FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2014 Partager sur Facebook
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  • 4 camions en attente = 3h
    La Florida, j'aime bien ce nom de bled
    C'est presque le printemps
    C'est toujours le binz ici
  • Mardi 7 Janvier 2014
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    Non mais c'est quoi ce délire ? Je suis à Sète et il pleut ? Je me mets en grève et je demarre pas avant 7h, non mais oh, faut pas exagerer quand même ! Résolument plein ouest, je tourne le dos au Mont Blanc, je boude. L'A9 est coupée après Perpignan sud, un carmabolage entre 3 camions. Pour éviter de rester scotché la dedans, je décide de mon plein gré de m'arrêter dejeuner à Narbonne, histoire de laisser se decanter cette histoire, surtout que debarquer à 8h30 à Perpignan avec une autoroute coupée, c'est même pas la peine de compter sur moi, j'ai pas les nerfs assez solides pour supporter. Et honnetement, je me félicite de ce choix, d'abord la douche à Narbonne vaut le détour et de plus j'assiste au lever du jour sur la Canigou, car vous ne le savez peut être pas, mais depuis La Palme on voit le Canigou. Par sécurité je sors à Perpignan Nord, et par miracle ça passe nickel même au bout de la déviation de merde toute neuve réalisée de main de maitre par les ingénieurs du conseil général du 66. Imaginez juste un instant, un magnifique 2*2 voies pour desengorger du trafic péri urbain et qui se termine par un "S" entrecoupé de deux superbes ronds points à une seule voie. Bref, vous n'auriez pas osé, ils l'ont fait. Je ronche pas, pour moi tout va bien, et encore je dis rien sur le tunnel pour éviter le rond point d'Espagne limité à 3m et des boulettes de haut, qui oblige encore le grinheux comme moi à se taper l'incruste pour s'engager dans le rond point... Quoi qu'il en soit je debarque un peu avant 10h à Elne, et 15 minutes plus tard, j'ai 3 cuves de caramel en moins dans la semi...

    Le bouchon avant El Volo persiste, mais je m'en fous, j'y passe pas. Les camions accidentés viennent juste d'être évacués, c'est rien que de la tôle froissée et c'est tant mieux. D'après le dieu GPS je dois passer en moins de 4h30 pour arriver à Montmelo, alors n'écoutat que ma bonne étoile, je fonce sous un ciel bleu comme un jour sans nuages. Pour arranger le tout, il y a pas de trafic et effectivement, c'est quand je me pose dans la cour du client que j'entends le signal d'alarme des 4h15. J'ai bien fait de m'affoler parce que le receptionaire m'annonce au moins 2h d'attente, il y a des camions dans tous les sens, et il faut qu'ils aillent bouffer evidement. Vu que de toutes façons ça sert à rien de s'enerver, je vais dans la cabine de ma camionette casser moi aussi une graine, et ensuite faire une sièste comme j'aime, c'est à dire carreaux ouverts avec ce petit vent bien doux qui vient te lecher les orteils, il fait un petit 20° dehors, la température optimale pour être de bonne humeur... Il sera 15h bien tassés quand je ressors soulagé de 12 palettes de sacs et je file sur La Llagosta petit village à Côté de Mollet ou je livre dans une vielle usine chimique. Le receptionaire commence par me dire manana, ce qui signifie demain, et finalement, il se ravise je peux me mettre en place. Il y a 3 palettes à sortir ça va assez vite, du moins parce que je me depêche, j'ai deux palettes de 1500kg piece, ça calme... Ensuite je rejoins comme je peux la zona franca pour livrer une autre usine chimique tout aussi pourrie. Là, le chef m'indique que la reception c'est jusque 16h30, et il est 16h32. Bon, il me les prend quand même parce que je sais pas quoi, je fais le benet comme d'hab et 10 minutes plus tard je suis vide. Mais quelle surprise me reserve mon petit chef ??? 

    C'est mon transics Nokia qui me l'annonce, je vais à Castelbisball recharger un complet de rames de papier, que du bonheur ! A l'usine, il y a des camions dans tous les sens, je vais rester 3h09 à quai, impeccable ! Si bien que quand je ressors, d'amplitude je n'ai presque plus, alors que faire que dire ? Rien ! Je remonte au max, je sors à Hostalric et je me cache dans une zone industrielle ou il y a pas de bruit, tranquillo Emilio !