| Carnet de bord de Avril 2013 | Partager sur Facebook |
Après avoir dormi un peu moins de 3h, on me reveille pour mettre en route, ils prennent pas de risques, on est reveillés, presque une heure avant d'embarquer. Le ferry part bien à l'heure, mais le café est en panne au resto, on frôle l'emeute. Le routier Polonais à pas trop d'humour à 5h du matin. Je mange vite fait et je vais vite redormir une paire d'heures dans la cabine 635 (entre la 634 et la 636.) Le bateau est bien à l'heure à l'arrivée à Newhaven et je rejoins Ray sur un parking boueux et tordu pour lui filer 2 clients, Swindon et Bristol car je dois encore terminer ma super coupure...
A 12h30 je mets enfin en route, il y a presque du soleil et une certaine legereté dans l'air ; ça fait du bien. Il me faut quand même pas loin de 2h de volant pour rejoindre Bourne End, ça roule nickel. Le coin est pittoresque et la zone industrielle ou je livre ne l'est pas moins, c'est bien la preuve qu'on peut faire des zones industrielles "jolies" pas comme la plupart des nouveaux batiments de logistique. Ici, je livre 22 palettes de stylos, de cartouche d'encre de toute les couleurs. C'est de plus en plus rare les marques qui font encore eux-mêmes leur logistique. Ici, pas de problemes, les papiers sont signés avant même d'avoir dechargé. De là, je file plein nord ouest pour vider mon second et dernier client à Hatfield au tout début de l'A1. Ici, changement radical de décor, je pourrais aussi bien être à Clesud, St Quentin Fallavier ça serait pareil, à la difference près qu'il y a pas de parkings et que tout le monde porte bouson et bonnet jaune fluo. Je finis non sans mal par arriver au bon batiment. Ici, le reglement est strict, tu dois rouler avec au pieds les pompes de secu, le blouson fuo et en warnings. En gros t'as le droit de rien faire, sauf d'attendre que les gugusses aient fini leur pause et de tirer tes palettes si t'es vaillant pour gagner du temps.
Le retour que j'avais à Southend est annulé, finalement je vais reprendre le ferry à Portsmouth pour Le Havre. C'est pas que ça m'enchante plus que ça, d'autant que le bateau ne part qu'à minuit. J'ai donc largement le temps d'apprecier les bouchons du soir de la M25, et ce soir, c'est bien gratiné sur Heathrow. Dès que j'enquille la A3, ça va nettement mieux, sauf que passé Guilford il se met à tomber des cordes avec de bonnes rafales de vent, c'est deprimant, et ça dure jusqu'à ce que je me pose au port.