner après la finale de la dernière coupe du monde
Très bon salaire, en Australie les salaires sont très bons, Je demande un camion americain et il me le fournit : Un western star en boite fuller
Exactement ce que je voulais !
Je pars à la semaine ou 2 semaines avec des clients à Sydney, Newcastle et Brisbane
Cela me permet aussi de me faire une bonne experience en BDouble
Je roule toute la journée : Environ 12h par jour, Le soir je m’arrête au truck stop
Ce sont des station’s service avec restaurant, salle télé et douche propres et gratuites pour les chauffeurs.

L’Australie et son contraste entre camions européens et americains

Apres cette aventure, je prends un peu de repos, 3 mois, je voyage, Japon, Philippines, Fidji
Puis je reviens en Australie
Bien décidé cette fois à trouver une compagnie pour faire du « road train »
Je pars dans le Western Australia ( 3500 km depuis Melbourne avec ma voiture )
J’arrive à Perth et je décide d’aller voir les compagnies de transport qui ont des contrats avec les mines en Australie
Beaucoup de ces compagnies recherchent des chauffeurs pour du road train en triple ( 3 remorques ) ou quad ( 4 remorques )
Je vais voir plusieurs compagnies, mais avec 0 experience en road train, j’ai beaucoup de mal à trouver un job. Ils ne recrutent principalement que des chauffeurs avec minimum 2 ans d’expérience en road train. Je ne baisse pas les bras, je continue, je cherche, j’harcele puis finalement après quelques semaines, une compagnie decide de me donner ma chance
Un job de chauffeur ou je prends l’avion ( payé par la compagnie ) pour aller sur un site avec hébergement inclus, pour y rester plusieurs semaines, cela s’appelle le programme FIFO ( Fly in Fly out )
4 semaines travail
2 semaines repos
Retour à Perth en avion pour le repos
Je commence en double remorque avec dolly pour charger dans une mine dans le Western Australia et ramener ça au port à Geraldton exactement

La compagnie possède principalement des quads road trains ( 4 remorques )
Le rêve pour moi de pouvoir conduire cela !!! Le boss me promet de me passer en quad road train bientôt. Puis pas longtemps après, je rentre de ma tournée en double remorque, le boss vient me voir : « hey frenchy ! » ( oui frenchy c’est le surnom que tout le monde m’a donné, je suis le seul français de la compagnie au milieu des australiens et néo-zelandais)
Donc, hey frenchy, je te passe en quad road train, j’ai besoin d’un chauffeur et je te donne ta chance. Tout content, je lui demande donc quelle sera le nouveau job
Donc c’est pour une mine à 500 km dans le bush australien et je vais y rester quelques temps
Charger et decharger en quad road train
( ah oui on décharge par côté, benne basculante sur le côté, on appelle ça : side tippers )
Voilà le lendemain me voilà au volant d’un road train 4 remorques, heureux comme un roi et me voilà parti dans l’outback
Le road train c’est une conduite différente : La dernière remorque se balade pas mal, surtout quand la route est abîmée. Il faut rester le plus possible sur la « fog line » ( ligne côté fossé ) pour éviter un accrochage avec un vehicule arrivant en face, surtout un autre road train, pour eviter que la dernière remorque ne se balade légèrement dans l’autre voie

Le poids à vide du quad road train est de 60 tonnes.
Je charge à 150 tonnes ce qui fait un poids total de 210 tonnes
L’anticipation est de mise, Longueur : 60 mètres

Aujourd’hui je réalise mon rêve d’être au volant d’un road train. Mais même juste celui de rouler des trucks en Australie. Je continue actuellement l’aventure et on verra après ce que l’avenir réservera encore. Je finirais cet article en remerciant les quelques français qui ont roulé en Australie avant moi et qui m’ont été de bons conseils
Ces personnes se reconnaîtront

 

Les 30 ans de route de Samu

J’ai passé (jour de mes 18 ans), et obtenu mon CAP-BEP CR en juin 93. Début juillet, les résultats.
J’ai donc reçu le sésame attestant le diplôme vers le 12, ce qui m’a permis de retirer le papier carton rose garni de ses indispensables et précieux tampons en préfecture le 13 au matin (un mardi).

Ca tombait bien, ce jour même, mon père était en train de charger en Alsace, à Kembs, 68, un complet de fenêtres pour un chantier d’immeubles sur Madrid (c’était un camion par semaine sur quelques mois).  Mes formalités réglées, je l’ai donc rejoint le soir au Pont d’Aspach et sommes partis après avoir mangé là.

Je me souviens avoir pris le volant pour partir, par la RN83, on passait au milieu des défilés de 13 juillet un peu dans chaque village, l’Isle/le doubs… Avec le paternel, pas question d’abuser de l’autoroute. On avait qu’une quinzaine de tonnes, supportable, pour un bon vieux R340 (de 86). De plus, je n’étais plus à l’école, mais en formation plus pratique cette fois.

Je me souviens aussi avoir traverser le pays le jour du 14 (mercredi) sans complexe aucun, ça ne date que de 21 ans en arrière, mais ce serait insensé actuellement. Ca roulait presque comme un autre jour, quoi. Juste mon père avait fait un CMR ayant départ côté D… Le transit étant toléré pour les jours fériés…

On est descendu d’une traite, mais tranquillement via RCEA, Montluçon, Bordeaux, jusque Irun, 16h de route. Maintenant, avec le progrès de la mécanique, l’amélioration de la RCEA, on met plutôt 13h30. Je me souviens également de l’image de verdure du Limousin au matin, la Souterraine…, après un ronron dans le lit du 340, alors que mon père conduisait. (et oui, déjà sommeil !)

Puis coupure en journée à la 1ère station à Irun, arrivée dans la nuit suivante sur le chantier Madrilène, après 6h de volant, via col de l’Etchegarate, Burgos… NI du début à la fin.
Plein d’images nocturnes de l’Espagne me restent, comme les lumières bleues de la Guardia Civil, sur leurs R19, BX ou autre Patrol Ebro garées improbablement en bordure de NI, prêts à débouler pour un contrôle en règle… ou bien les côtes interminables à l’approche de Madrid, le Somosierra ! C’était un chauffeur (Pascal, qui a roulé avec moi jusque mi 2018) qui faisait ce chantier en général, mon père l’avait déjà fait, donc pas de problème pour trouver. C’était au bord de la ceinture Est de Madrid. (M40,je crois peut être?)  Y en avait qu’une de ceinture de toute façon, à l’époque là.

Le déchargement prévoyait la journée, car ils posaient les vitres au fur et à mesure.
Pas de soucis, il y avait des douches, un resto pas loin. Puis de la sieste, la journée était vite passée.
On pouvait grimper dans le batiment, voir de près des types poser les fenetres, sans aucun EPI, naturellement…

Ensuite reparti en fin d’aprés midi, direction Barcelone, pas loin de 7 ou 8h de route, je crois. Via Zarragoza, Leida…NII tout du long. Il faisait encore jour un bon moment, des côtes balaises toujours, même pour un 340 à vide, Calatayud…. Et de sublimes paysages arides.

Zaragoza , Lerida, côtes à nouveau, puis arrivée sur Barcelone, à l’usine Cardoner de Castellbisbal exactement vers minuit. Une coupure de 8/9 h et rechargement le vendredi matin, de produits chimiques ND pour la région de Mulhouse, Rixheim je crois. Retour de ce 1er voyage dans la nuit suivante. Un 1er tour plutôt sympathique et inoubliable, que je me remémore chaque fois que je prends la RCEA direction l’Espagne, et qui m’a confirmé et reconfirmé que j’avais fait le bon choix concernant ma profession… A chaque approche des 14 juillet, j’y repense toujours. Nostalgie, je sais…

Une semaine en régional avec Greg le viandard

LUNDI

A 1h30, le réveil sonne.
Mon sac est prêt,je me rince la gueule et je prends la voiture direction le dépôt à pont de l Isère à 17 kms de chez moi… A 2h10, je m’enfile mes 4 cafés matinaux et je vais vérifier mon chargement. Je passe l’ensemble au lavage.
3h , c’est l heure. J’ai le FC787 aujourd’hui. Et je m’en vais direction st Étienne centre où je dois y être pour 4h30.
4h20, je suis à quai. Je vide mes 25 crochets et mes 2 palettes et reprends des emballages. Je me bouge car un chauffeur attend la place. 4h45, c’est reparti pour st Didier en Velay, le pied à cette heure-ci , je passe firminy à la régule. Arrivé sur place, je vide mes 8 palettes de maigre de porc qui allègent bien car il faut compter environ 650 kg par palettes.
J’en profite pour refaire mon chargement car je n ai qu’une palette pour le suivant, pas de quai et transpal manuel. Une fois sanglé et ma barre mise, je prends les petites routes du 43 ou j arrive à Raucoules. Une petite salaison bien sympa ou je dépose ma palette. Je suis dans les temps, ça ce passe bien .
C est reparti direction st Maurice de lignon ou je me pose à quai et j’y laisse 3 palettes et reprends 3 piles d emballages. Bien sympa, le gars m’avait refait mon chargement pour le prochain pour ne pas avoir à tout déplacer.
Je repars pour le suivant et c’est la le drame !
2 camions en attente, quasi complets. Je décide d’aller voir le gars de réception qui est seul malgré la taille de la boîte. Honteux. Bref. il ne veux rien comprendre, c’est chacun son tour malgré mes seules 4 palettes prêtes à être sorties ..c est long ..ca me fout en rogne et pour ceux qui me connaissent, j’ai réussi à prendre sur moi. Au bout de 1h45, enfin mon tour .. Je me met à quai, pose la cale et emmène les clefs. Il y a sur la vitre une petite affiche inscrite « personnel en pause pour 30 mn »…les bâtards !!! Bon je pose mes 4 palettes,un peu énervé je me casse sans dire au revoir, c’est pas bien mais sur le moment, ça soulage !!!
On redescend vite direction La Talaudiere ou j’ai plusieurs ramasses a faire. 2 clients en moins à charger, ça me permet de regagner un peu de temps. J arrive chez un gros client ou je charge 140 crochets et 3 palettes. Apres le resto du dimanche, ça m a bien aidé à perdre le surplus !! 1h plus tard c’est fait , je m’ameliore, je prends des techniques. Il me reste pas énorme en place et je vais donc au prochain client a 1kms.
Je sais que tout ne va pas entrer. J’appelle les chefs par prévention. Je dois donc ramasser ce que je peux et je laisse donc le reste à un autre chauffeur de chez Tdv qui prendra même un client que je devais livrer en foulée.. Je rentre donc au dépôt. Je me fait les pleins et je pose le camion à 16h15.pile poil. Je peux même aller chercher timeo à l’école .

Mardi

Aujourd’hui, c est un départ à 5h15.
Mon réveil sonne à 3h40, puis 3h42 puis 3h44. Bon allez,je me bouge le cul du lit et c’est parti pour mon petit train train, mon petit pipi et petite douche et on va au dépôt. A 4h30 ,je m enquille mes 4 cafés, vérifie mon chargement et je passe récupérer aux emballages des crochets. Aujourd’hui, c’est le FH835. Je passe au lavage (c’est maladif), lavage fait, 5h14 c’est parti. Mon 1er est à La talaudiere, ou j ai logiquement 15 crochets et 2 palettes. Arrivé à 6h50 , le gars m’annonce qu il prend que les palettes mais les crochets, c’est pas là..en faite, ce n’est même pas la même adresse.. Après avoir eu l’adresse, ça va, c’est à 3 kms…
J’arrive sur place, je sonne, je re sonne, je re re sonne… Au bout de 12 mn, pas moins, ça ouvre miracle !!
Je me met à quai et en profite pour me faire une 15. Je branche mes rails et j’attends les gars. Sans déconner, après 40 mn, les gars arrivent de leurs pauses. Je me bouge pour leurs balancer les 15 crochets et demande mes crochets vides. 15 putain de minutes pour les avoirs !! Je suis resté 1h10 pour 15 crochets…
De la, je me met en mode rapide. Je monte à Andrezieux Boutheon pour une palette et me prends un café. J’enquille à donf tout le long et je me rends à Roanne pour 2 crochets. Ca va vite et c’est très bien.
Je repars, compte mes heures de volant et je file vite à Lapalisse livrer mes 3 dernières palettes chez un transporteur. Il est 11h10. Je regarde mes heures, si je veux pouvoir être bon, je dois filer à Vichy au plus vite, il y a une route interdite aux plus de 18t mais tu gagnes 13 mn .. Vu que j’ai un gros cerveau, c’est psychologique, je me dit que l’ensemble fait 17t500, donc ca passe !! Faites pas ça les jeunes, c’est une cascade effectuée par un professionnel…
Je suis à 4h02 de volant, il me reste 25 mn pour aller à mon chargement. Bon, je re débranche mon cerveau, repasse par l’interdiction et je trace ma race, c’est pas beau mais ça rime. Je me pose à quai avec 4h23 de volant. ouf…
Ici, c’est un peu le hasard, tu attends comme un con, mais aujourd’hui, je pars à 14h07. Je descends livrer en foulée 3 palettes à cote du dépôt à pont de l’Isère . Il est 18h15, je fais mes pleins et je me rentre.

Mercredi

Il est 3h20 mon réveil fait ses siennes. Une douche, et rebelote pour la routine des 4 cafés et préparation de l’ensemble. Aujourd’hui c’est encore le FH835. Je passe l’ensemble au lavage.
5h14, on est parti direction Bougé-Chambalud. Arrivé à 5h57, je me met à quai. Le gars me prends les clefs, les papiers et m’annonce : « C’est 6h, je pars en pause « 
J’ai juste envie de l’insulter, j’ai que 2 palettes au cul à sortir!! Bref je préfère me taire, c’est un client à nous donc pas de bruits mais ça démange…
Bref, je repars à 6h35 direction Hiere sur amby. Je décide de tout prendre par départementale, Bellegarde Poussieu, Cours et Buis, Septeme etc ça evite de me prendre les bouchons matinaux de l’A46 et ça me rappelle mes 20 ans chez Jullien.. J’arrive chez mon client pour 9 crochets à 8ho5, je repars à 8h34, le gars était en pause, décidément j’ai de la chance aujourd’hui….
Je pars pour un chargement de 1 palette à 1 km de la il y a des endroits quand tu vois la manœuvre à faire, tu te demandes comment ça a été réfléchi sachant que c’est des gars qui sont normalement plus intelligents que moi ..je sais ,il y a pas de mal !!
J’en profite pour faire ma 15 mn. 9h, on repars pour Amberieu en Bugey livrer 2 pal et un rolls. ça va vite, les gars sont toujours bien cool ici. On se balance une vanne ou deux et on repart on va livrer à St Just 2 palettes je me mets à quai, 7 mn plus tard, me voilà reparti pour mon chargement à Bourg en Bresse.. A quai à 10h50, j’en profite pour faire ma 30 et charger un quasi complet car je dois récupérer 2 pal à 700 m de la que je livre en foulée à côté du dépôt.. 13h40 on redescend tout shuss (non ce n est pas du portugais ,je me comprends).il en prends plein la gueule le FH500, je suis pas la pour le promener !!.
16h chez le client .et 16h12 au dépôt ou je fait mes pleins et les papiers..puis je le rentre à la casbaH..

Jeudi

Réveil à 3h30. Ce matin, on varie un peu, c est pas 4 mais 6 cafés en présence d’autres chauffeurs de chez Tdv. Comme d hab , je tacle un peu histoire de détendre plutôt que d’ecouter les plaintes journalières de certains ..aujourd’hui j ai encore le FH835!! On se lie presque d amitié, mais il parle toujours pas…
Bref ,je lave et je remet ma carte à 5h15 .. direction La Talaudiere pour mon premier à la régule .. A l epoque,j’y serais arrivé plus tôt mais chez nous, on m’a appris à freiner dans les descentes …je vous ments pas, c’est pas simple tous les jours.. A 6h40 ,je pose mes 2 palettes et je vais vite à St Jean Bonnefonds déposer chez un transporteur de la came pour un autre Tdv qui viendra la récupérer..je profite d’etre à quai pour y faire ma 15 et je repars à 7h20 pour monter à violay..(je ne ferais pas de jeux de mot pourris même si ça me brûle les doigts .)..
J’espère être seul, car le moindre camion, c’est 40 mn minimum . Je traverse difficilement Feurs, mais ca Feurs rien, je suis pas à la bourre. Arrive à 9h40, je me pose à quai .d apres mes calculs savants,ça va être chaud patate pour être chez le dernier en 4h30.alors je me fait ma 30,ou je profite pour faire un lavage complet de l intérieur de la remorque. Je suis maniaque et le gras,ça colle au sol !!
Je repars a 9h15 direction lapalisse ou je me prends des orages de merde. J’arrive sur place à 10h45 je pose mon carnet mes 5 crochets 10h55 on part charger à Vichy rhue. Arrive a 11h15 ,je vais charger mes 8 crochets et 6 cartons et je repars a lapalisse comme le mardi pour charger le complet. Je me mets à 12h30 à quai, on me charge le pendue et ensuite les palettes ,la bas , c’est Amandine qui me charge. Elle est gentille et je passe en priorité car contrairement à d’autres, je ne suis pas chiant et pas lourdingue avec elle .. il est 15h15 je descends vite a pont de l.isere et a cette heure ci, c est l’heure de pointe a st Étienne. Bref j’essaie de gagner mètres par mètres et je perds pas de temps sur l’A47 ou j y vais a l’ancienne !!
De sacres orages auront eu le dernier mot sur mon lavage du matin …j arrive enfin dans le sud. car oui ,pour nous,en dessus de Lyon, vous êtes tous des chtis…..je livre mes 4 palettes et je me rentre au dépôt.
Il est 19 h je me rentre …

Vendredi

C’est vendredi, tout est permis. Même de s’oublier ou du moins, de se rendormir comme un con sans remettre son réveil. Bref oubli les 4 cafés et tout le toutim ! Aujourd’hui, j ai mr FC981 on saute dans le camion et on met la carte à 5h46 au lieu de 5h15.
Pas grave, on va faire ça comme les vrais .. Allez N7 pour monter faire mon 1 er client à St Rambert d albon . Je roule et je m’offusque de recevoir un coup de tel d’un chauffeur qui me disait lui avoir fait le salut nazi !! Je suis pas dans la délation,alors je ne dirais pas qu’il roule depuis peu de temps en Renault t et en tradi chez duarig !! Bref on discute et j’arrive à 6h40 chez le client ou je dépose en vitesse mon rolls et je monte direction Roiffieux pour 7h15. Le merco s’essoufle un peu mais je lui donne de la ventoline à grand coup d’accélération. 9 palettes enlevées et 6 t de moins. C’est reparti direction Chavagneux Charvieu. Je croise notre ardechouille mich07. Je peux pas me moquer de lui, j’ai aussi un Mercoveau aujourd’hui.. Je m’arrete vite fait à l’agence Vivarais de corbas prendre des crochets. A 10hje me met à quai chez le 1 er client. Je me fait une 15 ,c est toujours ça de fait. 25 mn plus tard, 53 crochets et 2 palettes de dada. Eux ne courront pas pour le PMU…
Je repars direction hiere sur amby charger 4 palettes ou je fait ma 30 au passage.
Il est 11h33, compteur a zéro, on redescend à corbas. L A46 commence a être limite et je passe la bifurcation avec l A43 moyennement..a 12h30, j arrive au chargement de 30 crochets en plus. Je traverse la rue pour récupérer chez un autre client une palette de 5 cartons pffff.
Je ferme pour rouler 500 m récupérer 2 palettes et je retourne au dépôt de corbas pour finir complet ..14 h je reprend donc la route direction grand sud. Journée de fonctionnaire mais ça me va bien .
Plus les années passent, et plus c’est le bordel tot sur cette A7. On va morfler grave cet été. J ai donc mis 1h35 au lieu de 1h pour arriver à pont de l Isère. Je fais mes pleins et en profite pour passer au lavage car pas eu le temps le matin…
Il est 16h15 et on peut le dire .je suis en week-end. Courage a tous et toutes et merci d avoir pris le temps de lire une semaine de chaufaillon.

 

Une livraison de Mobil-Home avec les transports Sohier, par Chouchen

Un chargement ou un déchargement de Mobile Home comment ça marche ?

Bonjour cher lecteur 
Toi qui va partir en vacances ou qui est déjà en vacances dans un mobil home. Je suis sur que tu demandes comment il est venu jusqu’à ton camping préféré ? 
La réponse c’est en camion !!! Comment ils ont fait pour le charger et le déchargement ? Je t’invite à lire ce qui qui  suit.
Alors prenons l’exemple en photos ci joint : 
Volontairement j’ai pris un exemple simple. Il existe plusieurs techniques et différents matériels mais dans l’entreprise où je travaille c’est cette configuration la plus simple !!!
Donc nous étions deux camions et deux VP. Laurent et Facki comme chauffeur. Nathan et moi-même comme VP
On a chargé à Mayenne 53 pour livraison à côté de Morhange 57
Les Mobil 9,50 x 4,30 x 4,48 mètres posé sur les camions environ 10 T pièce 
Notre itinéraire : 
Mayenne / Laval / Le Mans / Orleans / Montargis / Courtenay en prenant l’autoroute pour passer Courtenay / Sens / Troyes / Arcis sur Aube / Brienne le château / St Dizier / Pagny sur Meuse / Toul en étant sortie de la N4 et en contournant Toul par le Nord / direction St Avold / puis la D999 jusqu’à Morhange puis direction Gros Quintin et enfin Harprich !!!!!
Oui tu as raison cela fait des Zigzague !!!!
Le plus important c’est que le chauffeur et le convoyeur soit chacun de leur côté et que les deux fassent les mêmes choses en même temps !!!! Il faut être synchronisé.
Alors pour ton information ils sont monté sur des roues selon les modèles il y’a un ou deux essieux. Les roues c’est soit des roues de brouettes au pire au mieux des roues de remorques pour aller le samedi à la déchèterie.
Aujourd’hui on a de la chance chaque remorque est équipé de table élévatrice. Ces dernières vont nous permettre de fa descendre le mobile dans le châssis de la remorque.  donc pas besoin de dégonfler voir de démonter les roues. Ce qui est systématique sur les camions remorque !!!
Une des deux remorques est équipé d’un hayon hydraulique donc il n’y a que deux rampes à 50kg pièce à mettre en place plus deux demie rampe pour prolonger. Cela évite que le mobile ne se coince l’arrière avec le sol et l’avant avec le cul de remorque. 
La seconde remorque est plus ancienne donc c’est six rampes dont les poids sont identiques et quatre tabourets pour permettre une bonne inclinaison. Oupsss j’allais oublier dans ce cas de mettre en place sous les roues arrières du tracteur  deux rampes également pour bien surélever l’avant. Bien évidemment on joue aussi avec les suspensions pneumatiques pour arriver à avoir une bonne pente !!!!
Ensuite on fixe le câble du treuil a l’aide d’un timon ou d’une chaîne que l’on fixe sur le châssis du mobile. Souvent on rajoute une roulette pour nous aider 
Maintenant le but c’est de le faire monter en faisant en sorte que l’ensemble soit centré sur la remorque. Donc on tire ou on pousse et on se parle entre nous pour dire où est le milieu de nos pneus !!!! Une fois en place on mets des cales roues devant et derrière 
Très souvent on joue de la sangle pour tirer un côté ou l’autre. À chaque fois on centre l’avant en premier. On arrime à la remorque puis on renouvelle l’opération pour l’arrière. Évidemment on place des cales en bois à chaque extrémités. 
Pour l’arrimage il faut compter environ huit sangles par mobile. Chaque constructeur ayant des châssis différents le calage et le sanglage est différent !!!!
Ensuite il faut placer les panneaux de gabarit avant et arrière. Brancher les gyrophares. Mettre en place les panneaux convois exceptionnels avant et arrière !!!
Ranger les rampes et les tabourets quand il y en a.
Ranger et sangler le timon qui est vendu avec le mobile home. Ranger le câble du hayon et celui de la télécommande du treuil.
Mettre en place les rétroviseurs de convois.
Fermer tous les coffres.
Vérifier que ta rien n’oublier 
Enlever les EPI (combinaisons, casquette de sécurité et gants)
Lever mon panneau de convoi exceptionnel sur ma voiture pilote 
Me laver les mains et faire les papiers avec l’expéditeur et le conducteur. Certains demandes que la VP signe les documents Lettres de voiture et BL tout comme le conducteur. 
Maintenant il faut rouler !!!!
Pour ce voyage on est arrivé le lundi matin chez le client à 9h45 on est reparti à 11h00 le lundi. On est arrivé chez le destinataire le mardi soir à 17h00. Pour une distance d’environ 800 kilomètres.
Sachant que arriver sur place je dois aider le conducteur à la manœuvre. C’est à dire que moi qui lui sert de vue à l’arrière du véhicule.
En général pour une semie il faut 1 heure pour charger et 35 à 45 minutes pour vider. En Camions remorque il faut 1h45 pour charger les deux mobiles et 1h15 pour vider. Ce sont des temps moyens. En effet si on est à contre pente ou du dévers ou un terrain non stabiliser ou un accès très restreint les temps sont beaucoup plus long.
Pour le déchargement c’est la même procédure que pour le chargement. 
Voilà j’espère cher lecteur avoir répondu à tes nombreuses questions !!!

Profites bien de tes vacances dans ce beau mobil home. Et avec ta copine modération bois un verre à notre santé parce que nous on a mouillé le maillot pour que tu en profites. Et c’est pas celui du bain !!!

Iowa80, le plus grand truckstop du monde

En France, on a l’Escale à Chateauroux.
Aux USA, ils ont l’Iowa80, qui se présente comme étant, le plus grand Truckstop du monde.
Situé au coeur des USA, il est sur la route 80 qui relie Los Angeles à New York. Il faut compter quand même 2950km depuis Los Angeles, et 1620 pour New York, autant le dire tout de suite, ça ne passe pas en 4h30.
Ouvert depuis 1964, le truckstop n’a jamais fermé ses portes depuis. Une fois plein, le parking peut accueillir 900 camions, soit 895 de plus que l’Aire de Pont à Mousson sur l’A31.
Devenu un arrêt mythique pour les truckers, mais aussi les touristes, il dispose d’installations et d’équipements incroyables.
Aucune chance que vous ne repartiez bourré de là, pas de kir au comptoir, et encore moins de pichet de vin à table, l’établissement ne sert aucun alcool, la douche vous coutera la modique somme de 16$, il se dit que c’est propre.
Outre les stations service, et lavages, on y trouve une boutique digne de la caverne d’Ali baba, coiffeur, dentiste, chiropractitien, toiletteur pour animaux, salles de cinéma, et bien sûr un musée fermé les lunis et mardi avec ce qui compte de plus mythique depuis que des camions roulent aux Etats Unis.
Un dossier en 260photos, signé par Yaya, Globetrotter parigot, que vous découvrirez en santiag en cliquant ici !

Pueblo Colorado 1987, on en prend plein les yeux

Amoureux de camions depuis toujours, Uwe s’est rendu en 1987 à Pueblo Colorado. En plein coeur des states, au milieu de nulle part mais proche des Rocky Mountains, il a shooté les camions de l’époque sur l’I40 qui relie Buffalo, Wyoming à Las Cruces, Nouveau-Mexique soit un peu plus de 1600km, et devinez quoi, Pueblo est pile au milieu !
Devenus collector aujourd’hui, plongez vous dans l’ambiance western avec ces photos. On est bien loin du truck show !
All right folks ? Alors cliquez-ici cow boys