Un tour en Brandebourg / Poméranie avec Julien, transports Ivf

Lundi 07 Juin , il est 4h10 lorsque j’arrive au dépôt de mon employeur à Villars 42 , en banlieue stéphanoise.

No stress aujourd’hui  , l’objectif du jour est de rouler 9h maxi , pas de livraison ce lundi , c’est rare et vraiment agréable ! Je range mes affaires tranquillement , les automatismes du lundi matin, la bouffe dans le frigo , les packs d’eau , fringues et affaires de toilette à leur(s) place(s) , le tour du camion , réservoirs GO , pneus , selette , bâche , éclairage , RAS …
À 5h00 pétante je lâche le frein de parc et file direction Lyon accompagné par 4 ou 5 collègues qui montent en Suisse , routine pour eux aussi.
Pas exactement la routine pour moi , car j’ai un voyage un peu exotique cette semaine , par rapport à mon régulier hebdomadaire en multi-lots entre le Rhône-Alpes/Auvergne et l’ Ouest-Allemagne , la Rhénanie du Nord-Westphalie principalement.
Je monte un voyage très cool de 2 clients en ex-RDA , Dessau ( Saxe) et Jüterbog (Brandebourg , 50 kms au sud de Berlinnnn), et j’ai un rechargement prévu la journée de jeudi à environ 140 kms au Nord de la capitale  germanique , à D17 Uckerland , dans une ferme perdue dans les champs du länder de Mecklembourg-Poméranie Occidentale .
Autant dire que la motivation est bien là  , entre cette promenade et un groupage ADR de 8 ou 9 clients sur la Ruhr …. Y a pas match  !
Pause réglementaire de 50′ à Besançon , une seconde de la même durée environ du côté de Bruchsal , au nord de Karlsruhe, pour remettre les compteurs à zéro , après avoir perdu une vingtaine de minutes dans les stau quotidiens des travaux de la jonction A5/A6 …. Rien de nouveau dans le quartier …
Je me pose à la station Bergstraße sur l’A5 entre Heidelberg et Darmstadt avec 8h45 de conduite, il est 15h30 , parking déjà bien plein , j’ai une bonne place à droite de la station sans vis-à-vis côté passager , au top , journée facile.
Un peu de polissage de mes réservoirs ,histoire d’avoir transpiré un peu aujourd’hui  , une douche , une gamelle  , réveil 4h30 demain pour un départ 5h00…

Mardi 08 juin

Comme hier , décollage à 5h00 , l’objectif (modeste) serait de vider mes 2 clients aujourd’hui  , jouable sur le papier, j’ai 480 kms jusqu’au premier à D06 Oranienbaum  , et encore 90 jusqu’au second à D14 Jüterbog.

Première pause après 3h15 de route sans encombre , un endroit que j’affectionne particulièrement , en bon passionné d’ Histoire contemporaine  , l’ancienne douane d’Eisenach sur l’A4 , un des principaux postes-frontieres Est/Ouest jusqu’en 1989.
Un tour à pied pour shooter quelques restes de  » wachturm/mirador » , de chaussées en béton typiques et autres lampadaires d’époque  , il en reste quelques uns 👍😉 ….Avant on trouvait des vieux autocollants ici à la station , siglés  DDR ,Thüringen , bref du local , mais tout à disparu , avalé par l’uniformisation galopante qui fait se ressembler tous les rayons d’accessoires des stations-service d’un bout à l’autre de ce pays  …. Bien dommage ….
J’entre donc en Thüringe après ces 48 minutes de coupure , passe Erfurt , Weimar , Jena et tient une bonne moyenne , faut dire que sans le moindre  » stau » , et avec seulement 7500 kgs dans la Schmitz….Kein problem !
Nouvelle coupure sur une station de l’A9 pas très loin de Leipzig pour prendre une douche rapidos  , car j’ai aucune idée de là où je vais atterrir ce soir , dans la pampa certainement car mon second client est une ferme perdue dans le Sud du Brandebourg , et vaut mieux prévenir que guérir…
J’arrive à 13h05  à Oranienbaum pour vider mes 16 palettes , client facile à 1km500 de la sortie d’autoroute,  dans une grande ZI tranquille avec plein de places PL , je retiens ce bon plan coupure , qui effectivement…me servira bientôt.
À 13h30 je repars  , et renquille l’A9 direction Berlin.
Je téléphone de suite  à mon client pour les prévenir de mon arrivée vers 15h/15h15 , je livre 5 tonnes de barrières en galva pour le bétail , en Allemagne à cette heure  c’est déjà souvent trop tard pour vider ou charger…. Mon contact me dit qu’ils quittent l’exploitation à 15h45, ce n’est  pas un site chimique pénible ( pléonasme) , donc ça s’annonce bien.
Les 30 derniers kilomètres ne sont pas rapides , beaucoup de traversées de villages , routes étroites, vieilles friches industrielles typiques dans leurs jus, des maisons à l’abandon aussi , un plaisir pour les  yeux ce retour dans le Brandebourg , 11 ans après mon dernier voyage à Berlin.
Arrivé à 15h20  , ils m’envoient vider dans une autre de leurs exploitations, à 4 kms de là , je leur demande juste de prévenir leurs collègues que j’arrive sous peu…
Je visualise sur Google Earth et Maps,  c’est pas loin , prochain bled.Juste avant la ferme je traverse un hameau où se trouve une portion pavée limitée à 30 , naïvement j’arrive à 30/40 ,mais j’ai cru perdre toute la boulonnerie de la Schmitz en la voyant danser dans les rétros , 15 à l’heure c’est suffisant ici , langsam fahren comme ils disent….
Sur place à 15h35 , j’ouvre mes 2 côtés ,
vire et range mes 9 sangles , à 16h00 je repars CMR signée , vide et semi balayée , l’efficacité germanique toujours !
Mon affaire a bien marché  , il me reste 300 kms à faire d’ici jeudi 7h30 , demain c’est tourisme !
Par acquis de conscience je veux quand même valider une 11h aujourd’hui, j’ai repéré ( merci Google encore , comment faisait-on avant ?! 🙄😆😏) que 10 bornes plus haut à Luckenwalde  , il y a une ZI  paisible avec de la place et le site d’un ancien Stalag à visiter , y en aura assez pour aujourd’hui  , à 17h je valide ma fin de journée sous mon lampadaire , au calme , parfait.
Un peu de ménage et de rangements, d’études d’itinéraires pour demain, et je file à pied à 800m de là , un bois à traverser , une clairière , et j’arrive au cimetière / mémorial de ce qui fut un des plus grands stalag du 3ème Reich. Beaucoup de prisonniers français, polonais , soviétiques furent retenus et moururent ici des suites de leurs conditions de détention,  du typhus ,….
J’ai une pensée pour mon arrière grand-père qui , comme 1 800 000 soldats français prisonniers en 1940 , a fait ses 5 ans dans un stalag à Perleberg entre Berlin et Hambourg , lui a eu la chance d’en revenir.
Pendant ce temps, en 2021, sur les réseaux sociaux  , on parle de dictature 🙄 ….Autres temps , autres moeurs…
Après un bon tour à pied de 2h je retrouve le DAF , une toilette au bidon , une gamelle au réchaud  derrière la cabine , fin de cette sympathique journée, pas de réveil pour demain !!

Mercredi 09 Juin

J’émerge vers 6h00 , traîne jusqu’à 7h , toilette au bidon , pour une fois je prends le temps de petit-déjeuner assis côté passager , et non pas en roulant. Y a le temps aujourd’hui , je nettoie mes vitres , rétros , feux et jantes ….

Je quitte ma zi tranquillement vers 9h sous un soleil déjà chaud , j’arrive à Berlin par le Sud , et à ma grande surprise malgré l’heure tardive , Maps m’annonce encore des bouchons sur le Ring….
Je vais effectivement lâcher plus d ‘une heure sur l ‘A115 , sans conséquences  pour mon planning du jour , en mode  pré-retraité  ….
Vers 11h je stoppe à la station « Stolper Heide » (au nord-Ouest de Berlin)  pour la douche et casser la croûte , après ce sera la B96 via Oranienburg et Neustrelitz , le Brandebourg profond, rural et dépourvu du moindre autohof selon mon atlas.
La montée plein Nord  est bucolique et paisible sur cette Bundestraße 96 , on dépasse pas le 65 / 70, c’est tout plat entrecoupé de villages , à vide on peut soigner la conso facilement et le XF 480 ne force pas…
J’avais prévu depuis plusieurs jours la possibilité de visiter l’ancien camp de concentration de Ravensbrück selon le timing  , vers 13h15 je me gare à 500m de l’entrée du camp , à côté d’un char soviétique rescapé des combats de début 45.
J’ai  déjà eu l’opportunité de  » visiter » un certain nombre de camps  , Auschwitz, Dachau , Buchenwald, Bergen-Belsen , je ne pensais pas pouvoir venir un jour à Ravensbrück….
Je vais passer  2h30 ici , c’est émouvant et  intéressant quand on est sensible à cette période de l’Histoire  ,notamment les plaques en français en mémoire de nos compatriotes , les inscriptions en russe sur les murs d’enceinte , etc…..
Après avoir beaucoup marché sur tout le site , immense , de retour au camion vers 16h , je reviens à l ‘ année 2021 et ses vicissitudes et je me dégote un bon plan ZI pour ce soir à Woldegk , 50 bornes plus haut, une grande ZI à 10 kms seulement de la ferme où je recharge demain , car pas de possibilité pour se poser chez ou autour de mon client.
À 17h donc ,  je suis en coupure à Woldegk-ZI où je trouve une bonne place avec le soleil dans le dos , je retourne marcher un  moment dans la paisible campagne poméranienne . Il fait encore chaud , et c’est bon pour ce que j’ai, comme dirait un célèbre carnetdeboriste franc-comtois qui se reconnaitra….😉.
Re-toilette au bidon , une bonne assiette de pâtes fraîches/paupiettes de veau au réchaud , que demande le peuple , ça suffit à mon bonheur ce soir !
Je prépare ma CMR et mon itinéraire pour demain en buvant une infusion ,  au coucher du soleil , vitres ouvertes sur les odeurs de la campagne, l’herbe coupée , on a encore des bons moments dans ce métier ….

Jeudi 10 juin

Je quitte la tranquillité de la ZI de Woldegk à 7h30 , le contact ne me voulant pas avant 8h sur place.

Beaucoup de panneaux de circulation et publicitaires sont écrits en allemand et polonais , il y a certainement beaucoup d’ouvriers agricoles qui bossent ici depuis la Pologne toute proche, on est à une soixantaine de kms de Szezcin  ,les voitures et camions en plaque PL sont nombreux.
Lorsque j’arrive  , les 2 grues sont en place  , et sortent la deuxième vis de pressage d’huile bio composant l’ossature de mon rechargement  , 2 vis de 9350 kgs pièce donc  , plus 4 à 5 tonnes de vrac divers ,tuyaux , cuves , caisses de matériels , pour un petit industriel du bio du 42 …..
Georg notre contact sur place me confirme que la journée entière ou presque est prévue pour tout charger à la grue , et l’avenir lui donnera raison…
Je fais mon plan de chargement avec lui et les 3 (dé)monteurs français ,  l’armoire électrique en premier , sanglée au tablier , ensuite 3mpl de vrac divers ,ensuite les 2 vis l’une derrière l’autre au centre  pour ne pas être en surcharge sur la selette ,maxi 10 / 11 tonnes sur l’essieu moteur en D , plus lourd c’est verbalisable …Restera 2m50 derrière pour finir avec du vrac , des cuves , 3 caisses gerbées entre elles , les 2 autres gerbées sur le corps même de la seconde vis en hauteur , un joli Tétris .
Même en calculant bien notre coup , faudra disquer quelques bouts de ferraille qui dépassent  , refaire plusieurs fois ici ou là  , tout ça sous un soleil de plomb et sans  ombre ,on finira rouge et bien sale !
Je soigne l’arrimage , des patins anti-dérapants de partout et à chaque  » étage »  , équerres  à volonté  ,  sangles idem,  j’en utilise  26 , mon coffre finira vidé , comme moi.
J’en termine vers 16h30 , j’avais repéré une douche à l’étage dans le bâtiment, malheureusement l’eau est coupée depuis longtemps  , mais Georg et les gars me montrent le tank à eau dans un coin de la cour , c’est là qu’ils se débarbouillaient les soirs…Je récupère mon gel douche , une serviette et des fringues propres, et me lave entièrement comme ça , au cul du tank et les pieds dans l’herbe , c’était pas du luxe , et ça fera un bon souvenir !
Je pars enfin vers 17h , lesté de 22 / 23 tonnes , d’ici c’est quasiment 1450 kms pour rentrer au dépôt 42 , doucement d’abord sur les petites Landstraße bombées et défoncées  , chargé lourd et haut , jusqu’à attraper l’A20 à Pasewalk-Nord , point le plus haut de ce voyage.
Je m’arrête manger un bout au nord-Est de Berlin sur l’A11 , contourne la capitale par le Ring Ouest et reprend l’A9 direction Sud , Leipzig.
Le soleil se couche quand je franchis l’ Elbe près de Dessau , je choisis d’aller passer ma nuit un peu plus bas , sortie Oranienbaum , dans la grande ZI proche de l’A9  où j’ai vidé mon premier client mardi ….. la boucle est bouclée !
21h45 fin des opérations , je serai au calme ici , avec les bois côté passager , sans vis-à-vis.

Vendredi 11 juin

Il y a bien longtemps que je n’ai pas été aussi loin de ma base un vendredi , m’enfin y a rien qui presse , juste à se laisser descendre sur 700 kms aujourd’hui.

Je repars à 7h45 après 10h de coupure , et garde le même itinéraire qu’à la montée via Eisenach et Frankfurt , plutôt que l’A6 > Nürnberg et Heilbronn , axe  chaotique et accidentogène , notamment sur le tronçon Heilbronn > Sinsheim…
Je m’arrête manger à Eisenach, comme mardi matin 1h tranquille , casse-croûte et photos.
Je passe Francfort vers 16h , et plutôt bien pour un vendredi à cette heure là  , et m’arrête 50 min au sud d’Heidelberg pour remettre les compteurs à 0 , et accessoirement prendre une bonne douche , 3€ natürlich , c’est propre et grand , oui c’est allemand !
Je repars vers 17h30 pour le dernier round du jour , le pire , Bruchsal / Karlsruhe / Freiburg  , des zones de travaux à profusion , des touristes et donc des caravanes ( déjà…..)  Toujours pénible cet axe du Bad-Würtemberg , encore que maintenant il y a des portions à 3 voies où l’on peut enfin doubler les norias de Hoptrans , Transtira , Hegelmann et autres Finéjas , avec leurs Actros 450 d’entrée de gamme , Schmitz de base , et les régules poussives à 80 , 82 valorisées façon Écologie sur les portes, voulant nous faire croire que tout cet  » Eco-System » protégerait l’Ecosystème  , le vrai , que dans leur sillage pur et respectueux , tout sentirait d’un coup  la chlorophyle , l’humus …. À bon entendeur…..🙄
Je sors au Sud de Freiburg à la sortie Hartheim  , mais l’autohof semble plein et refoule jusqu’à l’entrée….
J’ai un excellent plan B à 2 kms , la grande ZI de l’ancien aéroport US , blindée elle  aussi , mais je finis par me garer dans un coin , il est 19h45 , 700 kms , fin des opérations pour aujourd’hui , une gamelle et au lit.

Samedi 12 juin

Lever 4h15 , toilette , rangements ,  je prépare mes biscuits et ma tablette de chocolat  à déguster en roulant ( chacun ses faiblesses 😆🙄)  , et à 4h50 , j’ai 9h05 de coupure  , Dame RSE est satisfaite , c’est reparti pour la dernière ligne droite  , 480 kms direction le dépôt  42  via la frontière française d’Ottmarsheim toute proche .

Je coupe 48′ à Bourg en Bresse vers 9h30 , il y a des années que je n’avais pas roulé un samedi , les français nous sommes bien minoritaires face au rouleau compresseur des divisions Est-Européennes , rien de nouveau finalement  , ….Pas grand-chose à dire sur la descente via A36 et A39 , heureusement que les Podcasts France Culture existent pour tromper l’ennui….
Au dépôt à Villars 42 vers 11h45 , fin d’une  belle semaine exotique  avec 3030 kms et de belles images  plein la tête !!

1998 en ex Allemagne de l’EST

A la fin des années 90, Uwe s’est rendu en ex allemagne de l’est, dans la région d’Erfurt.
Le mur était pourtant ouvert depuis près de 10 années, le parc automobile ne s’est encore pas trop modernisé….

Des photos signées Uwe

https://www.fierdetreroutier.fr/piwigo/index.php?/category/1788

 

Les difficultés pour passer la frontière EST allemande

On a bien du mal à imaginer de nos jours une allemagne coupée en 2. Dans l’immédiat après-guerre, il ne faisait pas bon vivre s’éloigner de l’autoroute corridor qui reliait l’allemagne de l’ouest à Berlin. Quelques images ou l’on peut aisement imaginer les difficultés des routiers courageux de l’époque.

Deutschland vor über 20 Jahren (l’Allemagne depuis 20 ans)

L’Allemagne…

Petit retour en arrière, mai 1995, je chope un contrat Sceta pour démarrer. On m’a dit pour faire pas mal d’Allemagne. Je n’avais aucun à priori, à 20 ans on s’en fout plutôt. J’étais surtout content de trouver un contrat pour commencer.

Je n’y étais allé qu’une seule fois pour mon père, au tout début 95. C’était pas vraiment un petit tour, Hartha, au nord de Chemnitz, en Saxe. C’était un chantier de place de village pour y livrer des pavés de granit vosgien. Truc sympa, on était à 2 camions, avec un collègue, Bruno, de chez Rochatte, lui avec son « AE » 380, moi mon R340. Truc pas sympa du tout, je n’ai pas une photo de ce périple.

J’en ai pourtant pris plein la vue, tout d’abord Sinsheim et son musée d’avions quand on emboîte l’A6 à Waldorf, puis l’A9 direction Berlin qui avait encore les chaussées qui se séparaient au nord de Nuremberg. Puis Hof et sa vieille frontière ex DDR qui était encore intacte. Il fallait éviter l’A72 qui montait direct sur Chemnitz qui était vraiment peu praticable paraissait il. Donc montée sur A9 jusqu’au Kreuz de Hermsdorf, puis A4.

Rechargement vers Freiberg, un peu au sud de Chemnitz plus si loin de la Tchéquie. C’était du vieux papier, mais chacun à 2 endroits différents, pour Emin Leydier à St Vallier(26). Bref une semaine au top.

J’y suis remonté 2 autres fois quelques semaines plus tard.

Voici pour les souvenirs les plus anciens.

Heureusement depuis, je n’ai plus jamais oublié de faire des photos, et c’est monté crescendo avec l’évolution numérique.

Pour la suite de l’histoire, c’est changement de contrat, de client, pour passer chez Gefco en fin 1999.

Avec toujours pour but de part et d’autre, de faire encore beaucoup l’Allemagne. Là encore j’ai été servi, avec une variété de boulot et de régions visitées.

C’est chez les mêmes aussi hélas, que le clap de fin est arrivé, en février 2016. Ça a fichu un coup, mais bon, 2016, c’est plus 1995, faut vivre avec son temps. Et ça faisait un paquet d’années que j’étais bien seul ou rare français dans diverses contrées de ce pays. J’en aurai bien profité.

Dernier tour de 2016 donc, vidé sur Magdeburg, et rechargement à Arneburg, un eu au nord, de la pâte à papier pour Custine (54).

Après 3 ou 4 « Strassen » usés à la corde, voici donc un petit dossier en images récapitulant ces 2 décennies où j’ai découvert et appris beaucoup de ce pays.

On peut certes avoir beaucoup d’à prioris négatifs de ce pays, stricte, compliqué, froid, saturé.. Mais en pratiquant puis en allat ailleurs ensuite, on s’aperçoit qu’il y a beaucou de point positifs à ce pays, pour bosser, horaires matinaux, pauses courtes, pays bien desservi, et surtout infrastructures accueillant les chauffeurs.

Maintenant, je suis passé à autre chose, un nouveau job, un nouveau pays dont je ne connaissais pas grand-chose non plus, bref, je me revois un peu en 1995 ça refile un coup de jeune et c’est très bien.

Mais dans tous les cas, c’est avec plaisir que je retournerai en Allemagne si on me le demande, l’obu est toujours en position vert.

Bis bald Deutschland ! (à bientôt l’Allemagne !)

Les débuts de la MAUT

Prévue au départ en 2003, août je crois, mais maintes fois repoussée, la « Maut » comme on disait, s’est finalement mise en place définitivement en janvier 2005. Perso, je me disais que l’Allemagne ce serait fini pour moi, du moins les beaux tours. D’ailleurs beaucoup de transporteurs français prévoyaient de jeter l’éponge, c’est ce qu’on lisait dans la presse spécialisée, ça n’a pas été faux pour certains.

Mais de notre côté, sans avoir eu à réclamer ou trop négocier, Gefco Mulhouse nous a payé intégralement cette taxe kilométrique dés le 1er voyage (jusqu’au dernier février 2016 pour ma part), et sans que le boulot ne change vraiment. Apparemment les clients au dessus acceptaient la répercussion.

Donc je ne m’étais pas précipité pour installer les obu, vu que le date de mise en oeuvre avait longtemps été remise en cause. Une fois janvier 2005, ça y est, ça fonctionnait.

J’ai aussitôt passé commande pour 3 obu(mon père roulait encore, même si il allait très peu en Allemagne) chez Grawey, Gge RVI des Vosges, seul qui avait l’agrément pour poser ces appareils par chez nous. Il fallut donc attendre 1 mois ou 2 pour la pose, il y avait la queue.

En attendant on a pu expérimenter et découvrir les joies des bornes manuelles.

Petit CDB de la semaine 01.2005, grâce au tickets précieusement conservés.

Transition :

Chargé avant les fêtes chez Knorr Bremse à Lisieux (14), me voici parti pour décharger des pièces de freinage aux usines MAN de Dachau et Munich. Départ de Mulhouse(déjà !) et prise du 1er ticket tout près de là, à l’autohof de Müllheim Neuenburg, dans la nuit de dimanche à lundi.

Le lundi, vidé les 2 usines bavaroises en fin de matinée, j’ai rechargé l’aprèm de la pièce de rechange chez BMW à Dingolfing, pour BMW à Strasbourg. Fin de service sur place.

Le mardi, une fois vide, descente à vide à Delle, puis Danjoutin, pour recharger du fil de cuivre pour quelques clients de la Saxe à Berlin.

 

Le mercredi, après avoir vidé les quelques clients entre Chemnitz et Dresden, j’ai fini mes heures guère plus haut sur l’A13. Mais juste avant, je me souviens d’un contrôle BAG sur cet axe. Verdict, une contravention pour n’avoir coupé que 8h la veille (mais qui m’avait permis de vider tous les clients avant Berlin), montant de l’amende, 15€, « payé au fer à repasser ».

Le jeudi,

Je file vider chez Bombardier à Berlin Hennigsdorf et file à l’autohof le plus proche, à la sortie Oberkrämer sur le Berliner ring nord pour attendre le fret, et surtout pouvoir faire mes tickets de maut selon les ordres. Ça tombe assez vite heureusement, car Gefco Berlin nous a concocté un beau petit groupage.

Ça commence à Oranienburg, encore un peu au nord, en 2, Brieselang sur le ring ouest(mais en ex DDR !), puis du tissus chez Berlintex en ville, mais j’ai zappé le secteur. En 4, passage chez Gefco Berlin, qui se trouve à Ludwigsfelde, sur le ring sud, juste à côté l’usine Mercedes ex usine IFA.

En 5 éme et dernier, c’était bien au sud, paumé vers Cottbus, je me souviens être passé vers la frontière polonaise de Guben. Et surtout ce dernier client chargeait(du papier) très tard en soirée.

Et avec cette journée qui a malgré tout bien marché, j’ai vite compris que l’OBU serait indispensable..

J’ai fini cette belle journée guère loin de là, l’amplitude devait être plus proche des 16 que de 15h encore, on a du mal à changer les habitudes.

Le vendredi,

Redescente à fond les gamelles, pour pouvoir vider impérativement le 1er client, le papier, au Crédit Mutuel en banlieue de Strasbourg, là où sont imprimés les relevés de comptes. C’est passé à moins 2, le vendredi aprèm bien sonné..

Je suis quand même rentré à la maison le soir. La suite pour vider le lundi du côté de Granges sur Vologne pour le tissus.

Bilan de cette 1ere semaine avec Maut, j’ai lâché en tout 309.61 € à Toll Collect, avec un véhicule €2, c’était plutôt Toll Correct je trouve !

Quelques images Collector

MES CAMIONS EN ALLEMAGNE

LES CAMIONS ALLEMANDS, en Allemagne

Soit basiques, soit très chargés, on aime ou on n’aime pas. Les camions d’outre Rhin ont tout de même un vrai style à eux, des couleurs souvent très tranchantes, et les châssis peints.

On y voit du très beau matériel, comme en convoi par exemple.

On n’oublie pas les camions de l’Est, les IFA, dont quelques uns sont toujours en service, contrairement à l’Ouest, où même le matériel des années 90 début 2000, est quasiment disparu des routes, LKW Maut oblige, c’est une politique assez différente des pays du sud comme l’Italie ou l’Espagne.

ET TOUS LES AUTRES qu’on voit en Allemagne

Ambiance en Allemagne

Chez les clients

Voici quelques photos de clients réguliers ou occasionnels. Quelque soit le cas, le type de marchandises, ce fût une bonne école pour apprendre à sangler. Et ça permet de ne pas trop rechigner ensuite quand il faut dérouler de la sangle. Dans beaucoup de situation c’est justifié.

A part ça, tout n’est pas parfait en Allemagne, ils ont bien délocalisé aussi, mais il reste de bien belles et vraies usines.

Les clims de Trane à Charmes(88)

En 2002, Gefco n’en fini pas de dénicher des nouveaux clients hors PSA. Une usine américaine de clims dans les Vosges offre un bon potentiel de taf, et du varié. C’est sûr, c’est moins peinard que des complets d’emballages vides. Quelques trop rares photos.

L’industrie automobile en Allemagne pour PSA

Les fournisseurs divers de PSA sont éparpillés partout en Allemagne, jusque la frontière tchèque ou polonaise (voir les cartes jointes). Ces transports sont quotidiens, en complets ou faibles métrages. Bref c’est l’industrie automobile. J’en avais ma claque sur certaines destinations très répétitives, exemples, Kirchhundem, Paderborn, Siegen… Parfois on pouvait recharger sur place de la pièce en retour, mais rarement.

 

 

ENERCON à AURICH

Cette ville est en Basse Saxe, tout au nord ouest du pays. Je l’ai desservi un certain nombre de fois, et sur une grande période, de 1999 à 2013 ou 14. Du boulot très cool, du fil de cuivre sur bobine pour les générateurs d’éoliennes. D’autant plus que je ramenais souvent les bobines vides à l’expéditeur à Delle à 840 kms de là. Il était possible de faire 2 tours semaines, le top !

ENERCON MAGDEBURG

Magdeburg est au nord est, en Saxe Anhalt, au bord de l’autoroute A2.

Ce client a pris le relais du trafic Aurich, toujours au départ de Delle. Ça a donc commencé en 2013, à des cadences identiques, toujours éventuellement en aller retour et au départ de Delle, distance quasi identique. Si on ne livrait pas à Magdeburg (faute de place), on livrait un peu plus au sud est à Schoenebeck, dans une vieille usine type DDR bien dans son jus !

C’était justement là ma dernière livraison en Allemagne en février 2016. SNIF !

DEUTSCHE GIESSDRAHT EMMERICH

Usine le long du Rhin, à 80 kms au nord de la Ruhr.

Là c’était la matière 1ere pour Delle, évoqué avant, donc du cuivre, mais du gros. J’y suis allé à mes tout débuts, en 94, pour mon père, quand on finissait dans le secteur frontalier Hollandais. Toujours rapide ce client, à condition d’y arriver avant 15H, mais au fil des années j’ai vu l’arrimage se durcir. Au début il était encore possible de ne pas sangler. Ensuite 1 sangle par palette, puis 2, les gommes, puis en dernier des palettes euro pour caler entre les grosses de cuivre.

Hamburg Niederbruck(68)

Encore du cuivre, mais sous forme de billettes (cylindres). J’y suis allé au début des années chez Gefco, en 1999 jusque vers 2012 ou 2013 où ils ont perdu le client. Très long à charger, ça finissait souvent à des points d’heure le soir. Pareil, au début assez cool au niveau arrimage, une sangle ou 2 par rangée, selon l’équipe, puis il a fallut les anneaux obligatoires, puis des palettes euro pour entourer ces charges. Et en fait ce n’était guère du luxe car un coup de frein pouvait faire avancer un cylindre et disloquer le paquet entier. Mon père en a fait les frais sur un trafic identique au départ de Givet (08).

 

Liebherr Mining

C’est ballot, aussitôt perdu le trafic retour du cuivre de Hamburg, évoqué plus haut, on a récupéré un trafic inverse de pièces Liebherr Mining de Colmar en CKD (engins de chantier en pièces détachées) pour le port de Hamburg. Des chargements assez compliqués parfois, comme un immense distributeur hydraulique. J’ai fais quelques voyages en de 2012 à 2014 et jamais croisé le BAG en route, c’était peut être pas plus mal. Par contre à Hamburg, c’était des bons gars chez le transitaire.

 

St Louis – Berlin

Quelques voyages qui sont revenus entre 2009 et 2012. Il s’agissait d’isolateurs électriques, d’une usine à St Louis pour l’Université technique dans Berlin, afin de les tester. Il y avait donc parfois du retour. Berlin, c’est cool, tout, les gens, la circulation, le dépaysement. On se gare assez facilement.

J’y suis allé en mode touriste avec la famille l’an passé, on ne regrette pas. Un conseil, ne pas hésiter à enfourcher un vélo.

DIVERS

Rast, rasthof, autohof, Imbiss

Paysages

Voici un tour d’horizon des coins les plus visités, classés par Länder.

Il y a les Länder de l’ex RFA et ceux de ex RDA.

A l’Ouest

Bad Wurttemberg :

La B31 est une belle route qui traverse le centre de la Forêt Noire. L’hiver, c’est bien dégagé.

La B31 qui relie la Forêt Noire aux Alpes Autrichiennes longe le lac de Constance (Bodensee). C’est le genre de route où on prend tout le temps des photos.

Début 1995, mon tout 1er vrai tour d’Allemagne, du temps de mon père, début 1995, des pavés en granit pour un chantier pour Hartha, un bled au nord de Chemnitz, en convoi avec un Tps Rochatte, qui affrétait.

Aucune photo hélas, mais le souvenir d’avoir aperçu ces avions qui trônent au bord de l’A6 peu de temps après avoir pris la direction Heilbronn.

Bien des années plus tard, je me suis rendu plusieurs fois dans l’enceinte même de ce musée technique, avec la proximité d’un autohof, c’était pas un problème pour se garer. La 1ére fois c’était en 2000 avec ma chérie, en rentrant de Roumanie.

On peut y voir un exemplaire du Concorde et sa copie soviétique, le Tupolev.

A chaque fois que je prenais l’A6, en voyant ces zincs, ça me ramenait à ces souvenirs de jeunesse.

Divers

Basse Saxe

Bayern (Bavière)

C’est l’un des Länder que je préfère, la variété des paysages (alpin, verdoyant, lacs), et son authenticité. Mais ce n’est pas la région la plus rigolote pour bosser, c’est surchagé au niveau trafic routier, dur de se garer, et les clients ne sont pas toujours conciliant, surtout avec leur accent qui roule les Rrrr ! (comme le chanteur du groupe Ramsteil NDLR)

Servus ! (Salut !)

Hamburg

Hamburg, la plupart du temps c’était pour aller au port, vider surtout, et parfois y recharger aussi.

Comme tous les ports, cet endroit est géant, avec ces infrastructures, comme le pont suspendu au dessus de l’Elbe. Ces vieux pavés, ces entrepôts, ces autohofs vieilles sauce, rappellent le passé glorieux de la RFA, mais toujours d’actualité au vu de trafic toujours généré.

Hesse

Frankfurt Am Main

Kassel

Rhénanie du Nord Westphalie

Ruhr

 

Rhénanie Palatinat

Westerwald

Schleswig Holstein

Allemagne de l’Est

Bien garé, pas loin du centre de Berlin, si si c’est vrai, même si on voit un building d’une multinationale française et un imbiss vintage immatriculée dans l’Allier.

Une petite visite de 3h s’impose.

Brandenburg

Saxe

Chemnitz

Dresden

Saxe Anhalt

Magdeburg

Thuringe

Mödlareuth

On peut aussi appeler ce village « Klein Berlin ». Car c’est un village à la frontière entre la Thuringe et la Bavière, (du côté de Hof, qui est plus connu) et qui était donc coupé en 2 du temps des 2 Allemagne. Autre particularité, ce bled est à mi distance en Berlin et Munich.

J’ai pu m’y rendre à l’arrache, un soir, à la nuit tombée en fin 2000. Il y a un musée de la frontière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

West Dreilinden

Il ne reste plus grand chose du checkpoint de West Dreiliden dans la banlieue de Berlin, pourtant à l »époque du mur, les routiers devaient passer ce check point très surveillé, voici une vidéo de l’ambiance de l’époque, sans son, mais les images parlent d’elles-mêmes…

Photos d’Allemagne

Je sais qu’un nombre incroyable d’entre vous creve d’envie d’aller découvrir l’Allemagne, d’autre carressent l’espoir d’y retourner, alors pour vous, j’ai la solution ; cliquez là et découvrez sous vos yeux ébahis 113 nouvelles photos d’Allemagne, du fin fond de l’est, au sud, au nord, bref partout !!!
http://www.fierdetreroutier.fr/piwigo/index.php?/category/189

Un Reims-Moscou avec James

Allez en route pour un tour en transports international vers les pays de l’est , dans les années 88 , avec un magnifique Volvo F10 de 320 ch et avec un carnet TIR , SVP ( la photo , date pas du voyage citer , c’était bien après pour un autre voyage ).

Nous sommes un Mardi , jour ou on doit charger la semi pour le tour de groupage , en général on charger souvent a Paris Garonor , chez Gondrand International ou ailleurs , enfin , nous autres chauffeurs n’avions plus qu’à repasser au dépôt à Reims , faire une bonne nuit , et avant de prendre la route , il ne rester plus qu’a faire le plein de gas-oil à ras le bord , on remplissait par la jauge pour gagner quelques litres et ensuite prendre la route le lendemain et partir au départ de Reims 51 vers les Allemagnes .

Nous voici donc en ce Mercredi sur le A 4 en direction de Sarrebruck , la c’était les premières douanes , F / D , un coup de tampon par ci et par la et ensuite nous quittions donc cette ville frontalière pour aller en direction de Mannheim , et ainsi de suite pour continuer vers Francfort-sur-le-Main (c’était très joli la nuit toutes ses usines de produits chimique éclairées , qui servais aussi de repère sur la route) , nous faisions une coupure en RFA , après 9h15 de conduite , nous passions cette nuit sur l’avant dernier ou le dernier parking ( aires de repos ) , car en DDR , ben cela était une source de problèmes , et oui , pourquoi , je ne le sais pas , mais lorsque nous devions faire une coupure dans cette Allemagne la nuit et sur les aires de repos , il fallait laisser les veilleuses de l’ensemble allumer , si tu oublier , ben , tu avais droit a un réveil en fanfare de la polizei ,  » allogène schnell schnell  » , ceux ci taper la main a plat sur la portière , réveil en sursaut garantie

En ce jour de Jeudi matin , il ne reste que très peu de kilomètres , a peine un dizaine , pour arriver à la douane RFA , juste 3 ou 4 bahuts en ce temps là, comme à l’entrée , un coup de tampon par ci par la et une fois fini les papiers , nous pouvions continuer , mais , avant de repartir , dans la file de 4/5 que nous avions fait , ben , il ne fallait surtout pas oublier de mettre un vieux disque , nous allons rentrer dans les pays de l’est , et en ce temps la , la RSE n’était pas la même qu’aujourd’hui , la conduite dans les pays de l’est n’avait pas de temps de conduite , ni de coupure , allez rouler jeunesse , mais avant il faut passer cette horrible douane , en avant droit devant, il y a une montée sur un pont , en premier , non non , ce n’est pas un raccord de dilatation , mais bien un espace de 5 cm d’épaisseur , car il y a une herse prête a sortir au cas ou , on ne sait jamais , nous étions donc dans le début des pays de l’est , et rien qu’a voir les fils de fer barbelés électrifiés , cela nous donnait des frissons , bien que nous n’avions rien à nous reprocher , en premier il y a la guitoune , contrôle passeport , et ensuite en file indienne , pour une fois arriver sur une grande plate forme se mettre côte a côte sur 4/5 , face aux rampes et bien attendre que le feu passe au vert , ce qui autorisait de se déplacer vers la rampe , ha oui , interdiction de descendre du camion , sauf sur la demande d »un militaire ou d’un douanier , le long de ce quai ( pour moi , rampe pour eux ) sans descendre du camion , il prenait les passeports , document douanier et attendre , ensuite , après le célèbre Danké , nous pouvions prendre la route pour transiter la DDR et pour aller vers la Pologne.

Alors que nous roulions donc , vers le Nord Est en destination du couloir sud de Berlin , et qu’il y avait d’autres villes entre , que nous contournions , tels que Erfurt , Léna , Leipzig , jusqu’à la douane de Franckfort sur l’Oder.

-En ce Jeudi AM , nous voici sur les autobahns DDR , alors pour ne pas ressentir les raccords en bitume sur les dalles en béton des années 1945 etc…, il n’y avait qu’une seule chose a faire , mettre le volant a l’horizontale , ensuite les coudes bien en appuis sur le volant et le cul en l’air , comme un Âne , et le pied sur la pédale de droite et en avant toute , attention quand même aux voiture de la polizei DDR , les Trabants sur cric avec une roue enlever et le policier cacher dans le fossé de l’autoroute , qui nous prenais au radar et bien sur les PV , il fallait les payer en Deutch mark ouest pas en Mark est , non non , cela ne valait rien , on prend l’argent , mais le bon.

Une fois sorti de la frontière nous filions vers Erfurt , Léna , pour ensuite rejoindre le couloir sud de Berlin et toujours en direction de Francfort-sur-Oder , avec a la fin une partie sur une petite route et ses arbres penchés qui avait des traces de coups de semi , pour la douane DDR / PL , avec ses surprises , un camion ou des dizaines cela dépens des jours , au début de la douane , c’est en file indienne que l’on arrivent aux guichet , dans l’espoir que cela ne soit pas la relève sinon attente au moins deux bonnes heures , nous voici le long des bureaux , dans un tout petit guichet , la ou il y a un Allemand de l’est , tout seul , avec une cloison entre les deux guichets et un trou comme celui d’une boita aux lettres avec une étagère afin de faire passer les documents sans que les douaniers DDR / PL ne se voient , un peu comme chien et chat , un coup tu dis danké , et l’autre dziekuje , ben oui , il faut être minimum bilingue , hi hi

Voila , nous sommes en Pologne ce Jeudi soir , encore 789 kilomètres et nous serons au bout de ce pays , attention aux petites voitures ,il y en a beaucoup sur la voie lente , la voie la plus a droite , nous arrivons a la première grosse ville Poznan, mais nous transitons pas , nous la contournons et un peu plus loin , en direction de Lotz , il y a un espèce d’autoroute ( en fin de compte c’était plutôt un aérodrome en cas de guerre , et oui une piste d’atterrissage ) et a gauche un hôtel avec parking garder , le Polonia , ha , que de souvenirs ici , un lieu de rencontres avec les gars qui aller ou qui revenez et aussi un endroit ou beaucoup de gars se sont marier le soir et divorcer le matin juste avant le départ , j’ai aussi fait parti de ses gars là , mais aujourd’hui il y a prescription .

Sur le trajet d’ouest a l’est , il y a plusieurs villes que nous contournons , Poznan , Lodz , et enfin la traversée de Varsovie , la seule grosse ville ou nous pouvions trouver des faxes ou des téléphones pour l’inter dans un hôtel 4 étoiles.

Pour finir cette journée de Jeudi , ben , il faut trouver un parking , alors direction Siedlce , la ou il y a un restaurant avec parking garder et ou on mange très bien , et dormir en lieu sur , c’était pas du luxe , on peut aussi retrouver des copains qui montent ou qui repartent a la maison , cette ville se situe a une trentaine de kilomètres de la douane PL / URSS , un peu avant la dernière ville de la Pologne qui est Biała Podlaska.

a cette barrière là , il y a un militaire qui ramasse les passeports et les amène au bureaux de la douane qui est a gauche , un petit billet pour améliorer le passage en premier

– Le Vendredi matin , en route vers , la ou il y a une barrière, et la douane a gauche , a cette barrière là , il y a un militaire qui ramasse les passeports et les amène au bureaux de la douane qui est a gauche , un petit billet pour améliorer le passage en premier

Une fois la barrière ouverte , nous passions un pont avec une ligne blanche en plein travers au milieu pour marquer la frontière PL / BY ( Biélorussie ) , début de l’URSS en ce temps , en bas , cela faisait entonnoir , pour se mettre 4 de front et attendre que le chien renifleur fasse son boulot , en face il y avait 4 emplacements avec des feux tricolore , avec des fosses et des passerelles pour voir en dessous et au dessus des ensembles , hélas pas de photos , un militaire Soviet , monte dans la cabine et nous demande le passeport et un petit truc , ( une boite de cachou , une boite de comprimer d’aspirine , une peluche etc… pour garder une bonne relation , on ne sait jamais ) , alors que le militaire va au bureaux , nous nous garions un peu plus loin , afin d’aller aux bureau faire tamponner le carnet et de passer au bureau de l’assurance soviet , et oui , notre assurance Française arrêter la , juste à cette frontière la , alors pas de risque , on payait pas cher .

La grande route

Une fois fini , on sort de l’enclos et on part sur un bout de national avant la grande route , donc nous avions un bout de route a faire , jusqu’à un panneau un peu particulier…

En fin de journée de ce Vendredi , nous voici arriver a Smolensk , la première ville Russe , avant c’était la Biélorussie , donc on se gare soit a l’endroit appeler la source , qui coulait toute l’année ou a un hôtel avec un parking garder aussi .

– Le Samedi matin en route vers la ville pour ne pas dire la capitale , Moscou , il ne faut pas louper le panneau de 5m de haut et de 9m de large , marque MOCHBA = MOSCOU , d’aller au parking de la foire internationale , c’était un parking avec des groupes de gens de différentes nationalités , jamais ensemble , les Allemands la bas , les turcs , les Italiens , il y avait autant de groupe que de nationalité , cela faisait beaucoup de monde avec différents camions aussi , on voyais bien les gens de l’est et ceux de l’Europe , la différence était voyante. Plus qu’à attendre Lundi matin pour dédouaner et vider , ensuite trouer un fax et demander les instructions de retour a la patronne

Apr_s avoir vidé lundi matin , j’ai réussi à trouver un télex en ce lundi en début d’AM , du moins un machin antique qui fait du bruit , mais qui envoie des textes , c’est déjà bien , alors que la secrétaire tape sur un clavier et imprime une bande perforée qui sort de ce truc la , pour ensuite la mettre dans une fente et lorsque qu’elle appuie sur une touche , ben la c’est le miracle , le télex part en France , on n’arrête pas le progrès .

– Voici le télex avec instructions de rechargement : je dois aller en Pologne recharger à Ziélona Gora PL , juste a coté de la frontière DDR et ne pas confondre avec Jelenia Góra qui se situe a coté de la frontière de la république tchèque , pour vider a Épernay a coté de Reims , j’entame ma descente le Lundi après midi tranquille , il n’y a pas le feu au lac , nous sommes en 1988 .

– Le soir de ce Lundi , ben je retrouve des amis a Smolensk , comme je suis vide je n’encombre pas le parking garder , je reste devant , cela fait comme si que j’étais dedans , après une bonne nuit et une bonne douche ainsi qu’un bon pt’It déj , et une visite pour voir si il n’y a pas de roue a plat ou autre blèm , ben je repars vers l’ouest , en ce mardi matin , a ma montre de tachy celle ci indique 6 h 00 alors qu’il est bien 8 h 00 ici a Smolensk , ahhh ce foutu décalage , aller en route tranquille. En cours de route il faut aussi penser au gas oil , ne pas trop en remettre , car à la frontière DDR il ne faut que 200 litres maxi , alors j’en remets que 400 litres afin d’être bien et bon , pour ne pas prendre une prune en cas de contrôle , par un douanier , mais ici , il faut toujours bien regarder au loin , au cas ou il y aurait une voiture ou un petit camion de stationner sur le bas coté , à 99% c’est un radar , car en Russie , du moins sur le territoire de l’ex URSS , les voitures c’est 90 maxi , et pour les camions c’est 70 kmh sur petites routes et 80 kmh sur la grande route , mais comme je ne veux pas passer pour un sauvage , ben je roulais souvent à 100 / 105 ben oui , la prune était la même , si le policier était intelligent on pratiquer le protocole Français = un paquet de cigarette ou une bière etc… , sinon c’était le payement en Roubles = 3 francs six sous , bon je discute , mais en même temps , ben j’avance et vais arriver a la hauteur de Minsk.

Arriver vers Minsk , capitale Biélorussie , la grande route

 

Monument a la mémoire de ?

Et oui , c’est bien un avion , du moins une carcasse d’avion , aller je mets le pieds dedans , afin de pouvoir passer la frontière ce soir , cela devrais aller vite je suis vide , alors un peu avant la frontière une fois quitter la grande route , je passe une sangle autour de la semi avec les portes ouvertes et yalaaaaaaaaaa, jusqu’à la douane , ou je passe sans problème afin de pouvoir aller jusqu’à Siedlce peut être retrouver des copains pouvoir dormir sur le parking garder et profiter du restaurant , bon et pas cher ( ha oui , je ne suis jamais donner la peine de me souvenir d’un plat , mais la serveuse , elle savait ce que je prenais , une sacrée mémoire cette femme la )

– Mercredi , au début de cette journée , ben il me reste que la Pologne a traverser , du point A au point B , la Pologne mesure 785 kilomètres , la on roule a 90 kh , c’est de la belle route , mais attention aux charrettes de foin ou autre , dans l’après midi , me voici arriver chez le client , mais , comme d’habitude , c’est ( MOMENT ) , pour ne pas dire attend , j’ai attendu , la soirée et la nuit .

– Le Jeudi matin un papy me demande de me mettre en place , ok , mais il faut jongler , monter et descendre du camion , pour voir si cela passe entre les grosses caisses métallique , il faut faire gaffe partout , ok , je suis en place , oufff, c’est vrais que pour moi ici , c’est une première fois que je viens charger .

– Voici la première palette , il me la mets au milieu et va rechercher une autre qui reste sur le tire pale , je lui demande de la mettre la a droite ou a gauche , non non , c’est alors qu’il prend un carton et le pose a gauche et ainsi de suite , houla la , j’ai compris que j’étais la pour un moment , arriver a 15h45 , j’étais charger , alors que le papy du matin viens me voir et me demande de regarder avec lui , ok , je ferme les portes et lui mets le plomb au cul du cordon TIR , plus qu’a aller jusqu’à la frontière DDR avec un chargement pour attirer les poivrots du coin et d’ailleurs , je suis bien arriver a la frontière ou j’ai trouver un endroits éclairer pour passer la nuit tranquille .

– Vendredi matin , je vais aux bureaux de la douane , cela va très vite , je n’ai pas eu droit au contrôle gas-oil , mais je ne risquer rien , moins de 200 litres , et comme je ne fais que transiter ce pays la DDR en direction de l’autre Allemagne cela a était vite et bien , une fois sortie de ce pays , il me faut remettre un disque neuf , et si on me demande les autres , ben retour de Russie , Pologne et de la DDR , et la polizei no problème , le soir du vendredi , je dormais a coté de Mannheim , a la station ou on mangeais de bon goulache soupe , et le samedi , il ne me rester que 5h / 5h 30 maxi pour arriver au dépôt a Reims , sans oublier de faire un peu de gas oil a la BP de Verdun de l’autoroute A4 , pour ensuite sortir a saint Ménéhould 51 et finir par la nationale jusqu’au dépôt a Reims .