| Carnet de bord de Juillet 2012 | Partager sur Facebook |
Dans mon job, j'ai pratiquement jamais d'infos à l'avance. C'est parfois chiant pour s'organiser, mais aujourd'hui, ça m'a bien arrangé, sans quoi j'aurai pas fermé l'oeil de la nuit, merci chef. J'ai donc commencé innocement ce jeudi par faire 300m pour rejoindre le bar du coin, le bar des excités. Il est 7h le bar est envahi de tout ce que l'artisanat compte comme métiers, maçons, carreleurs, plombiers, electriciens tous se bousculent pour prendre un café, je suis au milieu du troupeau, le seul feinéant du bar. A 7h15 je quitte le parking de Leclerc et je rejoins PSA. Aussitôt que le responsable arrive je suis vide, ça a pas trainé. A partir de maintenant commence le bordel. Enfin, quand je dis bordel, ça aurait pû être pire quand même. Je pense pas avoir fait le mauvais choix pour rejoindre Villeneuve la Garenne, vu l'heure, je roule nickel jusqu'à Pontoise, après, c'est gros parking sur l'A15, comme je ne peux pas supporter les bouchons, je sors à Epinay et je descends par la natio, ça roule nickel ou presque, sauf à un moment donné je tombe sur un pont à 4m, et coup de bol j'avais mon vieux pote au bout du fil qui m'a filé une astuce. J'arrive presque détendu à ma première ramasse, c'est chaud pour rentrer, j'ai le choix de toucher 4 platanes et d'arracher la tole derrière la cabine. Finalement rien. Mais je suis pas au bon endroit, ils ont déménagé un peu plus loin dans la rue Ch De Gaulle. Il faut rentrer en marche arrière, avec des bordures de partout et deux pilliers en béton qui ne demandent qu'à niquer la semi. Heureusement, ça va vite à charger, je vais me caler au terminal petrolier juste derrière.
Ici, pour charger faut pas se louper, à 15h ça ferme. Mais il va quand même me falloir une heure et demi pour 7 pal ADR. J'étais garé loin, j'ai quand même fait 3 allers et retours au camion, ça fait marcher, c'est bien. Une fois chargé, j'ai la suite. 3 petits lots pour le Rhône Alpes à prendre chez GEFCO à Gennevilliers, je voyais ça au port facile, mais non, c'est dans une vielle zone. Au bureau un type m'aborde : "Transports DUARIG ? Philippe, c'est ça ???" J'ai fait ma tête normale, c'est à dire celle du benêt, "euh oui oui". En fait le gars de l'affretement est un pur fan de FDR et lecteur de ce petit CDB, incroyable mais vrai, j'ai un fan !!! Je suis pas habitué alors je suis un peu géné, en plus, Pascal me paye le café, là, c'est limite de l'avantage en nature, de la corruption. Alors merci Pascal pour le café et la causette, promis je reviendrai à Gennevilliers mais pas tout de suite, faut que je me remette de mes émotions. Il me reste encore une ramasse. PSA St Ouen. En bon Ardéchois, pour moi, une usine, c'est un gros truc en ZI avec un gardien dehors qui t'accueille devant une large barrière et te donne les intructions, gilet+pompes de sécu. Mais PSA St Ouen, comment dire ??? Déjà j'ai eu un mal fou à trouver englué dans le trafic dense de ce début d'apreme. Pas de parc extérieur, un immense batiment genre Haussman au milieu d'un tas d'autres batiments. Il faut en fait prendre un sens interdit, mais le panneau qui indique l'entrée vers l'usine est masqué par une affiche politique, merde chier con ! Je finis au bout de 20 minutes de stress à me trouver dans le bon sens. J'observe l'entrée deglinguée par un nombre incroyable de frotage de semi remorques, pendant que le gardien m'explique, je regarde ma semi, elle est belle, mais pour combien de minutes encore ? Concentre toi Phil, concentre toi !!! Miracle je touche rien, et je suis à la lettre les instructions, incroyable cette usine, c'est vraiment trés beau. Pas fonctionnel, mais vieux et beau. Je finis par trouver le responsable qui doit me filer ma palette. Il veut que je ressorte et fasse tout le tour car je suis pas dans la bonne allée, c'est le gardien qui m'a enduit avec de l'erreur. NON, NIEN, NO, pas question que je prenne 2 fois le risque alors qu'un cariste peut facilement faire 50m avec une palette. Finalement le chef dit OK, ça serait dommage d'abimer un si joli camion.
Je galère pour ressortir de l'usine, c'est rik et rak, surtout que deux c...rds de francilliens normaux sont garés en double file et font style c'est pas ma bagnole depuis le comptoir du bar. M'en fous, je bloque la rue à mon tour, hors de question que je grimpe sur une bordure de 30cm de haut. Après 30 secondes de hurlements de kaxons, tout se libère, c'est bon !!! Je me gratte bien encore un peu la tête pour rejoindre l'A1, je suis presque sorti du bordel quand il se met à tomber des cordes, et comme de juste, c'est vite la merdasse sur l'A1, puis sur l'A104 et jusque sur l'A6. J'en ai plus que ras le casque de sécurité, vraiment la RP c'est pas pour moi ! Je veux bien faire du Rungis, mais la journée, c'est infernal. Pour me detendre, je me jette sous la douche à la station après Montargis, il tombe la aussi des cordes avec un petit 15°. Mais ça va nettement mieux après ça, mon stress est resté sur le periph, j'ai juste à descendre au bout de mes heures bien tranquille par la N7. Je termine cette journée à Balbigny dans la ZA, il pleut, il y a pas âme qui vive et je rêve de carottes rapées, ça tombe super bien, j'en ai dans mon frigo !