| Carnet de bord de Mars 2013 | Partager sur Facebook |
6h debout la dedans. J'aime pas me lever à 6h. Café et ce matin, c'est extaordinaire, il y des chaussons aux pommes, quoi de mieux pour demarrer une journée qu'un chausson aux pommes quand on aime les chaussons aux pommes ? Je demarre dès qu'il y a écrit 9h01 sur mon ecran, coup de bol ce matin, il y a personne pour monter au tunnel, j'ai donc pu monter à 90 tout shuss. Après le tunnel, c'est pas la même chanson, il neige ! Oh pas de grosses chutes de neige, non, mais juste de quoi blanchir la route qui est archi salée, no stress. Après Oulx, c'est la pluie qui remplace la neige, et pour faire court, j'ai passé toute la journée au rythme des va et vient des essuie glaces. Je passe Torino nickel chrome, et ce matin, en plus le chef s'est décidé dans quel sens je commence la tournée : à Montebello. Bien chef. Je me pointe donc au bout de 3h de guidon à Montebello, on ne peut pas rentrer à la reception vu qu'il y a le gars qui bouge ses ampiroll, vu que j'ai qu'un roll, je me serre comme je peux pour pas gener et je porte en courant le roll de pivoines, le receptionaire me rend en courant les vides et le CMR. J'aime quand il pleut et que le livreur de bennes à ordure klaxonne comme un malade, ça va tout de suite plus vite. Le receptionaire du Botanic à moins apprécié, et le chauffeur s'est calmé. En tout et pour tout ça n'a pas pris 5 minutes. Retour sur l'autostrade, et je m'arrête comme le dernier coup à l'Autogrill ou la douche est propre et gratos. Quand je sors du bar, une enquetrice me pose plein de question sur Autogrill, questionaire de satisfaction. "Pourquoi vous arrêtez vous ici ?" Doccia pulita ma chérie ! Elle a eu l'air surprise, y a pas cette proposition dans le questionaire.
45 minutes plus tard, je suis prêt à en découdre pour la suite. Je vais à Rozzano au sud de Milan sur une immense zone commerciale française. Mais les italiens le savent peu être pas ! Ils y sont tous, Decathlon, Norotau, Auchan et bien sûr mon Botanic. Là encore, ça ne traine pas, j'avais été pris dans un bouchon juste avant, je pensais pas vider avant midi. Pour le dernier au bout de Certosa, oui oui vers l'ancien parking TIR (je dis ça pour les personnes agées), pour le dernier, je ne m'affole pas. J'y vais même tellement rilax, qu'à ma plus grande surprise j'ai vidé entre midi et deux. Bon, c'est la merde pour y aller, mais quand on a déjà fait, c'est plus facile et moins stressant. Une fois vide, j'ai pour mission de rejoindre le sud de Varese pour y charger un lot dont je ne connais ni le metrage, ni le nombre de palettes, juste un numéro de ref. J'y arrive pile pour l'heure de la reprise, mais il y a déjà un camion avant moi. Alors j'attends en discutant avec le chauffeur italo-roumain. C'est bien long pour charger, je vais rester là une heure et demi, on se croirait à Barcelone !
Pour la suite, je vais completer à Cornaredo. Je crois que Cornare en italien c'est un gros mot. Et je pense que chez le groupeur ou je charge, c'est pas usurpé. Sur le parking, c'est le ghetto, les poubelles debordent et les chauffeurs qui croupissent ici ont l'air ravis. Je crains le pire pour ma gueule. L'accueil du gardien est à l'image du parking, par contre, deux étages plus haut bureau 204, c'est l'opposé, les hommes sont souriants et polis, les filles sont belles et à l'écoute. J'ai droit à un quai direct, mais au bout de deux heures rien à bougé. Je décide donc de couper à quai, à deux places de là, il y a le voisin de Sweden qui vient taper causette, au bureau on me delivre "une autorisation pour le camion de faire la sosta à quai" véridique !!! Alors je tente le roupillon en sachant que dans la soirée, la cabine va être secouée dans tous les sens par les caristes kamikazes quil y a ici.