FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2014 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Sarras
    En Ardèche, il est content kiki
    L'Ay est dechainé
    Et le Rhône
    A la distillerie de Nyons
  • Lundi 6 Janvier 2014
  •  

    Ce matin, c'est la rentrée, et comme tous les lundis j'attaque la semaine par du régional. C'est une passion chez moi tourner autour de mon clocher. La bonne nouvelle quand même, c'est que à peine sur la route, je reçois un texto, mon dechargement du plateau est reporté à une date ultérieure à Romans. Bien.... Trés bien.... Je dois donc remonter comme je suis descendu, à la Kommandantur. Je decroche sans même verser une larme le plateau et je raccroche la semi qui m'est habituelement attribuée, la CG626HT. Autrement dit, mon frigo. Il a tellement plu ce week-end, qu'elle est trempée dedans. J'ai un lot à charger, une relivraison qui vient d'Espagne pour un petit bled dans le 07 que je connais pas : Ardoix. Je suis donc les indications de mon copain malin, la route passe plutôt pas mal, et longe une gorge assez profonde ou l'eau coule à gros bouillon, je ne peux pas m'empecher de faire un stop histoire de faire quelques photos, désolé. De toutes façons, le téléphone passe pas ici, et le chef peut pas me pister avec le système de géolocalisation par sattelite vu que de toutes façons, on en a pas. A l'usine y a personne, 3 quai et 2 caristes, du coup je suis vite dechargé, et je peux aller recharger dans une région sinistrée, la drôme. Pour changer un peu, je vais à Nyons. C'est pas l'andalousie mais on y fait parait il de l'huile d'olive à 80€ le litre.... On a les moyens ou on les a pas ! Je debarque à 12h20 à la distillerie, en plein centre de Nyons sur les quais de l'Aygue. On dit quai de l'Aygue pour faire classe, alors que pourtant mis à part deux ou 3 kayaks, jamais une péniche ne s'est aventurée jusque là. Les gars partent casser la croute et j'en fais autant en ecoutant le jeu des 1000.

    A 13h30, les gars reviennent, et je comprends que je suis dans la merde. Y a 29 palettes de fûts à charger pour Bury St Edmonds en GB. Mais voilà on est 3, y a pas de Fenwick, et j'ai un transpal et un hayon. Il y a donc un bonhomme qui approche les palettes du sous sol vers le monte charge, un gars qui manipule le monte charge et un autre connard qui traine les palettes sur 50m au transpal et qui les monte au hayon. Si c'est vrai que la 1ere à bouger est facile, quand j'arrive à la 29e 1h30 plus tard, j'ai plus l'impression qu'elles fassent 450kg, mais le double, j'en ai ras le casque, le seul avantage de tout ça, c'est que les fûts contiennent du concentrée de lavandin et que ça sent comme dans l'armoire de ma mémé, à la difference près que sur l'armoire de ma mémé y a jamais eu écrit Schmitz Cargobull. Je remonte donc bien éclaté la vallée du Rhone, et pas de bol, je laisse mon voyage à quai, c'est comme ça. J'y perds pas vraiment au change, je récupère 4 clients à descendre. un dans le 66, les 3 autres dans la région de Barcelone. Maintenant le tout, c'est de descendre au plus bas. Par chance ça roule nickel, tout le monde n'a pas encore repris le chemin du travail, pourtant la plupart des Wabberers ont deserté les parkings sécurisés... Pour ma part je termine mon lundi de régional à Meze, le parking est desert, et ça, c'est encore un peu la classe !