| Carnet de bord de Juin 2012 | Partager sur Facebook |
Viens à 18h qu'il a dit le boss. Y a des jours ou c'est tranquille quand même !! Alors je suis parti de la maison, zen, vers 15h30, ce qui me laisse
largement le temps de monter et passer un bon moment sur la piste de lavage, voilà mon plan de départ. Pour me ralentir dans mon trajet, je me cogne tout ce
que la planète Ardèche peut compter comme grumeaux. J'avoue ici, que j'habite un département rural, attachant, magnifique, peuplé d'un grand nombre
d'individus sympathiques cools, detendus. Mais certains sont vieux, voire très vieux. Ainsi entre St Peray et Tournon, j'étais le dernier d'un cortège
d'environ 500m d'hystériques agglutinés derrière un papy, qui a un moment donné a frolé le 70. Si la N86 est une des plus belles routes nationales après la
88, on ne peut jamais depasser. Une fois de l'autre côté, chez ces gros prétentieux de Drômois, c'est pas mieux, il se met à faire un gros orage si bien que
la plupart sont terrorisés, bref en tout je perds 15 bonnes minutes par rapport à d'habitude, la bonne nouvelle c'est qu'il fait un soleil radieux sur
Jarcieu et sa piste de lavage double lance de Karsher. Pendant que tout le monde bosse d'arrache pied sur le quai, je lave en sifflotant, et oui !
Une fois à quai, je charge une bonne tournée 100% ADR pour le sud de l'Espagne, il fait un temps superbe, le camion brille de tous les côtés, j'attends
Lionel qui doit m'amener mes 15 dernières palettes. Autour de la table de pause, ça parle camion, je suis entouré du vieux Alain, de Franck et de Stephane le
King of the v8. Quand Lionel finit par se radiner, ça traine pas pour vider et recharger, pour preuve, il était à peine descendu de son camion qu'on avait
fini ! C'est donc accompagné par mon frère de route, Alain26 dit le "vieux ronchon" qu'on décolle direction le sud. A peine sur l'A7, le ciel devient
menaçant puis il nous tombe sur la tête, j'ai bien fait de laver, je suis dégouté. Ce soir, c'est pas un orage de gamin qui nous suit, mais un bien balaise
et il ne nous lache pas. Au niveau de Montélimar, on rejoint une autre calamité : Sweden avec sa belle Ekeri, on fait donc la route en trio, c'est quand même
rare. Le Suédois ouvre la marche vu que c'est lui qui a la régule la plus pourrie. La pluie cesse enfin vers Montpellier, y en avait vraiment marre. On se
pose tous les 3 à Narbonne au centre routier, et on court au resto, car il est déjà 23h bien tassées, le miracle a eu lieu, on a pû bouffer sans avoir de
soupe à la grimace, mais il a bien fait de reserver le grand Anthony ! On passe une soirée bien tranquille, Antho nous laisse comme deux vielles chaussettes
car monsieur veut tracer sur Toulouse !