| Carnet de bord de Mai 2013 | Partager sur Facebook |
Finalement, c'est pas plus idiot de s'arrêter à Vinassan, maintenant qu'il y a de la place. La pluie s'est enfin arrétée, et c'est un fort vent qui la remplace, c'est encore pas ce soir qu'on va transpirer... Passé la frontière je suis presque tout seul pour rouler, c'est cool ! Alors pour fêter ça je me paye un bon café à l'Emporda, ici c'est ouvert H24, il y a du vrai café, c'est propre et il y a personne pour me prendre la tête. Le tout pour se garer tranquille, c'est de surtout pas s'enquiller sur le parking PL.
Le jour finit par se lever arrivé sur Barcelone. Il y a plein de nuages, c'est pas une belle journée qui s'annonce. Je ne connais pas le client ou je vide, une grosse usine chimique, mais les types sont vraiment accueillants. A 6h46 je m'écroule dans la couchette en attendant que le gardien vienne me chercher. Bon, je serai pas resté longtemps au plumard, à 7h15 j'étais en place pour vider à la rampe. Plutôt que d'attendre bêtement au cul de la semi, le cariste m'a envonyé à la salle de pause prendre un café. C'est même pas 8h quand je ressors, papiers signés. J'ai tout juste une vingtaine de km à faire à vide pour rejoindre Sta Perpetua pour recharger dans un tout nouveau dépôt de groupage ADR. Le batiment à été entièrement rénové, il y a de la place pour manoeuvrer, et je suis surpris car je connais les 2 caristes, c'est des anciens des transports Cruz qui m'ont expliqué avoit été licenciés et repris ici puisque c'est le même boulot, sauf que les conditions de travail sont nettement meilleures qu'à Les Franqueses... Après avoir chargé un tiers d'ADR et 2 tiers de carrelage que mon pote Alain avait laissé ici en remontant de Nules je peux commencer à remonter sous la pluie, et oui... Comme je suis vaillant je remonte jusqu'à l'Emporda ou j'arrive avec quasi mes 9h de guidon. C'est bruyant ici, mais j'ai guère le choix.
Au reveil, je vois que j'ai un truc sous l'essuie glaces. Une petite enveloppe avec marqué dessus "pour le café" ça, je sais d'avance qui c'est vu l'écriture, c'est mon pote qui est passé là discretos ! C'est là qu'on reconnait ses bons pote ex frigomens, respect du sommeil des collègues avant tout ! A 21h et des boulettes je quitte sans regrets l'Emporda qui commence petit à petit à se remplir. Comme je suis pas specialement pressé, je remonte tranquille par la N9, à minuit je me pose à Loupian.