| Carnet de bord de Avril 2013 | Partager sur Facebook |
Qu'es ce que ça passe vite 3 jours à la maison ! Juste de quoi prendre 5 kilos, et il faut déjà retourner à la mine avec une tête de lundi, alors qu'on est mardi et qu'on a perdu une heure de sommeil. Il fait encore bien moche ce matin, mais il ne pleut pas, c'est déjà ça. A 7h44 j'arrive au supermarché Leclerc de Saint Paul les Romans, je savais pas trop à quelle heure venir ici, j'ai eu du pif ça ouvre à 8h, et surtout j'ai eu enfin la réponse à ma question de savoir à quoi ça sert des big bag de sciure chez Leclerc, et ben tout simplement à les melanger au broyeur de legumes pour en faire du compost, c'est ça l'engagement Leclerc pour preserver la nature, merci Edouardo ! Une demi heure plus tard, je suis vide, une mission palpitante m'attend, je dois rejoindre Agnin, grande banlieue est de Chanas pour y charger 4 palettes de congelé. Vu qu'il y a pas de camions en attente quand j'arrive, ça va super vite. Tellement vite que j'ai même le temps de m'arrêter en repartant faire quelques courses à Tain, à 12h30 j'arrive chez mon 1er client à l'ancienne STEF d'Avignon derrière le MIN, ça sent la soupe à Liebig, la soupe de poireaux, ça sent bon.
Quasi une heure pour poser 2 palettes, mais les 2 quais de recepetion étaient pris, c'est pas dramatique. Je sors vite de la cité des papes plein EST pour rejoindre le Lubéron et la bonne ville d'APT, au passage à Coustellet j'attrape mon père avec moi que je vois pas souvent et je fais l'aller retour avec lui, histoire de papotter un peu. J'ai pas le temps de trainasser, malgré tout car il me faut aller charger dans un joyau de l'univers logistique à Miramas. Une incroyable ville dans la campagne d'ou rentrent et sortent des centaines de camions par jour, mais dont l'accès se résume à une route étroite et defoncée quand on sort de l'A54, j'ai jamais pigé pourquoi ! Il me faudra quand même une heure pour charger, en plus je tombe sur un célèbre journaliste de la presse qui roule encore pour arrondir ses fins de mois, et décidement, on sera jamais sur la même longueur d'ondes.
Pour la suite des évèenements, c'est assez simple, j'ai pour mission de remonter au dépot pour vider ou decrocher mon frigo, et de toutes façons decrocher pour prendre une taut pour demain. Je suis sensé recharger des arbres pour la région de Bordeaux, impec, ça me sortira un peu, je m'encroute... Bien entendu, pour remonter j'explose mes 9h et mes 13h d'aplitude, sans remors, à 21h45 j'ai dettelé, rattelé et je me couche de sommeil du juste, avec le sentiment de la mission accomplie, comme tout bon ministre du budget qui se respecte.
Je me suis levé particulièrement déprimé ce matin. Tout part en sucette, décidement, on sait plus à qui faire confiance. Déjà, on peut plus confier nos enfants au curé du village, puisqu'il y a pas mal de pédophiles, je pensais bêtement que par contre on pouvait encore faire confiance à un ministre du budget, que nenni, ça serait pas 600.000€ qu'il aurait mis de côté il y a 20 ans, mais 16.000.000€ ! Comment tu fais à 35 piges pour avoir mis 16.000.000€ de côté !? Non, je peux pas y croire à cette histoire, quand même, c'est gros ! C'est presque comme si un chef de la commission européenne des transports ferait tout pour légalement privilégier les transporteurs battant pavillon de l'est, dans un desinteressement total en plus, non, j'y crois pas !!! On nous ment, les infos sont truquées, ceux qui manipulent sont chez mediapart, rue89, et même sur Inter ! C'est donc particulièrement déprimé que j'ai bû mon petit café et que je suis allé charger à deux pas du dépôt à la pépinière de Jarcieu. 5 arbres en tout, et les yeux dans les yeux, ça a pas pris une heure, et je suis revenu au dépôt car avec le soleil magnifique ce matin, j'avais une furieuse envie de laver mon taxi dans tous les recoins comme un acharné juste pour me defouler.
Et puis une autre drame est arrivé, c'est Franck qui m'a annoncé la nouvelle, mon gyrophare gauche a rendu l'âme. Je pensais bêtement que ça serait une courroie ou une bricole, mais non, le moteur ne donne plus aucun signe de vie, il est cuit alors que pourtant il n'a quasiment jamais servi. J'ai fini par partir à quasiment midi avec mes 3h de coupure sous le bras, en écoutant incrédule, les infos. Heureusement pour moi, j'ai un excellent voyage qui me fait traverser le massif central pour rejoindre Bordeaux. Je voulais couper par Boen pour rejoindre Thiers, mais j'ai loupé la sortie comme un con. J'ai du coup continué par l'autoroute, mais je l'ai vite quitté à Clermont. Coupure de 45 au niveau de Ussel, mais sur l'autouroute, tant pis.
Il y avait un petit moment que j'avais pas coupé par là en ayant le temps, alors j'ai repris la bonne vielle 89 après Ussel, mais à ce qu'il parait maintenant le transit est interdit aux plus de 19t, pourtant, je vous jure les yeux dans les yeux que je n'ai vu aucun panneau. De toutes façons, je suis français, je paye mes impôts en France, je vois pas pourquoi on m'interdirait de musarder sur nos belles routes françaises d'autant que je ne suis pas chargé lourd... C'est un régal de passer par là, par contre après Brive, pas trop le choix, autoroute. Il y a vraiment pas de trafic, les parkings sont loin d'être pleins, même arrivé à Bordeaux, il y a de place à la Total sur la rocade. Je me pose pour ma part au niveau de la decheterie de Mérignac dans une rue à peu près tranquille en espérant juste qu'on me foute la paix ce soir parce que tout ce que j'ai pû entendre à la radio m'a vraiment foutu en rogne. Demain, je ferais tourner des CD de Sonic Youth, un gros FUCK à tous les gros tas de merde de droite comme de gauche qui nous gouvernent et ça ira mieux !
Incroyable mais vrai, ce matin il ne pleut pas, non, il tombe des cordes sur Merignac. Si on ajoute le bruit assourdissant des avions qui survolent au raz de terre, c'est une vision de presque apocalypse au reveil. Alors je vais voir du côté de la brigade "espaces verts" de Mérignac. Tout le monde est au café, impec. Le temps que les gens soient en forme, surtout après le sujet de conversation number one au café qui est bien entendu cet enfoiré de monsieur météo qui amène que d froid, je rentre à 9h. Tranquille. Un arbre à sortir, et aussitôt posé dans la benne d'un Master qui part aussitôt pour être planté, c'est de la livraison d'arbres primeurs... De là, je me suis retrouvé sur la sinistre rocade de Bordeaux, ça roule bien mal, mais on avance quand même, 1h plus tard je suis au domaine Cheval Blanc à St Emillion. Ray le roumain m'avait expliqué pour y aller, no soucy, puisque cet idiot à fait le même client la veille sous un joli soleil, moi j'ai droit à la pluie et le chemin trempé... Ici, ça pue le fric, mais les ouvriers à qui j'ai à faire restent des ouvriers, OUF.
Il y a une énorme grue de 50T qui est là juste pour sortir les arbres de la semi, et une armée de planteurs qui posent l'arbre à peine sorti de la semi. Je préfère pas connaitre le coût total de l'opération, mais ici c'est pas le soucis, ici ce qu'il faut c'est que ce soit beau. C'est dans ce domaine que s'est vendu la bouteille de piquette la plus chère du monde : 223 967 euros pour une bouteille de Château Cheval Blanc 1947, même pour Cauhzac ça fait cher l'apéro. Pour vider, j'ai eu droit à ouvrir deux fois le toit, une fois à l'avant, une fois à l'arrière, mais un jeune m'a filé un coup de main, je lui ai filé une ducados. En attendant, voir un arbre de 5t tournoyer au dessus de sa cabine sous la pluie, ça n'a pas de prix non plus ! A midi et demi, je suis enfin vide, et je quitte le monde de la finance pour rejoindre une heure plus loin le monde des zi minables à St Loubès. La aussi, je tombe sur des gens très gentils, petite boutique spécialisée dans les cartons d'emballage.
Il faudra une grosse heure quand même pour charger, ça rentre juste juste. Je fais un rapide calcul, et j'ai le temps de rejoindre Annonay. A priori. Déjà je dois me coltiner pour la 3e fois aujourd'hui un bout de rocade à Bordeaux, et ce toujours sous une pluie infernale, et ça sera comme ça jusqu'à St Etienne... Au passage, j'ai pris une douche chaude et presque potable au niveau de Brive sur l'A89. Il y a vraiment peu de trafic sur cette autoroute, mais ça n'empêche pas les gendarmes de patienter planqués derrières les radars qui doivent être bien réglés sur 110 aujourd'hui. Après une traversée bien pénible du col de la République bien grassou je finis par echouer dans la zi d'Annonay juste avant minuit, pile poil !
A 9h pile, après avoir traversé la rue, je me présente à la reception pour vider mon voyage de cartons. J'ai RDV à 9h, il est 9h. Le recepetionaire me fait remarquer que je suis le RDV de 9h, et que justement, il est 9h...
"Bien, alors... Il y a déjà un camion à quai. Pom pom pom pommmmm comment on faire ?....." Bon, le temps que l'ardechois trouve une solution, je vais chercher un café le temps qu'il trouve une solution. Quand je reviens, il a trouvé une solution : "et ben, je crois qu'il faut attendre, mais mon collègue en a pas pour longtemps" Au bout d'une 1/2h ça a toujours pas bougé, le camion qui est à quai est à peine terminé, le cariste fait des piles de palettes un peu comme on ferait un chateau de carte, il y a pas un milimètre d'écart entre chaque palette, ça prend un temps fou, et contrairement à ce que je pensais, une fois l'autre camion fini, le cariste s'en va remplir une montagne de papiers. Je retourne à la machine à café, j'en ai marre. Le chef me rejoint en me proposant une barre de céréales avec un grand sourire, il est gentil le chef, mou, mais gentil.
"Vous êtes pressé ? Je vais m'occuper de vous" Alors nous voilà face à la porte du quai, 34 palettes qui ne demandent qu'une chose : SORTIR. Au moment d'ouvrir la porte du quai, il enchaine : "Hier, on a failli avoir une émeute de chauffeurs ici, ils sont tous pressés, les chauffeurs... Alors, vous savez, on en en sous effectif ici, on en a un qui est malade, un qui s'est fait operer, un qui est en congés, un qui est en délégation, oui, c'est normal puisqu'il est délégué..." Interieurement, je suis au bord de l'implosion, ça fait 1h que je glande. Mais qu'es ce qu'on peut lui dire à ce type si gentil ? Au moment ou il va pour enfin ouvrir la porte du quai, son téléphone sonne. C'est Dushmol qui l'appelle, j'écoute la conversation : "Ah bon, tu as du soleil ? Attend, je regarde dehors, ah ben nous, il pleut, oui, c'est fou, ce temps hein ? Bon, je te laisse car j'ai du travail, allez salut et passe le bonjour à Simone." Une fois la porte ouverte, je lui propose de sortir les palettes, je dois évacuer de l'adredaline, miracle, il accepte ! A partir de ce moment là, j'ai mis un bordel pas possible sur le quai, et avec mon plus grand sourire de benet, moi je sais faire aussi. Alors qu'il me reste 3 palettes à sortir, mou numéro 2 revient et me demande si j'ai bien mes pompes de sécu au pied. Je rêve, pincez moi !! Bon, heureusement, en 10 minutes ils ont réussi à me signer les papiers, et je me sauve, j'ai cru devenir fou. Je descends à Mach III à Jarcieu sous une petite pluie fine qui a vite fait de faire patiner, les routes sont aussi cradingues que dans le 59. Aussitôt arrivé à Jarcieu, je pose ma taut vide et pas balayée pour en recuperer une autre spéciale fleurs, ouais, on a une taut speciale fleurs, il lui manque juste un TK à l'avant. Dedans, il y a déjà 18 bennes pleine de feraille pour ZF, et je vais completer à Anjou avec des palettes et des rolls vides.
Je profite que tout le monde mange pour rouler tranquillos et je me pointe un peu après 13h chez ZF à Andrezieux, je tombe sur un cariste super sympathique qui ne m'oblige pas à enlever les poteaux, car j'avais pas envie vu qu'il y a les barres d'encrage pour les sangles tout le long et que ces barres pesent le poids d'un ane vivant. Aussitôt vide, je sors et je croise Lagaffe qui tient absolument à me payer le café chez Log Loire, j'accepte, c'est pas tous les jours qu'on me fait une offre pareille. Mais je traine pas, car on m'attend à St Just St Rambert, là, ça traine pas, je charge une petite vingtaine de de rolls de plantes. Pour completer, je dois aller chez un autre producteur à St Genis Laval, je passe St Etienne juste avant le boxon, par contre c'est bien le merdier à Brignais, un espagnol a un peu sa remorque qui s'est détachée de son tracteur au beau milieu d'un carrefour, quant à moi, je pinaille pour trouver l'accès à la pépinière à St Genis, que des chemins pas engageants et interdits aux plus de 10T. Je passe sous silence l'accès pourri, la mise à quai en côté en patinant et à contre main dans la boue, sans compter en même temps les coups de fils que je reçois, "t'en est ou ? a quelle heure tu seras à anjou + les textos qui me demandent exactement la même chose" vivement que l'on soit équipés de géoloc !!! Quand je repars, c'est le gros binz à Pierre Benite, il y a eu un carton, un bien jeune avec une grosse BM qui a cru bon de pousser une Peugeot. Une heure plus tard, je suis à quai à Anjou, ça vite ultra vite et je rentre au dépot. C'est super chouette, j'ai juste à deteller et raccrocher un super bon frigo, je crois que c'est la première fois que je roule avec cette Chereau. ça me fait bizarre d'avoir une vraie remorque de légumier au cul ! Pour feter ça, je m'offre un bon lavage et je rentre à la maison tranquillos. A 21h45, je deguste le meilleur gratin dauphinois de ma vie à la maison ! Bon week end !
Il y avait bien longtemps que j'étais pas parti un dimanche soir. C'est pas que ça me manquait, mais aujourd'hui, c'est tombé comme ça. Bien évidement je suis parti en ayant oublié de faire la sièste et la descente risque du coup d'être bien longue. C'est bien fait pour moi j'avais qu'à anticper. Le trafic est ultracalme sur la descente et la montée aussi, c'est ça qui est bon. En descendant, ça devient de plus en plus compliqué de se poser pour le café vu le nombre croissant de stations fermées la nuit. Pour changer, j'ai tenté Vinassan, bien que je deteste vu qu'il y a pas de place. En repartant au bout d'un quart d'heure, je suis abordé par un être humain en slip soutif qui me propose une gaterie, ça surprend quand même... J'ai décliné l'offre : "Tu sais pas ce que tu rates !" et ben non, et je le saurais jamais ! Pour finir, je me pose au village catalan, y a plus que les ruines de la station, j'ai rien d'autre à faire que de dormir 20 minutes.
30 minutes plus tard je décolle, dans le gaz. La descente est pas facile, j'en vois pas le bout. Le pire étant la section de La Selva à Sant Celoni, ça fit quoi, 25km, mais à chaque fois c'est le moceau le plus dur et je sais pas expliquer pourquoi. Depuis que l'on peut plus prendre la café à La selva la nuit, c'est encore pire. Je finis par me radiner chez le premier client à Grannollers en même temps que le chef de quai de chez ND à 5h40. Du coup, je suis à quai direct, mais je dois attendre que miss papiers arrive, et ce matin, elle est à la bourre, elle est arrivée en faisant la gueule à 6h15. Elle m'a bien fait remarquer que j'avais RDV à 9h, j'ai fait mon béni oui-oui. De toutes façons, il y avait pas encore d'autres camions (merci Aurel pour le tuyau).
Je repars juste avant 7h, et juste avant le plus gros du trafic sur le C17, impec ! Du coup, je suis encore le premier à mon ultime client à St Vicenc Castellet. Ici, il y a bonne ambiance, j'aime bien venir, c'est detendu. A 9h je suis vide, j'ai plus qu'à rejoindre à vide Coch Land. J'ai le choix de passer par Barça ou Manresa-Vic et éviter les bouchons. Bonne pioche, les travaux du C25 sont terminés, desormais c'est tout en 4 voies, c'est vraiment nickel et je peux rouler au taquet. Comme un benet, je perds toute mon avance au bout du c25 car l'echangeur à changé et je me retrouve direction Barcelone sur la N2, 5 minutes de paumées pour faire 1/2 tour ! 5 minutes, c'est rien, sauf que quand je me suis mis en coupure à Celra, et ben j'avais 9h05 de guidon, non mais allo quoi !!! Il me reste plus qu'à patienter en attendant d'être chargé et que Aurel veuille bien se ramener, j'ai bien fait de l'attendre car il m'a payé le resto à midi, c'est la classe !!
A 20h je remets en route, tranquille et je perds pas ma vielle habitude via Ultramort car ça roule nickel. Une fois sur la N2 à Figueras, je tombe derrière un roumain qui fait du zèle en roulant à un petit 70, immédiatement une longue file se crée derrière, no stress le type !... Comme d'hab je prends mon café à Vinassan trop content de raconter ma rencontre de la veille à la caisse. Un bon quart d'heure à rigoler, ici, c'est pas les histoires et anecdotes qui manquent, un jour le caissier s'est fait quasi agresser par un routier espagnol qui voulait absolument avoir une prostitué pour le week end, car il venait juste d'apprendre qu'il venait de se faire larguer par sa femme... Ah y a des vedettes ! Tout ça me ramène à Tavel ou je fais ma dernière 1/2h. Sur la station se joue une scène qui peut preter à confusion. Il y a deux petits jeunes en survet qui ont prépayé du carburant, mais leur voiture est garée à l'exterieur de la station, comme ils n'ont pas de jeerikan assez gros, il font des allers-retours en courant entre la pompe et le parking dehors. De loin et sans info, on pourrait très bien les prendre pour des voleurs....
C'est finalement à 2h30 que je suis arrivé dans la cour chez TDV. Au quai 11, il y a 4 manut qui attendent de pied ferme que je me mette en place, c'était beau à voir. Ils font la gueule parce que j'ai un quart d'heure de retard, 15 minutes... Du coup, je suis dechargé en un temps record, c'est vraiment nickel parfois d'être à la bourre ! Il ne me reste du coup plus qu'à remonter bien sagement à Jarcieu, laver l'interieur du frigo et me jeter dans la couchette car mine de rien, c'est déjà 4h du matin.
Surprise au reveil vers midi, oui, j'ai fait une bonne sièste, je dois charger pour la Grande Bretagne. Je passe le temps de midi avec Rire et chanson qui part en Ardèche profonde, et je me fais charier par Julie qui dit que je pue, mais elle doit être myope du nez. Après manger Franck s'occupe de mon cas et dès que la coupure est finie je decolle à 15h et des bananes, juste avant le bordel du soir sur Lyon. Je suis pas chargé lourd du tout, l'essieu relevable est resté scotché en haut, c'est impeccable, si bien que je passe quasi partout à 90, j'arrive soulagé à Villefranche, je suis passé vraiment au bon moment car sur 107.7 on annonce des bouchons, d'autant que l'A47 est coupée à St Chamond, bref que du bonheur. Après Chalon je retrouve la pluie, il fait d'énormes radées mais ça roule quand même pas trop mal, je me pose avec juste 4h23 au premier parking après la station d'Auxerre, j'ai faim.
D'après les calculs du GPS en moins de 4h30 ça doit passer d'ici pour aller à Dieppe, mais ça va être chaud. En montant je trouve toujours autant de pluie et même de grele. Mais ça, c'était avant le drame bien entendu. L'A6 est coupée de Evry à Rungis, bon pas grave, il me reste l'option N118/A86/A13, mais... La 118 elle est coupée au niveau de l'A86, je perds de précieuses minutes en rejoingant le périph via l'A104 et l'A10, j'adore Paris. La journée ça roule pas, et la nuit c'est tout fermé. Mais comme je suis extrement tétu, je lache à aucun moment l'accélérateur, même pas osé faire un crochet pour m'arrêter prendre ne fût ce qu'un café sans sucre. Que dalle, NIB. De toutes façons, j'ai foutu du sonic youth à fond, y a pas moyen que je m'arrête. Après une traversée à la one again de Rouen, je finis par atterir avec 4h29 au poste de garde de la DFDS. Pchhhhhh je decompresse. Il y a des clandé qui tournent autour, et les flics sont pas loin non plus, il pleuvasse, ambiance très sexy sur Dieppe cette nuit. Le temps ensuite de m'avancer dans la file juste derrière un Phone Freight j'ai 4h32 de guidon, merci Paris.
Après avoir dormi un peu moins de 3h, on me reveille pour mettre en route, ils prennent pas de risques, on est reveillés, presque une heure avant d'embarquer. Le ferry part bien à l'heure, mais le café est en panne au resto, on frôle l'emeute. Le routier Polonais à pas trop d'humour à 5h du matin. Je mange vite fait et je vais vite redormir une paire d'heures dans la cabine 635 (entre la 634 et la 636.) Le bateau est bien à l'heure à l'arrivée à Newhaven et je rejoins Ray sur un parking boueux et tordu pour lui filer 2 clients, Swindon et Bristol car je dois encore terminer ma super coupure...
A 12h30 je mets enfin en route, il y a presque du soleil et une certaine legereté dans l'air ; ça fait du bien. Il me faut quand même pas loin de 2h de volant pour rejoindre Bourne End, ça roule nickel. Le coin est pittoresque et la zone industrielle ou je livre ne l'est pas moins, c'est bien la preuve qu'on peut faire des zones industrielles "jolies" pas comme la plupart des nouveaux batiments de logistique. Ici, je livre 22 palettes de stylos, de cartouche d'encre de toute les couleurs. C'est de plus en plus rare les marques qui font encore eux-mêmes leur logistique. Ici, pas de problemes, les papiers sont signés avant même d'avoir dechargé. De là, je file plein nord ouest pour vider mon second et dernier client à Hatfield au tout début de l'A1. Ici, changement radical de décor, je pourrais aussi bien être à Clesud, St Quentin Fallavier ça serait pareil, à la difference près qu'il y a pas de parkings et que tout le monde porte bouson et bonnet jaune fluo. Je finis non sans mal par arriver au bon batiment. Ici, le reglement est strict, tu dois rouler avec au pieds les pompes de secu, le blouson fuo et en warnings. En gros t'as le droit de rien faire, sauf d'attendre que les gugusses aient fini leur pause et de tirer tes palettes si t'es vaillant pour gagner du temps.
Le retour que j'avais à Southend est annulé, finalement je vais reprendre le ferry à Portsmouth pour Le Havre. C'est pas que ça m'enchante plus que ça, d'autant que le bateau ne part qu'à minuit. J'ai donc largement le temps d'apprecier les bouchons du soir de la M25, et ce soir, c'est bien gratiné sur Heathrow. Dès que j'enquille la A3, ça va nettement mieux, sauf que passé Guilford il se met à tomber des cordes avec de bonnes rafales de vent, c'est deprimant, et ça dure jusqu'à ce que je me pose au port.
Hier soir, le capitaine avait annoncé une "forte" mer. Ah ben il s'est pas trompé le pitaine, c'est pour ça qu'il est chef d'ailleurs. Mais personnelement, moi j'ai dormi comme un bébé. Pour mes 2 autres compagnons de cabine ça a pas été la même visiblement... Mais on se quitte quand même bon amis à 8h du mat, près à affronter les bouchons du matin au Havre. Quelle bonne idée quand même dans un des ports les plus grands d'europe que de faire débarquer les ferrys en centre ville, vraiment, c'est une excellente idée, et puis ce choix d'une arrivée à 8h du matin, vraiment, fallait y penser ! Il me faut quasi 30 minutes pour arriver à Rogerville du moins dans sa superbe zone industrielle. La commande de 88 fûts est prête, j'attends juste qu'un quai se libère et à 9h30 je suis reparti. Pressé mais à 80/85 vu que je suis en ADR.
Je sais pas si c'est la peine que je parle de la météo, puisque de toutes façons j'ai eu la même toute la journée, toute la semaine, tout le mois, et là, je sature. Mais je sature encore plus quand j'entends à la radio que les politiciens, de droite comme de gauche ne sont pas favorables à exposer leur patrimoine sur la place publique, un concensus de droite et de gauche ! ça arrive jamais ça ! C'est pour dire à quel point tous autant qu'ils sont, ils ont de la merde au cul quand même !!! C'est donc plein de degout que j'arrive à Montreuil Bellay à 14h30. Les caristes sont pas motivés, et ils trainent à la machine à café en se racontant des histoires de vieux caristes, c'est rigolo finalement. Une heure pour vider 11 palettes quand même, mais j'étais prévu demain alors j'ai pas moufté. De là, je suis parti tout shuss à Parçay dans une toute nouvelle ZI chez ND.
Bon après avoir laissé mon passeport, mis mes pompes mon gilet et tout, j'ai pû enfin acceder à ma porte pour y charger environ 950kg de barquettes en plastique. Mais les palettes passent pas en hauteur, même en tassant 2,90m ça rentre pas dans une Chereau, ni un Lamberet, ni une Schmitz. Alors il faut degerber, même si c'est bientôt l'heure de la débauche, tant pis ça fera ds heures supp, on s'en fout, allez go action. D'après les papiers, j'ai RDV demain à 7h à St Rambert d'Albon. J'y serai jamais bien sûr, je vais au plus loin que me permet la RSE, c'est à dire au beau milieu de notre si bel hexagone à l'aire de centre de la france. Et pour être encore plus au centre, je me suis garé pile à equidistance de l'entrée et de la sortie de la station, et du coup suivant si je suis au volant ou dans la couchette, je suis plus près de Brest, ou de Nice ! Bon, vu la météo ce soir, j'ai des doutes à penser que je suis près de Nice.
3 excellentes nouvelles ce matin : déjà on est vendredi, ensuite il ne pleut pas, et cerise sur le chapeau le café à l'Autogrill est ouvert alors qu'il est même pas 6h du matin ! J'ai donc décollé en pleine forme à 5h57, c'est vraiment génial comme info non ? Mon projet immédiat, c'est avant tout d'arriver à Albon en moins de 4h30. Oui, je sais, de l'Aire du centre de la France à Chanas, y a un bout, mais si mes prévisions sont bonnes, ça doit le faire. D'abord avec 980kg dans la semi, à priori le 500 devrait tout monter de partout à la régule et conserver une bonne moyenne. La chance est avec moi, car j'ai passé St Etienne la plus belle ville industrielle du sud de la France à la régule à 8h55. Je me souviens trés précisement de l'heure car c'était l'heure de la chronique de François Morel sur Inter, ce matin c'était vraiment beau, un hommage à Belmondo sur la voix de Gabin, il a assuré Morel pour une fois. A Givors, je croise mon pote Tophe69 qui arrive juste de l'extrème nord est du département 69, juste une qso rapidos sur le 19, et je finis par arriver sur le parking de CEM à Albon avec 4h12 de volant, CEM étant bien entendu les initiales de Bricomarché comme tout le monde le sait. (ça m'a occupé une parti des 4h12 de ma folle descente).
Ce qui est bien chez les mousquetaires, c'est que tu dois mettre tout ton barda de chauffeur morderne, pompes gilet, mais que tu touches à rien. Le manut est un moulin à paroles, ce qui m'arrange bien car je dois faire 45 minutes de pause. Ensuite, une fois vide, je vais ramasser 4 palettes de cacahuètes concassées à Bougé (l'autre pays de la cacahuète) et je ramène tout ça au dépôt. Il est déjà midi, Franck est encore là, et me sort tout ça vite fait pendant que mon big bag de boss m'explique le topo pour la suite. Sweden squatte la piste de lavage, et j'ai pas la patience d'attendre parce que j'ai un mini week-end à la maison qui se profile. Je rentre tout feu tout flamme à la maison après avoir dû affronter un troupeau de grumeaux, dont un camping cariste du 25 que j'aurai aimé etrangler ! Demain départ à vide direction Roma à 18h. Il fait un temps magnifique, c'est le moment de commencer à remettre en route la piscine qui pour le moment est dans un état proche d'une mare aux canards. Bon week-end !!
Comme quoi, même en calculant tout, on peut se faire avoir, j'vous explique. Je dois descendre au plus bas ce soir direction Rome. Mais comme il fait un temps magnifique à St Peray, j'ai décidé de partir au dernier moment de manière à sortir du territoir national avant 22h, puisque chez les macaronis ont peut rouler jusque 8h le dimanche matin. En faisant un gros mimi à moitié à 19h, je me suis dit, nom d'un chien enragé j'ai pas regardé s'il y a des fermetures de prévues au Fréjus. Et oui, des fois, j'ai des illuminations comme ça quand j'embrasse ma femme. Il y a des fois aussi ou j'en ai en carressant mon chien ou en faisant caca, ça dépend. Bref, le tunnel ferme de 22h30 à 0h. Ce qui correspond grosso modo à l'heure ou je vais passer, et j'ai pas envie de moisir à la plateforme ou il y a même pas une machine à café.
Et dire que vendredi, j'ai fait des pieds et des mains pour pas passer par Nice, j'ai l'air con une fois de plus en enquillant l'A7 direction South. Soit disant le trafic devait être chargé en vallée du rhône, je l'ai rarement vu aussi calme. Quelques bagnoles, quelques frigomans eparpillés par ci et par là aussi, rien de plus. Je peux donc apprecier pleinement le coucher de soleil sur le chateau de Mornas et commencer à pester contre les moustiques qui vont s'echouer sur mon magnifique par brise. Le gouvernement devrait s'attaquer à ce problème, voici bientôt un siècle que le transport routier existe, et pourtant, il y a toujours autant de moustiques et d'insectes peu disciplinés, il faudrait enfin leur faire passer un permis, une FCOS, c'est pour leur sécurité et la notre aussi !!! Il est 22h quand j'arrive sur Brignoles et me voilà un délinquant, j'ai honte, je prie pour que personne ne me dénonce, c'est si vite arrivé....
J'ai coupé un peu plus d'une heure sur le parking à Antibes, il y a une trés bonne connection, j'en ai donc profité pour me detendre un peu sur le net, et puis, il a bien fallu que je me resolve à décoller. Traversée de Nice à la régule, pas un grumeau, rien que dalle ! Que c'est bon de rouler la nuit du samedi au dimanche !!! Il y a seulement quelques groupes de jeunes qui sont en route ou de retour de fiesta, c'est juste de ça dont je me méfie, pour le reste, le temps est clair, la route sêche on peut donc enquiller tout shuss sur l'autoroute des fleurs. Je m'accorde un bon café après Albenga car je le vaut bien, et je prends mon premier gros coup derrière les oreilles après Recco, je prends un acompte de 20min de ronflage sur le siège...
Après un dernier café, je réussi à calculer mon temps de routas, il me reste 1h51 à rouler. Pfff tout ça ! Si j'étais au canada, il me resterait 3h51, soit de quoi aller m'enterrer à Pomezia. Mais on est pas au Canada, et c'est tant mieux car sinon, je serai pas face à des palmiers. Petit à petit le trafic se reveille, je double des camelots qui vont sur les marchés avec d'improbables camionettes faites maison. Je finis par atterir au bout de l'A12 après Livorno, il est déjà 6h15, le jour se lève et j'en ai ras la casquette. Il y a de la place, suffisement loin de l'autoroute, je vais être bien !!!
Pour la première fois de l'année, il fait chaud, et c'est la chaleur qui me sort du lit à midi. J'ai une dizaine de voisins en tout, mais pas de français, l'inverse eût été étonnant. Vu la météo j'en profite pour faire du ménage et du rangement, c'était pas du luxe !
Démarrage en douceur ce matin à 2h, je suis tout seul ça c'est nickel ! J'aurai pû partir plus tard, mais j'avais calculé mon coup de manière à rouler au maximum au taquet de partout sans voir de képi ni sans être géné par le trafic. Un peu avant Rome je me fais doubler par un frigo qui avait bien du mal à tenir le cap, comme de toutes façons je lève la plupart du temps le pied quand je me fais doubler, ça a été, et de loin je voyais le type faire des écarts incroyables, j'ai rarement vu un type s'obstiner à ce point là, finalement après avoir évité les glissières un coup à droite, un coup à gauche, il finit pas abandonner et s'arrêter, ouf, je suis soulagé. Le trafic demarre juste à se reveiller sur la route de Latina, à 5h40 je suis contre le portail du client, et je peux aller finir ma nuit.
3h15 plus tard, le client arrive, à la bourre. Normal, c'est lundi, mais ça m'arrange, au moins j'ai mes 3h de coupure, c'est nickel. Comme prévu les palettes sont prêtes, ça traine pas pour charger ni pour faire les papiers, à 9h30 je suis déjà reparti lourdement chargé avec 953kg. En partant j'ai hésité à essayer la route qui longe la côte pour rejoindre l'autoroute de Citavecchia tout en évitant Roma. Mais, un manque de courage évident m'a fait choisir la route normale. Bien sûr ça bouchonne un peu avant la tengenziale mais sans plus. Ce qui est surtout remarquable ce matin, c'est le superbe soleil qu'il y a. Et dire que le dernière fois que je suis venu, il negeait, pourtant c'était il y a pas si longtemps. Comme il fait beau, la polizia stradale est sur le pied de guerre, et du coup, ça roule pas vite du tout sur la nationale entre Citavecchia et Rossignano. Le truc infaillible c'est de se caler sur le 5, et d'écouter les infos trafic en temps réel.
Comme la fois dernière, je m'arrête à San Stefano pour casser la croute et me jeter sous la douche gratuite de l'Autogrill le tout en 32 minutes. Il me reste en tout et pour tout 1h59 de volant pour aujourd'hui, j'ai donc pas de quoi faire du tourisme, comme je suis joueur, j'ai bien regardé en passant à Rossignano j'ai mis 18 minutes de plus qu'à la descente, comme quoi la nuit, on gagne du temps. Comme aujourd'hui j'ai la baraka, ça roule nickel chrome jusqu'à Brugnato ou je me pose avec pile poil les heures pour une fois ; 9h00 de guidon, sans le faire exprès, enfin si un peu quand même ! Allez bonne nuit les petits demain départ avec les poules !
A minuit je suis au comptoir de l'Autogrill face au serveur qui ressemble plus à un boucher. Mais un boucher qui ferait du café. Dès que la coupure est ok, je décolle avec un peu d'apréhension car j'ai eu bien du mal à dormir cette nuit. Heureusement pour moi, l'autoroute est vraiment deserte cette nuit, j'ai vu absolument personne. Il y avait de gros travaux à Genova mais ça a passé nickel, j'ai doublé un seul camion juste avant Vintimille, c'est pour dire si c'était calmos !... Après Nice, le ciel est lezardé d'éclairs, et il pleut même sur l'Esterel, incroyable. Je me pose un peu après sur la station blindée de Vidauban je crois, c'est une Leclerc. Je mets à profit ce temps pour lire mon petit forum en buvant un excellent café.
45 minutes plus tard c'est reparti, je me régale aux infos avec les details sur le capital de nos élus, c'est bien moi je trouve ! En fait même à l'opposition ils devraient en faire autant. Le jour se lève quand je passe Aix, et j'en ai déjà ras la casquette, je me dis que je vais devoir reprendre un café à Lançon, et puis je pousse ça à Sorgues et finalement c'est à 7h22 que je me pose à Mornas face à un magnifique chausson aux pommes et un expresso, je kiffe ! En sortant ensuite à Bollène, je vois un DOUMEN qui me fait signe de m'arrêter, je crois qu'il est perdu, qu'il veut un renseignement, mais en fait c'est Seb ! Quel con je suis !!! J'arrive pas à me mettre dans la tête qu'il a plus son R620 !... Dommage, on s'est loupés de peu pour le café à Mornas ! Ensuite j'ai pû rejoindre non sans difficulté Aubenas, c'est tout en travaux la route, et c'est bien chiant. Mais c'est pas dramatique non plus, quand j'arrive chez le client il y a de la place et je suis vite dechargé. Ensuite, c'est la grande classe, je recharge que ce soir au Teil. Donc je descends tranquillou et je me gare le long du batiment en pleine ombre, avec un leger vent pour me carresser les orteils, mmmmmmhhhhh
A 19h et des boulettes, la coupure est finie mais la commande pas tout à fait. J'ai le temps de boire le café avec Sylvain le Breton et son SCANIA s-u-p-e-r j-o-l-i bien cool le pilote. A 19h45, je peux enfin riper avec même pas 2t dans la semi et monter à la régule au dépôt, tout au plus je serai emmerdé par un type incroyable de chez Mory, je m'ecarte pour le laisser rentrer à Valence sud, et le gars accelere à mort, et me bloque sur la voie du milieu jusqu'à Valence Nord, pile là ou c'est interdit de doubler. J'avais envie de meurtre. Finalement il a été obligé de lever le pied à cause d'un chantier, mais à con, con et demi, j'ai moi aussi levé le pied... Arrivé finalement entier à Jarcieu, je largue tout, palettes et frigo, car ce soir j'ai une mission qui ne plait pas du tout, je dois atteler un plateau et monter à vide pour demain au dessus de Clermont Ferrand. ça va qu'il est neuf et tout joli ce plateau, sinon, je me mettais en grève... Pas trop le temps de trainer en tous cas, je monte à Mach 4 en Auvergne, à 1h30 je suis à Aigueperse, prêt à aller dormir le long du cimetière !
Y a pas à tordre, on dort vraiment bien au cimetière, ça serait étudié pour que ça m'tonnerai pas, et c'est pas Maggy qui me contredira. A 10h30 je rentre à l'usine non sans apréhension, j'arrête pas de me demander ce que je fous là. La chargement s'annonce quand même assez simple, c'est des gros paquets de bardages sur 8m de long, j'aurai pu charger en taut. Sur le CMR la miss du bureau tamponne en gros, arrimage effectué sous l'entière responsabilité du transporteur. Le cariste a pri des photos, je lui ai demandé si ça allait, il a dit : IMPEC ! C'est donc sous un soleil radieux qui irradie l'Auvergne que je m'en vais pas sur du tout de mon coup, par sécurité je retends un coup les sangles au bout de 30 minutes et advienne que pourra. Pour être sûr j'ai pris la courbe qui relie l'A71 à l'A89 à la régule, et je suis toujours vivant. Je passe St Etienne à la régule ou presque, j'ai pas tenté le diable dans le virage du tunnel ni celui de l'embranchement avec la N88, je me le referai à la Ken Block plus tard. Tout ça m'amène avec presque 3h de routas à l'aire des routiers internationaux afin de prendre une bonne douche tranquille, et bien sûr retendre des sangles qui ont pas bronché.
C'est quasi l'été dans la vallée du rhône, y a des pêcheurs dans tous les cours d'eau abrités sous des ombrelles, on a du mal à s'imaginer qu'il neigeait il y a encore 3 semaines et que notre pays traverse une crise énorme, que des attentats ont encore plongé les USA dans la peine et que la note de l'Allemagne va être abaissée à AAA-. Malgré tout ça, il règne un air de tout va bien, c'est vraiment agréable !!! Et le mieux dans tout ça, c'est qu'arrivé à Luynes pour vider, je me suis permis le luxe de bloquer pas loin de 5 minutes l'axe principal de la commune pour me mettre en place, et m'y reprendre à plusieurs reprises à cause d'auto vireur et à cause que je suis pas bon, le tout sans AUCUN coup de klaxon ! Rien ne va plus, si maintenant le 13 moyen ne klaxonne plus, et ne rale plus, il y a de quoi se demander ou va ce monde !? Je rigole comme ça, mais j'étais soulagé de rien avoir cassé pour rentrer dans ce trou à rats de chantier, les tubes du tracteur sont passés bien prêts de la case "feraille" à la decheterie.
Une fois vide, j'apprends que ce soir je dors dans mon plumard conjugal, un mercredi soir, c'est vraiment incroyable ! Je fais une dernière petite coupure de 30 minutes à Sorgues et j'attends qu'il fasse nuit noire pour rentrer avec le plateau, c'est la honte de partir un samedi avec un frigo et de rentrer en plateau !
Grosse, grosse journée qui s'annonce, je demarre à 9h. Il fait un temps magnifique et je vais direct chez Volvo à Valence pour une bricolette après avoir fait une croisurette avec SMX. 17 minutes de volant plus tard, je suis chez les pros, et pendant qu'on bricole mon antique Volvo, on me remets les clefs du tout nouveau FH, un glob 500 EEV, je suis comme l'Himalaya, conquis. Bien sûr j'aurai aimé atteler une semi lourdement chargée pour me faire une idée, mais déjà j'ai pu avoir un aperçu, et le position de conduite, ha la la ! Et les boutons partout oh lo lo ! Et les placards dans tous les sens ! Hi hi hi ! Une tuerie ce camion qui roule ! Du coup j'ai même fait une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=ymeU1zWhyD8 Après cet interlude, je dois quand même travailler un peu, un peu j'ai dis. Je vais donc toujours affublé du plateau à Epinouze pour y charger des poutres métaliques. Mais c'est fermé quand j'arrive, impec, je peux commencer à monter ma vidéo.
A 13h30 les pontier est au pied de la grue, on attaque le chargement : Fais comme d'habitude, j'y connais rien en plateau. J'essaie bien de donner des coups de main par ci, par là, mais les types savent exactement ce qu'ils ont à faire, et je peux commencer à balancer des sangles. En partant on m'a fait remarquer que les autres mettaient pas autant de sangles, mais moi je trouve que ça fait joli. Passage au dépôt pour laver un peu le tracteur et négocier en vain le decrochage du plateau. Mais sans succés, le chef est un incoruptible. Je dois completer le plateau demain à Valence, retour au bercail, completement explosé à 18h00.
Hier c'était l'été. Ce matin, c'est l'automne, A 8h30 je suis dans l'ancienne usine Reynolds, les stylos, cette usine qui était un fleuron de l'industrie Valentinoise et qui est partie s'expatrier au pays des nems et du canard laqué. Je charge non pas du canard laqué, mais des poteaux metaliques laqués, le cariste est aussi bon que moi ce que je suis un expert en plateau, quel joli tableau ! Sous la pluie en plus, on est jolis ! Je deteste mon chef !!!! Mais d'un autre côté, je suis bien content parce que à 11h j'étais rentré à St Peray, c'est vraiment génial le plateau ! I LOVE MY JOB !
C'est vrai j'ai eu un grand week-end, mais j'ai pas eu de chance niveau météo, et pour me narguer, ce matin, il ne pleut pas. J'aurai bien tondu avant de partir, mais je suis pas certain que mes voisins apprécieraient à 3h du matin, faudrait que j'essaie pour voir. C'est donc la fleur au fusil et après avoir retendu encore une fois ces satanées sangles que j'ai mis en route mon 32T. Même si j'ai pas reveillé mes voisins avec la tondeuse, tout le quartier a été bercé au son des poutrelles de feraille. Je roule bien plus cool que d'habitude sur la route des pêchers qui em ranène sur la N7. C'est qu'une fois sur l'autoroutas que je me detends un peu. 2 bonnes heures plus tard j'arriave au Col de Ceigne, arrêt obligatoire pour le café. J'observe un peu les têtes autour de moi, ça me rassure, je suis pas le seul à av oir la tête dans le fion. Le plus chiant reste la suite avec la traversée de Bellegarde, une fois sur la 4 voies direction Gex, j'ai une bonne file de bagnoles collées derrière moi, je suis content... J'avais pas trop d'indications pour le chantier à Thoiry, mais de loin j'ai vu une grue, vu la taille du village, j'avais 9 chances sur 10, mais non, raté petit scarabé, c'est un autre chantier tout rikiki à deux rues de là, au fond d'une impasse. Impec, je peux me mettre en place et piquer un roupillon en attendant le client.
Une heure plus tard, les gars du chantier sont là, j'ai rien à faire mis à part enrouler mes sangles, fumer des clopes et raconter de grosses conneries, du style que je suis un king du plateau et du convoi exceptionnel, exactement comme Dridri qui raconte ses exploits de frigoman ! LOL. Une fois vide, je vais pour partir, mais ça fait déjà 2h15 que je suis là, alors je prends mes petites jambes et je fais au MIGROS en face acheter un peu des provisions. De toutes façons, j'ai le temps, je rentre à vide au dépôt, IMPECCABLE ! Passé Chambery, je suis le dernier d'une longue file de camions dont le premier semble vraiment avoir du mal à grimper les côtes, on peut pas doubler vu que c'est en travaux. Dès que j'ai pû enquiller j'ai attaqué, coup de bol, y a eric69, on stoppe 5 minutes qui se transforment en 30 minutes au café. En tête de cortège qui grimpe les côtes moins vite qu'un G290, il y avait un Scania Euro 6 Italien rempli de stickers "test véhicule". Pour le coup, essai non concluant j'ai l'impression....
Arrivé au dépôt je jette sans regret le plateau et je récupère la Chereau que j'avais largué mercredi pour une mission interclochers, je vais charger un complet de plantes à 5km de là pour vider foulée à Anjou, soit un tour à 15km, l'avantage c'est que ça speede pour charger et pour vider. De là, je vais charger 6t de prduits chimicos à St Clair du Rhone. L'usine est deserte, pas une seule citerne sur le parking, alors que certains jours c'est blindé. Retour au dépot au plus vite et une fois à quai, le chef me joue de la flute, et finalement, j'hérite d'un excellent voyage pour descendre à Paella Country. Vu que bien sûr il manque des palettes, j'ai plus qu'à couper à quai. Le soir, on prend le bus DUARIG et on va bouffer au resto chinois avec Alain, Antho et Dur, et passer une excellente soirée, en plus c'est Antho qui paye ce soir, ça n'a été que meilleur ! D'ailleurs pour info, c'est le mois de son anniv, donc il paie les repas jusqu'à la fin du mois. C'est le 3e jour de suite que je bouffe chinois, ma femme m'a dit que j'allais finir avec le trou du cul bridé. 24 ans de vie commune, et je m'aperçois aujourd'hui que vis avec une poetesse.
Comme disent les djeuns de maintenant ; ça pique ! Debout à 3h30 avec 4h de sommeil, je suis trop vieux pour ça... J'attrape un peu de gasoil, je lave vite fait et go !!! Vu l'heure il y a pas grand monde, à Valence il y a eu un très grave accident mortel et spectaculaire, une voiture est venue s'encastrer sous l'arrière d'une semi, j'ai encore l'image dans la tête de cette voiture completment ecrasée coincée sous la barre justement anti encastrement. Le type a surment dû s'en dormir avec le cruise control. Le chauffeur du camion doit être bien secoué aussi.. Le jour se lève avec un magnifique soleil sur le languedoc, une belle journée s'annonce. Les infos du matin nous bassinent encore avec le mariage homo, on dirait qu'il y a aucun problème dans ce monde. Arrivé à Narbonne, je stoppe pour le petit dej decrassage en moins de 50 minutes parce qu'il faut pas deconner. Un peu avant Perpignan, je me fais deposer sur plat par un gros SCANIA série 4, on se retrouve en même temps malgré tout au péage à Perpi nord. Pas de chances il y a contrôle routier, le chauffeur m'a regardé avec des yeux en panique, le pauvre, il y a échappé, mais il a dû faire un bon litre d'huile... C'est sans soucis que je traverse la frontière, bien qu'avec les vacances et le soleil, il y a déjà une recrudescence de touristes. Depuis quelques jours le nord de la N2 est interdit aux PL, du coup tout le trafic se reporte sur l'autoroute et ça se sent. C'est bien pénible. A 13h30 j'arrive un peu en avance chez Carreras, je me cache dans un coin et je casse une graine, non, pas de nems ce midi.
Les formalités sont bien lentes pour rentrer, il y a un petit nouveau en formation, la sorcière habituelle est sur les nerfs tellement que le nouveau pige rien. Par contre pour vider ça va extrement vite. J'en profite pour calculer la suite ; le GPS m'annonce 1h55 pour rejoindre Peniscolà, il me reste 1h59 de route. Pour 4 minutes de marge, ça serait con de pas tenter le coup, alors je tente. Bien concentré, je fais une carresse à mon fidèle compagnon de route et je lui carresse la pdale de droite sans jamais la lacher tout du long. J'y croyais pas trop en partant, mais y a rien qui m'enerve plus que de pas tenter. J'ai foutu un album de "She wants revange" dans le poste, et là, y a plus rien, mis à part les Mossos qui peuvent m'arreter. J'avais tellement la pêche que j'aurai pû tracer jusqu'à Agadir, mais non, j'ai été sage, je suis sorti comme un bon soldat à Peniscolà. Une fois delesté de mes 14 palettes, je me sors du quai avec la banane ; 9h58 de guidon ! Y a bon !!! Le seul truc pourri dans l'histoire c'est que je suis dans le seul endroit de l'espagne ou il y a pas de rade et planté là le long de la n340.
Finalement, j'ai réussi à dormir correctement environ 5h. C'est incroyable le trafic qu'il y a sur la 340. A 4h45 j'ai décollé de mon super parking, tout seul comme un grand. 25 minutes plus tard j'étais accoudé au bar de la Paqui face à la serveuse qui finit sa nuit, un café et un donut, ça fait du monde tout ça. J'ai rien demandé de particulier à la serveuse, mais elle avait envie de vider son sac, tout y est passé, la crise, les gens, la météo, tout, en 22 minutes chrono. Je me suis pas laissé faire parce que je voulais arriver pour l'ouverture chez mon client à Paterna et éviter le trafic du matin. Bonne pioche, à 7h pile je donnais mon CMR ; mauvaise pioche ils ont du boulot en retard de la veille, je dois attendre minimum 2h. Et pourtant, je suis le 1er camion !!
Qu'à celà ne tienne, je me cale côté passager entamer une partie endiablée de "cities in motion" et 2h20 plus tard, le cariste m'invite à le suivre jusqu'à l'entrepôt. C'est vraiment miseureux pour rentrer la dedans, ça passe finot finot de partout et le pire c'est qu'on recule à l'aveugle vu que c'est tout noir et à contre jour, il faut juste guetter les hurlements du cariste et descendre plusieurs fois pour évaluer la situation. Une fois à quai ça va vite pour vider, c'est déjà ça. Je vais récuperer le CMR au bureau, il y a un boulet de canon de 25 piges qui signe les papiers, elle est tellement bombasse que j'ose à peine lui sourire de peur qu'elle croit que je la drague. Passé ce moment d'émotion, je prends la direction de Xativa au sud de Valencia. Plus je descends, moins il fait beau, et une fois sorti du tunnel de l'Olleria, il tombe des gouttas mélangées avec un peu de soleil. Je charge justement à l'Olleria dans la zone du plastique. C'est un peu comme Oyonnax, mais avec des palmiers et en plus bordelique.
J'ai chargé une super tournée pour le genre de magasin ou on achète que de la merde à pas cher. Enfin, c'est toujours trop cher la merde. Bref, dans la semi il y a 31 palettes avec un mix de boites en plastoc, planches à repasser, poubelles, bocaux, articles cadeaux tous plus affreux les uns que les autres, et c'est marqué en gros sur les palettes, CAMION HAYON, ils auraient pû rajouer aussi : ET CHAUFFEUR VAILLANT. Je décolle de là à presque 13h, bien cools les gars ici. Aidé par mon GPS Turbo Intercooler je me rends bien compte que je vais devoir faire tourner les bielles, je vais donc pas pouvoir musarder sur la natio, je prends l'autoroute tout du long et je me sens bien seul du coup. Tout au plus, je me suis arrété chez Tona, mais aujourd'hui les sanitaires et la douche était bien crados. Je vais au plus loin que je peux ce soir, ce qui me fait atterir au tout nouveau parking gardé le long de l'autoroute à Cardedeu après une traversée à la régule de la capitale Catalane. Pour le moment tout n'est pas opérationnel, du coup, c'est gratos. Au final, ça devrait pas être trop mal, 19h35 fin des opérations.
4h00 quand mes 2 reveils sonnent de concert, j'hésite à reprendre 5 minutes de sommeil, et puis je me lance, je me jette dans mon futal et mon tee shirt. J'ai RDV avec le gardien, un roumain d'un certain age, ancien routier victime de la crise qui vit ici dans un mobil home et fait le vigile. Hier soir, il m'avait promis le café à 4h15. La classe, le café est prêt, il est infect, j'ai jamais bu du café pourri comme ça, mais le vigile est tellement brave... Mais bon, c'est de ma faute, j'ai qu'à avoir une machine à café All Ride. A 4h30 pile la barrière s'ouvre, et j'entame ma folle remontée. Il y a quand même du monde vu que la N2 est interdite, les parkings du coup sont assez pleins, les voleurs de GO ne savent plus ou donner de la tête ! J'ai jeté un oeil en passant à la Medina, 1 camion dans chaque sens, ça sent le depôt de bilan... Le café du roumain, m'a retourné le bide, et je suis à deux doigts de la cagagne, mais alors, j'ai une patate, un truc de fou ! Ce matin, il pleut sur la Catalogne, mais je perds pas une seule seconde, je garde le pied à la tôle tout le long, si bien que je me pointe le long de mon premier client juste avant Alès à La Calmette avec 4h23 de guidon. PILE POIL ! Le temps que je sorte tout mon bazar et que je me rende compte que la télécommande du hayon est HS, le client arrive et on peut déballer. Du velour !!! J'ai même le temps d'aller pecho un gobelet de café au Super U voisin le temps de finir mes 45.
De là, je coupe à travers la Camargue que la planète nous envie pour rejoindre Istres et les transports STP pour leur laisser 10 palettes pour un magasin à Marseille. J'aurai autant aimé leur laisser les deux autres, mais le chef aurait jamais voulu. J'essaie en vain d'appeler mon prochain client à St Pierre au sud de Marseille, mais waloo ça repond pas, alors, je fais confiance à mon instinc et surtout, c'est les vacances ici, et ça va me faire arriver la bas entre midi et deux. Tu parles d'un calcul à la con ! Déjà je me suis fadé les 5 avenues bien chargées, et ensuite pour rejoindre la zone commerciale... Comment dire ? J'ai bien cru que j'allais fondre un fusible, déjà je me suis enquillé dans une avenue assez large, 500m plus loin c'était marqué 3,60m... vas y fais peter le 1/2 tour pourri. J'essaie d'y aller par la sortie La Pomme par l'A50, j'ai 2 faire deux fois le tour parce qu'à un endroit c'est interdit aux 3t5, vas y Léon, on la refait, et puis je ne sais pas quel miracle j'ai fini par trouver l'intermarché, l'Aldi, et sa zone pourrie. Mais pour vider ça été. Un peu hardos pour rentrer, mais on a vu pire. Par contre, la vendeuse ne me rassure pas en me disant que je pouvais absolument pas aller à l'autre magasin avec un si gros camion. Elle m'a parlé de sous sol, d'immeuble, j'ai rien pigé.
Mon premier soucis, c'est déjà rejoindre le boulevard de Redon sans me faire couillonner, Bon, j'ai pinaillé bien sûr, je me suis gourré une fois ou deux, j'ai même fait un demi tour warning juste pour m'éviter du trafic et surtout choper le boulevard du 1er coup, j'avais pas le droit, mais zob. Et le pire, c'est que j'étais loin loin loin d'être au bout de mes peines. En arrivant à l'adresse, j'ai compris que j'étais dans la merde, le 83 boulevard de Redon c'est une immense résidence avec des milliers d'habitants. Avec au milieu un centre commercial, je me suis garé en warnings dans le rond point. Il y a même un vigile super sympathique qui m'emmene d'abord en bagnole en reperage. Là, j'ai pigé, la mini cour, le sous sol... Pas moyen de venir là avec le camion, fût il un 500 FH attelé à une Chereau. Pour faciliter le tout, il y a juste 2 nenettes au magasin qui doivent peser à elles deux, 80kg. ça va pas être facile de faire rouler les palettes depuis la route jusqu'au magasin puisqu'il y a pas de reserve, d'autant que ça grimpe à 10%. Pour rentrer, j'ai eu l'aide du gardien qui m'a bloqué la circulation, j'ai tout remonté en sens interdit en marche arrière pour m'enfiler juste à côté d'une place fauteuil roulant, un truc de fou, je me suis epatté moi-même. En tout, il m'aura fallu 1h30 de transpiration pour tirer les 8 palettes, qui passent pas en hauteur sous les portes du magasin, ras le casque Phil26 !!! Le gardien languis aussi que je ripe parce que tous les passants lui demandent, mais alors, comment il est venu la le camion ??? Une fois vide, je suis chaud bouillant, et je dois me recogner les 5 avenues, une petite frayeur au pont sous l'A50 marqué à 3.80, pourtant ça passe à l'aise, et ensuite, j'avoue j'ai fait le batard pour gagner du temps et vite me poser à Rognac à l'imprimerie le long de la 113. Rien n'est prêt, mais je dois être à 8h à St Etienne demain. Coupure quai 4, et surtout, une douche, viiiiiiiiiiiiiiiiiiite !
3h57 après le café et le remplissage de CMR je décolle, il fait bien humide et poisseux ce matin. Je suis bien tranquille tout seul sur l'A7, c'est les vacances, y a pas d'heure de pointe, c'est le seul avantage des vacances d'ailleurs. J'ai passé Givors à 7h du lat, ça roulait nickel dans les 2 sens, ça c'est bon ! L'entrée à St Etienne s'est fait pareil à la régule, mission accomplie, à 7h45 je suis arrivé à l'imprimerie et vide à 8h. Le chef sait pas quoi faire de moi, pas grave, je me jette au lit bercé par le bruit des gouttes de pluie sur la cabine. A 9h30 j'ai la suite, il me faut redescendre sur Lyon, Enfin Genas plus exactement ou j'ai 2 ramasses cote à cote. J'ai même pas 3m de plancher et c'est déjà 11h30.
Du coup, le chef m'envoie charger à St Genis, là ou j'avais galéré le dernier coup, et comme la dernière fois, il pleut. J'ai tenté de rentrer en marche arrière dans le portail, et ça passe, du coup, le reste est bien plus facile, mais je dois attendre car c'est pas prêt. Et il pleut, il pleut, il pleut, c'est deseperant ! Surprise quand j'ai fini, je dois encore aller completer chez Breger, je commence à flipper pour mon amplitude ce soir. Par chance ça va super vite pour charger, mais bien sûr c'est pas dans l'ordre. Donc arrivé à Anjou pour vider les fleurs, il faut d'abord sortir les palettes à Breger, et les remettre bien sur. J'ai pas trainer pour revenir a dépot, tout vider, et vite recharger sans l'aide de Franck puisqu'il est pas là. C'est balot. Du fait que j'ai pas le temps, je peux même pas perdre une minute à me moquer du motard aurelien, ni de ce fonctionaire de Sweden. J'ai pécho un voyage bien tranquillos pour lundi, enfin dimanche soir... Je rate de peux mon alounet et finalement, à 18h57 pile, je suis garé dans la cour chez moi. 15h pile poil, pas fait exprès, enfin si un peu quand même !
A 22h pétantes, je décolle. Il a pas arrété de tomber des trombes d'eau ce week-end, et ça continue encore ce soir. Comme beaucoup, je commence à en avoir marre de pateauger dans les flaques. 15 minutes plus tard je suis sur l'A7 direction le sud, mais on se croirait sur l'autoroute de normandie ! Il y a pas bien de monde ce soir, c'est bien calmos, seuls les parkings sont envahis de Pecos qui ont passé le week-end dans le coin. Malgré le fait que j'ai oublié de faire la sièste cet après-midi j'ai quand même pas mal la pêche je trouve et j'arrive frais comme un gardon à l'Aire de La Palme pour faire mes 45. La nuit ça devient de plus en plus compliqué de se poser pour le café vu que tout est soit fermé, soit en travaux. J'avoue que la destruction du village Catalan m'a bien fait caguer. Chaude ambiance dans la station, des couples d'autostoppeurs hollandais qui harcelent tout le monde, des gitans qui font une dégustation gratuite de chips, que d'émotions la nuit !
Alors que j'avais la patate avant mes 45, c'est plus du tout la même chose, dès l'instant ou j'ai renquillé l'A9, j'ai pris sommeil, ça a été instantanné. J'ignore pourquoi... Tant et si bien que j'ai pas pu aller plus loin que la station à la Jonquera ou j'ai dormi un quart d'heure avachi contre le carreau. Je me suis fait violence. Heureusement, il y a toujours le flip flap des essuies glace pour me tenir compagnie, mais c'est un rythme assez rebarbatif finalement. Re gros coup de barre à l'entrée de Barcelone, et re sièste de 15 minutes contre le carreau. Finalement je debarque au port à Barcelone entier, mais deglingos. Je me mets au quai 6, et bien évidement, il y a un problème de papiers, de position de dechargement (?) Bref, j'en ai rien à cirer, je rale pour la forme et je me jette au lit.
2h plus tard, une solution a été trouvée et le dechargement peut commencer, du coup ça m'a fait 3h à quai, impec ! En partant je me suis rendu compte que j'avais mis la cale sous l'essieu relevable, et que quand il y a plus de poids, l'essieu repose plus et la cale sert plus à rien. La honte, mais j'ai une excuse, on est lundi. Bien qu'il soit déjà 9h30 c'est encore franchement le binz sur les gros axes vu qu'il pleut comme vache qui pisse et qu'il y a pas mal de cartons. Pour rechoper l'A7 en venant du port, j'ai grugé un ou deux kilomètres de bouchons en me rabattant au dernier moment, je suis pas d'ici moi !!! Et au loin, il me semblait bien voir une semi ELF F1 qui faisait la même chose !!! Un coup de fil au chef Arthur m'a permis de verifier que j'avais encore une bonne vue. Je rejoins Terrassa finalement assez tranquillement, j'ai juste 2 palettes à poser, ça va vite et je suis vide.
Je dois recharger à Tarradel, c'est juste en dessous de Vic. Pour y aller j'hésite, soit redescendre par Barcelone, soit faire le tour via Manresa mais avec 11km de plus et l'assurance d'un trafic fluide. Tant pis je tente par Barcelone. Quelques petits bouchons, mais ça roule pas vite du tout, il pleut tellement avec le trafic, on se croirait sur la M25, on y voit que dalle. A 11h j'arrive à Tarradel, je charge un complet de museau de cochon congelé le long du trottoir dans une petite zone industrielle. Impec, j'ai moins de 9h de guidon. Pendant que ça charge je mange un bout, et c'est à 15h que j'ai les papiers, je peux aller roupilloner, le frigo hurle sa douleur, et il flotte toujours.
A 20h15 j'ai mes 9h de coupure, et je peux enfin décoller. Je serai bien resté au pieu, mais le museau ça n'attends pas. J'ose pas dire qu'il tombe encore et toujours des cordes sur la Catalogne. A ce propos, hier soir avant de partir j'ai regardé le bulletin météo du coin, j'ai 2 adresses, celle de la chaine météo, et une un peu plus sponsorisée touristes, c'était écrit : Lundi, risque d'averses... J'enquille donc la C25 magnifique et deserte, dans les côtes ça tire et des les descentes ça pousse !!! C'est lourd le museau ! Je m'arrête vite fait à La jonquera attraper une cartouche de clopes et un café, arrivé à Loupian, j'ai 3h30 de guidon, je mets le webasto en route et je dors ma demi heure.
Reveil nickel chrome sur une A9 deserte ou presque. I love my job !!! Un petit café en passant à Tavel, je sens petit à petit que mes buchettes se rechargent, j'ai nettement moins de mal qu'hier soir. Une fois sur l'A7, il se passe un truc étrange, à des moments il y a pas de trafic du tout, à la descente, et à d'autres c'est une file sur 3 voies de véhicules. Bizarre... ça sent un peu l'embrouille. J'aurai pû écouter 107.7, mais il y avait une bonne série de blagues sur rire et chansons. Effectivement il y a eu un gros crash dans la petite vache, il y avait des palettes eparpillées de partout. A 5h je suis arrivé chez un traiteur intraitable. J'ai bien tenté de vider en arrivant, mais le reception commence à 7h30. Donc, je me suis fait violence et je suis allé au pieu, bercé par le doux bruit du frigo et de la pluie.
A 14h je vais voir un peu la super gardienne, on m'envoie quai n°7 et chose incroyable, il ne pleut plus. Y a même un leger rayon de soleil, ça fait bizarre. Les gars ici sont vraiment trés gentils, les papiers sont signés avant même le début du déchargement. J'en profite pour foncer sous la douche. A 15h je suis enfin vide et je peux aller à Genas charger 3 pal chez DHL ou je rencontre un pote à Pingouin, un bon gars de la STEM. Très cool le niçois. De là, je rentre au dépôt avec mes 240kg de charge. J'arrive en même temps que Denis le marchand de pneus qui vient me sortir les pneus hiver pour finir mes pneus d'origine, j'ai un peu les boules de plus avoir mes Multi Way. Pendant ce temps, on vide et on recharge et on revide la semi, parce que le chef persiste à croire que j'ai 15m de plancher et que surtout si j'avais ma Schmitz au cul, et ben ça serait mieux ! Du coup, j eme retrouve avec une tournée light pour le début de mai. Comme il fait presque beau, je suis Gregounet sur la piste de lavage.
2h plus tard, le camion brille comme un sou neuf, je suis content. Quand j'arrive 5 km plus loin au rond point de Bougé Chamballud, il tombe quelques gouttes, puis j'ai droit à un énorme orage une fois sur l'A7, et la route des péchers jusqu'à chez moi n'est qu'un longue série de flaques boueuses, et merde, je roule à nouveau dans un tas de boue !!! Y EN A MARRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Enfin, bon, on va pas se plaindre, un peu de repos en semaine à la maison, ça va le faire !