FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Décembre 2013 Partager sur Facebook
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  • -4 à Mollegès
    N7
    Côtes du Ventoux
  • Mercredi 4 Décembre 2013
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    Il fait -4 au reveil, ça pique !!! Le temps que le jour se lève et que ça rechauffe un peu, j'attends contraint et forcé que l'espagnol arrivé avant moi, finisse par rentrer pour vider. A 9h, c'est enfin mon tour, il fait juste 0, je peux donc sortir de ma cabine surchauffée. Etant donné que j'ai pas droit au transpal electrique je peux me rechauffer avec le transpal à main. En 15 minutes c'est vidé, j'ai plus qu'à m'offrir une petite ballade le long de la Durance pour rejoindre Meyrargues, je crois pas avoir être repassé par là depuis ma periode Lubac. Le client à Meyrargues est facile à trouver c'est une vielle friche artisanale face au Leclerc, un truc bien tordu, les quai propres et ventilés c'est pas pour nous... Le client qui est du genre tétu tient absolument à ce que je rentre sous son entrpôt, j'ai eu beau lui dire que c'était pas possible il a insisté en avançant l'argument qui tue : "y en a des plus gros qui viennent" mais je suppose qu'il faisait reference à ma taille de guèpe car, non, ça ne rentre pas, même en degonflant les roues. La manoeuvre m'a couté 5 minutes de volant, pour finir par deballer dehors comme j'avais pensé au début. Du coup, exactement 20 minutes pour vider 16 palettes, c'était bien la peine de me faire chier. Dans mes rêves les plus fous, j'imaginais un chargement de pommes dans le 04, ou un autre truc exotique, mais non, j'ai dû aller recharger à Serignan du Comtat dans le nord du 84. En montant, j'ai fait un stop à Sorgues pour demouler un cake, et là, je tombe sur Bilou49, on s'était jamais vus, et il a du me prendre pour un fou car ma première parole, ça a été : Pour rien te cacher, je vais chier... Bon evidement après ça, il m'a payé le café juste parce qu'on est des gens civilisés et j'ai foncé ensuite pour rejoindre les belles routes larges et accueillantes pour les gros monstres d'acier de 35t comme le mien. Je suis passé par Camaret, mais vu le froid qu'il faisait, j'ai rien vu pendre de la soutane du curé.

    Le chargement est rapide, c'est juste au niveau des papiers que ça coince car on ne sait pas vraiment ou ça va, c'est assez flou. Moi-même j'ai encore pas tout compris, une histoire de comité d'entreprise des douaniers ou quoi ou qu'es ce, je sais pas, toujours est il que je dois appeler un numéro arrivé à Chanas, et que c'est deux gars des ASF qui viennent me donner un coup de main pour poser au hayon les 15 palettes de pinard. Je veux sourtout pas comprendre quoi que ce soit, j'ai bien trop mal au crane en ce moment. Tout ce que je sais, c'est que ça a vite été pour vider au fin fond du Creux de la Thine et que j'ai eu mes 10€ de pourboire l'apero. De là, retour au dépot, le chef hesite entre m'envoyer roupiller à St Etienne ou peut être descendre à vide à Barcelone. Alors je me cale à quai en attendant. J'ai pas grand chose à faire, sinon que d'ecouter les sarcasmes du mon chef qui se moque des conneries que je dis dans le reportage. Mais je m'en fous, on a eu nos cadeaux de noel, une boite de chocolats et une terrine ! Et le must, c'est que c'est Noel deguisé en lui même qui nous donne les cadeaux, c'est classe quand même !! Il est 19h30 quand le client se resoud à nous payer l'aller retour, et j'ai donc feu vert pour descendre à Barcelone, avec 2 palettes pour Terrassa. Du coup je reste 1h de plus pour finir mes 3h d'autant qu'il faut pas passer Beziers ce soir car d'après Ferrol34 Infos A9, il y a un camion couché par la bas. Effectivement, 107.7 annonce un plan cata dans le quartier, alors je vais au plus loin que je peux avec l'amplitude et je me cale vers le Carrouf de St Jean de Vedas, il reste une place tranquillos.