| Carnet de bord de Aout 2013 | Partager sur Facebook |
Mauvais calcul à 5h ce matin ; je me retrouve avec un autre type aussi gros que moi devant la porte de la cafétaria qui reste deseperement fermée, on se croirait à Tavel, c'est fermé jusque 7h, même l'été ! Bon, je pars donc sans café, je suis un looser. Pour me remonter le moral, je papotte 5 minutes sur le 19 avec Julien, un gars bien cool de chez Nicolas du 57 ou 54, comment peut on vivre sans TX ? Afin de m'éviter la traversée bien chiante en ADR de Liège j'avais calculé de passer par Namur, Hasselt et rejoindre Eindhoven. Là, encore mauvais calcul, la nationale est interdite aux 7t5 en transit, du coup je suis obligé de garder la direction de Liège. D'un côté comme de l'autre, je perds 20 minutes, j'aurai du garder ma première idée et passer à travers champs via Marche en Fammene, je tenterai ça le prochain coup s'il se présente. Bref, je prends mon café juste avant Liège, la station est en travaux, sinistre, et le café est comment dire ? Cher et si mauvais que je peux pas le finir. Comme je suis pas en retard et pas en forme, je me paie 30 minutes de sieste à la frontière Hollandaise ou c'est particulièrement calme.
C'est requinqué que je repars pour affronter les travaux de Maastricht ainsi qu'un enorme bouchon un peu plus loin. Après ça roule nickel à la régule vu que je double partout, même là ou c'est interdit. Il y a toujours en tête de file un TDC qui s'amuse à rouler à moins de 80 juste pour faire chier la planète, à chaque fois un petit regard méchant en passant, moi je suis tout sourire, pour une fois que je double facile !! A midi, je m'enfile mon plat hollandais préféré, l'omelette au bacon, c'est pas de saison, mais honnetement, je m'en fous completement, parce que manger une omelette au bacon, en lisant truckstar face à des vitrines contenant des dizaine de TEKNO vintage, et servi par une blonde pulpeuse, ça n'a pas de prix. Enfin, si ça a un prix : 9€60 quand même avec le café... Vaut mieux pas être roumain dans le quartier ! Quand je pense qu'en Espagne on a le repas complet... Mais on est obligé de se taper Eurosport à fond les gamelles.
A 15h je suis en place pour attaquer la distribution sur le circuit à Assen, il fait une chaleur à crever, mais la bonne humeur est de mise ici, par chance je tombe toujours sur les mêmes équipes et à force on a fini par sympathiser.
C'est déjà torride sur le circuit dès le matin. Je prépare le café pour mes clients et moi-même, il y a grosse ambiance ce matin. Matinée qui passe assez vite je dois bien le reconnaitre, en plus ce matin, y des voisins hollandais qui ont debarqué avec des vieux Mack et des voitures de fou américaines dans le semi. A 14h comme prévu je décolle, je roule une bonne demi heure pour me poser à DE ROKET pour prendre une bonne douche. J'ai pour mission de completer à Ludres dans la nuit. J'ai donc le temps d'autant que demain, c'est interdit de rouler et que la journée est classée noire. Il fait une chaleur à crever en Hollande aujourd'hui, 35, 36, et même 37 sur Arnheim, je me demande si des recors sont pas tombés. Il parait que même en Suède c'est pareil. Quoi qu'il en soit, je rejoins mon pote Fran à Venlo qui est planté chez Rhenus pour charger du groupage pour Barcelone. On a pas souvent l'occasion de becter ensemble des frites grasses avec du schnitzel. D'autant qu'on a du bol que le restaurant de la douane soit ouvert.
1h30 plus tard, faut se faire violence et decoller. J'ai bien étudié le problème pour éviter Liège et Namur. L'ADR c'est pas toujours simple. Donc, je suis passé par Marche, c'est plutôt mal indiqué quand on arrive au bout de l'A604. C'est la route la plus courte, mais pas la meilleure, je ferai mieux la prochaine fois. En attendant une fois sur la 4 voies qui va sur Marche ça roule nickel, et c'est de même sur la N4 pour rejoindre Bastogne, il me semble, je dis bien il me semble que c'est nettement moins escarpé que par l'autoroute normale. En tous cas de nuit avec 2200kg dans la semi, ça va très bien ! ça va même si bien que je suis arrivé à Capellen jolie village luxembourgeois ou il y a un gros bureau de tabac ou je me suis payé un paquet de Gitanes Filtres avec 3h39 de route ! Il y a de grosses files d'attentes a la station c'est journée noire dans le sens des départs, ils sont tous là !
Quand je repars de la station de Capellen à 0h20, je me rends compte que je suis toujours au luxembourg, et qu'on est samedi, et que j'ai oublié de prendre ma taxe. Je serre donc les fesses pour passer la frontière en me disant que les probabilités de me faire attraper sont minces. Je respire quand même en passant côté français, entouré d'un nombre incalculable de caravaniers et de touristes qui roulent à 70 quand c'est marqué 80 pour les PL, j'en ai déjà marre, alors je double partout ou je peux et surtout là ou c'est interdit comme à Metz par exemple car j'adore les courbes et contre courbes de l'A31 à cet endoit précis, hors de question que je les passe à moins de 90... Une fois à Nancy je laisse le troupeau aller s'egarer direction Dijon, moi je vais pas loin, chez Mory à Ludres. Les gars ici sont vraiment super sympas, je m'attendais à un accueil mon courtois vu que j'avais ni gilet ni pompes de secu. En une petite demi heure ils m'on chargé mes 20 palettes de savon de Marseille à Nancy, et je me suis posé dans la zone ou il y a un petiot parking avec un bout d'herbe. Le vent et la pluie ont fait baisser la température pour que je puisse dormi un peu. 3h du matin, fin de sopérations.
Vers 14h30, j'en ai ras le casque de rester sur mon parking, en plus mon voisin italien écoute du rock italien à fond les manivelles, et c'est insupportable. Je vais tenter le coup à la station sur l'autoroute, il reste une place entre deux ND Silo Polonais. Je vais donc prendre la douche tranquille, un café et go. Au moment de partir, il y a un retraité qui me demande si les camions ont le droit de rouler aujourd'hui, évidement non. Me voyant partir le type me dit vous allez partir ? Ben oui, j'ai un domicile et une famille !!!
J'ai bien fait d'y aller. Pour une journée noire, il y avait absolument pas de trafic, du moins pas plus qu'un samedi normal. Le pompiste à Nancy me l'avait dit "on s'ai fait chier à mourrir aujourd'hui" Tout valait bien la peine de bloquer des routiers toutes la journée, quoi que à 95% ce sont des etrangers, alors tout le monde s'en fout, moi ça me desole autant que ça me degoute. Je coupe par Gye et je recupère l'A36 à Dôle. Je stoppe faire la coupure à Seurre alors que tout le monde repart, il est 19h00. Des polonais m'invitent à trinquer avec eux, c'est gentil, ils ont déjà des grammes les pauvres. A 22h30 j'arrive enfin à Jarcieu City, la cour est pleine, je me gare comme je peux. Le chef m'a laissé la C5 Turbo Intercooler, ça va trés bien pour rentrer dans le 07 !
En buvant mon café ce matin face à ma terrasse avec ma moitié, j'avais bien du mal à me dire que quelques minutes plus tard, j'allais devoir affronter, RSE, touristes, policiers et receptionaires mal embouchés. Je me fais une raison en me disant que c'est mon dernier bal, ma dernière virée, la lutte finale, ma dernière séance en fin de semaine moi aussi je serai en vacances. En attendant, je saute dans la C5 et surprise, l'A7 est bouchée à la descente, pincez-moi, je rêve, un lundi de crise économique !!! Non, c'est pas serieux tout ça !!! On devrait verbaliser les gens qui bloquent les routes au simple motif qu'ils ralentissent la reprise economique !!! VOTEZ POUR MOI.
A midi, je demarre mon FH480 (avec une régule à 87 on peut parler de FH480) et je monte tranquillos à Andrezieux Bouthéon magnifique pueblo de l'arrière pays de la capitale universelle du football : St Etienne. Il y a de gros travaux sur l'A72 et ça bouchonne. 2h d'attente pour charger 10 palettes pour Tarragone, et retour au dépôt sous une chaleur ecrasante dans les bouchons bien entendu. On vide tout, et je recharge une tournée tranquille pour Perpignan et Castellar del Vallès. Mais je sais pas si c'est la chaleur ou le manque de nicotine, mais je suis très mal foutu. J'assiste au départ de Dridri et de son 25m, je préfère que ce soit lui que moi, quelle horreur ce boulot !!!
En descendant, je craque et je suis obligé de m'arrêter acheter un paquet de clopes à Mornas, au hasard je prends un Malboro, 8€60 ! Oh con !! C'est deguelasse mais ça me calme un peu. Une demi heure de coupure à Fabrègues ou le parking ressemble plus à la cour des miracles qu'autre chose, le tout sous les panneaux Vinci autoroute. A 1h du matin, je suis posé devant l'usine pour demain, IMPEC.
A 10h pile après le café, je vais me mettre à quai, ça va assez vite, 20 minutes et je suis dechargé. Je me suis annoncé pour 13h à Castellar, c'est nickel. Une fois en Espagne, c'est le brin, le sorties pour la Jonquera sont saturées, et le touriste moyen français se croit dans les allées du camping sur l'autoroute. C'est à dire que c'est tout juste s'ils font pas pique nique sur la bande d'arrêt d'urgence, ça discute en double file, bref, ça m'enerve, je suis enervé, alors je fume pour me calmer. A 13h j'arrive à Castellar, le zone est vide, c'est vraiment les vacances, mais ça bosse à plein chez mon client. Les mecs sont très cools et assez rapides pour selon qu'on est au mois d'aout et en espagne. Je ressors de là vide avec un cadeau : un colis de boites à pizzas en carton à assembler, depuis le temps que j'en revais.
Ma première ramasse se situe à Castelbisbal, je dois charger du papier, 23 pal pour andrezieux, mais la cour est archie blindée de camions, il y a 7 quais qui sont tous pris, et une dizaine de camions en attente. Le tout sous une chaleur ecrasante, mais par chance j'attends que 30 minutes avant d'être à quai, puis encore 2h pour être chargé, je m'estime heureux. De là, je redescends au port pour completer avec un lot chez notre groupeur favori. Il fait moins chaud au port, mais tellement moite, humide horribilis. Je m'endors en gilet fluo sur le volant en attendant mon tour, puis à 18h30 je suis chargé, papiers OK et tout ! Je remonte tout feu tout flamme jusqu'à La Jonquera pour acheter 3 paquets de Ducados, faire le point sur le heures et preparer mon plan d'action.
Il me reste 3h49 en partant de là, mon intention, c'est de rejoindre la station SHELL de Montélimar, vu que je suis pas chargé trop lourd, c'est jouable. Il y a quand même pas mal de caisseux malgré l'heure déjà tardive, et ça roule bien trop sur Montpellier, un mix de tordus du 34 qui font n'importe quoi mélangé à des GB et des NL qui se demandent s'ils sont pas chez les fous. Au passage je me fais deposer par un car S53 immatriculé en 51, bizarre, on dirait un super camping car, en tous cas, il tourne l'engin ! Juste avant Gallargues il y a un bouchon, une voiture s'est cartonnée toute seule, il y a pas de mal, mais c'est le binz pour passer. Resultat des courses, 10h02 de guidon à Montélimar, mais je m'en fous, je vais pouvoir prendre une bonne douche propre !
Il pleut ce matin, on le savait, Evelyne Delhia nous l'avait bien dit, elle s'était pas trompée, pas bête la blonde !!! Du coup avec la baisse de la temperature, j'ai bien dormi, si bien dormi que je suis même pas de mauvaise humeur en me reveillant. Je vais au café, et à 10h02 je décolle les essuies glace sur force 1. Bien sûr il y a pas mal de trafic, et avec la pluie vaut mieux garder ses distances. A midi pile je debarque chez le degroupeur à St Bonnet de Mure ; de loin j'ai vu tous les quais fermés et j'ai eu peur, mais en fait c'est juste que je suis le premier ce matin du coup le cariste était tout content de bosser un peu. De là je rejoins Andrezieux tranquillement, il y a personne sur la route, tout le monde casse la croute on dirait, si bien qu'à 13h30 je suis à quai pour vider le papier. Ici, c'est bien cool pour vider quand il y a pas d'autres camions, le seul HIC, c'est que la machine à café n'est pas accessible aux chauffeurs, alors, comme le cariste m'a évité une autre mise à quai en face pour vider des EPAL en retour, je lui ai promis un café, mais j'ai du aussi payer le café à un autre fénéant de service pour qu'il veuille bien aller m'en chercher. On dirait pas, mais ça coute cher d'être routier.
Une fois vide surprise, je m'attendais à charger dans la zone en face un joli complet, mais non, je dois aller à Tarare charger 8m de plancher pour la GB. D'un côté ça me fait faire un sacré crochet, de l'autre ça me permettra de découvrir la fin de l'A89 vu que j'avais encore jamais eu l'occasion de la prendre. Et ben comment dire ? C'est joli, on dirait presque l'ardèche par certains côtés, mais malgré tout j'ai de la peine pour les riverains qui se croyaient bien perdus et tranquilles ici, ils sont toujours paumés, et il y a fort à parier qu'ils ne profitent pas de cette A89. Je me demande quand même s'il n'aurait pas été plus judicieux d'amenager serieusement la N7, car il faut pas raconter de conneries, il y a personne sur cette autoroute. Enfin, maintenant, elle est là, faut combiner avec. Pour charger à Gerflor, faut pas être pressé, ici, c'est cool Raoul, on se croirait en Espagne. Les interims bossent, et les "officiels" glandent. Une fois chargé, pas de complement, je rentre direct à Jarcieu et la pluie a cessé, c'est encore plus joli le coin. Je pensais attraper des bouchons sur Lyon, et le tunnel passe comme un colis chez UPS, nickel !
Une fois au dépôt, je suis chargé vite fait, mais je reste 3h à quai comme ça je peux prendre ma douche sans stress, fumer sans stress avec Franck qui va lui aussi arrêter de fumer, un jour. En partant, il me reste 3h19 à rouler, alors je roule au max sous la pluie à nouveau, ce qui me mène à l'aire de Meze, tranquillos emilos, 0h38 fin des investigations !
A 9h40 le lache le frein, car j'ai 9h02 de coupure, soit 2 de trop. Je taquine l'accelerateur, mais je peux appuyer dessus comme un forcené, ça change rien, j'en ai marre, tout le monde me double, même ND en chimique me double, la honte ! Malgré le fait que je rame du cul, c'est incroyable le nombre de caisseux qui roulent à 80 sur l'autoroute, et à chaque fois, c'est le même scénario : tu te fais caguer pour deboiter, et un fois au pare choc de tonton, il accélère et tu te retrouves au milieu comme un con, bien sûr quelques kilomètres plus loin, tu rerattrapes tonton et on recommence. J'ai envie d'en etrangler un. Juste un chef !!!! Le passage de la Jonquera est comme il y a 48h : penible. A 13h je suis chez Procter & Gamble à Mataro. Normalement, je devais prevenir avant de venir, mais le numéro marchait pas, le standart c'est un truc automatique, et à la fin t'as personne, je suis donc arrivé sans prevenir. Au bout d'une heure au haut-parleur j'entends : cégé seis dos seis haché été, ce qui signifie qu'on m'appele. A deux caristes et un ardechois au transpal, il a fallu 30 minutes pour vider 24 palettes de bobines. De là, j'ai foncé à Barbera dans une zone que je connaissais pas, une série de petits ateliers, mais ça a été bien rapidos pour vider, puis j'ai fini à Catselbisbal. J'écris ça de manière detendue, mais j'étais persuadé de pas tout vider ce jour. D'autant plus que le cariste m'a dit que j'étais prévu pour la semaine prochaine, mais bon, avec 2 palettes à vider il a pas été chien.
Aussitôt vide, je vais recharger à 4km de là, chez le même client que mardi. A le difference près qu'il y a personne dans l'usine, mais qu'il y a moins de caristes aussi, et donc autant d'attente. J'ose pas raler vu que je devais charger que demain. Finalement, j'ai mis 2h30 pour charger, le chef de quai s'est excusé pour l'attente, c'est tellement incroyable qu'il se met subitement à pleuvoir !!! Il me reste encore 2m60 de plancher, mais le chef me fait remonter comme ça. OK, je contrarie pas le chef, dans mon mini-cerveau, je me pose plein de question pour savoir ou je vais roupiller et manger, Figueras ? Loupian ? Narbonne ??? Finalement, je rejoins Greg à Narbonne, il est arrivé un peu avant moi du coup on prend un café et la douche, chacun son gobelet, chacun sa douche je vous rassure ! En plus Greg il a la carte TOTAL pour le café, ça serait balot de pas en profiter !!!
0, 0, 0, 0 !!!! Et oui, c'est mon dernier jour, je suis tout guilleret ! Je suis tellement content que je vais boire le café à L'Autogrill, et que même qu'il y ait plein de monde, je m'en fous ! Oui, je m'en fous parce que au moment ou j'allais faire 1/2 tour, le resto d'à côté ouvre ses portes, du coup, j'étais le premier ! Quel bol !!!
A 8h30, je decolle, Greg est déjà loin, j'ai rien pour completer alors je m'avance jusqu'à Tavel ou on peut se garer à l'écart de toute civilisation, tout en ayant un accés à travers les chênes verts pour rejoindre le café, personne ne se gare jamais là car ça pue pas la pisse sans doute.
En remontant la vallée du Rhône, il y a du monde ça ralenti souvent, et à chaque fois sous les PMV, car Tati et Tonton ont du mal à lire... Bon, si j'étais pas en vacances, ça m'enerverai, mais là, je m'en fous, mais je m'en fous... A un point tel, que si vous saviez, ça vous donnerai une idée de l'infini. Cassage de graine à St Rambert histoire de vider le frigo. Retour au dépôt, ou il règne une ambiance de fin d'année scolaire. Mon gros Alain, Fabrizio, moi, big boss, on est en vacances ce soir ! Régis lui va remplacer Alain hitoire de tater un peu du camion remorque, Inquiet39 en camion remorque... Il va viellir prematurement, il flippe pour rien, il va y arriver !!! Je rentre tranquillement à la maison, en même temps que mon voisin qui deboule avec son camion tout neuf ! La classe !!!
J'éspère vous retrouver ici pendant les vacances : http://www.fierdetreroutier.com/aztek/index.php?owner=Phil26 Et je vous dis à dans 15 jours sinon !!!
Petite reprise ce matin. En fait ça tombe super bien car je ne suis pas motivé plus que ça. La nouvelle de la disparition de Paul Roberton (Vabis530) sur notre forum, nous a bien secoué ce week-end. Partir à 26 ans, ça fait tôt quand même... Il y a un petit hommage pour lui sur facebook : https://www.facebook.com/groups/1406748719545105/ il y a de grandes chances que vosu ayez déjà lu ses commentaires...
J'ai quand même le droit de prendre un dernier café en terrasse avant de partir faire tourner les bielles. Une mission ultra compliquée m'attend, il me faut aller à Chanas charger un complet de caisses FL vides. Y a rien qui presse et c'est tant mieux étant donné que sur la nationale 7 je tombe sur un nombre conscéquent de grumaux encore en vacances. Par miracle j'arrive quand même à recharger avant midi, il me reste plus qu'à parcourir les 16 km qui séparent du client. Mais je suis pas fou, je me suis arrété au super U de St Sorlin à mi parcours histoire de remplir de bouffe mon frigo.
A la radio, le sujet du jour c'est la clope electronique, ça m'interesse vu que comme tout le monde je m'y suis mis. Je suis donc passé de 40 clopes par jour (les bons jours) à moins de 10. Ce sont donc des millions d'euros que perd l'industrie du tabac, mais maintenant la clope electronique serait gravement nocive, mais toutefois 1000 fois moins que la clope normale, ça valait bien un numéro de 60 millions de consomateurs. Tout est bon pour vendre du papier... A 14h mon client débarque et je peux vider, puis retourner voir mon chef qui a une extinction de voix ! quelle chance !!! on peut lui dire ce qu'on veut, il peut pas répondre. J'ai pas grand chose à faire pour cette fin d'après-midi alors je tourne un peu en rond en me demandant si je devrais pas mieux reprendre 2 semaines de vacances.
Et puis finalement, je dois decrocher mon frigo et prendre la taut à Fabrizio qui est chargé pour Baillargues et descendre tranquillos. Sur l'A7, il y a encore pas mal de people et c'est bien casse bonbon. Mais j'ai décidé de pas me prendre la tête alors je prends mon mal en patience, j'ai même pas doublé dans le boeuf, c'est pour dire si je suis cool !!! A 20h45 je suis au plus près du chantier, ça a l'air bien tordu, ça promet pour demain !
C'est juste un peu avant 8h30 que le gars du chantier debarque, tranquille, et j'ai fait une super nuit. On devrait toujours faire 12h de coupure les jours de reprise. C'est donc frais comme un gardon que j'ouvre la taut, je vide des enormes bobines, mais c'est leger comme l'air, si bien que ça va assez vite pour vider. Cerise sur la casquette il y a une énorme place un peu plus loin pour faire 1/2 tour, il y a même pas à faire riper les roues étant donné qu'il y a 2 essieux relevables sur la taut alors que j'arrive même pas à en avoir un seul sur le frigo. Quoi qu'il en soit c'est la première fois que j'ouvrais une taut Schmitz et c'est vrai que c' est du velour comparé à nos vielles Kogel. Je devais recharger des pommes à quelques kilomètres d'ici, mais le voyage ne sera prêt que ce soir, du coup, rien d'autre à faire que de monter à vide. Je dois recharger 2 palettes à St Clair de Galaure, c'est loin et ça me fait arriver pile pour midi. Rien ne sert de courrir, je m'arrête à Montélimar en remontant afin de prendre une bonne douche. Le temps a changé déjà pa ici, il y a plus de soleil. Plus je monte, pire c'est et il se met à pleuvoir après Romans... Je roule donc tranquillement et j'ai même le temps de casser la croutas à St Clair en écoutant les infos, chomage qui baisse pas, et guerre en vue, brrrr rien de bon.
En tout début d'apreme, le gars arrive pour me charger mes 2 palettes de buches de bois compressé, et je complète avec le même style de produit au Grand Serre à 2km de là. J'ai tout loisir de réessayer les rideaux de la Schmitz puisque j'ai droit à avoir les 2 côtés, mais à l'abri, ce qui n'est pas fait pour me deplaire car sous la pluie j'aime moyen. Retour ensuite à la case Jarcieu ou je detelle la Schmitz pour en reprendre une autre mais avec des parois rigides et un Thermo King à l'avant. Il me faut attendre les palettes de Lionel qui n'arrive qu'à 17h15. Par chances mes palettes sont au cul de Lionel, enfin au cul de sa remorque et je traine pas pour partir. Pas de bol, il y a un gros bouchon d'annoncé sur St Etienne, et il drache. Moi qui voulait manger au Double D ce soir, c'est cuit. Je me rabats sur Lyon et une traversée laborieuse quand même su periph. Il y a pas grand monde sur la RCEA, je peux même faire le difficile pour choisir une place pour me faire mon repas du soir. En repartant, il y a une série de camioneurs qui me font de gros appels de phares, et je comprends un peu plus loin que je l'ai échappé belle il y avait un Polonais avec un petit 3t5 à contre sens. Petit ou pas, un face à face ça doit faire mal. Ensuite rien à signaler jusqu'à Bourges ou je me pose pour faire ma nuit, mis à part le fait que j'ai 9h06, tout va bien, demain je serai pas trop loin du café.
Ce matin, il faut pas que je m'affole. Donc, je ne m'affole pas. Je prends bien mon temps pour dejeuner, je prends bien mon temps pour me decrasser et je savoure une gitane filtre après tout ça. Puis, je passe un coup de soufflette et je ripe. Il fait un temps magnifique ce matin, j'essaie de faire des photos, mais j'ai bien du mal à trouver les bons réglages sur mon nouvel appareil. Plus c'est compliqué, moins on fait de jolies photos. Quand je vois certaines photos avec des téléphone, parfois je me demande si je devrais pas changer mon fusil d'épaule. Comme prévu, je me radine à Blois un peu avant 11h. J'ai juste 10 palettes à sortir, pas lourdes en plus, et il y a un apprenti qui vient me donner la main, que demander de plus !? En 20 minutes c'est torché, je peux replier les plaques orange et aller recharger à Chateaudun. Je coupe donc à travers champs, c'est joli, tout droit ou presque. J'arrive en plein dans la pause déjeuner chez les transports Jumeau. J'en ai profité pour faire un tour aux sanitaires, surprise, c'est nickel, ça sent le propre. On dirait que je viens de comprendre que la roue est ronde, mais c'est tellement rare les transporteurs qui ont des locaux nickels...
A 13h30, on me fait mettre en place. Les chiottes sont comme le personnel, nickels, agréables et rapides. En 30 minutes j'ai mes 8m de pièces détachées et les papiers. Je fais donc un rapide calcul, je peux arriver pour 17h, 17h15 à St Vigor d'Ymonville. Un bien joli nom de bled pour dire que je livre à l'est du port du havre. Sachant que j'ai RDV demain à 8h, j'ai le choix soit de ramer, soit de passer un coup de fil à un pote à Gennevilliers qui me donne le feu vert, et l'accord de la plateforme. Je me jette donc rapidement dans les bouchons de cette saleté de rocade de Chartres ou les cantonniers refont les ronds points. Elle me bouffe cette rocade, completement pas écolo. Vraiment nul quand on voit la place qu'il y a autour. Pour le reste du trajet jusqu'au pont de Tancarville ça roule nickel, il y a juste la sortie qui m'interesse qui est fermée, du coup, je dois faire le detour jusqu'au niveau du pont de normandie. Ce qui fait que je me ramène sur la plateforme GEFCO à 17h30, c'est desert, et ça traine pas pour vider. En revenant sur Rogerville je cherche un coin à l'ombre pour passer la nuit, et je tombe sur Pat56. Du coup on mange ensemble au centre routier dans une ambiance forcement bruyante. Mais bon, il y a pas trop le choix dans le quartier. A la nuit tombée, je retourne près de mon rechargement, et grâce aux tuyaux d'un gars de chez Fockedy je rentre sur le parking interdit aux PL la nuit, mais si calme.... Que ça serait bête de pas en profiter.
Café vite fait chez Total, et je vais me presenter à mon chargement au dépôt en face. Le gardien m'attrape, et me demande comment ça se fait que j'ai dormi là. J'ai donné mon explication : la barrière était ouverte, je suis rentré. Ce qui est à moitié vrai, mais surtout ça va occuper une partie de sa matinée... Après avoir écouté le récit des vacances de chacun au bureau, je rentre à quai à 8h30, le temps de charger et prendre la douche, je ressors une heure plus tard, il y a encore du brouillard, c'est bien la normandie ici, pas de doute. Bien que la semi soit presque complète j'ai 11t en tout, ce qui fait que ça roule très bien, même sur la natio, et encore plus parce que je suis embété nulle part, il y a encore plein de monde en vacances, ça c'est bon ! Pour dire si ça roule bien, je suis arrivé dans la cour du client à Montreuil Bellay en 4h15. Il faisait un temps magnifique, et je me suis fait tout petit petit petit étant donné que j'avais RDV pour le lendemain 8h. J'ai fait style, ah mais moi, je sais pas hein ! J'ai eu du bol, il y avait pas d'autres camions, du coup on m'a vidé quand même. Respire Phil, respire.
Une fois vide, j'ai eu juste à traverser une partie du Maine et Loire pour rejoindre la fromagerie de Vihiers pour charger du fromage, bon pas du fromage exotique, rien que de l'industriel style St Moret, Tartare. J'ai bien essayer de chiner des echantillons, mais non, pas moyen, c'est surveillé ici. Bon, de toutes façons mon fromage préféré c'est le COMTE, le roquefort aussi, mais ils en font pas ici... On charge vite fait 27 palettes avec le cariste qui a du mal à comprendre pourquoi d'un coup il croule sous les commandes. Ensuite je reprends ma ballade buccolique à travers les magnifiques paysage du coin, je passe la Loire à Gennes, c'est vraiment joli et il me faut completer dans une autre fromagerie à Cornillé. Là, il y a de l'attente vu qu'il n'y a qu'un seul quai, et quel quai !! On se croirait en espagne, il y a pas de place sur la plate forme, c'est un cariste qui amène les palettes, il faut faire 1/2 tour sur cette plate forme en essayant de pas renverser la palette ou tomber soi même 2m plus bas. Un truc de fou. Les palettes sont pas filmées, j'ai pas confiance. Une fois chargé je traine pas et je rejoins vite fait l'autoroute pour descendre le plus bas possible. Quand je récupère l'A71, il y a un SCANIA de 5m de large et 8m de haut qui me talonne, il s'agit de mon pote Alec de la société Transfun. Vu qu'on se voit jamais depuis que cet abruti vient plus dans la vallée du rhône, on prend 5 minutes pour papoter à Vierzon. Enfin 5 minutes ça se transforme vite fait en une demi heure. Des fois ça passe vite une demi heure. Je laisse donc mon copain tracer vers Moissac, et moi petit chauffeur je m'arrête à equidistance de Nice, Brest, Strasbourg, Bordeaux, c'est à dire au centre de l'Aire du centre de la France ! Il reste une bonne place tout seul pour pas deranger les autres avec le frigo !
Déjà vendredi !!! Impeccable, reveil à 8h et je rejoins au pas de course le comptoir de l'autogrill qui est au milieu du parking du centre de la france. Je me cale bien au milieu du comptoir pour deguster mon pain au chocolat et mon café quand arrivent deux jeunes retraités qui font une commande super compliquée et confuse. Ils s'en rendent compte au bout d'un moment et reconnaissent que les vieux sont chiants. Bien entendu, je ne les contredis pas, la pauvre serveuse est depassée. De là, je demarre mon tas de boue et en avant. Après Montmarault alors que j'écoutais le passage d'antenne à 9h15 avec la miss Clark à la radio, un message d'alerte "voiture a contresens" vient couper mon emmission, ils ont exactement le même jingle pour les alerte enlèvement d'enfants, mais là, c'est pour une voiture à contre sens que j'ai jamais vu finalement, mais ça fait flipper. Le soleil fait son apparition après Clermont, et le paysage de la Limagne est magnifique. J'arrive un peu après midi à la plateforme TFE de Givors, ou je suis vide en moins de 30 minutes, ça rigole pas.
De là, je coupe le frigo ou ça sent grave le fromage, et je retourne sur St Etienne. Et oui, je sentais bien que j'allais recharger sur Andrezieux, mais surprise, je recharge un groupage chez Norby pour Gignac dans le 13. On me met au parfum, départ 18h. Je m'installe pour camper au quai 66, forum, facebook, triage de photos quand au bout d'à peine 1h30 je reçois un texto de mon chef qui m'annonce que je suis fini de charger et que je dois aller chercher mes papiers, la honte quand même !!! Comme je suis pas en retard je passe par le dépôt pour laver et faire les pleins, et aussi pour emmerder tous ceux que je vais croiser sur mon chemin et sur le quai, j'adore ça, j'y peux rien, c'est comme ça !!! Et puis de là, je suis rentré tout shuss chez moi, j'ai juste croisé mon merdeux qui partait lui au travail, ils sont pas fénéants à la poste !!!!