| Carnet de bord de Juillet 2013 | Partager sur Facebook |
Je decolle de El Perollo après la coupure un peu après minuit. J'ai pas envie plus que ça d'y aller je suis pas en forme. Une grosse heure plus tard, je tire le frein de parc à Torreblanca, c'est ouvert H24. Alors que la plupart sont au whisky, je m'enfile plusieurs café et un pain au chocolat, une douche, un bocata et là, par contre ça va nettement mieux, j'ai repris des couleurs j'ai la patate comme on dit en Belgique. Vu l'heure, il y a peu de trafic, et le peu qu'il y a roule au taquet sur la 340, entre tous, on se comprend ! Une fois passé Valencia, direction Madrid c'est encore pire, c'est tout mourru. Je reçois tout un tas de projectiles sur mon pare brise, dont nottement des gouttes de pluie, c'est incroyable mais il pleut. C'est bien ça nettoie le pare brise, l'alamre "conduite continue" (à me faire ch...) sonne depuis un moment, j'arriverai pas à San Clemente, alors je me gare en vrac sur une contre allée bien large pour dormir une petite demi heure.
Le jour se lève completement vers Vilarobledo, mais par contre, je sens que je verai pas le soleil aujourd'hui, plus je vais vers le sud, moins il fait beau. Autour, il y a des eclairs un peu partout, c'est con, mais j'avais jamais vu de pluie par ici ! Du coup c'est moche on se croirait en Picardie !!! Je deconne, j'exagère là ! Je fais surtout gaffe à ce que ça glisse pas, j'ai pas trop confiance par ici. Autant en Angleterre tu roules sous la flotte sans stress, qu'ici... Martos se profile à l'horizon un peu avant 10h. C'est par ici qu'il y a plein de tordus qui maltraitent les Galgos, les levriers andalous. Comme de partout dans ce pays, la zone industrielle est pas commode, et je transpire 5 minutes pour me mettre à quai. Le must, c'est que à quai je dois tirer les palettes au cul parce que le Fenwick est trop haut, bon, ça me fait un peu d'exercice. A 10h40, je suis posé au fond de la ZI, il fait tout juste 20°et il pluvasse, normalement ici en juillet c'est 35/40 !
J'aurai pas dormi finalement bien longtemps au frais, car aussitôt l'orage terminé, le soleil est revenu et avec lui la chaleur bien entendu qui aura vite fait de me sortir du lit. Au programme : promenade dans la ZI de Martos ou il y a plus de chiens errants que de bars ouverts. Ensuite, gros ménage de printemps et dès que les 9h00 de coupure s'affichent, je ripe vite fait pour affronter les difficiles routes andalouses qui traversent des immensités de champs d'oliviers et des villages typiques andalous blancs comme neige. Je vais assister à un coucher de soleil long comme un jour sans pain étant donné que je roule plein OUEST. J'aurai parcouru l'intégralité de la N432, à la régule ou presque. En sortant de Badajoz, j'ai vu en passant sur un pont qu'un peu plus loin pour attraper la route de Alburquerque j'allais avoir droit à un contrôle de la Gardia Civil, il m'a semblé en passant que les 2 jeunes pandores avaient chargé la mule, mais je ne les ai pas interessé, et c'est tant mieux. Pas âme qui vive non plus sur la EX110, si bien que je me pointe à Sant Vincent de Alcantara à 3h de mat, bien posé dans le poligono industrial.