FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juillet 2012 Partager sur Facebook
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  • Mon vigile
    Allez, je me casse !!
  • Dimanche 1 Juillet 2012
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    Déjà juillet, déjà dimanche, journée longue en perspective. Hier soir, j'ai sympathisé avec les pompiers vu qu'on est voisins. Obligé de boire la bière avec eux. A table ça rote fort, on est en allemagne, je m'y fais pas à cette coutume. J'ai envie de peter, mais je me retiens. On avait donc pris RDV ce matin à 7h pour faire le tour de reconnaissance du circuit avec le vieux 1113, superbeement conservé. Si ensuite je fous plus rien du matin, l'après-midi tout le monde commence gentiement à remballer, et je fais au mieux pour refaire toutes mes palettes, toujours au milieu d'une foule assz conscéquente, l'allemand aime le sport auto. J'ai pas compté le nombre de fois ou on m'a demandé des fûts vides pour "décorer" il y a aussi ceux qui récupèrent des vieux pneus, pour décorer aussi....

    A 22h je décolle enfin de mon parking. Du moins un peu avant, j'ai craqué, je pars sans MAUT puisque jeudi je savais pas ce que je devais faire ensuite. Je roule donc une vingtaine de km en fraude jusqu'à Eifel pour trouver une borne, ah si j'avais l'OBU ça serait quand même plus cool. La traversée du Luxembourg se fait à la régule, et je passe juste avant minuit la frontière française. Malgré l'heure tardive ça roule encore pas mal, c'est guindé de Belges et Hollandais qui partent chercher le soleil du sud. Je termine ma première période à Montigny le Roi, un peu éclaté quand même, je dors une vingtaine de minutes sur le volant.

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  • Bourgogne
    Le nouveau taxi à Lionel
    Surtout ne rien oublier !
    Alain part à vide !!!
    C'est l'été !!!
  • Lundi 2 Juillet 2012
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    Une fois la sièste finie, ça va nettement mieux. Au plus je descends et au plus le trafic s'intensifie, les routmans attaquent la semaine, je commence aussi a attraper de la pluie vers Dijon. Les espagnols ont encore gagné au foot, s'ils étaient aussi bon en économie, la Merkel pourrait trembler !... Je croise mon petit Mich07 juste avant Dracé, pile au moment ou le jour pointe le bout de son nez, j'en profite pour reroupiller 20 minutes parce que je suis cuit. Ce qui me motive à partir, c'est de passer Lyon le plus tôt possible, j'ai quand même du bol parce que les vacances ont quand même commencé, ça roule pas trop, quasi à la régule pour passer l'A46, et pourtant, il pleut ! Vu que de toutes façons j'arriverai pas en moins de 4.30 au dépôt, je me pose faire une vraie coupure de routier international à Roussillon. Il y a un car de Polonais, la file pour aller au gigies des filles est impressionante. Il y en a qui craquent et vont du côté des garçons, au milieu des routmans a moitié à poil qui font leur toilette au lavabo, c'est comme ça que naissent des coups de foudre parfois LOL. Je finis par me radiner à 8h à Jarcieu, Lionel est en train d'équiper son Mercos tout joli tout noir tout neuf, ça fait un joli attelage de kaiser of die strasse ! Une fois que j'ai bien cassé les bonbons à tout le monde, je vais roupiller un peu, il pleut, il fait frais, c'est le pied, j'adore le mois d'octobre !

    La vie est quand même bien faite des fois, ma coupure se termine à peu près au moment on mon pote demarre sur la Catalogne. Le temps d'atteler la plus belle Frappa du parc, et on se rejoint à Donzère. En plus ça tombe super bien parce que c'est à son tour de raquer le resto, je me laisse faire. Dire qu'on a bien bouffé serait exagéré, mais au moins, on a bouffé ensemble. Il m'a parlé de pays lointains : Reus, Terrassa, Cerdanyola, je disais oui oui, alors qu'en fait je connais pas du tout. Au bout d'un moment, je dois me faire violence, la nuit va pas tarder à tomber, il est quasi temps que je me bouge le fion. Vu que je suis ni loud, ni tant pressé que ça, je descends par la natio via Fourques, une fois sur la 113, je guette mon chemin pour rejoindre la ferme, normalement je le loupe à chaque fois et je dois faire 1/2 tour à La cabane bambou. Et bé ce soir, je l'ai pas loupé, pour rien cacher, la ou j'ai le plus ramé c'était pour trouver la lumière de la station, elle est finalement placée logiquement à l'opposé exacte du quai. Une fois que j'ai vidé mes 26 pal de caisses FL, je regarde le détail de ce que je dois reprendre, au total, il y a 28 palettes de prévues, ça va être dur parce que je peux en mettre que 26, à moins de rouler portes ouvertes et hayon déplié. J'essaie de faire le bon choix, je goutte les abricots et je laisse 2 pal de brugnons. Mine de rien, j'ai mis plus d'une heure pour faire tout ça.

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  • Je fais le petit légumier, tout petit petit
    Ce soir, j'ai la pêche, et même l'abricot
    C'est l'été !!!
    Ah ben ça va marcher moins bien
    Je kiffe
  • Mardi 3 Juillet 2012
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    Il est bien plus d'une heure du matin quand je repars. Alors que normalement j'ai une semi neuve et super magnifique d'attribué, ce soir je traine une vielle remorque qui pourtant va me mettre la banane une fois le groupe en route. C'est un vieux SMX qui hurle sa rage de vaincre le chaud des 4 pal de pêches que j'ai au tablier. J'y peux rien, le hurlement primaire d'un vieux Thermo king me remonte le moral et me file la patate. Mes origines de légumier du sud est qui doivent ressortir. Et puis avec un frigo pareil, pas besoin de voyants au tableau de bord, on entend bien quand il dégivre, quand il se remet à faire du froid, les cycles s'enchainent, c'est la classe. C'est donc frigo hurlant et degivrant que je me pose à la Shell à Montélimar pour pas changer une équipe qui gagne. Ce soir il y a mon pote aux commandes de la stations et quelques nuiteux, ça rigole gentiement. Le reste de la montée se fait détendu, mis à part une petite frayeur dans le boeuf (le gand col qui culmine à 323m), un type en bagnole qui a dû s'endormir est venu s'encastrer à l'arrière d'une semi, le chauffeur l'a trainé sur bien 1km au vu des traces de pneus au sol, mais plus de peur que de mal apparement, enfin pour les occupants parce que la bagnole est morte. Je déboule à 5h à Bougé. Je vide, je recharge des caisses vides et dodo ! Vis ma vie de légumier à mi temps ! Je rends ma feuille de conso à Nath, et je me rends compte d'un truc incroyable. Pour le 3e mois consécutif, j'ai rendu une feuille avec 30,80l de conso. C'est pas tant le resultat qui me chifonne, c'est le fait d'avoir fait 3 fois le même chiffre. Mathématiquement je pense que j'avais autant de chances de faire ça que de gagner à l'Euromillion.

    Il fait beau mais pas trop chaud aujourd'hui, c'est cool pour la sièste. Je ramène tranquillement la semi au dépôt et je récupère la "mienne" qui brille de mille feux de gabarit. Je charge vite fait quelques palettes déjà à quai, un coup de lavage, un coup de café, une clope, et c'est parti direction.... Andrezieux Bouthéon ! Sous un joli soleil, le camion qui brille, tout va bien. Vu que c'est les vacances, ça roule super bien mis à part un shoot après St Chamond, St Etienne est passée sans freiner, pourtant il est 17h ! Ps trop de monde non plus à mon usine favorite. J'apprends par le gardien que la sécurité s'est détendue, l'été, on a le droit au short manches courtes. Ils sont pas cons les gagas, merci, bravo ! Une grosse heure plus tard, je sors de l'usine légèrement alourdi de 20t. Y a pas le feu au lac, calage à 80, et je compte les points de ceux qui disent merci aux petits appels de phares. Je donnerai pas de noms, mais y a vraiment des relous qui se la racontent. Y a quand même un frigoman du 44 qui ma passé deux fois entre Andrezieux et Balbigny, 2 fois pas merci, deux fois serrage de retro. Mais j'ai pas un v8 aussi !!! Vu que je fais toujours 96T et que j'ai les crocs, je m'arrête quand même au double D, en plus, il y a de la place, niveau camions sur la N7, on se croirait au mois d'aout, c'est pas désagréable c'est juste inquietant. Une fois allégé de 12€50 et alourdi de 4kg je pars pour une traversée tout shuss du Berry de l'est, à ne pas confondre avec le Haut Berry, encore moins avec le Black Berry, le Straw Berry ou le Champ Berry (je vous livre des blagues signées Régis Le Boulet, qui songe à quitter Lons pour Vierzon). Je quitte l'A77 à Nevers et je rejoins Clamecy et son abbatiale, son camp de manouches tout près de l'usine Rhodia ce soir. Ils sont en forme, ils chantent, font claquer des petards, klaxonnent. De mémoire de Clamecisois, on avait pas vu pareil tapage depuis la fête donnée en l'an 987 avec Charles Martel, pour dire comme il se passe des trucs à Clamecy !

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  • Clamecy
    C'est l'été et des fois c'est chiant
    Le 32 est légèrement dérouté
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  • Mercredi 4 Juillet 2012
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    Il fait déjà lourd quand je m'extirpe de mon XL. Première opération, chiner un café au gardien, deuxième opération rédiger une page d'écriture au bureau sans faire de ratures et retourner au camion attendre mon tour. La perspective de tirer 20 GRV en manche longues et froc ne m'enchante pas plus que ça, quand tout à coup, j'ai été touché par la grâce. Depuis quelques jours on nous a remis un bleu qui est gris, super joli. Taille 4XL pour moi, et j'ai eu l'idée de m'habiller en infirmière, c'est à dire à poil dans le bleu qui est gris. Pas con le mec hein ? Du coup j'avais un peu moins chaud. Je suis tombé sur le "gentil" cariste. Il est monté dans la semi avec moi, a tenté de tirer un GRV avec moi, et il a dit : "laisse tomber, on va se faire chier" Du coup, on a vidé à la rampe, j'ai même pas transpiré. On a même pris le temps de boire le café, de loin je regardais le Plateau Scania 4 roues sur lequel il avait rechargé 16GRV, il faisait la gueule le Scania. C'est à presque 10h que je suis sorti de Clamecy direction Bourges. Je dois me bouger le derche un peu car il faut faire un detour à cause du pont fermé par dessus la loire à je sais plus quel bled. Je peux vider jusqu'à 12h30 à Bourges, ça va être fin, mais la secretaire trés gentille m'a promis que si j'étais à la bourre on m'attendrai, surtout qu'il n'y a que quelques colis... Oh que c'est gentil ça ! Je profite pas de la situation, je roule au max quand même. C'est trés joli le quartier, c'est le Berry Sud, ça biiiiiiche. Pourtant quand on prend la 76 ou la 7, on soupsonnerai pas qu'il puisse y avoir d'aussi jolis coins par ici. Je finis par atterir à Bourges à 12h15, l'honneur est sauf. Un gars se jette immédiatement sur ma palette de lubrifiants de compet.

    Pour aujourd'hui, j'ai fini de courir. Maitenant, j'ai le temps, alors je garde la natio jusqu'à Vierzon. J'ai fait une pause casse croute quand même sous les arbres en écoutant le passionant journal de 13h. Je renquille OBLIGATOIREMENT un court bout d'autoroute jusqu'à Romorantin pour rejoindre Blois, il y a pas bien de trafic, ça roule nickel, sauf que je croise un troupeau de camioneurs pile en traversant Mur de Sologne le plus mauvais passage. Je jette mes 2 GRV à Blois chez Delphi dans la zone en 2 coups de transpal et je monte tout shuss direction Chateaudun, la route est pourrie, il y a du trafic grave, et pas de troquet. Pourtant j'ai grave envie d'un café. Alors je le remplace par une demi heure de sièste, oui oui oui, la sièste, trop bien ! En passant à Chateaudun je m'achète 2 yourths à Intermarché et une boite de claquot pour le matin. J'arrive sans encombres à Carrière sous Poissy vers 20h, il est bien trop tard pour vider PSA, je me cale donc sur un super parking signé Phil26, le supermarché Leclerc qui est bien caché. Au fond, il y a deux SDF qui se bourrent la tête avec de la bière chaude. J'ai un souvenir de Nurburgring, une grosse bière bien fraiche que je vais leur amener, trop contents les types. Ils m'ont dit que j'étais trop gentil comme mec "normal, je suis pas parisien" et ça les a fait marrer.

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  • Leclerc Carrières
    AAARGGHHHH
    Pascal un vrai de vrai fan
    L'entrée de PSA St Ouen fait peur hein !?
    PSA St ouen, joli !!
  • Jeudi 5 Juillet 2012
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    Dans mon job, j'ai pratiquement jamais d'infos à l'avance. C'est parfois chiant pour s'organiser, mais aujourd'hui, ça m'a bien arrangé, sans quoi j'aurai pas fermé l'oeil de la nuit, merci chef. J'ai donc commencé innocement ce jeudi par faire 300m pour rejoindre le bar du coin, le bar des excités. Il est 7h le bar est envahi de tout ce que l'artisanat compte comme métiers, maçons, carreleurs, plombiers, electriciens tous se bousculent pour prendre un café, je suis au milieu du troupeau, le seul feinéant du bar. A 7h15 je quitte le parking de Leclerc et je rejoins PSA. Aussitôt que le responsable arrive je suis vide, ça a pas trainé. A partir de maintenant commence le bordel. Enfin, quand je dis bordel, ça aurait pû être pire quand même. Je pense pas avoir fait le mauvais choix pour rejoindre Villeneuve la Garenne, vu l'heure, je roule nickel jusqu'à Pontoise, après, c'est gros parking sur l'A15, comme je ne peux pas supporter les bouchons, je sors à Epinay et je descends par la natio, ça roule nickel ou presque, sauf à un moment donné je tombe sur un pont à 4m, et coup de bol j'avais mon vieux pote au bout du fil qui m'a filé une astuce. J'arrive presque détendu à ma première ramasse, c'est chaud pour rentrer, j'ai le choix de toucher 4 platanes et d'arracher la tole derrière la cabine. Finalement rien. Mais je suis pas au bon endroit, ils ont déménagé un peu plus loin dans la rue Ch De Gaulle. Il faut rentrer en marche arrière, avec des bordures de partout et deux pilliers en béton qui ne demandent qu'à niquer la semi. Heureusement, ça va vite à charger, je vais me caler au terminal petrolier juste derrière.

    Ici, pour charger faut pas se louper, à 15h ça ferme. Mais il va quand même me falloir une heure et demi pour 7 pal ADR. J'étais garé loin, j'ai quand même fait 3 allers et retours au camion, ça fait marcher, c'est bien. Une fois chargé, j'ai la suite. 3 petits lots pour le Rhône Alpes à prendre chez GEFCO à Gennevilliers, je voyais ça au port facile, mais non, c'est dans une vielle zone. Au bureau un type m'aborde : "Transports DUARIG ? Philippe, c'est ça ???" J'ai fait ma tête normale, c'est à dire celle du benêt, "euh oui oui". En fait le gars de l'affretement est un pur fan de FDR et lecteur de ce petit CDB, incroyable mais vrai, j'ai un fan !!! Je suis pas habitué alors je suis un peu géné, en plus, Pascal me paye le café, là, c'est limite de l'avantage en nature, de la corruption. Alors merci Pascal pour le café et la causette, promis je reviendrai à Gennevilliers mais pas tout de suite, faut que je me remette de mes émotions. Il me reste encore une ramasse. PSA St Ouen. En bon Ardéchois, pour moi, une usine, c'est un gros truc en ZI avec un gardien dehors qui t'accueille devant une large barrière et te donne les intructions, gilet+pompes de sécu. Mais PSA St Ouen, comment dire ??? Déjà j'ai eu un mal fou à trouver englué dans le trafic dense de ce début d'apreme. Pas de parc extérieur, un immense batiment genre Haussman au milieu d'un tas d'autres batiments. Il faut en fait prendre un sens interdit, mais le panneau qui indique l'entrée vers l'usine est masqué par une affiche politique, merde chier con ! Je finis au bout de 20 minutes de stress à me trouver dans le bon sens. J'observe l'entrée deglinguée par un nombre incroyable de frotage de semi remorques, pendant que le gardien m'explique, je regarde ma semi, elle est belle, mais pour combien de minutes encore ? Concentre toi Phil, concentre toi !!! Miracle je touche rien, et je suis à la lettre les instructions, incroyable cette usine, c'est vraiment trés beau. Pas fonctionnel, mais vieux et beau. Je finis par trouver le responsable qui doit me filer ma palette. Il veut que je ressorte et fasse tout le tour car je suis pas dans la bonne allée, c'est le gardien qui m'a enduit avec de l'erreur. NON, NIEN, NO, pas question que je prenne 2 fois le risque alors qu'un cariste peut facilement faire 50m avec une palette. Finalement le chef dit OK, ça serait dommage d'abimer un si joli camion.

    Je galère pour ressortir de l'usine, c'est rik et rak, surtout que deux c...rds de francilliens normaux sont garés en double file et font style c'est pas ma bagnole depuis le comptoir du bar. M'en fous, je bloque la rue à mon tour, hors de question que je grimpe sur une bordure de 30cm de haut. Après 30 secondes de hurlements de kaxons, tout se libère, c'est bon !!! Je me gratte bien encore un peu la tête pour rejoindre l'A1, je suis presque sorti du bordel quand il se met à tomber des cordes, et comme de juste, c'est vite la merdasse sur l'A1, puis sur l'A104 et jusque sur l'A6. J'en ai plus que ras le casque de sécurité, vraiment la RP c'est pas pour moi ! Je veux bien faire du Rungis, mais la journée, c'est infernal. Pour me detendre, je me jette sous la douche à la station après Montargis, il tombe la aussi des cordes avec un petit 15°. Mais ça va nettement mieux après ça, mon stress est resté sur le periph, j'ai juste à descendre au bout de mes heures bien tranquille par la N7. Je termine cette journée à Balbigny dans la ZA, il pleut, il y a pas âme qui vive et je rêve de carottes rapées, ça tombe super bien, j'en ai dans mon frigo !

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  • Brouillard à Balbigny
    Nuage atomique sur Lyon
    Véhicule obligatoire à Montalieu
    C'est l'été putain !!!
    TK !
  • Vendredi 6 Juillet 2012
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    Ah mes amis !!! Quelle nuit d'enfer !!! Fraiche, humide, calme !!! Quand je pense qu'il y en a qui persistent à dormir sur l'autoroute ! Il y a même du brouillard quand je pars de Balbigny à 7h. On se croirait au mois d'octobre. Mais plus je me rapproche de la capitale mondiale du ballon, St Etienne donc, plus je me rapproche, plus il fait beau, ici c'est l'été. Malgré qu'il soit 8h du matin, je passe l'ex ville de Manufrance sans freiner ou presquen c'est incroyable. Premier arrêt à St Chamond, prononcez Sin Chamand pour faire local. Je pose ma palette de tôles huilées, ça a pas bougé. Le cariste est pas là, c'est un ajusteur qui me vide car il veut pas deranger son pote qui est au café. Tout ça prend pas de temps, et je file à travers champs rejoindre Saint Genis Laval. Un Allainé vient juste de se mettre à quai, complet. Le cariste me demande si je peux me decharger tout seul, ça l'arrange. Moi je veux bien arranger, je sors mes 5 palettes et je file. Lyon passe nickel, je rejoins l'EST en deux coups de cuiller à pot, j'ai mes 10 colis à sortir à St Bonnet de Mure, cariste encore une fois bien cool, d'autant que je dois bouger la moitié de la semi. Il faut dire qu'il y a tellement rien à faire que ça l'occupe. C'est à 11h25 que je me radine à Bourgoin Jallieu, avec 4 palettes à poser, mais là, c'est le drame, les gars sont partis manger, ils reviennent à 13h30. Ouhhhh vingt dieux !!! Là, y a de la pause casse croûte !! Vu qu'il y a pas moyen de négocier, je vais faire le suivant pendant midi, je rejoins La Balme par la route touristique via Cremieu, mais il y a des travaux partout, je gagne pas du temps. Comme prévu ça va trés vite pour tout juste 2 palettes. Je fais mes 30 minutes de pause face à la machine à café accompagné par le cariste qui m'explique tout sur Bio Merieux. Je suis devenu comme le riz, incollable !

    Retour ce coup-ci à Bourgoin via la route normale par Montalieu. Là, aussi il y a pas mal de circulation alternée, j'ai pas de bol, et en deux heures de temps, le trafic s'est nettement intensifié autour de Bourgoin. Les caristes sont ce coup-ci au boulot, mais ils l'ont mauvaise, ça sent le roussi pour leur grade, l'usine de medocs menace de fermer, grosse dose de licenciements en vue. Je comprends mieux pourquoi ils m'ont pas vidé avant midi, c'est trés long. Il y a des scellés sur chaque fûts qu'ils doivent verifier avant de signer les papiers. Je repars de là tenter quand même de livrer le dernier à St Clair du Rhône, mais avant 15h30 ça me parait plus que difficile. J'ai bien tenté la corruption au téléphone avec une bouteille de Ricard ou de Clan Cambell, mais rien à faire. 15h45 maxi. Et vu le merdier que j'ai attrapé à Lyon, c'était mission impossible, même Tophe s'est foutu de moi ! Il est passé tout par le CD12, mais il a eu quand même droit au bouchon le grand spécialiste !

    Au dépôt, c'est l'effervecence du vendredi, il y a même un Turc qui charge pour l'Irak, j'ai pas eu le temps de lui piquer sa semi, il est parti quand j'arrivais. Je finis par charger un petit complet pour Gerone pour dimanche soir, tranquille Emile. De là, je peux reprendre le chemin de mon Ardèche, j'ai mis le GPS je savais plus par ou passer pour rentrer à ch maison ! 20h fini semaine !

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  • Samedi 7 Juillet 2012
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    repos, je suis vieux aujourd'hui mais j'ai réussi à souffler mes bougies

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  • Dimanche 8 Juillet 2012
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    22h00 pile poil, c'est calme dans la quartier. On distingue quand même quelques éclats de voix par ci par là, des restes des barbecues alentours. Je pars finalement assez zen vu que j'ai du boulot pas stressant. Bien que, des fois c'est pas stressant du coup, pas de pression, et on rame quand même. L'être humain est une machine compliquée. Quand je rejoins l'autoroutas c'est pas calme plat, c'est rempli de touristes du week-end qui rentrent de la playa, c'est bon pour le buisness des marchands d'essence. De mon côté à la descente, c'est plus calme mais quand même je ne peux pas me permettre de zigzaguer. Du coup vu que je rame ce soir à un petit 80 je suis obligé de m'arrêter à Ambrussum, c'est blindé de touristes et de têtes pas tibulaires mais presque. Je reste enfermé au camion, j'en profite pour ranger mon merdier.

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  • Faut il est con pour decrocher un frigo qui tourne pile face à moi qui dort !
    Oui, mais bon, et les victimes ?
    Catalunya
    Chuuuuut y a Arnault qui fait la sièste
    C'est l'été !!!
  • Lundi 9 Juillet 2012
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    Je coupe pas 44 minutes, pas 46, mais 45 pile et je me taille toujours à ma super vitesse de 82. J'aime bien, j'ai rien à faire, le camion calé en automatique fait tout pendant que moi je dors. Surtout que depuis Montpellier c'est calme plat, tout le monde roupille. Même à 82, il y a trés peu de camions pour me doubler, je me sens un peu comme ce poor lomesone cowboy qui avait une long long way to home. Il y a guère que le petit Aurélien qui m'a reveillé à grand coup de longues portées. Du coup je me suis offert un café tout neuf au Village Catalan. Le parking est blindé de bagnoles, de bledars. C'est plein de gens qui dorment enroulés dans les duvets sur les trottoirs n'importe ou, il y a interet de faire gaffe ou on pose ses roues et ses pieds. Comment se fait il que le legislateur n'a pas prévu de sac de couchage jaune fluo obligatoire ? Dans la station aussi c'est branle bas le combat. Mon pompiste habituel est aux 400 coups, ça fauche grave des boites de Pringles et du Yop. Y a du voleur de grande envergure ce soir, même la BAC est de service ce soir. Je m'eternise pas, c'est une coupure presque aussi chiante qu'inutile. Après encore une grosse heure d'efforts, j'arrive completment decalqué à Celra, il fait encore chaud à 5h30 du matin. A 5h31 je dors. Deux heures plus tard je suis debout, il fait chaud déjà on est lundi, vraiment. Au bureau, il y a déjà des crevards qui attendent pour s'inscrire. Je salue tout le monde d'un grognement, je pose papiers et passeport sur la banque et je vais me sortir un café. Et pour faire mec intelligent, je lis une publication en espagnol vantant les produits chimiques à grand coup de belles photos nature peinture, nature riante. Un peu comme si Panzani nous persuadait de selectionner les meilleurs tomates de la planète pour faire sa bolognaise, ou que ALDI se targue de respecter la chaine du froid... Bref, alors que tout le monde se bouscule pour être le premier, un seul est affalé sur le canapé. Juste un peu avant 8h, une petite voix annonce un "Philippe?" Si !!!!! "Muelle 3 por favor, manchas largas". Bon, il fallait un 1er, c'était moi ! J'enfile ma cote pour être en manche longue et froc mais pour pas avoir chaud, et 2 minutes plus tard je suis à quai. 2 Fenwicks, à 8h15, la miss me rends mes CMR signés avec mention "trés bien" et je fonce laver la semi et mettre quai 9 à Cochon Land.

    Il y a eu un peu de vent aujourd'hui, si bien que j'ai pû dormir à la Mexicaine, c'est à dire sans clim avec les rideaux qui voltigent, c'est la classe. Aujourd'hui tout est prêt de bonne heure, c'est rare le lundi comme ça. Je bois le café avec Arnault, je fais les papiers, j'ai un complet ça va vite, moins de signatures débiles, Anna fait pas la gueule, vraiment bizarre ce lundi. Dès que j'ai la coupure je me tire, premier arrêt à Girona pour prendre des nouvelles de Santi et acheter un paquet de Ducados. Ensuite c'est tout shuss, sauf bien entendu au Perthus que je grimpe à 80 avec mes 18T de cochon. Mais noooon, je suis monté à 65, pas la peine d'appeler Volvo pour commander un 500 ! C'est encore une fois trés calme ce soir. Arnauld voulait que je le rejoigne à Mornas, mais ça me saoule de manger sur l'autoroute, surtout un autogrill, alors je l'ai laissé tranquille et je me suis posé sagement à Nimes manger une salade Thon Tomates, tout seul au calme, car j'aime le calme tout seul. 2h de route plus loin j'arrive chez TDV, quai n°6 pour être précis. A peine descendu du camion j'entends le buit de la barre qui saute, de la plaque qui se pose, et stupeur, il y a pas un manut, pas deux, mais 3 manuts pour vider ma semi, soit 10 pal chacun, j'ai donc rien à faire mis à part le con, et boire des cafés et raconter des conneries une fois vide et mettre un coup d'eau aussi parce que sinon ça chaouatte. De là, je file chez Volvo à Valence, je décroche la semi et j'attends patiement l'ouverture du garage. Demain j'aurai de l'huile toute neuve dans mon moteur de 112.000km.

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  • vidange...
    ils ont du blé les dromois
    MINI SWEDEN go to UK
  • Mardi 10 Juillet 2012
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    Comme prévu c'est presque à l'heure que je me pose sur la fosse. Il y a du monde ce matin, mais je peux pas mettre ma tournée parce que j'ai pas trop de monnaie. Pendant la vidange j'en profite pour m'informer de l'état du camion, tutti va bene, verdict :freins bons à 94%, faut que je continue à pas freiner. Une fois le carnet d'entretien tamponné et rempli, je pars sous un magnifique soleil typiquement dromois pour atteler mon beau frigo et aller charger à 2km de là chez un transporteur 6 palettes pour la GB. C'est un peu longuet, les dromois sont pas aussi vaillants que les ardéchois, on le sait, c'est comme ça. Ma seconde ramasse se situe elle à La Roche de Glun, à deux pas de la base logistique de la maison Almeida. Etant donné que je dispose d'environ 4h pour faire les 15km, je passe par la case maison. En effet : Samedi, j'étais decalqué, dimanche ça allait mieux, mais c'est interdit de tondre. J'en ai profité donc pour tondre entre midi et deux. Incroyable les kilos d'herbe que j'ai pû ramasser cette année, on dirait pas comme ça, mais il y a surproduction de tontes de gazon cette année, ça vaut plus que dalle le m3 de gazon coupé, ça paie plus. J'avale une vielle assiette de pates, une douche, et je repars satisfait de mon opération en me disant que si je meurs on pourra pas ecrire sur ma pierre tombale "IL EST PARTI SANS TONDRE"

    Je me pointe donc à 14h à La Roche pour charger 3,5pal pour Peniscola, attention, le 0,5 palette compte plus que le reste. Bientôt on chargera 0,25 palettes ça aura de la gueule ! Il faudra 132 quarts de palettes pour faire un complet. Je rentre ensuite trés tranquilement à Jarcieu par la N7, j'ai guère le choix de toutes façons, les grumeaux se reproduisent à vitesse grand V, on dépasse desormais rarement le 70 entre Tain et Chanas, mais finalement, on s'en fout. Adrien arrive en même temps que moi ou presque, les 4 palettes sont pour lui, si j'avais sû, j'aurai trainé. Je recharge quelques palettes pour le superkart de Snetertton aidé par Francky qui vit son dernier jour de fumeur, demain, il arrête. Je repars du dépôt en même temps que Sweden et mini Sweden, on roule un bout ensemble et on se coltine une traversée de l'A46 pas chiante mais presque. On a bien entendu pas le temps de bouffer ensemble vu qu'en plus tête d'ail 71 monte par la RCEA, ah le naze ! Je stoppe à la BP à Mâcon pile au moment JP74 va manger, le hasard fait parfois bien les choses, ça papotte, ça papotte, l'heure tourne et je m'affole un peu quand même, objectif LANGRES. L'objectif est atteind un peu plus de 2h plus tard, les parkings sont bien pleins mais je trouve tout de même une place a peu près correcte.

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  • La classe !
    N44 trip
    Si ça se trouve, elle aime ça
    Camapgne flamande
    Embarquement à la bougie
  • Mercredi 11 Juillet 2012
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    Debout un peu avant 8h je me rends compte une fois dehors qu'il fait pas chaud.  Je remonte immédiatement attraper une veste, 12° au compteur. Après le footing, j'arrive à l'Autogrill, et là, c'est le drame 2 autocars remplis de retraités Franc Comtois sont au petit dejeuner, il y a une queue phénoménale au gogues, au café, ça braille, ça chahutte on se croirait à la récré des maternelles. Je traine pas au comptoir, d'autant que la serveuse fait une gueule de 6 pieds de longs, presque comme si elle avait appris que le SMIC n'augmenterai pas tant que ça cette année. 9h01 de coupure plus tard, je ripe, il y a Jean-Paul de chez TDV qui doit dormir depuis peu, j'hésite à le reveiller. Pour changer un peu je prends la natio à Chaumont d'autant que je suis pas chargé trés lourd et que ça roule pas bien beaucoup, la météo hésite, pluie ? nuage ? soleil ? Finalement ça sera pluie à partir de Vitry le François. J'ai une palette à poser à Cormontreuil entre deux averses, j'ai du bol. Vu que je ne suis toujours pas en retard, je décide de la jouer Natio encore, je stoppe manger un infame américain merguez à Berry au Bac, bêtement je pensais trouver des frites maison car c'est juste après le panneau Picardie, mais non. Il fait un froid de canard, heureusement la gérante est bien sympathique, elle a eu pitié, elle a payé le café.

    Dernière étape de mon N44 road trip jusqu'à St Quentin, ça roule finalement pas trop mal, mais faut avoir le temps. C'est quand même moins languissant que l'A26. Je m'arrête bien obligé après Cambrai prendre la taxe BENELUX, un café bien sûr et banzai, toujours sous la pluie et en plus avec du vent, c'est sympa l'été dans le quartier. Aujourd'hui, je me sens pas de faire le fou, je coupe par par Lille, je fais le crochet normal, en plus ça roule bien tranquille. Quand j'arrive vers la côte Belge, il y a un grand soleil, du vent aussi, mais je doute que les plages soient bondée autour de Zeebruge. Aujourd'hui il y a pas le mec désagréable au guichet de la Cobelfret, mais une nenette aimable, ça change, on se sent un peu moins PECO avec elle, de là, je vais camper sur le quai en attendant d'être le dernier à embarquer. Sauf que, arrivé à quai, il y a pas le bateau, et non, perdu, ils sont changé de quai et j'ai l'air con quand un gars du port me lance un "alley, ici ça est pour les containers hein ?"... Ma foi, je viste le port comme ça !!! Vu comme le quai est foutu, je peux même pas poser le camion à côté du ferry, décidement, tout part en sucette dans ce boulot ! Comme d'habitude, j'embarque le dernier, juste avant moi il y a un Autrichien completement ravagé qui accélère à fond, recule à fond, on sent le mec pressé, je l'ai observé à table, il a mangé en deux secondes, comme si le ferry allait arriver plus vite... Peu être sa femme aussi regrette qu'il soit aussi rapide !?

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  • Une nuit sur le pont !
    M25 fluide
    M11 sous le soleil, mais ça va pas durer
    Le petit circuit de Snetertton
    Posé pour 24h ici
  • Jeudi 12 Juillet 2012
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    J'ai mal dormi dans cette cabine pourtant moderne. La vitre de la salle de bain vibrait, ce n'est qu'en me levant que j'ai decouvert ce sale bruit. C'est la panique en cuisine, les assiettes du breakfast ne debarquent qu'au moment ou on passe sous le Pont ElizabethII, du coup, il faut manger à l'arrache et se casser en courant se mettre au volant. La bonne surprise c'est qu'il fait un soleil magnifique. Je sors pratiquement le premier, ça parait idiot, mais ça fait gagner un temps infini. C'est toujours comme ça quand on est pas pressé. Je rejoins la M25 bien tranquillement, là aussi ça roule vraiment nickel. C'est pas compliqué j'ai roulé sans jamais être embeté sur tout le trajet jusqu'à Setterton juste avant Norwich, j'ai du bol, parce que dans l'autre sens c'est pas la même histoire.

    2h30 de volant, et ma journée de routman est terminée. Le circuit de Snetterton, c'est pas le Paul Ricardn rien à voir. Déjà, il y a pas de palmiers, pas de sécurité à l'entrée, c'est le circuit Low Cost. Il y a pas grand monde sur les paddocks, on me place tout au fond sur le parking de la station qui jouxte le "Noise Control", chaque bagnole passe là pour contrôler les décibels, c'est trés agréable. Un chef est passé et a exigé que je mette des extincteurs autour de la semi, eux n'en fournissent pas. Dès qu'il a les talons tournés, je les rerange, j'ai pas envie de me les faire chouraver. Le distribution démarre pour moi à 16h30, j'ai donc le temps de manger grain après grain mon taboulé. Finalement je vois debarquer mes premiers clients 10 minutes avant la fin de distribution prévue, je termine à 22h... Le temps se brouille, heureusement les douches sont bien chaudes, c'est déjà ça.

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  • La belle Camaro à Sonoco
    "B" Road sous la flotte
    Il a eu été propre
    Norwich
    Un FOX au port à Purfleet
  • Vendredi 13 Juillet 2012
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    Il a plu toute la nuit, des trombes d'eau se sont abattues. Il y a des concurents qui dorment sous la tente, ils ont dû passer une sacré nuit les types !!! A 7h30 le resto ouvre et je me paye un sacré Breakfast accompagné par Ian, un gars qui fait le même job que moi ici mais pour Sonoco. Ils ont une Camaro splendide, ça fait joli sur le stand. Il a tellement plu que la piste de course est coupée par la boue, il y a une ribambelle de tracteurs, de balayeuses, de pompes pour remettre ça en place au plus vite, la pluie, elle continue de plus belle. Je vais vite me remettre à l'abri dans la semi, la distribution ce matin est plus rapide qu'hier soir, il y a par moment une petite file d'attente en bas de la semi, il faut parler Anglais, Finlandais, Norvégien, Suédois, Allemand, Hollandais et même français ! Mais ça se passe bien, dans la bonne humeur, vaut mieux qu'on s'entende bien, on est sensés se revoir à Assen le 5 août... Une fois que la plupart sont servis, j'ai plus qu'à attendre 15h la fin de la distribution. Je dois partir pile à l'heure car j'ai une ramasse à faire au dessus de Norwich. C'est bien sûr pile au moment ou je finis que déboule un client, pour un fût, je ressors tous les papiers avec le sourire et je rerange. J'ai eu encore un dernier client à 14h58, lui, il l'a fait exprès, tapis dans l'ombre, c'est sûr !!!

    Je suis parti comme un voleur ! J'ai bien galéré vu que ce coup-ci le paddock était full. Pour éviter le centre de Norwich et rejoindre Morton on the Hill, j'ai voulu faire le malin en coupant à travers. Mais j'ai été mal inspiré puisque la route que je voulais prendre au départ était interdite aux PL, NOT SUITABLE TO HGV. Finalement, à force j'ai fini par en trouver une de potable, mais avec la pluie qui est tombé non stop, il y a des flaques énormes, de la boue partout, à chaque fois que je croise une bagnole il y a serrage de fesses. J'avais jamais autant de flotte en GB, pourtant, niveau flotte ils en connaissent un rayon ici. Je finis par arriver chez le client 20 minutes avant la fin des opérations. Il y a des camions de ramasse partout dans la cour, c'est le binz. J'attends un fax, mais le fax est au bureau de la kommandantur, et le cariste doit téléphoner à la kommandantur pour savoir si le fax est arrivé ou pas. Il y a dans le tas de palettes sur le départ, 6 palettes pour St Agrève, c'est chez moi ça !!! Mais le lot est déjà pris, shit ! Je me contente de 4 pal pour le 74, c'est pas lourd, c'est des fontaines à eau, mais sans la grosse recharge d'eau.

    Pour revenir, j'ai pas fait le fou, je suis passé par le centre de Norwich, dans mon sens, ça passe à peu près. Dans l'autre c'est pas du tout le même jambon. En fait, si ça se trouve j'ai malgré tout gagné du temps en coupant à travers champs, je le saurai jamais. Pour changer, je descends sur Londres via Ipswich, c'est très joli, typical avec de très vielles maisons dans les villages qu'on traverse, maisun peu partout, ils reclament des déviations. Le trajet ensuite est une formalité, aucun bouchon, ni ralentissement jusqu'à Purfleet, l'accueil à la guérite est pathétique, quel connard le mec derrière sa vitre, ça fout vraiment les boules de passer avec COBELFRET...

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  • Toujours enchainé après 12h de traversée
    Chacun sa route ! Ciao collega
    Une drache après l'autre
    C'est beau la France...
    C'est pas ce week-end que je vais choper un coup de soleil
  • Samedi 14 Juillet 2012
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    A 1h15, c'est enfin notre tour d'embarquer, il était temps. Nous sommes pas nombreux, et pour une fois, il y a un Français, un ND qui rentre à vide à Roncq. Vu qu'on est que 5, chaqun sa piaule. Un coup de bouffe vite fait, et coucouche panier.

    Vu que j'ai laissé mon portable dans le camion, je ne sais absolument pas l'heure qu'il est, de plus il y a pas de hublot. Je prends une douche archi brulante parce que l'eau froide est bloqué, et c'est rouge comme une écrevisse communiste que je débarque à la salle chauffeur pour le café. Le Polonais et le ND sont déjà levés, je regarde l'heure, 10h, bizarre qu'on ne nous ai pas reveillé. Sur le pont, on voit même pas la côte Belge, ni Anglaise d'ailleurs, il fait brumeux et moche de toutes façons, aucun dauphin ne nous suit, vous savez, comme dans la pub Galak. J'ai donc largement le temps de bien macher mes oeufs brouillés et mon bacon. A midi et des boulettes, le capitaine met le navire à quai, et du premier coup, il est fort le capitaine quand même ! Il tombe des cordes sur Zeebruge, il doit avoir un bon degivrage sur ses rétros. La mauvaise nouvelle, c'est que les dockers ne prennent qu'à 14h, nous sommes donc prisonniers pour encore 1h30 sur le ferry, il y a personne pour virer les chaines. Du coup, une improbable discussion demarre en bas du ferry entre Bulgares, français, polonais et équipage russe, c'est marrant, on s'échange des clopes plutôt que des regards méchants, c'est rigolo.

    A 14h enfin, nous sommes libérés, on stoppe tous les 3 à la Total à Zeebruge, bien que j'y étais pas obligé vu que j'avais déjà ma taxe. Ici, c'est le ghetto, c'est rempli de Bulgares et Roumains en solo qui campent ici. On compte environ une douche pour au bas mot 200 bonhommes, si je divise 200 par 24, ça laisse 7min20 par douche. On ne s'eternise pas, et chacun prend son chemin. Je voyais pas du tout échouer sachant que j'ai une ramasse lundi matin vers Maubeuge. Moi qui me voyais passer mon dimanche à Roye. Je longe bien gentiement la frontière française, les stations sont full de chez full, et je vais me poser à Bavay ou il y a un resto ouvert tout le week-end, c'est ma Bibi qui m'a dégotté ça. Il fait un temps de merde, un dimanche à Maubeuge, ça fait rêver quand même !!! Je suis le seul camion, et le resto tourne grâce aux pêcheurs de carpes de l'étang... 16h, fin de la semaine !

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  • Dimanche 15 Juillet 2012
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    Ce matin, grasse mat. J'ai pas fermé l'oeuil, à Bavay, le samedi soir, y a des tarés qui font des runs sur la natio, dont un en Ferrari, à un moment donné j'ai cru que j'étais au Castellet, mais quand j'ai vu le temps, j'ai bien compris que j'étais dans le 59.
    A 5h, silence, enfin, dormir.
    Il a fait encore et encore des draches, et entre deux, il a plu, et JP74 est venu me faire un petit coucou sympa ! J'ai encore trop mangé, dimanche soir j'affiche 150kg sur la bascule.

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  • Tourbe Land
    L'Avesnois
    L'Epernois
    Le Tournesolois
    Un Ardechois (fan de l'amour est dans le pré)
  • Lundi 16 Juillet 2012
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    Et ben voilà, le week-end est fini, il faut repartir bosser. Je demarre trés tôt ce matin, après le café vers 8h. Inhumain. Une fois sorti de Bavay le soleil fait son apparition, la rétine a du mal à s'accoutumer, heureusement il fait tout juste 12° nous sommes le 16 juillet, c'est normal. Après un petit 20 minutes de promenade, j'arrive chez SCOT un grossiste en tourbe. Je suis le premier, c'est cool ça ! En 34 minutes je suis chargé, et en plus le cariste m'a bougé des palettes sans ronchonner, elle est pas belle la vie ??? Il me reste encore 2m de plancher, et quelque chose me dit que le chef va bien me trouver un complement. Quand le Chef Noel cherche, il trouve. De ce temps là, je découvre une N2 que j'avais pas pris depuis des lustres, et qui a pas vraiment changé, elle est toujours aussi chiante. On traverse une multitude de bleds, et c'est les montagnes russes. Cette nationale est vraiment à l'abandon. Le complément lui, ne tarde pas à tomber, 3 palettes à Epernay. Je me voyais charger du champagne, mais non, c'est juste des bouchons. Bien évidement dans l'usine c'est rik et rak, c'est vieux, authentique, mais mal foutu avec une semi moderne. Quand je pense qu'il y a des guignols pour militer pour le 25.50m !!!

    Je suis chargé pile pour avant midi, il ne me reste plus qu'à rejoindre Chardonnay dans le 71. Il y a donc pas le feu du tout. J'empoigne le guide Michelin, et je coupe à travers les vignes, je fais le touriste, d'ailleurs, je suis pas le seul à me promener avec une caravane par ici. Je fais ensuite une petite pause gastro à Mailly Le Camp, histoire de me souvenir de mon piètre parcours de bidasse, la 90/02 en force !!! Ensuite j'ai hésité à passer par la Val Suzon, et le mot "conso" est revenu me mettre les pieds sur terre. Tant pis, une autre fois. Je récupère sagement l'A5 à Troyes, et je roule bien pépère en écoutant quelques CD, parce que INTER l'été, ça gave. Une pause café au milieu des touristes à Langres, je me suis vraiment pas eternisé, le routier n'a pas sa place en cette période estivale. Je me suis fait ensuite déposer du côté de chalon par un légumier en retard, mon ptit Jéjé, il est passé si vite que j'ai même pas eu le temps de dégainer. Le king demarre sa journée, alors que moi je la termine. J'échoue chez Vivi, ce soir je mange light, il faut que j'é-li-mi-ne !!!

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  • Au pays du crémant
    Phil ne sort jamais sans son garde du corps
    C'est vrai que l'interdiction de doubler arrange bien les choses quand même
    Portnawak
    M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E
  • Mardi 17 Juillet 2012
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    Au bar, la patronne est stressée à mort. Chuis à la bourre, chuis à la bourre !!! Je regarde l'heure 6h55, y a rien qui me choque moi ! Déjà j'estime qu'il devrait être STRICTEMENT interdit de commencer à travailler avant 9h du matin. Pour dire une connerie, je lui ai suggéré que vu que 6 camions sont partis sans petit dej, elle à qu'à facturer le café 1€50 tout le matin, et Vivi gueulera pas pour le manque à gagner. Je dis ça, je dis rien... Je traine pas trop non plus bien que je ne sois pas à la bourre, MOI. Direction Chardonnay et sa cave, c'est pas loin, juste au dessus de Tournus, on m'a conseillé de monter par Uchizy, c'est pas mal, et surtout avec le soleil du matin il y a une lumière magnifique qui donnerai envie de passer une bonne heure à photographier tout et n'importe quoi. La Bourgogne, c'est vraiment joli, dommage qu'ils aient un accent aussi pourri les Bourguignons. (Je dis ça parce que j'ai plein de copains Bourguignons) Je livre vite fait mes 3 palettes de bouchons, j'ai même pas essayé de chiner une bouteille de Cremant, j'ai pas osé. Je recupère la N6 ou ça roule bien tranquillement, les touristes sont encore sous la couette à l'heure qu'il est. Le trafic est fluide même jusqu'aux portes de Lyon "la petite poubelle", mais à vrai dire, je vais sur Montluel si bien que je n'a pas la chance de passer par la "Descente de Rilleux", l'accès au Gamm Vert est large mais il y a des travaux, toujours un truc pour agacer. Juste derrière moi, il y a un Mazet qui rentre, je donne mes papiers au cariste qui a le sourire, ça fait plaisir. Le Mazet lui est complet, et du même fournisseur que moi, j'ai vraiment eu du fion, à 2 secondes près j'aurai du attendre qu'il vide son complet. On peut pas toujours être maudit dans la vie !!! De là, je file à Givors poser une caisse de tracasseries administratives de retour de circuit et accessoirement taper la discut avec Philippe, de là, retour au dépôt vider le reste de mon voyage, laver, faire le plein, enfin de saines occupations pendant midi.

    A 14h pétantes je me pointe dans la zone logistique sud de Bougé Chambalud, quai 1. Il y a un nouveau cariste, Péruvien ou Argentin, je sais plus, mais super sympa dès l'instant qu'on lui parle espagnol, d'ailleurs il a fait les fruits sur Murcia, il m'a dit ici, c'est le paradis ! Il a bien compris le coup pour les palettes FL vides, 4 par 4 dans la semi, j'ai tout juste le temps de voler un brugnon et faire les papiers que la semi est pleine. Je compte bien mettre à profit cette avance pour soit faire des courses à Intermarché, soit me faire au moins un casse dalle en route. Mais voilà, avec le temps magnifique qu'il y a l'A7 est toute bouchée, c'est un mardi aprème qui ressemble à un vendredi soir. Etrangement, ça roule mal exactement dans toutes les zones ou c'est interdit de doubler aux PL. Mon avance fond comme une noix de pétoncle ail et fines herbes dans la bouche, walou pour les courses, walou pour le casse dalle si je veux être à l'heure à Saint Martin de Crau. Arrivé à Avignon, j'en ai ma claque, je ne pense qu'à avaler au moins un café. La pauvre station BP est archi comble. C'est bien simple : Il y a plus de monde à 17h à la BP de Morières que sur toute l'année touristique à Bavay. Je suis méchant là... Dernière étape en 50 minutes pour rejoindre St Martin, il y a un fort Mistral, du coup pas mal de pompiers sont en embuscade au cas-ou.

    Le temps de vider laborieusement mes 26 palettes et mon retour se termine au fur et à mesure que les paysans reviennent des champs. Je perds un peu de temps car je dois souvent descendre baisser ou lever la semi, et vu que sur la Schmitz la manette est à droite bizarement, ça me fait courir pour pas grand chose. A 19h et des boulettes je suis enfin chargé, quand je vois les heures qu'il me reste je vois qu'il me manquera quand même pas mal pour remonter à Bougé. J'arrive pas trop à me dire ou je vais roupiller ce soir finalement je vais atterir à Tain, dans la zone, de toutes façons, le frigo tourne à fond, ici au moins j'emmerderai personne.

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  • La face cachée de la Vallée du Rhône
    Un bon papy !
    Un petit joueur aujourd'hui
    Et ben oui, c'est l'été !!!
    Chaud !!!!
  • Mercredi 18 Juillet 2012
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    7h départ pour une journée qui s'annonce bien chaudasse. Par terre il y a une énorme flaque, le frigo a dégivré tout ce qu'il sait pendant la nuit, quand j'arrive chez le client, il fait tout juste 11 dans la caisse, mais c'est pas trés grave. Greg finit de recharger ses caisses vides et repart dans l'autre sens, sacré boulot de yo-yo... Je vide en vitesse, il parait que je fous le binz sur le quai. Si c'est vrai, ça me plait, j'aime bien mettre le boxon. De là je coupe à travers champs pour rejoindre le dépôt, j'aime bien ce coin de cambrousse c'est reposant. Le chef m'avait dit hier soir que je rechargeais pour l'Espagne. Mais je me doutais bien que j'aurai des trucs à faire avant de descendre. Premier truc, une bonne douche, et on avisera après. Je reprends mes retours d'angleterre et je vais les poser à St Clair du Rhöne. Je suis extrémement pressé ce matin et comme il y a longtemps que j'ai pas roulé dans le 07, la n86 roule à donf. Personne à quai à la base logistique ADR, et comme le chef n'est pas là, je n'ai même pas à changer de quai pour recharger ne fût-ce que deux fûts. C'est drôle comme parfois, sans chef tout baigne vive l'anarchie, 15 minutes à quai vidé rechargé c'est un exploit ici, comme si on avait gavé tout le monde d'EPO. Je reprends la n86 tout shuss, c'est joli, même le sud du 42 est joli. J'arrive à Solaise à 11h et des boulettes, le temps de faire les papiers et tout le tralala, de trouver la bonne personne à 11h45 j'ai fini, mission accompli ouf, merci de me donner la medaille.

    Au départ, je devais recharger un gros lot de cartonnages à Andrezieux pour Rivesaltes, et finalement je vais recharger à Andrezieux mais à waitingchimiezone, je rejoins St Etienne en 2 coups de cuiller à pot et je me cale sur le parking bien face à l'ecran d'appel. Tu peux enquiller la sieste qu'il a dit le gardien. J'obéis car je suis docile, je fais aussi des allers-retours machine à café - bungalow clope, c'est long... Quand tout à coup le miracle, le numéro B26 s'affiche, j'y crois pas, c'est moi ! Je jette un oeil à l'heure : déjà 2h55 que je suis posé ici en pleine cagne. Je fais le mort 5 minutes, c'est long 5 minutes et pourtant ça change tout. Dès que ça affiche 3h00, je rentre, coup de frein à main et je suis à quai, la classe, je suis le Ken Block de la semi. Le chargement est assez rapide, mais malgré tout j'ai perdu grave du temps. J'oublie la traversée du Massif Central et j'opte pour une basique descente Rhodanienne...

    ...Mais avant d'attaquer l'A7, il faut se coltiner l'A47, ça roule mal, ça roule en accordéon. Une manière polie de dire que la plupart des caisseux font n'importe quoi freinent pour de bizarres raisons, balancent des warnings qui font se jeter sur les freins le bon père de famille, bref, ça saoule. Mais étrangement après Givors, ça roule nickel chrome. Du moins je me retrouve au milieu d'une longue file de camionneurs, tous à la même régule, mais tous un peu trop entassés, chacun essaie de gratter l'autre, c'est chiant. Le petit jeu débile dure jusqu'au tout début de la zone interdite de doubler aux PL avant le Boeuf. Bizarement la vitesse de tout le monde tombe, le genre de truc qui enerve. Y a personne, coup de cligno et Go !!!! Du coup une fois passé toute la file, je suis seul au monde et c'est là qu'on est le mieux pour rouler. Il fait une chaleur à crever aujourd'hui, la température grimpe à 38 sur Montélimar. Après une dernière coupure de 30 minutes à Fabrègues, je finis au fin fond d'une zi de Narbonne bien tranquille sur le coup des 22h.

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  • Hey mademoiselle, j'crois bien que vous avez oublié votre culotte !
    Le camion gris est : A - Bien placé B - Mal placé C - Je double
    Chaud, mais pas fatigué...
    Pendant que certaines oublient leur culotte, Alain oublie sa remorque
    Raccourci à travers los campos
  • Jeudi 19 Juillet 2012
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    7h top départ. Ce matin, le vent s'est levé, il fait pas si chaud, ça doit même cailler sous les toiles de tente des campings du coin. Un peu comme en Bretagne, mais en moins pire je suppose. Premier arrêt chez la Belge pour la café, et, à y être je garde la nationale 9 sur les conseils de mon pote Ludo42, alors j'obéis. C'est bien les patrons ça... Je reprends l'A9 à Perpi Nord parce que quand même faut pas déconner. Je ne pense qu'à une seule chose, prendre la douche, être à l'heure du RDV chez le client, prendre mes clopes, en fait, ça fait 3 choses à regler. 23 minutes chez Padrosa café compris, 4 minutes chez Santi pour les sêches, et à 10h00 je posais mon CMR chez le client à Celra. Bon, ça a pas servi à grand chose d'être à l'heure, ce matin dans les bureaux il y a un cariste qui fait le buzz avec sa jambe dans le platre, l'ensemble du personnel le noie sous un flot de questions, c'est à se demander si vraiment ça les interesse, ou si c'est la bonne occasion pour glander. On rentre à quai à 3 en même temps, un roumain qui met 5 grosses minutes pour se mettre à quai, un container et ma pomme. Sauf que Luis le cariste est seul pour 3 quais, et oui, le 2e il a la jambe dans le platre et le 3e il est chez sa mémé à la plage. Alors ça rame. Je ressors quand même à 11h et je fonce à environ 89km/h rejoindre la superbe zone industrielle de Palau Solita I Plagamans. Il y avait un bail que j'étais pas venu. Je file "la documentacion" au receptionaire qui me dit de faire le tour et d'aller à quai de l'autre côté du batiment. De l'autre côté du batiment, le cariste me dit d'aller vider de l'autre côté du batiment parce qu'il a pas que ça à foutre, alors je vais en el otro lado. Et finalement je redonne la "docmentacion", je sors mes 9 palettes à la vitesse d'un Jalabert qui descend le Tourmalet sans freins. J'ai qu'une seule idée en tête finir le dernier avant la pause casse croutas. J'ai 15 minutes de marge pour être avant 14h à St Boï, là, je decouvre le tout nouveau batiment, le rue est large, ça change du truc pourri de Cornellà. Mais le hic, c'est que les quai sont vraiment étroits, par chance, le Portugais déjà à quai a vu que j'étais pas bon alors il m'a guidé, et puis mon St Bernard26 était là aussi pour me guider. La classe quand même. Le cariste a été bien sympa de me vider alors qu'il aurait dû finir depuis 10 minutes.

    Forts contents de cette avance et de cette croisure, je pars donc avec mon St Bernard Alain bras dessus dessous vers le resto le plus proche. Un resto bien moche, sans fioritures ni déco dans un batiment industriel classique. On tente, on s'en fout, le principal étant de crtiquer notre patron et nos collègues bien assis à table. Au menu du jour, il y a paella en entrée, plus le plat, plus le dessert, impressionant gueleton ce midi, il nous a fallu 2 litres de flotte pour éponger. Ce qui est comique, c'est qu'avec mon pote on a une tradition qui date un peu, qui consiste a payer chacun notre tour nos 2 repas. Aujourd'hui, c'était mon tour ! 16€80 les deux repas, putain, je m'en sors bien !!! Merci patron !!! Le prochain coup quand on va se recontrer si ça tombe en Allemagne, le pauvre Alain va encore casser sa tire lire ! Mais c'est jeu ma pauvre Lucette... Je quitte donc la larme à l'oeil mon vieux frère de route qui va réuperer sa trotinette et aller plus au sud le salaud. Moi je vais recharger à Polinya, des truc en plastoc. Après une petite et laborieuse heure de route je débarque, le cariste me fait comprendre qu'il faut attendre et qu'il viendra me chercher, IMPEC, je me jette au pieu et je fais une super sièste digestive. Finalement je sors de là à 18h30, l'amplitude a encore pris une bonne claque derrière les oreilles. Etant donné que le voyage est à vider que mardi à Lyon, j'ai le temps de monter, alors, je le prends en coupant à travers champs pour rejoindre la natio. C'est cool, je vais avoir un grand week-end ! Je remonte quand même au maxi que je peux, et par le plus grand des hasards je coupe pile poil au même endroit ou j'ai roupillé hier à Narbonne. Tout ce que j'éspère, c'est que je me gourre pas de sens demain, des fois que je me trouve à 10h à Celrà...

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  • Joli, original !!
    Message à Ludo42 : C'est good ?
    J'adore !!!
    Il a la classe mon Carbone V2 !
  • Vendredi 20 Juillet 2012
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    Punaise que c'est dur de se lever de si bon matin, surtout en plus pour se taper une bonne grosse journée de travail infernal. Je sors bien tranquillement de ma planque et je rejoins le café au centre des routiers internationaux du narbonnais. Pas grand monde au comptoir, pas grande ambiance non plus, c'est tristouille. Pourtant, il fait grand soleil ce matin, de quoi donner la banane, mais non. Les infos sont une nouvelle fois déprimantes, ça ne parle que suppressions d'emploi, ça parle jamais low cost, pourtant c'est aussi de là que vient le malaise, plus personne pour payer le prix, les français sont pas compétitifs il parait... En Espagne c'est encore pire, comme si on prenait les problèmes à l'envers. Je suis pas economiste, mais quand même le bon sens est plus de la partie, je me demande si des fois on prendrait pas les peuples pour des cons, y a qu'à voir la Syrie... Bon j'arrête, ça me saoule.

    Dans le sens de la descente, ça roule pas mal, ruée vers la méditérannée, les touristes dérengent, forcement, mais ils ont vraiment raison de bouger, s'évader, rêver un peu. Côté rêve pour ma pomme, j'ai envie d'un café, je me pose à Nimes au milieu des touristes, les enfants qui jouent, ça crie ça vit, c'est beau. C'est surtout beau si on compare la même station à 5h du mat en plein hiver.... Comme, je suis un garçon sérieux, si si si, je sors à Bollène pour finir ma semaine. A Montélimar, je me fais doubler par une 2cv blanche, de loin, on aurait dit la mienne, mais en fait c'était mon LOLO Carbone V8 R730 Sties qui a tout juste 2 minutes pour le café. Ahhhh ce Carbone, un pur et dur, mais c'est une grosse feignasse qui me promet des trucs depuis 20 ans. On reglera ça, à la retraite. Une drnière ligne droite pour rejoindre St Péray city, ça fait plaisir de se retrouver par là, le nouveau pont à ouvert, c'est génial, c'est large, mais ça a perdu tout son charme. Je sais, c'est à peine 13h, et j'ai fini la semaine, et oui, c'est la classe !

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  • Samedi 21 Juillet 2012
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    R

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  • Dimanche 22 Juillet 2012
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    E

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  • Lundi 23 Juillet 2012
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    POS !

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  • Fallait pas habiter là !
    Je sais pas vous, mais elle a pas une tête de fille de Lyon
    ça c'est bon !
    N7 !
  • Mardi 24 Juillet 2012
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    5h00 C'est reparti pour un tour après ce méga week-end qui ressemble a un apperitif avant les grandes vacances qui se profilent à l'horizon. Il y en a bien besoin. Je ne suis pas en retard ce matin, je monte bien tranquillement sur St Priest, avec les congés scolaires ça roule plutôt bien à cette heure là et c'est tant mieux. Je suis même suffisement en avance pour me payer un expresso à Solaise. A 7h je suis en place pour vider mes 33 palettes à St Priest, le cariste est bien gentil, mais pas fut fut pour un rond, heureusement en plus que les palettes sont bien faites et pas lourdes, sans quoi il y aurait eu de la casse. Une fois vide, j'ai déjà du boulot, moi qui comptait glander, c'est raté. Je vais à Chazay d'Azergues ce qui m'oblige à prendre le tube de bon matin, et ça passe nickel ! Entre les deux tremies il y a des grandes banderolles hostiles à l'A7 sur les immeubles car l'A7 est bruyante. C'est toujours comique de voir des gens raler après une route alors qu'elle est là depuis des lustres. Je dis que quand on veut être au calme, il faut éviter d'acheter un appart le long d'une autoroute ou d'une voie de chemin de fer... Les gens sont bizarres quand même ! A Chazay par contre je suis tombé dans une usine pas hostile du tout, des gars trés polis, gentils, agréable qui te confirment que tu fais un métier magnifique que t'as un camion magnifique, bien que tu sois une tête de noeud. Bref, j'ai bien rigolé. Mais j'ai pas trainé, de là, il a fallu que je fonce à Meyzieux, à la limite de Jonage, c'est pour dire si c'est loin. Alors j'ai traversé l'extrème nord de Lyon par Chasselay pour rejoindre Neuville, trés agréable. Bien plus que le client à Meyzieu, c'était pas la première fois que j'y allais, limite pas agréable. Pas de répis pour moi, j'ai deux autres compléments à prendre sur Genas, des tuyaux en plastique et du groupage. A midi j'ai terminé, mais il fallait que je complète encore à St Priest. Là, on m'a dit, on te charge pas pendant midi, tu le sais pas ?? Alors on te charge quand même parce que t'as qu'une palette. OK bien, d'accord ok. De là, je me suis payé un kebab au kebab du coin. Il restait encore 2m de plancher, mais le chef il a pas été capable de completer.

    De retour au dépôt je vide épaulé par Franck non fumeur bientôt. J'ai été livré chez le voisin mes tuyaux avec le Master, c'est vraiment incroyable non ? Et pour finir cette chaude journée, je suis allé charger des cagettes vides à Pont d'isère. Le chef a dit, rentre à la maison si tu veux. Et j'ai bien voulu. Chez mon voisin c'est l'effervescence, il y a un nouveau moteur pour le portail et des nouvelles télécommandes, je tombe pile au moment de la distribution, et tout le monde veut tester sa télécommande. Bref, c'est jour de fête. J'ai pas trainé de trop non plus, je suis rentré en courant à la maison me depoiler et me jeter dans la piscine. A ils l'ont belle la vie les chauffeurs régionaux !

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  • Mon client à Agnin, old school
    Dans les courges
    Les banditos sont de sortie
    Il était temps que j'arrive
    ça tire bien un premium en grumier
  • Mercredi 25 Juillet 2012
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    C'est mon 2e lundi de la semaine, ce matin départ pas trop tôt, 6h20. Pour rejoindre Agnin, je décide de garder la N86 et ainsi rester le plus longtemps possible en Ardèche car il y fait bon vivre. Et surtout de ce côté ça roule moins et il y a pas de travaux, il y a pas de fric dans le 07. Comme prévu je me radine à 7h30. D'ordinaire dans la cour du client c'est le binz, mais aujourd'hui, c'est le total merdier, pour me mettre en place je dois faire un vielle manoeuvre à la Pierre70 sauf que j'ai pas de moofeet pour faire riper la semi. Mais ça va vite pour vider, c'est tout ce que je demande moi !!! Une fois vide je dois aller a St Clair charger 2 palettes à livrer foulée à Amsterdam, mais non, je deconne, c'est pour Givors. Alors je m'arrête boire le café à Salaise et casser les burnes à tout le monde parce que j'aime bien. A St Clair aussi ça va nickel en ce moment, 10 minutes pour charger, il y a une nouvelle vigile, trés jolie, c'est rare les filles vigiles surtout sur des sites industriels comme ça. Les rangers leurs vont bien ça fait un peu Tomb Rider. Je reprends encore une fois la N86 et moins d'une heure plus tard, je suis à Givors, le plus long reste encore de se saper en citernier, parce que pour vider ça prend 2 minutes. Le cariste m'a dit que les deux palettes sont parties avant hier pour revenir ici, ce qui est excellent pour le transport. De là, direction Irigny, encore un coup par la 86 !!! Je vais charger chez les japs, ça va pas mal dans cette usine, et surtout tout le mond est sympa, c'est assez rare dans ce type d'usine. Il faut dire aussi qu'ils bossent pas pour Peugeot, mais surtout pour Renault, Nissan, alors ils stressent pas trop. Pour completer je vais encore un coup à Genas, comme hier, je suis chaud comme la braise ! En remattant le contact j'ai l'alarme GO qui s'allume juste. J'ai largement de quoi revenir à la base. Le chef me fait repasser une nouvelle fois à St Clair mais pour 4 palettes pour l'Irlande, ça fait rêver ça !... Maintenant que l'alarme s'est éclairée, ça n'arrête pas de baisser. D'après l'ordi il me reste 40L de Gasoil. Je commence à stresser.

    Pour revenir à Jarcieu, je me suis pas enquillé l'A7, il y a un mur à monter sur la nationale à Auberives, je garde la 86, c'est plus plat, mais un peu plus long. Quand j'ai passé le rond point de Serrières, l'afficheur me donnait 10L. Et bien sûr pas de station tout proche, j'ose à peine toucher la 'accélérateur, comme si il y avait un gros clou pointu dessus. Quand enfin je passe le portail, l'ordi affiche 0L ! Il était vraiment temps que j'arrive. Je vide toute la semi avec Franck qui arrive pile au bon moment. Je recharge pas les bonnes palettes parce que j'ai pas bien écouté ce qu ele chef a dit et que j'en fait vraiment qu'à ma tête et qu'on se demande a quoi je pense en ce moment, bref, je suis nul. Aurel se fout de ma gueule en plus. Je passe un bon moment a entendre les dernières blagues du Corse Philippe, et le dernier colis que j'attendais se ramène finalement bien tard. J'ai fait le plein quand même, 856L. Il avait soif le bestiau. Il restait donc un petit 50L J'ai tout juste de quoi monter à Macon, mais pas Tournus, tant pis pas de chance ! Il fait encore 30° à 21h, c'est l'été, c'est bon ça !! Mais ça va pas durer à ce qu'il parait. Il y a un peu tous les comportements des soirs comme ça : ceux qui dorment tout ouvert, et ceux qui font tourner les moteurs, et aussi ceux qui profitent de cette chaude soirée pour refaire le monde, j'aime refaire le monde ça occupe l'esprit.

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  • L'été dans le 52
    C'est pas aujourd'hui qu'il va neiger
    C'est classe les ardennes belges
    On y fait de saines activités...
    Les semis s'enfoncent !
  • Jeudi 26 Juillet 2012
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    On est pas là pour rigoler, alors je decolle bien tranquilement après mon petit dej, il s'agit de monter tout debout à 80 à l'heure à Spa. Première étape Varennes le Grand sur la N6 pour remplir mon frigo de bouffe, il y avait pas ce que je voulais, les abricots étaient moches et les cerises Belges, ptin, faut pas deconner quand même merde !!! A Chalon, je reprends l'autoroute, il fait un temps splendide ce matin, je traverse le sud des Vosges avec le soleil, même à Langres il fait quasi 30°, c'est incroyable, et pourtant c'est vrai. Je stoppe à Toul, la belle vielle de Toul que je vois même pas, juste pour manger un bout et accessoirement prendre la vignette. J'ai noté bien comme il faut les dates, en ce moment j'arrête pas de me gourrer dans les dates à ce qu'il a dit mon chef, et s'il l'a dit, c'est que ça doit être vrai. Il y a foule à la caisse de la station, j'ai l'air malin avec ma taxe alors qu'à côté les touristes ont les bras chargés de courses, à 5€ le sandwich Daunat, il y en a pour de la caillasse, mais celà ne me regarde pas.

    Pour une fois, je trouve aucun bouchon pour rejoindre El Luxembourgo, c'est suffisement rare pour être signalé. Le seul bouchon que je vais voir , c'est moi à la caisse du tabac à la Texaco, un bouchon à moi tout seul, c'est trop la classe !!! M'en fous, je suis pas en vacances moi ! Il fait bien trop chaud pour la region, ils sont pas habitués, personne n'est en short, même au point culminant de la Belgique à Baraque Fraiture il fait encore un petit 25. Je sors de l'autoroute pour rejoindre Trois Ponts via une Nationale (?) qui ressemble à une departementale de chez nous, étroite, sinueuse et dangeureuse, mais c'est buccolique surtout dans les côtes à 40 à l'heure. Au détour d'un virage, je suis flashé par Wim et Olivier, rpis la main dans le sac !! On se rejoint à Stavelot pour deguster une boisson locale. Trés bien, trés bonne. Encore 5km à faire et je rejoins King Arthur et les copains, je sens qu'on va passer un bon week-end. Sauf que les pompiers ont decreté qu'il fallait pas qu'on reste à l'emplacement habituel je dois decrocher un peu plus loin. Le parking ou je dois decrocher est pas stable, je tente quand même doucement, et la semi s'enfonce à vue d'oeil. Un peu plus loin, il y a un parking goudronné, je tente deux endroits différents, la semi s'enfonce quand même, c'est la merde, j'ai pas de pieds à mettre dessous. J'en profite aussi pour bouger celle de Stephçadeboite, je me fait bien caguer pour la ratteler. Je rejoins tout le petit monde après avoir été récuperer aidé par déboite une pile de palettes à mettre sous ma semi.

    Il fait chaud pour la première soirée, heureusement il y a des boissons !

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  • Cyril l'aide cuisinier
    Arthur chef de camp
    çadeboite aide de camp
    On a du pain sur la planche
    Les plombiers au travail
  • Vendredi 27 Juillet 2012
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    Petite journée de distribution aujourd'hui. Juste de la mise en forme. Le temps a changé, il pleut des cordes tout l'après-midi pour qu'on se rapelle bien qu'on est pas à Jerez mais à Spa. Les pompiers arrêtent pas de nous gaver avec la sécurité. Mais nous on rigole, on rigole. Les bequilles de ma semi se sont enfoncées de 10cm, heureusement que j'ai mis la pile de palettes. Il fait des orages d'enfer le soir, il y a plei de gens perdus qui trouvent refuge sous l'hospitality Duarig, les pauvres, ils se demandent bien ou ils sont tombés...

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  • ça rigole, ça rigole
    ....et nous on bosse
    hospitality made in duarig
    Pour faire le con, y a du monde !!
    Strip tease gratos, pour vous les filles et les folles
  • Samedi 28 Juillet 2012
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    C'est le grand jour. Dès 8h tout le monde est sur la brêche. Le premier à aller roupiller c'est Aurélien, mais c'est normal, il a roulé toute la nuit pour nous rejoindre. La météo est plus que capricieuse encore, on arrête pas de se changer, je suis tellement trempé que c'est comme si je m'étais jeté habillé dans la piscine, sauf que là, elle est froide. Les pompiers sont toujours aussi casse bonbons et tatilons, on a pas le doit de mettre plus de 1 fût par remorque et tout doit être sanglé dans les règles de l'art sous la surveillance des pompiers. A un moment donné, j'ai bien cru que ça allait mal finir avec certains teams excédés. Par moment, il y a une file impressionantes de types qui attendent leurs fûts. Arthur a eu la bonne idée de faire du cassoulet. Et le cassoulet ça ne réussit pas à Stefano le suisse, alors plutôt que de nous empester à nous, il pose ses petites fines juste à côté des pompiers qui sont encore persuadés que les waters de Spa refoulent grave.

    Wani notre chef suisse a eu une idée de génie, il nous a trouvé des combi en latex moulant et transparants, c'est génial sous la pluie battante, c'est une plaisir de sauter dans les flaques !!!! Cyril, Stefano et moi, on va rester toute nuit a faire la distribution, en rigolant et en pestant contre les pompiers. Vers 2h du mat, ils rejoignent leur bagnole et continuent depuis 'habitacle à nous surveiller, nous, on sait qu'ils vont pas tenir... Et bingo, à 4h du mat ils sont roulés en boule sur la banquette, ce qui nous permet de distribuer inlassablement des fûts sans se prendre la tête avec le reglement... Vers 7h30 je suis HS, Arthur, Déboite, Aurel prennent la relève, je vais dormir une paire d'heures, il fait jour et les pompiers dorment toujours.

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  • Ready to go !
    Vas y, ça passe à l'aise
    Wim à donf
    De face
    De dos !
  • Dimanche 29 Juillet 2012
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    J'emmerge vers 11h, j'ai super mal dormi. Le bruit, les nerfs, c'est pas le bon cocktail. Du reveil, c'est pas bon de lever des fûts, et puis petit à petit il a fallut commencer à plier. Wim est revenu en famille, j'ai un peu de temps pour papotter aussi, l'avantage d'être nombreux ! Les mecanos qui font les allers et retours depuis hier matin en quad ont pour certains les yeux explosés de fatigue. Les pompiers se sont enfin cassés vers 14h. Je sais même pas qui a gagné la course, sauf qu'il y a eu plein de casse. Y a qu'à voir le nombre de fûts pleins qu'on nous a ramené c'est ça la pire. Rebouger du plein, 43kg pièce ! Nous aussi on est crevés, mais l'ambiance est toujours bonne, ça rigole encore. On a fini le dernier camion vers 19h, boulot de fou ! Et on est parti de concert à la douche, douche des filles bien sûr c'est plus propre, mais surtout pas dans l'idée de mater par le trou de serrures, pas de ça chez nous !!! Aurel, Cyril, Déboite et moi on a mis en route nos 2000cv un peu après 20h, crevés mais bien contents de ce week-end, Wim nous attendait pour la photo souvenir à Stavelot, concert de trompes pour la Wim family, c'était bien sympatoche ! Arrêt 2h plus tard au Luxembourg, le café est le bienvenu.

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  • Je fais garderie cette nuit
    Pique nique à l'ancienne
  • Lundi 30 Juillet 2012
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    Cyril nous a abandonné vers Toul, un truc comme ça. C'est donc à trois que nous nous sommes retrouvés pour finir la coupure à Sandaucourt. Déboite et Aurel ont fait les sales gosses au coin enfants, moi j'ai fait le vieux appuyé contre la machine a café. Au plus on descend, au plus c'est dur, c'est déjà lundi et le trafic grossit petit à petit. Dernière pause café en commun à Chambertin. Je quitte mes copains à Macon nord. Depuis le début j'ai dit que j'irai pas plus bas, je suis tétu. Et surtout, j'ai envie de dormir quelques heures au calme et à la fraiche. 5h, rideau, coucouche panier.

    Je rejoins le bar un peu avant midi. Je rêve d'un café et d'un English Breakfast. Ici, il est trés bon. En attrapant une tasse, la serveuse la fait tomber au sol et bien entendu elle se casse en morceaux. Je souris bêtement, le client à côté aussi. Le patron lui, pas du tout. 3 fois de suite, il nous prend à temoins en repetant, "ahhhh mais quand c'est tous les jours, c'est pas normal" ça m'a enervé cette humiliation publique, je lui ai dit ma manière de voir les choses, il était rouge comme une écrevisse, partagé entre honte et colère. Du coup, ça a rendu mon petit dej encore meilleur, je supporte pas les mecs qui ont deux grammes de pouvoir et qui s'en servent pour mettre les gens plus bas que terre. Une bonne douche plus tard et ma coupure était terminée. J'ai quand même un peu de mal à marcher, mes pieds ont doublé de volume depuis jeudi. De retour à Jarcieu, on vide et trie ma semi. J'ai bien fait de pas dormir au dépôt, je recharge un complet pour Le Pouzin à 18km de chez moi, en plus c'est à vider à 9h30 !! Y a bon Banania, à 20h et des boulettes je suis rentré à la maison !

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  • Mes autostoppeurs chéris
    En trés bonne compagnie au Pouzin
    Arthur fout le bordel
    Somewhere dans le 03
  • Mardi 31 Juillet 2012
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    Je rentre toujours à la maison au bon moment. Et oui, c'est du bol. Nos deux bagnoles sont au garage, et il faut trouver une pièce pour la Twingo à la casse. J'embarque mon merdeux et sa petite merdeuse avec moi, ça leur fera une sortie. Coup de bol le porte fusée est dispo à la casse, 47€ au lieu de 400 la pièce neuve ! OUF ! Cerise sur le capeu je suis à l'heure au Pouzin, impec. Pour vider c'est un peu longuet, d'autant qu'on m'a fait bouger 2 fois de quai. Ils voulaient me faire bouger une 3e fois, mais là, j'ai pas voulu, faut pas deconner, il y a que des chefs la dedans... J'adore la logistique. Je repose les pitchous en passant à St Peray, un coup de bus leur fera le plus grand bien, j'ai pas de monnaie, le bus me revient cher, 10€. Mais c'est le prix à payer pour faire ma ramasse avant midi à St Rambert d'Albon 10 pal de sacs. De là, je vais dans la zone en face charger des fenêtres PVC, mais c'est pas prêt, le préparateur ira manger après, bien sympa le type ! Pour un Drômois, c'est bizarre !! On m'a dit, il faut vider au plus tôt à La charité, ça ouvre à 5h... Surtout, il faut bien y être avant 8h. OK BOY, tu as frappé à la bonne porte ! Retour à Jarcieu, j'ai largement le temps de laver à la brosse à dents c'est cool !

    Je finis par repartir vers 17h après que Lionel m'ait amené ma dernière palette manquante, bien que l'A46 passe nickel, j'arriverai pas en 4h30 à La Charité Sur Loire. Pour changer un peu je suis passé par la RCEA, je sais pas ce qu'il ma' pris un coup de folie je pense. J'avais aussi envie de prendre la bretelle qui coupe à travers pour rejoindre la N7 par l'aéroport international de Moulins. C'est vrai que ça le fait bien, par contre il y a un bout interdit aux PL, je sais c'est mal. Je finis par atterir à La Charité vers 22h30, l'usine est au bout d'une impasse, il y a un camp de manouches pas loin, le quartier est calme... Tout à coup je sursaute à cause d'un bruit horrible, en fait je suis face à une voie ferrée, je l'avait pas vue dans la nuit... Ah quel con !!!