| Carnet de bord de Juin 2013 | Partager sur Facebook |
Reveil avec les poules ce matin encore. Non, je suis pas au club, il y a que dalle sur mon parking de daube. A 3h32, bien sûr le café est fermé à la station, j'ai plus qu'à demarrer avec un yaourth dans le ventre. Par ci, par là, je croise quelques camions, mais c'est pas la folie du tout, tout le monde roupille. Direction le Portugal c'est encore pire, je suis juste effleuré de temps en temps par des messagers express en VL, qui roulent VRAIMENT vite. Au bout d'une heure trente au loin, je vois les lumières d'une station SHELL, j'en profite pour faire le plein de carburant et de caféine, je papotte un peu avec le pompiste le temps de me reveiller en plein et de passer un coup sur le pare brise truffé de moustiques. Je passe la frontière Portugaise alors qu'il fait encore bien nuit. C'est marqué qu'il faut prendre un badge pour les 4 voies, je pense que mon badge est compatible et puis j'ai pas le temps de m'arrêter, j'ai pas d'infos la dessus. Au premier portique j'entends un BIP, je me dis que ça doit être bon, du moins, j'en sais trop rien. De ce côté-ci, il y a pas mal de brouillard, ça permet de finir de rincer le pare brise, il y a tellement personne ce matin que ça en est presque inquiétant, on dirait un matin férié, alors que le soleil tente bien péniblement de se lever. Je me pose pour finir ma coupure au niveau de Abrantes ; sur le parking ça se bouscule pour aller faire la toilette, moi je vais prendre le petit dej.
30 minutes plus tard, je repars frais comme un gardon, le plafond est bien bas, le ciel presque menaçant, mais au plus je me rapproche de Lisbonne, au plus ça se degage et la température grimpe rapidement. Je pensais trouver des bouchons pour rejoindre Povoa, mais non, ça roule nickel alors que pourtant, je suis en pleine heure de pointe. Mon client, specialiste en logistique se trouve au fond d'une zone industrielle bien destroy. Je patiente un peu, et 5 minutes plus tard on me fait rentrer. J'explique à la reception que je peux pas vider tant que les papiers sont pas faxés au transitaire. Au fond de moi, je me dis que c'est bien la première fois que je refuse de vider 3 palettes dans une base comme ça, ou, en général t'attends que ça, vider, et te casser. La receptionaire est tétue comme une mule, elle fait venir sa chef qui parle un peu anglais, et finalement, c'est le transitaire qui finit de lui expliquer en portugais au téléphone. Le client, lui, a oublié cette histoire de douane, et le logisticien, lui, veut pas se mouiller. Coup de bol finalement, car Povoa c'est juste à côté de chez Jorge qui part au travail pour faire sa tournée en Algarve. Du coup on prend le café ensemble à la cafet, en attendant que ça se decante. Au bout d'une heure c'est bon, les papiers sont faxés et je peux vider, et laisser Jorge aller bosser.
Une fois vide, j'ai plus qu'une chose à faire, remonter pour recharger demain..... A Lérida, soit un peu plus de 1100km à vide. Une paille ! De Povoa, je me decide à couper par la lagune, et sur les conseils de mon routier Portugais préféré, j'ai bien fait, c'est magnifique, je stoppe manger une Bifana à Taipadas. C'est un genre de casse dalle avec de la viande à l'ail, c'est super bon, il faut juste pas rouler une pelle à sa princesse juste après. Je peux y aller franco, on est que mercredi. De là, je traine pas trop et je reprends l'autoroute contraint et forcé par la RSE et le boulot pour gagner du temps, ça fait vraiment caguer de galoper par ici comme si j'étais entre Auxerre et Rungis. Bien entendu le décor est bien loin de celui de l'Yonne, et j'ouvre mes yeux en grand, surtout que le soleil est vraiment de la partie cette après-midi. Je vais au plus loin que je peux avec l'espoir de trouver un resto douche parking tranquille. Je me fais juste avoir par un panneau mal placé juste après Talavera La Réal, le temps de faire 1/2 tour et de me poser j'ai 9h05 de route. Bienvenue en Espagne. Comme prévu je vais manger tranquillement, je tire vite les rideaux, il fait un petit 32 dehors, je vais être bien au chaud pour tenter de dormir cet apreme.