FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2013 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Le bout du bout sud de la N4
    Ah ça donnerai presque envie de changer ses pneus
    Base logistique de Moron de la Frontera
    Un SAM SUFFIT en Andalousie
  • Lundi 4 Février 2013
  •  

    Ce matin, c'est branle bas le combat sur le paddock. Mes ingenieurs arrivent tranquille à 9h30, à 9h34 je suis débarassé de mes 4 colis et je peux prestement mettre en route vers de nouvelles et palpitantes aventures Andalousiennes. Je dois aller charger à Moron de la Frontera, et je sais toujours pas trop par où passer. Il y a bien une route qui rejoins en direction d'Antequera, mais elle ne me dit rien qui vaille bien qu'elle doit surement être magnifique mais pas en camion. Alors j'enquille la N4 depuis Jerez, de la bonne vielle nationale restée intacte et mortelle comme peut l'être une bonne vielle natio espagnole. Bien sûr autour c'est magnifique, une haie de cactus, une haie de palmiers, chez nous on se casserait la tête pour avoir un truc pareil, ici ça pousse aussi naturellement que les brousailles chez nous. Je traverse quelques bleds bien typiques, dont un qui m'a donné quelques sueurs froides en suivant la déviation PL. Arrivé à l'usine, j'ai décliné 3 fois toute mon identité, numéro de camion, numéro de commande. Je ne charge pas des produits sensibles, non, juste des olives discount pour Carrefour. Mais le pire, c'est que les gardiens sont surement mal payés, et donc ne savent pas écrire, à chaque fois ça prend un temps fou. Dans mon malheur j'ai de la chance, il y a 3 camions d'arrivés dans un mouchoir de poche et je suis le premier ! Et en plus la secretaire est française, elle connaissait même mon nom d'avance puisque c'était marqué dans la mail. Celui qui arrive à faucher 32 pal d'olives ici, il est très fort.

    Je ne charge pas à l'usine, mais dans un tout nouvel entrepôt ultra magnifique et grand, mais dont la route d'accès est toujours interdite aux + de 26t. De toutes façons, il y a pas d'autre routes. Arrivé là, je dois une nouvelle fois redonner tout mon pedigree. La chargement est espagnol aussi, l'entrepôt est neuf, les quais sont larges, mais mes palettes sont à l'autre bout du batiment, 1h20 pour charger. De là, je retourne sur mes pas pour faire le CMR. Ce coup-ci, c'est assez rapide, il est presque 14h quand je décolle, c'est la sortie des bureaux ici... Pile poil ce matin. Etant donné que je suis pas en retard, je m'offre une pause chorizo bien méritée juste avant Ecija et de reprendre la 4 voies direction Madrid.

    A partir de maintenant, j'ai plus qu'à rouler au maximum de mes heures. Mon GPS n'arrête pas de deconner, il me dit mémoire itinéraires pleine, il arrive plus à calculer l'itinéraire, ce qui m'intersse à moi, c'est l'heure d'arrivée. Bon, faudra que je me penche sur le problème, sinon, je remettrai l'ancien en route. Je fais un petit crochet à Garroman à la Shell, mais là, surprise, le pompiste m'apprend qu'ils ne prennent plus la carte Shell, chez Shell ! C'est chelou !!! Bon, je traine pas, mais pas de bol, la Shell de la Carolina a fermé aussi, remplacée par une Repsol. Shit de shit ! Alors je jette mes 16 roues encore un peu plus loin à Valdepenas, ouf, ici tout fonctionne encore, même la douche !!! Je fais un dernier point sur mes heures, il me reste 4h à rouler. Je sens que ça va me mener dans un endoit proche de Valencia, mais je vois encore pas ou. Il y a un trafic nul ou presque une fois sur l'A43, ce soir pas de musardage sur la 310, je trace et de toutes façons, il fait nuit. J'ai tout juste passé Valencia en 4h et je me pose au fond du parking à la station de Almenara. A priori, je devrais pas être emmerdé ! 23h30 fin de ce lundi au soleil.