| Carnet de bord de Octobre 2014 | Partager sur Facebook |
Je sais ce que vous allez me dire ; de quoi nous sommes déjà en octobre ! Et oui, déjà, ça passe vite pas vrai ? Aussi vite qu'une coupure au dépôt, t'es pas couché que c'est déjà l'heure de se lever ! Douchas rapidas, à 3h07 je passe la barrière, et avant, on est plus payé pour dormir feu action. Régis lui est déjà parti, parce que c'est un vaillant Régis, c'est pas la moitié d'une feignasse. Enfin, je lui laisse bien la joie de grimpouiller dans le massif central avec son saucisson, moi je suis bien tranquille sur l'A7 deserte pour le moment, mis à part quelques habitués, les clignos et appels de phares sont nombreux, bien plus que les appels sur le 19, ou là, c'est la catacompletas. J'ai beau dire des conneries, lancer des breakobreakover dans le vent, que dalle !!! Pas de pluie cette nuit, route sêche, c'est nickel chrome ! Le plus emmerdant reste les inombrables zones de chantier sur le trajet, c'est bien simple, chez Vinci ils devraient plutôt annoncer là ou il n'y a pas de travaux, on gagnerait du temps. Après 4h15 d'un harrassant labeur je finis par arriver à La Palme ou je me jette un expresso derrière la cravate (car vous le savez pas mais je roule en cravate) à 1€80. Le ticket de caisse est long comme un jour sans pain : il y a dessus une enquête de satisfaction. Et bien je suis extrement satisfait d'avoir payé un café à 13F50.
46 minutes plus tard, j'ai fait mon pissou et tapé mon CDB d'hier, ce qui signifie que j'ai eu une coupure extremement efficace, je peux dès à present rejoindre au plus vite la charmante ville de El Prat de Lobregat ou je dois livrer 3 palettes de produits chimiques. Côté Espagnol, enfin, du moins côté Catalan il a plu pas mal aussi à en croire les nombreux glissement de terre sur les talus. Il y a encore du brouillard arrivé sur Barcelone, avec 25°, ça fait bizarre. a 11h je debarue chez le client, ils arrêtent à midi et il n'y a pas de reception l'après-midi, mais "hay que esperar" m'a dit le chef, donc j'espere presque une heure pour 3 pauvres cuves. De là, je traverse à la Zona Franca poser du groupage, en 15 minutes c'est torché, et je termine mes 4h30 du côté de Villanova I Geltru car j'ai comme qui dirait un peu les crocs.
Après calcul précis des heures de vol tel un pilote Air France, je constate qu'il ne sera pas legalement possible de rejoindre Peniscola en moins de 10h. Donc, qu'à celà ne tienne, j'enquille et hasta la vista. Après avoir croisé à l'arrache Alain et Daniel les jumeaux de chez Sandermans, je finis par me poser à Vinaros au hasard de la seule zone industrielle espagnole ou il n'y a pas vraiment de place potable. Mais bon, je suis posé avec 10h01 et 13h d'amplitude, alors faisons pas les cons, bougeons plus. Un peu plus tard, Juju68 passe me faire coucou en remontant son carrelage. Il a pas la grosse tête Juju, pourtant avec son FH16-750 il pourrait, mais non, pas le genre de mec à se la pêter avec un camion qui ne lui appartient pas.