FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Avril 2013 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Jolie 404
    20 minutes pour vider 20 bennes à Andrezieux
    Le king !
    Pauvre espagnol...
    Joli carton, joli bouchon
  • Vendredi 5 Avril 2013
  •  

    A 9h pile, après avoir traversé la rue, je me présente à la reception pour vider mon voyage de cartons. J'ai RDV à 9h, il est 9h. Le recepetionaire me fait remarquer que je suis le RDV de 9h, et que justement, il est 9h...

    "Bien, alors... Il y a déjà un camion à quai. Pom pom pom pommmmm comment on faire ?....." Bon, le temps que l'ardechois trouve une solution, je vais chercher un café le temps qu'il trouve une solution. Quand je reviens, il a trouvé une solution : "et ben, je crois qu'il faut attendre, mais mon collègue en a pas pour longtemps" Au bout d'une 1/2h ça a toujours pas bougé, le camion qui est à quai est à peine terminé, le cariste fait des piles de palettes un peu comme on ferait un chateau de carte, il y a pas un milimètre d'écart entre chaque palette, ça prend un temps fou, et contrairement à ce que je pensais, une fois l'autre camion fini, le cariste s'en va remplir une montagne de papiers. Je retourne à la machine à café, j'en ai marre. Le chef me rejoint en me proposant une barre de céréales avec un grand sourire, il est gentil le chef, mou, mais gentil.

    "Vous êtes pressé ? Je vais m'occuper de vous" Alors nous voilà face à la porte du quai, 34 palettes qui ne demandent qu'une chose : SORTIR. Au moment d'ouvrir la porte du quai, il enchaine : "Hier, on a failli avoir une émeute de chauffeurs ici, ils sont tous pressés, les chauffeurs... Alors, vous savez, on en en sous effectif ici, on en a un qui est malade, un qui s'est fait operer, un qui est en congés, un qui est en délégation, oui, c'est normal puisqu'il est délégué..." Interieurement, je suis au bord de l'implosion, ça fait 1h que je glande. Mais qu'es ce qu'on peut lui dire à ce type si gentil ? Au moment ou il va pour enfin ouvrir la porte du quai, son téléphone sonne. C'est Dushmol qui l'appelle, j'écoute la conversation : "Ah bon, tu as du soleil ? Attend, je regarde dehors, ah ben nous, il pleut, oui, c'est fou, ce temps hein ? Bon, je te laisse car j'ai du travail, allez salut et passe le bonjour à Simone." Une fois la porte ouverte, je lui propose de sortir les palettes, je dois évacuer de l'adredaline, miracle, il accepte ! A partir de ce moment là, j'ai mis un bordel pas possible sur le quai, et avec mon plus grand sourire de benet, moi je sais faire aussi. Alors qu'il me reste 3 palettes à sortir, mou numéro 2 revient et me demande si j'ai bien mes pompes de sécu au pied. Je rêve, pincez moi !! Bon, heureusement, en 10 minutes ils ont réussi à me signer les papiers, et je me sauve, j'ai cru devenir fou. Je descends à Mach III à Jarcieu sous une petite pluie fine qui a vite fait de faire patiner, les routes sont aussi cradingues que dans le 59. Aussitôt arrivé à Jarcieu, je pose ma taut vide et pas balayée pour en recuperer une autre spéciale fleurs, ouais, on a une taut speciale fleurs, il lui manque juste un TK à l'avant. Dedans, il y a déjà 18 bennes pleine de feraille pour ZF, et je vais completer à Anjou avec des palettes et des rolls vides. 

    Je profite que tout le monde mange pour rouler tranquillos et je me pointe un peu après 13h chez ZF à Andrezieux, je tombe sur un cariste super sympathique qui ne m'oblige pas à enlever les poteaux, car j'avais pas envie vu qu'il y a les barres d'encrage pour les sangles tout le long et que ces barres pesent le poids d'un ane vivant. Aussitôt vide, je sors et je croise Lagaffe qui tient absolument à me payer le café chez Log Loire, j'accepte, c'est pas tous les jours qu'on me fait une offre pareille. Mais je traine pas, car on m'attend à St Just St Rambert, là, ça traine pas, je charge une petite vingtaine de de rolls de plantes. Pour completer, je dois aller chez un autre producteur à St Genis Laval, je passe St Etienne juste avant le boxon, par contre c'est bien le merdier à Brignais, un espagnol a un peu sa remorque qui s'est détachée de son tracteur au beau milieu d'un carrefour, quant à moi, je pinaille pour trouver l'accès à la pépinière à St Genis, que des chemins pas engageants et interdits aux plus de 10T. Je passe sous silence l'accès pourri, la mise à quai en côté en patinant et à contre main dans la boue, sans compter en même temps les coups de fils que je reçois, "t'en est ou ? a quelle heure tu seras à anjou + les textos qui me demandent exactement la même chose" vivement que l'on soit équipés de géoloc !!! Quand je repars, c'est le gros binz à Pierre Benite, il y a eu un carton, un bien jeune avec une grosse BM qui a cru bon de pousser une Peugeot. Une heure plus tard, je suis à quai à Anjou, ça vite ultra vite et je rentre au dépot. C'est super chouette, j'ai juste à deteller et raccrocher un super bon frigo, je crois que c'est la première fois que je roule avec cette Chereau. ça me fait bizarre d'avoir une vraie remorque de légumier au cul ! Pour feter ça, je m'offre un bon lavage et je rentre à la maison tranquillos. A 21h45, je deguste le meilleur gratin dauphinois de ma vie à la maison ! Bon week end !