FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2012 Partager sur Facebook
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  • MA place à Vinassan
    Vive l'Ardèche
    Hé ben, on est pas sortis de l'auberge
    ça se voit que c'est vendredi, il traine pas Régis
  • Vendredi 4 Mai 2012
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    J'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Faire 9h de coupure et pas dormir, c'est con, ce travail devient trés con. J'ai passé la nuit à surveiller mes retros et par là même, mon gasoil. Y a de quoi devenir marteau. Mais on m'a pas chouravé de gasoil, c'est bien. C'est con à dire, mais j'ai passé des années à dormir n'importe où, et là maintenant depuis peu, je vis dans l'angoisse du vol. Je suis presque content de demarrer ce matin à 3h45, tout debout direction Narbonne Vinassan ou je me pose à ma place habituelle, car là ou je me pose c'est écrit "stricly reserved for Phil26" Douchas numero tres, café court, un mimi au pompiste et banzaï. Je sais pas s'il pleuvasse ou si c'est de la brume, toujours est il que c'est bien cradingue pendant la traversée de Languedoc. Ce matin, c'est truffé de phares jaunes sur la descente, ça occupe. Le jour se lève comme d'habitude pour laisser place à du brouillard sur Nimes. Mais rien de méchant. J'arrive tout mouillé de chaud à Montélimar pour faire ma dernière 1/2h de coupure. Il y a la ville pauvre fille de joie qui dort sur la banquette au fond, quelle vie de chienne !

    En repartant, le trafic s'est déjà nettement intensifié, gros départs encore pour ce viaduc du 8 mai. Les infos sont saoulantes ce matin, ça parle encore et toujours elections, y en a marre vivement que le nouveau roi prenne sa couronne qu'on parle un peu d'autre chose. De la crise par exemple, ou de la pseudo réussite allemande, bien que j'y crois pas du tout à ce miracle shpountzien, sauf que les salaires ont baissé grave la bas, et que la plupart des chauffeurs allemands sont à la rue ou en régional... Une fois sur l'A47 je suis rattrapé par Dur mais j'ai même pas le temps de prendre le café, alors on squatte un peu sur la module, comme deux vieux. On se sépare à St Etienne, je debarque à donf à Andrezieux, il y a foule aujourd'hui, ça va être misereux. Pour vider, no soucy, ça a pris 20 minutes, mais pour charger, ça a été une autre paire de manche. Heureusement, ils ont mis les moyens aujourd'hui : 3 quais, 3 caristes, mais c'est long quand même, je finis par sortir d'ici à 14h, soit 3 bonnes heures plus tard. J'ose même pas me plaindre, puisqu'il y en a qui sont arrivés avant moi et qui ont pas bougé de la journée pratiquement.

    En descendant noyé au milieu d'un flot énorme de caisseux, il y a Ray le poète qui monte au Luxembourg via Thiers, faut il être benet quand même ! Le plus court c'est par Lyon, enfin bon, il est payé au kilomètre. Dans la semi, j'ai un beau voyage, bien propre 8 clients sur barcelone, de quoi s'occuper lundi. J'avais appelé ma moitié : T'inquiète, à 18h je suis à la maison, grand maxi. Sauf que entre temps, j'ai appris que je vidais tout à quai au dépôt pour recharger demain tôt à Anjou. Une belle tournée de fleurs. Shit. Je rappelle à la maison, Bibi est tellement habituée aux plans foireux qu'elle n'est même pas surprise. Pas chiante la gonzesse, je vais la garder je crois. A 18h je suis posé à Anjou, il y a un portail qui ferme, je vais peu être dormir sur mes deux grandes oreilles ce soir, du moins bercé par le chargement quand même.