| Carnet de bord de Juin 2013 | Partager sur Facebook |
En me levant ce matin à 1h30, je me suis dit, que quand même les types ils sont gonflés de faire encore ronfler les moteurs des Ferrari, mais en fait, pas du tout, c'était juste Sweden qui ronflait juste à côté. Je suis donc parti en silence pour pas le reveiller. Je rejoins tranquillement l'A43 direction Oxford et 20 minutes plus tard je suis au service de la M40, tout nouveau, tout neuf, tout propre. Contrairement à chez nous, il y a des truc ouverts la nuit, pour moi ça sera un double expresso et une part de brownie chez Costa Café. J'ai pas la forme, et si je m'écoutais je m'allongerai sur un des canapés qui a l'air bien confortable. Je chasse vite ces idées de dormir, et je regrimpe vite au volant de mon fidèle ami. Vu l'heure ça roule nickel, mais ça tombe bien car j'ai misé sur le ferry de 5h30. Mis à part un trés gros carton vers Beaconsfield rien pour me ralentir, sauf dans les travaux de la M25.
Oui, tu te dis au fond de toi même, c'est bon, je vais passer les travaux à la régule (ou presque) sauf qu'il y a des forains avec deux antiquités anglaises qui roulent sur la voie du milieu en zigzagant à moins de 30, ah ça a bien freiné derrière !!! Comme ici, il faut être patient, je patiente. Je fais quand même un petit appel de phare pour qu'il se pousse un peu ; rien. Re appel de phares, rien. 2 minutes plus tard, je bloque les phares et les trompes et le miracle se réalise, je peux reprendre le cours normal de ma vie. Le jour se lève très tôt ici, vers 4h on aperçoit déjà les premières lueurs, et il fait presque jour quand je suis au guichet de MFL à Douvres. Je fonce sur la voie 158 et je m'écroule au lit. Pas longtemps, juste 20 minutes avant d'embarquer. J'hésite à monter à la cafet, et je me fais violence. Après 2h de traversée on arrive à Calais, j'ai pas roulé bien longtemps, je suis même pas arrivé à St Omer, j'ai redormi une demai heure, la crève ça me vaut rien. Ensuite ça a été un peu mieux pour rejoindre Cambrai, du moins Avesnes les Aubert. J'ai pû tester le contournement magnifique de Cambrai. Je charge une douzaine de palettes de boites en carton pour les pizzas, à midi je ressors de là avec encore 3m de plancher de dispo.
Mais le chef à rien trouvé, alors je peux entammer ma descente vers le SOUTH ! Il y a du soleil sur le cambraisis, c'est beau, on se croirait dans le sud.
Y en a marre de cette crève, je rêve d'un Fervex et au lit !!! Mais non, il faut continuer à avancer, se faire violence un peu (pas trop). J'ai branché le pilote automatique sur l'A26, et c'est comme ça que je me suis retrouvé après Reims, sur la station en travaux depuis 10 ans, mais j'ai pu faire la fine bouche pour me garer ! Viiiiite mon fervex ! Un peu avant 15h, j'étais en coupure, IMPEC
J'ai ouvert un oeil pile au moment ou le carrosse de Cendrillon se transforme en citrouille, c'est à dire minuit. J'ai un message du chef qui me demande si je peux charger 3 palettes à Chassieu à 7h00 pile. Au reveil, je suis pas un fin calculateur alors je m'en remets à Garmin, qui me dit que c'est possible à condition de pas trop trainer. J'ai donc 9h30 de coupure, je peux mettre en route, le café est bien trop loin pour ma vielle carcasse enrhumée, je fais ça 60km plus loin sur la trop sexy aire de Sommessous. Dans la station ça grouille de petits ados dont le car fait la pause, garé en vrac derrière les semis, pas trés cool pour la sécurité des gosses qui doivent se faufiller se le parking au risque de trébucher sur une bouteille de pisse. Le serveur est sur le qui vive, il a peur de se faire voler son stock de barres chocolatées. 15 minutes plus tard, j'ai les buchettes au taquet dans mon cerveau, ce qui me permet de rejoindre sans soucis la station de Langres, la seule aire potable pour boire encore une fois un bon café.
La station est là par contre deserte, et faire 30 minutes de coupure pour un café, ça fait franchement caguer. Mais c'est comme ça, c'est pour notre bien que le legislateur nous a enlevé la possibilité de faire 3*15, et ça fait chier. Ensuite c'est tout shuss jusqu'à Lyon, je passe avant le boxon du matin, mais juste juste. A 6h40 je suis dans l'allée du client en attendant 7h. J'étais en train de mettre mes pompes de sécu quand je vois debarquer un type de l'usine. Je pensais qu'il venait reveiller les citerniers devant, mais non, c'est après moi qu'il en veut. Je dois rentrer IMMEDIATEMENT car c'est urgent. J'insiste pour attendre 8h que la secretaire arrive pour que je remplisse tous les papiers, montrer mon adr et tout, mais non, rien à faire, faut charger DE SUITE !!! Et bé, c'est bien la première fois que je vois une urgence qui est urgente, on fait les papiers à l'arrache, j'ai même du mal à faire comprendre que je dois rester au moins 15 minutes à quai. Quand je ressors, c'est le boxon sur l'A46, mais pas trop pour moi, je croise Tophe69 qui se dirige par contre droit dedans, mais il sort avant, dommage, j'aime bien quand Tophe est dans les bouchons de Lyon. Du coup je me ramène un peu avant 8h à l'aire des routiers internationaux à Roussillon, je cours à la salle de bains, ici personne ne sait que je suis en plein dans une livraison urgente.
Une fois propre, et après avoir profité de la promo Milka (2 barres pour 1€20) je me remets vite en route pour livrer St Marcel, mais il y a des travaux pour rentrer dans le bled, une déviation pourrie, et le téléphone qui sonne car je suis en retard. J'aime bien ça moi quand on m'attend dans les usines, j'ai même pas eu à descendre pour sonner, on m'a ouvert le portail direct, mis à quai direct et vidé en 8 minutes ! Ensuite je fonce à Malissard poser mes 12 palettes de cartons de pizza, par chance je rentre juste avant un autre qui est complet. Le cariste est du genre rapide et une fois terminé, j'ai plus qu'à rentrer roupiller à la maison ! Elle est pas belle la vie ???
Ce matin, je suis parti un peu plus tôt, avec une bonne heure d'avance dans l'unique but de prendre 60 minutes pour enfin pouvoir laver au calme. A 6h je suis arrivé sur la piste de lavage, pas un gramme de vent, un joli soleil pas trop fort, IMPECCABLE. Au bout d'un peu plus d'une heure de travail acharné le camion ressemble enfin à quelque chose, y a pas à tordre, ça brille, et à priori ça devrait tenir plus de 2h d'après Jacques Kessler de Météo France. Sweden arrive juste à point, Arthur reprends nos palettes vides, mais maintenant, même avec les vides faut mettre des palettes intermediaires, on a plus qu'à tout refaire et refilmer, tout est de ma faute bien sûr. Enfin c'est pas grave, avec 8 bras ça va super vite. De là tout le monde se sépare et je file tout seul comme un grand à St Clair rapporter les retours et charger deux lots ; un exotique pour le Portugal, et un autre moins exotique pour Givors. Le chef à la reception est du genre tatillon, par exemple, il est offusqué de voir que certaines palettes de retour n'ont pas de cerclage, mais juste du film, c'est normal, car on a pas de cercleuse avec nous sur les circuits. PIRE ! ça sent l'essence ! Car c'est bien connu, en général, les fûts d'essence sentent fréquement la vanille, c'est rigolo à voir, il sniffe chaque fût pour deceller une fuite, alors que, à priori, si ça fuit, ça risque de fuir par dessous non ? Bref je rigole tout seul, et ça fait de bien. Je prends ensuite la direction de Givors sous un soleil qui donne la banane, et mon dieu que le côté droit du Rhône est superbe !!! La côte Rotie tout ça, ça biche à mort, ce qui me rend heureux aussi ce matin, c'est de voir comment la construction européenne avance à vitesse grand V ; bientôt quand on se fera flasher à l'etranger, on recevra le PV à la maison, c'est vraiment trop classe ! Ils sont vraiment réactifs à Bruxelles pour les problèmes de la plus haute importance. Arrivé à Givors à 11h15, je suis ressorti 15 minutes plus tard, rien à dire. Je profite que j'ai rien à recharger pour le moment pour casser la gueule à une piemontaise.
A midi et demi, le couperet tombe, je dois aller charger à St Exupery. Pour moi c'est une première, j'ai jamais mis une roue sur la zone de fret de Satolas, j'ai bien profité d'avoir au téléphone Samir ex Offergeld qui connait les aéroports comme sa poche, mais j'ai un peu de mal à comprendre la logique des sens de circulation, j'éspère que c'est pas le même bordel dans le ciel Lyonnais. Je pinaille un peu pour trouver le bon bureau, et pas de chances ici, il y a que les papiers je dois aller charger dans un autre entrepôt. Finalement, je mets autant de temps à entrer dans la zone de fret et trouver le bon quai, que de faire Singapour-Lyon. De là, retour au dépôt à travers champs tranquillos.
Une fois n'est pas coutume, toutes les palettes que je dois charger sont déjà à quai, Arthur est en forme et en 20 minutes on a vidé, rechargé, si bien que je suis allé un peu trop vite en sortant du quai et j'avais pas fini la coupure. Merci au tachy à la seconde de m'avoir pardonné cette erreur, je reste à 5m de quai 5 minutes sans bouger, j'ai l'air con, mais guère plus que d'habitude finalement. J'en profite pour appeler le client à Lattes que j'ai chargé à St ex, mais ça sera bien trop tard pour livrer. Alors du coup, une solution logistique est trouvée, vu que j'ai les heures pour arriver à Narbonne, je rejoins la bas Eric Picardie Express qui a un peu de place pour me prendre le lot, du coup on passe la soirée ensemble avec Aurélien qui s'est joint à nous. Soirée serieuse et sans excès !
Après avoir tapé 20 minutes à la porte d'Aurélien, il finit par se lever, et oui, c'est efficace le double vitrage Scania. J'aurai pû aussi laisser tomber, mais j'avais point d'argent pour boire le café, et sans café je peux pas rouler... Le temps est bien maussade, c'est normal, il fait jamais beau dans le roussillon, soit y a du soleil et du vent, soit il fait moche et pegueux ! Vraiment vaut mieux le climat du 07 ! Il y a même un peu de brouillard au Perthus, c'est pour dire... Heureusement une fois le panneau ESPANA franchit il fait un soleil radieux. Je m'arrête en passant chez Santi à Girone prendre une cartouche de Malboro pour Alec, il y a deux autres camions qui sont là, un zaba et un tdv, ça fait donc que le parking est archi blindé et 100% français ! En attendant ça rigole bien, et Santi le king of tabaco à le sourire aux lèvres, il peut... Je traine pas trop non plus car je dois honorer ma livraison à Grannollers chez ND. J'ai RDV à 10h, je me pointe à 9h30. Mais il y a 3 camions avant moi, 3 autres déjà quai, et le quai est blindé.
C'est donc à 11h45 que je ressors, et tout est normal. C'est vrai quoi ! Il fait beau, y a que 3 quais et un cariste, on peut pas faire mieux, y a pas de sous, c'est la crise. Du coup, pendant que je glandais sur une pile de palettes, il y a un chauffeur régional de ND qui m'a donné un tuyau pour rejoindre Castellar Dèl Vallès via une nouvelle autoroute, la C58c ! Un autoroute neuve par mois, ici, c'est le tarif. J'ai donc essayé, ça va pas trop mal, même si on doit quand même se frapper quelques feux dans Sabadell... J'arrive à Castellar au moment ou le cariste ouvre le portail pour fumer sa clope. Du coup, par solidarité, j'en fume une avec lui, ça c'est bien un truc que les non fumeurs peuvent pas faire ! HA HA HA HA ! Bien la peine de nous casser les jojones, bande de coincés ! Et la clope après le café mmmmmhhhhhh, la clope après bouffer mmmmmmmmmmmmmmmmmmmhhhhhhhhhhhhh, et la clope après l'amour !!! mmmmhhhhh !!! (pendant c'est deconseillé) Du coup, une fois la clope finite, je me mets à quai, et le cariste est en pleine forme et detendu et content et zen pour me decharger mes 12 bobinas de plastico.
Une fois vide, j'ai pour mission ultra compliquée d'aller charger un complet ADR à Castelgalli. Je vais pas raconter de conneries, c'est un super boulot, d'autant plus super que la route nationale pour rejoindre Castellgali est super jolie, et que quand j'arrive à l'usine c'est super fermé ce qui me permet de faire un super casse croute et même une super petite sièste ! La commande est prête, je reste à peine 30 minutes à quai, c'est super. C'est pour dire que ça super pinaille pas, et pourtant, ils font pas de logistique ici !! J'ai 4h28 de dispo pour remonter, alors je remonte pépère tranquillement calé comme les Rians du 18 à 84km/h. Tout le monde me double bien sûr, y compris Michel de Sandermans qui pourtant roule en Scania. Je finis par atterir au parking securisé de Beziers, c'est toujours aussi naze ici, mais qu'es ce que c'est tranquille !!!
Je me fais violence pour me lever à 6h, je serai bien resté au lit faire la grasse mat, mais non, on fera ça plus tard. Comme d'habitude, le ticket ne se scanne pas, mais je suis pas tombé sur un fou qui gueule comme la dernière fois. C'est donc bien tranquillement calé à 84 que je monte, tout le monde me double, sauf dans les cotes car un FH ça marche ! Un petit arrêt rapidos petit dej à Montélimar car c'est une tradition, et je me ramène un peu avant 11h. Il y a personne à quai, c'est cool, et personne sur les quais pour vider, c'est moins cool. Mais une solution est vite trouvée, le temps de boire le jus et fumer 5 clopes, je suis vide un peu avant midi. En face de moi, il y a une semi ND qui vide, et d'un coup j'entend un bruit énorme, c'est juste le transpalettes electrique qui vient d'apprendre à ses dépents que ça vole trés mal ce genre d'outil. A 5 secondes près, je le prenais dans la calandre, il y a des debris de partout, ça pisse l'eau des batteries, le cariste est aux 400 coups. Alors si le gars de ND qui doit être un habitué ici à pas voulu ouvrir les côtés, je pense que les prochaines fois, il va devoir s'y mettre...
Retour au dépôt ou je dois deteller mon frigo car il passe aux mines la semaine prochaine, c'est donc pour la bonne cause. Je profite que je suis en solo pour laver un peu, il fait bien chaud ce midi !!! De là, je vais à Chasse chez Thermo-King pour recuperer un autre frigo, la bonne vieille Schmitz que j'avais à mes débuts chez Duarig. J'ai une ramasse à faire à St Priest, des moteurs electriques ou je ne sais trop quoi, sauf que les types sont souriants et gentils, j'ignore si c'est le soleil ou qu'on est vendredi, bien qu'il me reste encore 11m de plancher, je reviens à la base tranquillement. Je passe donc l'après-midi à chaper et pas en faire lourd. J'ai le temps d'attendre, parce que je suis le dernier servi, c'est comme ça ! Le chef a sorti un bon vieux voyage Tetris, je vais pas m'ennuyer lundi !
Aussitôt finit, je lache toute la team pour vite rentrer, et profiter d'une soirée au calme en famille avant la fête de demain à Montélimar. Bon week end !!!
Ce matin, c'est le grand jour, après 2 ans d'attente, c'est la grande fête de HANDICAMINO. Bibi et Choupinette l'ardèchyork m'accompagnent, c'est la première fois pour le chien, elle est pas trop rassurée, mais ou bout d'un moment elle finit par se rassurer, la pauvre, si elle savait que dans quelques heures ça va être le stress total ! Maxime me rejoint à la zone du Meyrol pour que je decroche le frigo en sécurité, et je vais vite rejoindre mes compagnons du week-end qui m'ont gardé une place, ils sont mignons ! Cette année je me repose un peu sur les photographes présents et sur mon garçon qui s'occupe des films, du coup, j'ai un peu plus de temps à consacrer pour tout le monde, mais bien sûr c'est loin d'être assez. En plus cette année 2013 est vraiment pourrie, même ce week end il pleut, y a de quoi être degouté. Deux défilés à Montélimar mythiques en famille, dont un avec un très bon reporter : Guillaume qui est venu spécialement de sa BZH natale. Bref, du monde, du monde, du monde et de la rigolade, je me couche avec la tête pleine de rires, de klaxons et d'echappements libre vers 4h
Le temps va un peu mieux aujourd'hui, gros dossier ce matin, puisqu'avec Sweden, on fait signer l'affiche Handicamino à tous ceux qui ont participé à la journée, on a même eu des cadeaux de certains exposants, c'est vraiment trés gentil à eux, ça fera plair à Ghyslain. La journée sera encore passée à la vitesse de l'éclair, à 22h30, il fait se décider à aller dormir un peu, ça va piquer demain !!!
Finie la rigolade, à 3h on décolle avec Sweden, calés sur le 7. Et oui, on ne se quitte plus, on est un vieux couple. Comme tout vieux couple qui se respecte, il y a des tensions, moi je roule pas assez vite, j'ai une régule pourrie, mais au moins j'avance dans les côtes. On ne peut pas avoir que des défauts. Ce gros fénéant de Suédois se décide enfin à s'arrêter prendre le café, en vrac sous les pistes à Fabrègues, vraiment, il est d'un sans gène, et je suis même obligé d'en faire autant, alors que c'est pas mon style du tout. A 7h du matin, on finit par rejoindre La Jonquera, on se gare le long de notre transitaire et on file coincer la bulle une petite heure en attendant l'ouverture. Les filles sont presque pas en retard ce matin, à 8h15 on pose les papiers, on a 30 minutes devant nous pour boire le café et manger un Donut qui a connu des jours meilleurs, beurk. Il fait un peu frisquet, mais c'est avec un genereux soleil qu'on trace jusqu'à Les Franqueses. Pour gagner 5 minutes je prends à moitié l'itinéraire ADR, j'ai que deux palettes à poser, malheureusement, en tirant la deuxième avec la barre un peu trop rapidement, le cariste a fait la boulette du jour, et j'ai eu la trouille de prendre la palette sur la tête. Entre temps, le suédois arrive, accompagné d'autres caristes et la palette et remontée en 2/2. En plus le pauvre Antho livre pas ici, mais chez un transporteur à deux pas de là ou je fais ma seconde livraison à 2km d'ici. C'est là que nos chemins se séparent en ça fait tout drôle de se retrouver tout seul !
De la j'ai rejoint Terrassa pour livrer 10 palettes de medocs, personne, je suis encore un coup le premier, pas d'attente, ça va vite ; d'autant plus que le cariste ici est bien gentil car il me passe le transpal electrique pour bouger des containers sur lequels sont gerbés des palettes pour lui. Je roule encore 2km pour aller au client suivant, il y a un russe à quai, et vu comme c'est compliqué pour le charger, on me fait mettre de côté et j'ai juste à amener les palettes au cul, ensuite je vait à Sant Kukaï del Vallès chez un client quej'ai encore jamais eu l'occasion de faire, mais là encore, si on excèpte l'accès bien tordu, ça va super bien. Il ne me reste plus qu'à faire mon 6e et dernier client, un transporteur à Esparreguerra. Là c'est la pause casse croute, ça tombe bien, j'ai la dalle aussi. A 15h c'est la reprise, je me mets vite à quai, les 3 palettes sont sorties en un rien de temps, il me reste 40 minutes d'amplitude pour faire 13h et rejoindre un endoit potable et calmos à La Panadella. En temps normal c'est faisable, en ADR, il faut se taper le col Del Bruc pour éviter le tunnel, j'ai pas gagné de temps, mais je suis arrivé en mangeant 1 putain de minute d'amplitude, à croire que c'est fait exprès !!! Bon, je m'en fous, je la compte pour 11h.
C'est à 3h30 que je me reveille comme un gland, sans reveil, mais la vessie pleine. Il y a pas eu bien d'activité depuis que je suis arrivé, je suis toujours garé tout seul. Un café bien serré, un donut et une douche me remettent d'aplomb. La Panadella est ouverte H24, mais il y a pas grand monde, je me demande combien de temps ça va encore durer, le serveur est absorbé par un film espagnol des années 60, je sais pas ce que c'est, mais il y a de belles images de l'espagne authentique. Je traine pas trop non plus, à 4h22 je suis sur la 4 voies deserte direction Zaragoza, c'est cool, je reprends l'autoroute à Fraga, pas le choix en ADR. Sur Radio3, il y a une trés bonne série de musique alternative entre 6 et 7. Je me me demande bien combien de personnes peuvent écouter un truc pareil à l'heure ou la plupart se reveillent en écoutant les infos. En tous cas, j'ai pris mon pied. A 7h j'arrive sur Zaragoza ou j'ai une fois de plus une adresse de livraison des plus approximatives, KM8 sur la carretera Valencia, sauf que les seules indications kilométriques me donnent des chiffres autour du PK450, me vlà beau. Heureusement l'usine est grande et connue et carrement pas sur la carretera Valencia, mais à proximité, faut tout deviner. Les gens à l'usine Veralia sont souriants, ça traine pas pour poser mes 3 caisses de moules bien pesants en fonte.
Il me reste encore à poser Los Arcos, le circuit de Navarra ou Mc Laren fait des essais, RDV est pris pour 11h avec le client, ce qui me laisse le temps de casser une croute en route et de faire la coupure. Le temps est encore nuageux, mais il ne pleut pas, l'Ebre est vraiment énorme, il y a eu de grosses inondations dans le quartier. A 11h15 je finis par arriver à Los Arcos, ça fait bizarre le circuit presque vide, il y a grave de la place pour manoeuvrer. Et comme c'est no stress, j'ai même de l'aide pour tirer les palettes ! Elle est pas belle la vie ??? Mine de rien, j'ai quand même pris une bonne suée, je profite de la douche gratos et c'est reparti mon kiki. J'ai plus grand chose à faire sinon que de rouler, y a que dans ce domaine que je suis encore pas (trop) mauvais. Vu que je suis toujours en ADR, je peux pas me permettre de couper à travers champs pour rejoindre Burgos, mais je suis bon pour faire le grand tour qui fait perdre 20 précieuses minutes. C'est comme ça, y a pas le choix. J'avoue que j'ai bien hésité, mais ça fait chier de payer 301€ si jamais je me fais attraper, alors va pour l'autopista.
Une dernière coupure de 45 un peu avant Valladolid, et faire aussi le point au niveau des heures, plus que 1h17. Bigre. Le soleil est en train de gagner la partie aujourd'hui et les nuages s'éffilochent en même temps que la température grimpe et frole les 30 cet aprème. Sur la route il y a de gros restaurant tous les 2km, mais bien sûr au plus je me rapproche de ma fin de journée, et au moins il y en a. J'arrive au bout du bout du bout des heures à une vingtaine de kilomètres de Salamanca ou je trouve in extremis une station ou il y a un restaurant, mais qui a fermé depuis quelques mois, et merde !
Reveil avec les poules ce matin encore. Non, je suis pas au club, il y a que dalle sur mon parking de daube. A 3h32, bien sûr le café est fermé à la station, j'ai plus qu'à demarrer avec un yaourth dans le ventre. Par ci, par là, je croise quelques camions, mais c'est pas la folie du tout, tout le monde roupille. Direction le Portugal c'est encore pire, je suis juste effleuré de temps en temps par des messagers express en VL, qui roulent VRAIMENT vite. Au bout d'une heure trente au loin, je vois les lumières d'une station SHELL, j'en profite pour faire le plein de carburant et de caféine, je papotte un peu avec le pompiste le temps de me reveiller en plein et de passer un coup sur le pare brise truffé de moustiques. Je passe la frontière Portugaise alors qu'il fait encore bien nuit. C'est marqué qu'il faut prendre un badge pour les 4 voies, je pense que mon badge est compatible et puis j'ai pas le temps de m'arrêter, j'ai pas d'infos la dessus. Au premier portique j'entends un BIP, je me dis que ça doit être bon, du moins, j'en sais trop rien. De ce côté-ci, il y a pas mal de brouillard, ça permet de finir de rincer le pare brise, il y a tellement personne ce matin que ça en est presque inquiétant, on dirait un matin férié, alors que le soleil tente bien péniblement de se lever. Je me pose pour finir ma coupure au niveau de Abrantes ; sur le parking ça se bouscule pour aller faire la toilette, moi je vais prendre le petit dej.
30 minutes plus tard, je repars frais comme un gardon, le plafond est bien bas, le ciel presque menaçant, mais au plus je me rapproche de Lisbonne, au plus ça se degage et la température grimpe rapidement. Je pensais trouver des bouchons pour rejoindre Povoa, mais non, ça roule nickel alors que pourtant, je suis en pleine heure de pointe. Mon client, specialiste en logistique se trouve au fond d'une zone industrielle bien destroy. Je patiente un peu, et 5 minutes plus tard on me fait rentrer. J'explique à la reception que je peux pas vider tant que les papiers sont pas faxés au transitaire. Au fond de moi, je me dis que c'est bien la première fois que je refuse de vider 3 palettes dans une base comme ça, ou, en général t'attends que ça, vider, et te casser. La receptionaire est tétue comme une mule, elle fait venir sa chef qui parle un peu anglais, et finalement, c'est le transitaire qui finit de lui expliquer en portugais au téléphone. Le client, lui, a oublié cette histoire de douane, et le logisticien, lui, veut pas se mouiller. Coup de bol finalement, car Povoa c'est juste à côté de chez Jorge qui part au travail pour faire sa tournée en Algarve. Du coup on prend le café ensemble à la cafet, en attendant que ça se decante. Au bout d'une heure c'est bon, les papiers sont faxés et je peux vider, et laisser Jorge aller bosser.
Une fois vide, j'ai plus qu'une chose à faire, remonter pour recharger demain..... A Lérida, soit un peu plus de 1100km à vide. Une paille ! De Povoa, je me decide à couper par la lagune, et sur les conseils de mon routier Portugais préféré, j'ai bien fait, c'est magnifique, je stoppe manger une Bifana à Taipadas. C'est un genre de casse dalle avec de la viande à l'ail, c'est super bon, il faut juste pas rouler une pelle à sa princesse juste après. Je peux y aller franco, on est que mercredi. De là, je traine pas trop et je reprends l'autoroute contraint et forcé par la RSE et le boulot pour gagner du temps, ça fait vraiment caguer de galoper par ici comme si j'étais entre Auxerre et Rungis. Bien entendu le décor est bien loin de celui de l'Yonne, et j'ouvre mes yeux en grand, surtout que le soleil est vraiment de la partie cette après-midi. Je vais au plus loin que je peux avec l'espoir de trouver un resto douche parking tranquille. Je me fais juste avoir par un panneau mal placé juste après Talavera La Réal, le temps de faire 1/2 tour et de me poser j'ai 9h05 de route. Bienvenue en Espagne. Comme prévu je vais manger tranquillement, je tire vite les rideaux, il fait un petit 32 dehors, je vais être bien au chaud pour tenter de dormir cet apreme.
Avec encore 24° quand je me reveille à 0h30, j'ai l'énorme privilège de prendre mon petit dej à la terrasse du resto. Aux tables d'à côté, il y a quelques chauffeurs en train d'achever une vielle bouteille de whisky, le reveil risque d'être douloureux demain. A 1h, je me fais violence et je demarre. 5 secondes plus tard, je suis calé à 88 sur l'autovia d'Extremadura. Faut pas que je baisse la garde une seule seconde, parce que d'après le GPS, j'ai 846km à faire pour rejoindre mon client à Alguaire à une dizaine de kilomètres au nord de Lérida, le tout en moins de 10h si possible, je vous laisse le soin de calculer la moyenne. Bien sûr à vide, ça devrait le faire, mais bon. Le GPS lui, me dit qu'en 9h32 ça doit se faire, mouais, j'ai du mal à y croire quand même. L'A5 est vraiment deserte, et je reste de longues minutes avec les pleins phares, c'est trippant ! La seule animation, ce sont les ptits gars de la guardia civil del trafico qui ont pris pour habitude de se cacher avec le radar juste derrière les gros trucs vert fluo aui delimitent les bretelles de sortie, je sais pas s'ils font recette des nuits comme celle-ci, toujours est-il qu'ils ont pas peur de se faire rentrer dedans. Je stoppe faire ma première coupure à Navalcarnero, en 5 minutes j'ai bu le café, reste juste a occuper les 40 autres en faisant un peu de ménage.
Le jour se lève quand je passe Madrid aux alentours de 6h, mais ça roule nickel, pas de bouchons sur la M50, il y a qu'une fois sur l'A2 que ça roule un peu plus fort, mais dans l'autre sens, pour moi, c'est parfaitement fluide. Avec le jour qui se lève, je decouvre que j'ai pare brise maculé d'insectes, bientôt je vais plus rien voir du tout, en plus j'ai le soleil en pleine poire. Toutes les secondes, je vois le temps s'egrainer sur le GPS, je fais et refais mes calculs, à la sortie de la capitale, je n'ai plus que 20 minutes de marge. Je stresse comme un con, je voudrais ne pas stresser, ne pas y penser, mais c'est plus fort que moi. Un peu avant Calatayud, je m'arrête dans une station la plus proche possible de l'autoroute pour pas à avoir à perdre de minutes inutiles, j'en profite pour laver le pare brise qui reprends figure suédoise.
Une fois ma dernière coupure de 45 terminée, il faut plus que ça deconne. Si on excepte quelques zones de chantier, ça a plutôt bien passé, tout ou presque à la régule encore une fois. Je respire une fois passé Zaragoza, sans aucun ralentissement là non plus. La température ne cesse de grimper, on frôle les 30 à même pas midi. Enfin, je finis par debarquer à Alguaire avec 12 minutes de rabiot. Coup de bol que le client est facile à trouver au bord de la N230. Personne en bascule, et chargement ultra rapide avec des caristes aussi sympas qu'efficaces ! Y a des jours comme ça, ou tout va bien. Comble du bonheur, je peux faire ma coupure sur l'immense terrain en terre battue surveillé par le vigile, ils ont l'habitude des frigomans ici, y a même un local pour la douche ! Par contre, il me fallait bien un emmerdement aujourd'hui, le frigo demarre pas, la batterie est HS, la merde c'est qu'avec mes pinces je peux pas brancher le groupe en 12v. J'ai plus qu'à attendre 15h que les gars de la maintenance arrivent pour me preter des pinces normales. A 15h10 le frigo hurle, muchas gracias à todos, je vais aller en coincer une !
Quand je me lève, c'est le kif total ; le rêve du routier nuiteux moyen ! Le coin café reste ouvert toute la nuit, et la douche aussi !!! Chaude, propre avec de la pression ! Elle est pas belle la vie ??? A minuit et des boulettes, je demarre après avoir partagé une sèche avec le gardien. J'enquille l'A2 direction Barcelone, et j'entame un grand dileme avec le GPS, le 500 et ma gueule. Le GPS voudrait que l'on continue par l'A2, et Barcelone. Le 500 est vaillant cette nuit, et il est comme moi en fait, il fretille à l'idée de prendre la C25 via Manresa. Bon, alors vu qu'on fait comme on veut, on enquille par le C25, une belle 4 voies desertique cette nuit, tout en courbes, contre courbes et côtes bien sûr. Il rest juste une petite portion de 5km en travaux, ou bien sûr je rattrape un grumeau avec une betaillière chargée de cochons et un AE Euro 0 devant. Sinon, après, Mach2 jusqu'à Girona, personne, personne ! Le PIED !!!!!!!! Tant et si bien que l'alarme des 4h30 clignote à une dizaine de KM de La Palme, et je commence à avoir grave envie d'un café.
45 minutes plus tard, je suis reparti avec plein EST face à moi, un ciel magnifique rouge feu. Y a des matins comme ça, ou on reste emmerveillé de ce spectacle tous les matins différents ! C'est ça la classe !!! Vu l'heure, je passe Montpel avant le bronx, les fous dorment encore. Comme d'hab mon camion a envie de stopper 5 minutes à Montélimar histoire de prendre un kawax, faut pas contrarier son fidèle ami. Encore une bonne heure d'efforts et je rejoins le dépot Perrenot à Bren au dessus de St Donat. Ici, ça va toujours bien pour vider, si bien qu'à 9h45 je suis en coupure dans les champs, le frigo se remet tranquillement de ses émotions, comme un bon légumier !
Finalement après ma coupure, j'ai ORDRE de rentrer à la maison. C'est cool ! 45 minutes plus tard je suis rentré à la casbah, y a bon banania !!!
Encore un week-end qui est passé à la vitesse de Buzz l'eclair, plein decadeaux bien sûr parce que c'est la tradition, et que les traditions ça a du bon ! A minuit et demi je demarre, il fait bien chaud, je suis encore un tongs ! J'ai l'air con, mais qu'es ce qu'on est bien en tongs ! J'ai la route pour moi tout seul ou presque, j'ai juste croisé les gendarmes dans le centre de Tain, et pi c'est tout. Une heure plus tard, je suis au dépôt, je decroche la schmitz pour ma schmitz. Dans mes phares, je vois un gros bide qui bouge dans un DAF gris, merde, c'est mon pote ! Il a été reveillé au doux bruit du 13L Volvo. Comme j'avais prévu je vais vite sur la piste de lavage, mon Alounet me rejoint papoter un peu atour d'un bon café. Il a pas de bol, il monte à Parigi le pauvre. Donc, il part tout seul comme un grand en me laissant tout seul. Une fois clean je rajoute un bon 650L de gasoil et je dégage, pas bien motivé, mais c'est comme ça, en plus je sais pas pourquoi mais cette nuit, j'ai vu plein de trucs bizarre sur l'A7, un CZ en solo qui roulait un coup à 60 un coup à 90, puis un traco à Freja qui a fait toute la montée de Roussillon sur la bande d'arrêt d'urgence, et enfin mon pote qui a croisé un mec à contre sens sur la voie du milieu au Pont Pasteur sur l'A7 ! De quoi devenir fou.
J'attrape un bon café à la Shell au Forez, c'est une tradition, et j'attrape aussi un coup de barre vers les chevreaux. Pas la peine d'aller se casser la gueule, je suis pas en retard, je peux dormir une petite heure. Au reveil, il fait jour, beau et chaud déjà. A 8h du matin, j'étais sur l'echangeur avec la N76. Pile l'heure ou tous les futurs bacheliers ont pris connaissance de leur sujet de Philo, avec des sujets palpitants comme "Le langage est-il un outil ?" ; "La science se limite-t-elle à constater les faits ?" ou bien encore "faut il rendre Facebook payant?". Personelement ça ne m'a pas inspiré grand chose, sauf que j'ai été surpris de voir le resto fermé à Mornay, faut dire aussi que je suis pas passé depuis longtemps ici... Avant, ça fermait jamais ! Un peu plus loin, je me fais doubler par un Bomex Bulgare qui a l'air vraiment pressé, je suis pourtant à mon petit 83ADR. Vu qu'une bagnole arrive en face, je freine pour eviter un drame, mais qu'elle n'est pas ma surprise de le revoir, juste à l'entrée de Sancoins, arrété sur un parking. ça valait bien la peine ! Mon sujet de philo du jour sera "es ce bien raisonnable tout ça?" A 8h30, j'arrive au circuit LURCY_LEVIS, superbe village de l'Allier au passage, avec son marché le lundi, et son ATTAC Rue de l'avenir.
Le gars de l'entrée me demande ce que je fous là, j'ai au moins 24h d'avance ! Et voilà, je me suis fait avoir, et je m'en doutais... J'ai donc plus qu'à patienter entre le wifi, une petite sieste, les portes ouvertes avec plus de 30° cet apreme !
Encore une matinée à rien glander mis à part fumer des clopes, boire des cafés et surfer sur internet. Il fait chaud et lourd, sur le circuit se cotoient des 206 et des Ferrari, ça fait du bruit.
Finalement, vers 15h30, on me demande de placer mes 3 palettes dans un box. Enfin, un peu d'exercice. Vu qu'il fait affreusement moite et lourd je prends une bonne suée. Sur le téléphone me parvient une bonne nouvelle, je recharge demain à 8h à Andrezieux, ce qui me laisse le temps de prendre une bonne douche avant de decoller. Vu que je suis pas pressé, j'y vais tranquillement, et heureusement que j'étais pas pressé, car je vais devoir me coltinuer tout ce que la planète comporte comme grumeaux, tracto pelles, tracteurs, auto écoles, Premium 370 chargé à 44t, bref, de quoi devenir dingue. Au bout de 3h05 d'efforts surhumains, je me pose sur le parking à Andrezieux, 20h fini journée ! Ah ça a du bon le mi-temps !
Il y a déjà la bousculade autour de la machine à café, mais de loin le gars à l'enregistrement m'a reconnu et me tend ma feuille d'entrée, c'est pas la classe ça ?? J'ai le C01, oui, je sais c'est impressionant. De la je me cale avec mon café et ma clope dans l'algeco fumeur et à 8h01 mon numéro s'affiche. J'ai donc attendu 1 minute. J'ai seulement 10 GRV à charger ça va vite la aussi, du coup je sors de l'usine à 8h30, IMPECCABLE ! Par chance ça roule pas trop trop mal, disons aussi que je suis pas chargé trés lourd et que j'ai particulièrement la forme vu le début de semaine plutôt calmos que j'ai eu. Bref si on excepte un BIH qui m'a particulièrement ajouté des cheveux blancs du côté de Moulins, je suis arrivé en moins de 4.30 à Clamecy, chaud, mais pas fatigué. C'est l'heure de la pause, impecc ça me laisse le temps de boire le café avec le gardien qui va se retrouver à la rue mais que ça affole pas.
A 13h pile le chef des receptions arrive, il pête le feu aujourd'hui, mais le reglement a changé, je dois me presenter en manche longues. Je tape un sprint jusqu'au camion, j'enfile le bleu de travail comme ça je peux rester à oilpé dessous vu qu'on a le droit et je peux rentrer pour vider mes GRV. Le dechargement dure pas longtemps mais avec le casque lunette, le bleu et les pompes à 30° moite, je suis en nage, j'ai perdu 20L d'eau. Je ressors vite de la et je me jette sous la douche après avoir recupéré le CMR quand même. Quand je ressors, je crois que j'ai mal refermé la flotte, mais en fait non, il pleut pour de vrai. Et le pire sera un peu plus loin ou ce sont des trombes d'eau qui s'abattent du ciel vers la terre, car, il est vrai qu'on a rarement vu l'inverse. Quand j'arrive chez Mr Le Seyec à Varennes Vauzelle, la pluie cesse et c'est tant mieux. Il y a personne pour charger, je dois donc me debrouiller tout seul avec la secretaire qui surveille que je vole rien.
45 minutes plus tard, j'ai fini et je fais le point, j'ai déjà pas mal d'heures de routas, et j'ai bien l'intention de rejoindre Bressoles dans le 01 en moins de 9h TTC. Avec juste 5186kg dans le frigidaire, j'ai confiance, et je retourne IMMEDIATEMENT sur l'A77 ou s'abattent à nouveau des orages gargantuesques, ce qui ne veut rien dire, mais j'aime bien ce mot. Comme je suis un resident du 03 depuis lundi, je me permets de couper à travers champs via Chevagne ce qui retarde un peu le moment ou je vais me retrouver sur la RCEA ; et immanquablement j'assiste impuissant au pathétique spectacle de ceux qui roulent à 80 mais ne se laissent pas doubler dès que ça passe en 4 voies, de ceux qui collent à moins 5m sur des portions ou de toutes façons on peut pas doubler, je deteste cette saleté de route. En plus, il faut rajouter déjà un nombre conséquent de caravanes et campigns cars, bref, c'est la loose. C'est presque avec soulagement que je rejoins l'A6, ou par le plus grand des hasards je croise toute une rafales de calandres plus ou moins connues, on se fait des coucous, ça coute rien, mais ça fait plaisir. C'est un peu avant 20h que je me pose à Bressoles, avec 8h56 de volant ! AH AHA AHHH Quand je dis qu'il faut battre le fer quand il est chaud !
A 7h je fais déjà le pied de grue à la machine à café. La reception ouvre bien à 7h, mais il y a un prioritaire avant moi, c'est comme ça, on va pas se battre. Alors j'attends en rongeant mes ongles puis le gobelet de café. Heureusement ça va assez vite et à 7h30 comme prévu je suis à quai. Etant donné que le cariste est un fénéant à l'instar de tous les caristes de la planète et qu'il est bien équipé ce qui n'est pas le cas de tous les caristes du globe, il enfourche son transpalette double ce qui fait que les palettes sortent deux par deux ce qui me fait gagner deux fois plus de temps. De toutes façons j'ai les doigts en sang, je vais attaquer l'os. Je dois revenir asap au dépôt quai 2. Alors je reviens as soon as possible, j'hésite à passer par Lyon, mais à 8h, es ce bien raisonnable ? Donc, je coupe à travers champs, au max au taquet, par chance je suis quasi pas géné si bien qu'en 1h20 je suis à quai. OUF.
Mon objectif est de rester au maximum 15 minutes à quai, mais il en faudra quand même 10 de plus pour faire un groupage digne de ce nom. En tout il y a 7 clients sur Barça. Il est un peu moins de 10h quand je pars, je dois être avant 16h à Celrà, sinon, couic. Je demande donc à mon fidèle copain de route vieux déjà de 252000km, il les fait pas, de donner tout ce qu'il a dans le bide. Et il en a sous la pédale l'asticot, sauf que, il faut bien l'avouer il pêche par une régule digne d'un G290 poussif de chez ND. Pour ce qui est du décor, il fait un temps assez mitigé une fois de plus et la température a chuté un peu. Mais celà n'empêche pas les touristes de plus en plus nombreux et encore plus casse bonbons que l'an passé. Il y en a de plus en plus qui roulent à 90 allez donc savoir pourquoi, sachant que l'essence coute moins cher qu'il y a deux ans !!! Je deboule en 4h30 PILE à Fabrègues, j'ai pas tourné 2h pour me poser. Le temps d'avaler un sodebo et un café, ça fait 30 minutes pile, malgré tous mes efforts j'arriverai pas avant 16h à Celrà. J'ose même pas téléphoner, on vera bien qu'il a dit le chef. Entre Perpignan et Figueras je croise une rafale de Duarig et finalement, à 16h17, je pose les papiers sur le comptoir. Sourire Ultra brite style. Manana... Je fais le mec surpris, la chef des papiers passe un coup de fil à une amie et je peux enfiler ma cotte et mon casque pour me mettre à quai, pfuuuu.
Mon client suivant ferme à 18h. Il est 16h50, il faut 1h10 si tout va bien pour aller au fin fond de Les Franqueses. C'est normaaaaal, c'est toujours comme ça. J'appele le client qui nous connait bien et me dit que pour 2 palettes, il attend, je lui fait la promesse que si j'ai une cacahuète en route, je l'appelle pour qu'il attende pas. Vu que ça a été nickel je suis arrivé à 17h57, c'est la classe. En 10 minutes c'est torché. Comme c'est un transporteur qui connait tout, je lui demande jusqu'à quelle heure on peut vider à Polinya. Reponse 19h. J'ai déjà 4h de volant, il faut bien 25 minutes pour y aller. Je tente ? Je tente pas ? Je tente !!! Par chance ça roule pas trop mal pour ressortir, et je deboule à 18h35 au bureau. Le chef regarde les papiers, et j'apprends qu'il faut arriver avant 18h, j'ai plus qu'à revenir demain 7h30. J'essaie de baratiner vu que j'ai que 2 palettes, et puis non, pas moyen. Un chauffeur me voyant partir me fait comprendre de faire le benet et de rester assis dans la salle. J'ai rien à perdre, et à 18h55, on me prends mes papiers, j'ai rien pigé. Au bout d'une demi heure d'attente encore, je suis à quai, et le vieux cariste est trés sympa en plus. Un grand mystère ce soir qui ne sera jamais élucidé !!! Du coup, il me reste quand même 1h à rouler, ce qui me laisse largement le temps d'aller me caler à Barcelone rue Pere IV pour passer la nuit au milieu des clodos et au son des petards de la Saint Jean qui a déjà commencé ici. Quelle excellente journée de ouf !
Si cette nuit a été agitée par des groupes de fetards qui parlent fort, ce matin, il règne un silence, un calme dans un air presque déjà chaud, j'aime ces matins sans vent, ou il plane une sorte de zénitude. Vers 8h10, après m'être enfilé une ribambelle de cafés, je me mets laborieusement à quai. C'est bizarre, ça, quand je suis stressé et pressé, je me mets à quai du 1er coup, et là, zen je m'y suis repris 4 ou 5 fois, peu importe. Une grosse demi heure plus tard je quitte Barcelone pour prendre la direction de Terrassa et ça roule pas trop mal, dans l'autre sens par contre c'est parking, il doit falloir pas loin d'une heure pour atteindre le centre de Barcelone. Comme d'habitude arrivé Terrassa, il y a juste à peine de la place pour m'enquiller, les voitures se garant au raz des lignes jaunes reservées au dechargement, on cherche vainement le proprio de la bagnole, mais que neni, on le trouve pas, alors on se debrouille. 9 palettes plus loin, je repars sans trainer poser une petite palette de 30kg à Rubi. C'est une formalité, et je suis bien avance. Du coup, je me paye un vrai petit dejeuner équilibré au bar du coin, à base de sandwich au chorizo frit arrosé d'un coca pas light. Je termine ma super tournée avec 3 palettes à Viladecans, j'arrive quelques secondes avant un livreur qui a aussi 3 palettes, et oui, j'ai eu du bol.
Une fois vide, je prends la direction de grouik grouik planet, traduction en espagnol, Juia, à côté de Gerone. J'ai vais tranquillos vu que la bas, c'est jamais prêt. En passant je fais un stop chez mon ami Santi acheter ma cartouche de Ducados hebdomadaire et je vais laver le plancher à grandes eaux. La grosse surprise, c'est que ma commande est prête, l'autre énorme surprise, c'est que je suis resté 17 minutes à quai. Oui, 17 comme le code postal ici. Les CMR sont prêts, je me tire vite fait, et je mets la calculatrice en route, et si mes calculs sont bons, je peux aller vider et rentrer à la maison en moins de 10h. Entre 2 orages, j'appele Ludo le boucher à la Kommandantur de chez TDV, de son côté, c'est bon, je peux tenter de vider ce soir, alors banzai !!! Une fois en Frane, bizarement, il fait sec, les pyrénées sont vraiment une barrière aux nuages, ce coup-ci, ce sont les espagnols les perdants pour une fois.
En montant, je loupe deux FDR qui se suivent à Ambrussum, j'ai mis 2 vents, un à Ferrol, l'autre à Divoule, j'ai honte. Comme prévu, je me suis ramassé à 21h chez TDV, j'avais un quai de libre, et une semi prête à recueillir mes palettes, elle est pas belle la vie ?? Il est brave ce Sylvain ! A peine une demi heure plus tard, je suis vide, mais c'est trop compliqué pour laver, c'est pas grave, le plancher est pas trop pourri. Il est 22h et des boulettes quand j'arrive à la maison, c'est INCROYABLE, MAIS VRAI ! Bonne fête de la musique !
45h à la maison, ça fait du bien, d'autant qu'il a fait un temps magnifique chez nous, la preuve, même au journal de Claire Chazal ils en ont parlé en montrant les jardins et les parcs de Valence qui sont si beaux et si nombreux. C'est vraiment des caves chez TF1, ils auraient traversé le pont, ils auraient vu ce que c'était une belle région. A 19h30, je ripe de la maison pour aller gagner ma croute, direction Jarcieu City ou j'ai RDV avec mon chef à 21h, je suis parti exprès un peu en avance, histoire de rincer le plancher vu que ça a pas été possible vendredi. Il y a quelques bouts de viande qui manquent à l'appel, je pense que durant le week end, les chats du quartier ont du venir faire un apperitif dinatoire.
A 21h00 le chef arrive, en 10 minutes la semi est chargée, et le chef repart aussi vite que ce qu'il est venu, je peux retourner sur la piste de lavage terminer ma besogne et mettre un peu de gasoil. Quand je repars à 22h, il fait encore pas tout à fait nuit, ça sera la nuit la plus courte de l'année. D'ici, pour rejoindre l'Italie, j'hésite toujours un peu, et vu que je suis pas très lourd, je coupe à travers champs par Commelle pour rejoindre l'A43 à La Tour du Pin, plus ça va, plus il y a d'enormes ralentisseurs dans les villages que l'on a guère le choix de prendre quasi à l'arrêt. J'ai gagné 10km et perdu 10 minutes, bon, on s'en fout. Je fais ma première 45 après Aiton, il n'y a absolument aucun trafic, c'est encore plus soporifique que l'A26. Les seuls camions que je vais rattraper c'est bien sûr après l'autoport de Modane là ou c'est interdit de doubler. Il y a un convoi de 3 plateaux chargés ras la gueule qui montent péniblement, bon bien entendu, j'avais de l'élan et j'ai pas doublé hein !?
Personne au tunnel, personne sous le tunnel, et jusqu'à Turin, je vois pas âme qui vive non plus. Je sors de tout ce merdier, et je me pose à Crocetta, juste après Asti pour 9h de repos bien mérité. J'aurai pû aller jusqu'à Tortona, mais j'avais envie de dormir quelques heures avec une relative fraicheur, il est 4h du matin, dans une heure le soleil va se lever...
C'est une chaleur etouffante qui m'a reveillé ce matin, j'avais oublié que c'est l'été, après un bon café brioche, je traine à la boutique pour ne rien acheter. Je trouve tout trop cher, et puis ça suffit d'acheter des conneries pour le camion, y en a assez sur celui-ci, mais quand même, y a des trucs sympas. J'aurai été à Carisio je me serai laissé tenter par une antenne neuve, mais je suis pas à Carisio. Dès que j'ai la coupure je decolle, je roule une quarantaine de minutes jusqu'à Voghera ou je sais qu'il y une immense zone commerciale ou on peut se garer à peu près tranquillos, comme quoi ça sert de livrer les botanic. Je fais donc quelques emplettes pour remplir mon frigo, et je me suis payé 2kg de café en grain pour la maison, du Segafredo et du Lavazza, comme ça, pas de jaloux. Dans le même temps j'ai appris qu'un pote à mon fils, un jeune du quartier de 22 ans s'est tué en faisant l'andouille ce week end, il est passé à travers le toit vitré de la salle des fêtes de Toulaud d'après ce que j'ai compris, ça nous a foutu un coup. On leur fait 1000 recommandations quand ils partent en bagnole, mais jamais pour y aller molo sur les conneries. Je voudrais pas être à la place des parents, RIP Antoine.
Après Piacenza le temps se couvre franchement, et aussitôt après Bologne, il se met à pleuvoir. L'A1 à cet endroit est en plein travaux de modernisation, il y a déjà des morceaux de faits, le reste sera pour l'an prochain, depuis le temps que ça dure. Quand je debarque sur Firenze, il ne pleut plus, il tombe des seaux d'eau, je reste un bon moment dans l'orage, j'ai l'impression d'aller dans le même sens et à la même vitesse que lui. Sur la route ça fait une espèce de mousse glissante, heureusement tout le monde est prudent et ça se passe nickel. Ce n'est qu'à une centaine de kilomètres de Rome que je vois enfin le soleil, mais pas bien longtemps car ici le soleil se couche vers 21h, il fait bien nuit quand j'arrive sur la tengenziale de Rome. Comme de partout en Italie, les automobilistes se divisent en 2 catégories, ceux qui roulent à 60/70 sur la voie de droite, et ceux qui roulent à 380 sur la voie de gauche et sortent au dernier moment, c'est normal, mais il faut être sur ses gardes quand même. Je finis par debarquer dans le zone industrielle de Albano Laziale à un peu plus de 22h, pas chiant à trouver le client, pas de piège, limite je me dis que ça cache quelque chose !
J'ai passé une drôle de nuit quand même ! La rue était bien calme, et comme j'étais plutôt en confiance j'avais laissé les fenêtres legerement ouvertes afin d'avoir un peu d'air frais pour me chatouiller les orteils, mais vers 4h du matin, dans mon sommeil, j'entendais qu'on appelait quelqu'un, jusqu'au moment ou j'ai entendu taper à la porte. A la vue de ma tête, le type a compris qu'il avait fait erreur, et j'ai vu un jeune gominé BCBG grimper en courant dans une monoplace BMW et partir à toute vitesse. J'ai rien pigé, et j'ai eu bien du mal à me rendormir.
A 7h30, je vais voir un peu comment ça se présente chez le client, il faut espetare 8h, ok, j'espette à la machine à café Segafredo, car Sega, c'est plus fort que toi Fredo. Le chef arrive, et après avoir bu son café, verifier que tout est en ordre, je peux rentrer. 10 minutes plus tard je m'en vais vers Pomezia soulagé de 5247kg. Quand je pense que le gars ici m'a demandé si ça me genait pas de sortir les palettes, je rêve ! La route est à l'image du reste ici, bordélique et defoncée, le marquage au sol, un vieux souvenir dont tout le monde se moque, que j'aimerai attraper quelques ayatolahs du code de la route de chez nous pour leur montrer comment ça roule encore ici !! Quoi qu'il en soit, il fait un soleil radieux et la température grimpe vite aux alentours de 30, ma commande est prête quand j'arrive chez le client ou je charge une moitié de semi, 2600kg en moins de 25 minutes CMR inclus ! Vu l'heure la traversée de Rome est une formalité, il y a juste un gros coup de freinage d'urgence dû à un papy en fourgonette qui s'est carrement arrété au milieu de la bifurcation pour regarder les panneaux, grosse frayeur.
Bien calé sur le canal n°5, jepeux entendre en temps réel les informations qui m'importent le plus, c'est à dire, les radars, car la nationale 1 est limitée à 70, et ici, le Chanel n°5, ça fonctionne, le mieux c'est encore de se caler derrière un gros lourd sudiste de préférence qui se jette sur les freins à chaque radar, et vu la météo aujourd'hui, ils sont nombreux. C'est la polizia municipale qui s'y colle, bizarre. Petit pause gastro juste avant Piombino, et ensuite daï daï. J'ai calculé que je vais passer Genova à 17h, je me vois déjà lambiner dans d'interminables bouchons, mais il n'en est rien, ça passe comme une lettre à la poste, comme le papa dans la maman, nickel chrome ! Je fais donc une dernière coupure histoire de remettre les compteurs à 0 après Genova. Il me reste autant à rouler que d'amplitude pour faire 10h de rout eet 13h d'amplitude, y a pas de quoi kiffer la life là ??? Alors, je chausse mes semelles de plomb, et banzaï. Par chance, je peux doubler la ou j'ai le droit, et là ou j'ai pas le droit soit y eu personne, soit j'ai pris le gauche en priant padre Pio qu'il m'arrive rien, et il m'est rien arrivé. Tout du moins jusqu'à Fréjus ou j'ai terminé mon periplos de ce mardi. Il me restait encore 15 minutes, mais on va ou en 15 minutes depuis Fréjus ! Hein ? Je vous demande un peu !!!
A 8h je suis face à la machine à café de cette station Total récente et bien proprette avec son patio dehors pour boire le café les pieds en éventail mais au son des trompes et klaxons de ceux qui voudraient bien sortir du parking mais qui sont coincés par ceux qui veulent faire le plein, mais dont une piste est bloquée par un espagnol qui dort là en vrac. Autant dire que le pauvre ibère a eu un reveil plutôt musclé et qu'il n'a pas eu droit à son café en partant. Il a abusé quand même l'espagnol car il y avait encore des places sur le parking. A 9h, je mets en route, et il y a beaucoup de trafic sur l'a8 ce matin, je sais pas si ça un lien avec les déjà départs en vacances mais quoi qu'il en soit, c'est pas la crème qui a prit le volant, mieux vaut rouler cool. Il y a un fort vent du nord aujourd'hui, et quand je passe Lançon, il devient carrement tempetueux. S'il y a bien un truc que j'aime pas, c'est le vent, pourtant en bon Rhodanien j'aurai dû m' habituer depuis 43 ans, mais non, rien à faire, ça me decoiffe et ça me mets de mauvaise humeur. A Bollène, je quitte enfin l'autoroute pour me jeter sur les plus magnifiques routes de la planète, c'est à dire celles de l'Ardèche et plus particulièrement le morceau Viviers-Alba La Romaine, ça pète, ça biche, ça deboite ! A 13h et des boulettes je me mets à quai à Aubenas, impec.
Une grosse 1/2h plus tard je suis vide, et surprise, je dois retourner en Italie, pour recharger à Bergamo demain avant midi. Ah ben, ça, je m'y attendais pas du tout à celle-ci ! J'hésite, tunnel, montagnes ou nice. Finalement je joue la carte de la sécurité, Tunnel. Après une laborieuse sortie d'Aubenas et encore pire de Le Teil, je rejoins vite l'A7 à Montélimar Nord, j'hésite pour faire le crochet par la maison, mais ça serait pas raisonnable. Je rajoute un peu beaucoup de gasoil à la Esso d'Alixan et je me pose une grosse heure après Romans histoire de laisser passer le plus gros de l'heure de pointe du soir à Grenoble...
...Mais même en ayant trainé, Grenoble est et restera une ville de daube et la traversée sera limite pénible. Le plus surprenant, c'est qu'il y a rien vraiment qui justifie ces gros bouchons, sauf peu être qu'ils sont un peu mous de genoux ici. Par exemple à titre de comparaison, quand il y a un bouchon à Marseille ou Toulon, c'est des bouchons de glandeurs, alors qu'ici c'est des bouchons de cadres sup et d'ingenieurs, il y a que les voitures qui changent mais le resultat est le même. Une fois sorti de la capitale des jeux olympiques d'hiver 68, ça roule nickel, du billard, même au tunnel que je passe à 140/2. Je veux vraiment aller au bout du bout de mes heures, et je déboule en 9h58 à Rondissone ou il reste de la place, et c'est tant mieux pour moi.
En partant ce matin, je me suis dit que j'allais passer une journée de merde, et puis en me voyant dans la glace de l'Autogrill, je me suis dit que ça allait vraiment être une journée de merde. Et ben oui, en sachant que j'allais devoir me taper 2 fois la traversée de Milano par l'A4, ça promet en général rien de bon. J'ai attendu 8h pour partir, j'ai laché le frein car à un moment donné, faut bien se jeter à l'eau même si elle est froide. Comme prévu, ça fait le parking après le péage juste avant la sortie Certosa, pour gratter quelques minutes, j'ai fait genre, ah mais moi je suis pas du coin et j'ai gardé la voie de droite qui va sur Certosa jusqu'à la dernière seconde, si bien que ça fait économiser un bon km de bouchon. Il faut ensuite encore patienter un peu, et après Cormano ça roule nickel jusqu'à Dalmine ou je quitte l'A4 pour rejoindre le client à Almé dans une toute petite rue. Je dois mon salut à Google Map, car hier soir j'avais pû visualiser, sans quoi j'aurai jamais oser m'aventurer dans cette rue étroite. C'est une usine de produits pharmaceutiques, un vrai labyrinthe la dedans ! Mais les palettes sont prêtes, je charge ça au transpalette, en tout j'ai 5t pour 26 palettes, ça va, il va pas forcer le 500. Finalement, le plus que j'ai transpiré au chargement, c'est pour sortir, ça passe juste juste, j'ai vu le moment que je mettais un gnion au frigo. Retour sur l'A4, et surprise, je traverse Milano à la régule !!! Incroyable mais vrai ! Ces minutes gagnées, du moins, non perdues font que je debarque à Carisio en moins de 4h30 vers 12h30, je me gare le long du marchand de CB qui me donne RDV pour 14h, j'en profite moi aussi pour becter et prendre ma douche.
Voici presque 2 ans que j'attendais le moment opportun pour faire installer la canne à pêche ! Comme quoi il faut savoir patienter dans la vie, il faut presque 1h pour installer le bazar, mais ça vaut le coup, tout est demonté nickel et remonté nickel, ils savent bosser ici ! Du coup je suis resté 3h sur place, comme ça, c'est fait. Le temps quand à lui s'est fortement degradé et il pleut. Pour changer un peu en fait, mais c'est bien, ça nettoie le pare brise. Je passe Turin juste avant the merdier et l'autoroute est bien desertique pour monter vers le tunnel, j'ai quand même du bol, parce qu'à chaque fois que je rattrape un convoi de grumeaux, c'est entre les tunnels, du coup je peux doubler. En deux coups de cuiller à pots je suis à Modane, j'ai comme l'impression que mes previsions ce matin étaient vraiment pessimistes. Je me pose juste un peu avant Pontcharra histoire de faire le point avec les heures, et aussi de passer le plus tard possible à Grenoble.
Il me reste donc 1h59 à circuler sur les belles autoroutes françaises. Il y a le Suédois qui justement vient sur Pontcharra et on va se croiser, ce qui me permettra de savoir si ça marche bien cette antenne ou pas, alors le bilan, 10km ! Le suédois m'entends à 10km ! Bon avec SFR il peut m'entendre à 3000 voir plus, mais ça n'a pas le même goût ! C'est comme de choisir FDR ou Facebook, c'est pas pareil ! C'est mieux FDR, et c'est mieux la CB !!! Contraiement à hier, je passe Grenoble comme un Spoutnik, quelle ville magnifique, I love Grenoble ! Elle est magique cette ville ! J'ai gagné tellement de temps que je pensais devoir couper vers La Baume d'Hostun, mais non, je pouvais rouler rouler rouler encore et toujours, et tellement bien que j'ai pû me poser sur le parking de mon ancien patron de 97, DEBEAUX à Livron ! Comme ça demain matin, à moi les cafés et les croissants ! I LOVE MY SUPER JOB !
Ce matin je me suis levé trés tôt car on est vendredi et que c'est pas le moment de trainasser. Avant toute chose, je me traine jusqu'à la boulangerie pour prendre un café brulant accompagné d'un pain au chocolat qui sort juste du four, vive la france, vive le savoir vivre, ici c'est du fait maison, mmmmmmhhhhhh !!! Un quart d'heure plus tard je me jette dans les bouchons du matin de Livron, c'est à dire qu'il y a 4 voitures qui font la queue au feu, c'est insupportable, et c'est pourquoi dès que je peux je passe côté Ardèche pour rejoindre Le Teil, c'est moche d'être chauvin, mais Le Teil, on peut pas dire que ça represente bien l'Ardèche, c'est pas super super, mais bon, on fait avec. La traversée est étroite, laborieuse, mais c'est un peu normal de deboir souffrir un peu avant de decouvrir les paysages epoustoufflants de la N102, la preuve que c'est magnifique, 99% des Hollandais viennent y sejourner au moins une fois dans leur vie. Aujourd'hui, il ne fait malheureusement pas dtrès beau, mais il ne pleut pas, c'est déjà ça. Un peu avant 9h, je suis à quai à Aubenas, il y a personne et le temps de faire mon pissou, boire le café fumer une clope que la semi est vide, le bedot ne traine pas.
Ensuite, je dois aller à nouveau au Teil pour y charger une palette ainsi qu'un colis. Autant dire que ça va vite, puis de là je vais à Baix magnifique village de la N86 pour charger dans une usine que je ne connais pas, mais par chance, il y a le facteur qui m'indique la bonne route. A propos de la N86, j'étais derrière un Cayon, j'ai jamais pû le rattraper, je me fais vieux, ou je suis pas assez enervé le vendredi. A 11h c'est bouclé j'ai fini mes ramasses ardéchoises, j'ai pour mission de revenir à Jarcieu. Je traine pas trop quand même car si je me bouge le fion je peux rejoindre Sweden qui va arriver aussi vers 12h30. Avec un peu de bol, il pourrait payer à bouffer vu qu'il tape pas loin de 6000€/mois. Le truc le plus incroyable c'est que 3/4h plus tard, j'étais déjà chargé, donc en week-end, mais je vais quand becter avec Sweden, d'autant que Nico nous sert de taxi, alors on serait cons de se priver !!!
Il faudra quand même compter 2h à table, parce que oh, on fait ce qu'on veut ! Un coup de lavage, du gasoil, mais pas trop, et zoumaï c'est parti pour la maison, je fonce dans le brouillard et je me fais deposer par un duppessey sur l'A7, non décidement, plus rien ne tourne rond dans cette planète, je vaux plus un clou, je suis fini, plus jamais je ferai le legumier je suis trop nul. Heureusement, quand j'arrive à la maison, elle est là qui m'attend, elle a déjà otée sa housse, elle frétille à l'idée que je l'empoigne d'une main douce mais ferme... Que je t'aime, toi, ma tondeuse à pelouse !!!