| Carnet de bord de Juin 2012 | Partager sur Facebook |
Débout à 7h30, Alain m'attends pour le café. C'est ça les vieux, ça dort pas, c'est toujours debout de bonne heure. D'ailleurs pour preuve : c'est qui les premiers au supermarché ? Les vieux ! C'est qui les premiers à prendre le bus pour aller au troquet ? Encore les vieux ! C'est vraiment une race à part, je serai jamais vieux. Car, j'écoute du rock, et pas du Cabrel ou du Mylène Farmer. Tout ça pour dire qu'on sirote tranquille notre café, qu'après on s'est bien pris la tête avant de comprendre que l'on ne peut pas payer le parking par carte, du coup, pas de ticket, in the baba le parking sécurisé. Le type de service était si agréable ce matin, que j'ai même pas osé poser la question. Je laisse donc mon vieux pote aller vider ses palettes à Narbonne, je renquille l'autoroute direct, il fait beau. Avec un peu de vent, mais on peut pas tout avoir. Une grosse heure plus tard je gare à la Jonquera sur le parking vigilado de la Tortuga, je sais pas si j'ai vraiment le droit avec les plaques, tant pis. Je vais donc faire les formalités douanières et du temps je fonce à la Tortue acheter quelques conneries à manger pour la semaine. 3/4h plus tard, mon frigo est plein, mes papiers sont faits, go ! Toujours ce magnifique soleil, ça fait remonter les buchettes du moral, en plus, il y a pas ou peu de trafic, encore mieux ! Si en plus on ajoute à ça que les zones de travaux se terminent bles unes après les autres, que demande le peuple ? Des sous ! A peine arrivé chez Translink on me donne le quai 34, il y a pas mal de références dans mon chargement ce qui me donne largement le temps d'aller visiter la douche. Verdict : du 4 étoiles sur l'échelle du routier de base. Un scandale pour un nanti.
35 minutes plus tard, je décolle, mon voisin de quai ne m'a pas entendu arriver, je le prend en flag en train de vider sa bouteille de pisse du haut de sa cabine, vas te cacher. En face, il y a le dépot Azkar, il aurait trés bien pû balancer sa bouteille par dessus le grillage ! Mais non ! Prochaine livraison à Onda au niveau de Castellon. Le dieu GPS me prevoit la bas à 16h20, donc quoi qu'il arrive avant 17h. Impec, ça ferme à 18h ! Je suis de toutes façons obligé de garder l'autoroute vu que je suis en ADR. Passé Tarragonne, il y a plus personne, juste quelques camping caristes allemands, des vieux, encore !!! Je finis pas debarquer chez le client à 17h comme prévu. Surprise, il y a un quai, ça c'est super ! Je vais m'annoncer, à la secretaire qui est toute gaite, mais j'ai pas su pourquoi. Le cariste lui, me fait descendre de mon nuage, le quai est cassé. Bon OK, je sors mon magnifique tire pal de dessous sa cachette, bet 10 minutes plus tard je ressors, papiers signés, ça rigole pas à Carrelage City. J'ai plus qu'à aller me poser sur le paddock de Chiva, le circuit de Valencia à 1h d'ici. Mais il y a un bouchon de plusieurs kilomètres pour rejoindre l'A3 direction Madrid. Je me sens pas de faire la queue, et en passant je me rends compte que c'est au niveau de la bretelle que ça coince, je fais donc un crochet via l'aéroport pour tomber dans le bon sens. Pour une fois, j'ai eu du pif, 10 bornes de plus pour éviter 1h d'attente juste dû à un camion qui a eu la mauvaise idée de tomber en panne sur une bretelle en travaux. A 19h je suis sur le paddock, je prépare mes commandes pour demain, et je file au coffre a palettes me faire chauffer du chorizo frito. C'est degueulasse, j'ai honte, mais c'est bon la honte !