| Carnet de bord de Juin 2013 | Partager sur Facebook |
Ce matin, je suis parti un peu plus tôt, avec une bonne heure d'avance dans l'unique but de prendre 60 minutes pour enfin pouvoir laver au calme. A 6h je suis arrivé sur la piste de lavage, pas un gramme de vent, un joli soleil pas trop fort, IMPECCABLE. Au bout d'un peu plus d'une heure de travail acharné le camion ressemble enfin à quelque chose, y a pas à tordre, ça brille, et à priori ça devrait tenir plus de 2h d'après Jacques Kessler de Météo France. Sweden arrive juste à point, Arthur reprends nos palettes vides, mais maintenant, même avec les vides faut mettre des palettes intermediaires, on a plus qu'à tout refaire et refilmer, tout est de ma faute bien sûr. Enfin c'est pas grave, avec 8 bras ça va super vite. De là tout le monde se sépare et je file tout seul comme un grand à St Clair rapporter les retours et charger deux lots ; un exotique pour le Portugal, et un autre moins exotique pour Givors. Le chef à la reception est du genre tatillon, par exemple, il est offusqué de voir que certaines palettes de retour n'ont pas de cerclage, mais juste du film, c'est normal, car on a pas de cercleuse avec nous sur les circuits. PIRE ! ça sent l'essence ! Car c'est bien connu, en général, les fûts d'essence sentent fréquement la vanille, c'est rigolo à voir, il sniffe chaque fût pour deceller une fuite, alors que, à priori, si ça fuit, ça risque de fuir par dessous non ? Bref je rigole tout seul, et ça fait de bien. Je prends ensuite la direction de Givors sous un soleil qui donne la banane, et mon dieu que le côté droit du Rhône est superbe !!! La côte Rotie tout ça, ça biche à mort, ce qui me rend heureux aussi ce matin, c'est de voir comment la construction européenne avance à vitesse grand V ; bientôt quand on se fera flasher à l'etranger, on recevra le PV à la maison, c'est vraiment trop classe ! Ils sont vraiment réactifs à Bruxelles pour les problèmes de la plus haute importance. Arrivé à Givors à 11h15, je suis ressorti 15 minutes plus tard, rien à dire. Je profite que j'ai rien à recharger pour le moment pour casser la gueule à une piemontaise.
A midi et demi, le couperet tombe, je dois aller charger à St Exupery. Pour moi c'est une première, j'ai jamais mis une roue sur la zone de fret de Satolas, j'ai bien profité d'avoir au téléphone Samir ex Offergeld qui connait les aéroports comme sa poche, mais j'ai un peu de mal à comprendre la logique des sens de circulation, j'éspère que c'est pas le même bordel dans le ciel Lyonnais. Je pinaille un peu pour trouver le bon bureau, et pas de chances ici, il y a que les papiers je dois aller charger dans un autre entrepôt. Finalement, je mets autant de temps à entrer dans la zone de fret et trouver le bon quai, que de faire Singapour-Lyon. De là, retour au dépôt à travers champs tranquillos.
Une fois n'est pas coutume, toutes les palettes que je dois charger sont déjà à quai, Arthur est en forme et en 20 minutes on a vidé, rechargé, si bien que je suis allé un peu trop vite en sortant du quai et j'avais pas fini la coupure. Merci au tachy à la seconde de m'avoir pardonné cette erreur, je reste à 5m de quai 5 minutes sans bouger, j'ai l'air con, mais guère plus que d'habitude finalement. J'en profite pour appeler le client à Lattes que j'ai chargé à St ex, mais ça sera bien trop tard pour livrer. Alors du coup, une solution logistique est trouvée, vu que j'ai les heures pour arriver à Narbonne, je rejoins la bas Eric Picardie Express qui a un peu de place pour me prendre le lot, du coup on passe la soirée ensemble avec Aurélien qui s'est joint à nous. Soirée serieuse et sans excès !