| Carnet de bord de Juillet 2012 | Partager sur Facebook |
Il est bien plus d'une heure du matin quand je repars. Alors que normalement j'ai une semi neuve et super magnifique d'attribué, ce soir je traine une vielle remorque qui pourtant va me mettre la banane une fois le groupe en route. C'est un vieux SMX qui hurle sa rage de vaincre le chaud des 4 pal de pêches que j'ai au tablier. J'y peux rien, le hurlement primaire d'un vieux Thermo king me remonte le moral et me file la patate. Mes origines de légumier du sud est qui doivent ressortir. Et puis avec un frigo pareil, pas besoin de voyants au tableau de bord, on entend bien quand il dégivre, quand il se remet à faire du froid, les cycles s'enchainent, c'est la classe. C'est donc frigo hurlant et degivrant que je me pose à la Shell à Montélimar pour pas changer une équipe qui gagne. Ce soir il y a mon pote aux commandes de la stations et quelques nuiteux, ça rigole gentiement. Le reste de la montée se fait détendu, mis à part une petite frayeur dans le boeuf (le gand col qui culmine à 323m), un type en bagnole qui a dû s'endormir est venu s'encastrer à l'arrière d'une semi, le chauffeur l'a trainé sur bien 1km au vu des traces de pneus au sol, mais plus de peur que de mal apparement, enfin pour les occupants parce que la bagnole est morte. Je déboule à 5h à Bougé. Je vide, je recharge des caisses vides et dodo ! Vis ma vie de légumier à mi temps ! Je rends ma feuille de conso à Nath, et je me rends compte d'un truc incroyable. Pour le 3e mois consécutif, j'ai rendu une feuille avec 30,80l de conso. C'est pas tant le resultat qui me chifonne, c'est le fait d'avoir fait 3 fois le même chiffre. Mathématiquement je pense que j'avais autant de chances de faire ça que de gagner à l'Euromillion.
Il fait beau mais pas trop chaud aujourd'hui, c'est cool pour la sièste. Je ramène tranquillement la semi au dépôt et je récupère la "mienne" qui brille de mille feux de gabarit. Je charge vite fait quelques palettes déjà à quai, un coup de lavage, un coup de café, une clope, et c'est parti direction.... Andrezieux Bouthéon ! Sous un joli soleil, le camion qui brille, tout va bien. Vu que c'est les vacances, ça roule super bien mis à part un shoot après St Chamond, St Etienne est passée sans freiner, pourtant il est 17h ! Ps trop de monde non plus à mon usine favorite. J'apprends par le gardien que la sécurité s'est détendue, l'été, on a le droit au short manches courtes. Ils sont pas cons les gagas, merci, bravo ! Une grosse heure plus tard, je sors de l'usine légèrement alourdi de 20t. Y a pas le feu au lac, calage à 80, et je compte les points de ceux qui disent merci aux petits appels de phares. Je donnerai pas de noms, mais y a vraiment des relous qui se la racontent. Y a quand même un frigoman du 44 qui ma passé deux fois entre Andrezieux et Balbigny, 2 fois pas merci, deux fois serrage de retro. Mais j'ai pas un v8 aussi !!! Vu que je fais toujours 96T et que j'ai les crocs, je m'arrête quand même au double D, en plus, il y a de la place, niveau camions sur la N7, on se croirait au mois d'aout, c'est pas désagréable c'est juste inquietant. Une fois allégé de 12€50 et alourdi de 4kg je pars pour une traversée tout shuss du Berry de l'est, à ne pas confondre avec le Haut Berry, encore moins avec le Black Berry, le Straw Berry ou le Champ Berry (je vous livre des blagues signées Régis Le Boulet, qui songe à quitter Lons pour Vierzon). Je quitte l'A77 à Nevers et je rejoins Clamecy et son abbatiale, son camp de manouches tout près de l'usine Rhodia ce soir. Ils sont en forme, ils chantent, font claquer des petards, klaxonnent. De mémoire de Clamecisois, on avait pas vu pareil tapage depuis la fête donnée en l'an 987 avec Charles Martel, pour dire comme il se passe des trucs à Clamecy !