| Carnet de bord de Avril 2016 | Partager sur Facebook |
En voyant le brouillard au reveil ce matin, je me suis dit que ça serait une belle journée, mais en entendant aux infos les noms des types concernés par le scandale panaméen, je me suis dit que c'était une encore plus une belle journée, alors, sur le coup des 8h j'ai mis ma plus belle veste à haute visibilité et je suis allé rejoindre le bureau de entrées de l'usine, il y a pas grand monde ce matin, il y avait bien longtemps que j'étais pas venu ici, l'activité est en baisse, et le produit que je livre venait principalement des USA ces derniers temps, voilà pourquoi on venait moins. A 8h33 j'ai feu vert pour rentrer vider, mais une fois en place le cariste m'annonce 30 minutes d'attente dues à une énigmatique réunion.
De bon matin, il me faut tirer mes 22T au transpal à main, j'ai ralé pour le forme, mais au fond, se coltiner 22T à la paluche c'est un excellent moment de remise en forme ! Quand on pense que des mecs paient pour aller à la salle de muscu du coin, faut être fou, la seule difference, c'est qu'ici on voit nettement moins de petits culs au m² qu'en salle de muscu, bien que je n'ai jamais pénétré dans une salle de muscu, ni dans un ptit cul, enfin bref. Dans un cas comme dans l'autre ça soulage quand c'est terminé ! Je rejoins alors prestement la bascule et je file à travers la Puysaye sous un soleil magnifique qui donne la banane, mais à l'approche de la capitale le ciel s'assombrit un peu. Je traverse Fleury Merogis pour rejoindre Viry ou je pose ma dernière palette chez Renault F1, c'est une formalité de livrer ici. Ensuite, j'ai une délicate mission que m'a confié Noel via Pascal, je dois rejoindre au plus vite la magnifique ville de Poissy ou il me faut charger des emballages vides chez Talbot.
Alors c'est vrai, pour venir ici, je n'ai eu aucun mal ça roulait nickel, bien qu'à chaque fois j'ai une pensée pour tous les nombreux types en porte voitures qui doivent se prendre la tête avec les ponts à 4m10 dans le quartier, je me demande bien par ou ils passent ! Le chargement traine un chouya, et comme je le craignais, je repars à 16H, autant dire que c'est la pire heure ; si ça avait été 17 ou 18h, j'aurais attendu un peu, mais là, pas le choix. Partir de Poissy à cette heure là, ça veut dire s'enterrer dans les bouchons pour rejoindre l'A6, et j'avais pas envie de bouchonner, j'execre les bouchons, et sur ma route il y en a un compact qui demarre de Montlery jusqu'à Villabé au moins, donc, je prends le plan B, via la N20, Etampes, et Pithiviers, c'est pas le plus rapide, mais ça roule nickel d'autant que je suis pas chargé trop lourd, je recupère l'autopista à Courthenay, pause bocadillo avant Auxerre, et je finis mes 2h restantes sur l'aire de Beaune, je suis pas trop partisan de roupiller sur l'autoroute, mais j'étais un peu juste avec les heures.