| Carnet de bord de Novembre 2013 | Partager sur Facebook |
Je brille comme un sou neuf en ressortant. Je me serai bien laissé aller à faire une sieste, mais il faut pas que je traine si je veux éviter le merdier du matin à Lyon. Je trace au bout ou presque de mes 4h30, ce qui me fait atterir à Ambrussum, c'est blindé de chez blindé, je trouve une vague place pour me caler 30 minutes, mais il fait froid, et je suis bien trop loin pour tenter d'aller gaspiller 1€20 à la machine à café. Je passe 30 longues minutes à forumer et facebooker sur mon téléphone mobile Nokia 3310. La dernière période de ma montée est bien longuette, et je regrette fortement de ne pas avoir pris un peu plus la peine de roupiller hier apreme, quel con quand même !!! Je suis obligé de m'arrêter à pont d'isère attraper un café, c'était ça ou la pile de pont (d'isère)... Quand je finis par debarquer sur Lyon, ça commence à rouler doucetement, j'ai bien fait de pas trainer. A 6h30 je me pose à quai chez le degroupeur à St Laurent de Mure. Mais le calme est relatif, dès 9h ça fait du bruit, ça klaxonne, ça gueule, y a des convois de gitans en face accompagnés par les 2 tons des gendarmes, des avions qui decollent et qui atterissent. Bref, ça vit !
A 15h30, j'ai 9h00 de coupure, je prends mes papiers, mes cliques et mes claques et je me tire ! Je dois revenir quai 2 à Jarcieu. Par manque de chance ça roule pas trés bien, bien que j'ai coupé à travers champs ; c'est pas qu'il y ait grand monde, non, juste que à chaque fois que j'arrive à un feu, il passe au rouge, quand je debarque sur un rond point, il y a personne, sauf que j'arrive en même temps que un petit vieux en GS, un autre en Ligier, et enfin un convoi de la DDE qui coupe l'herbe folle... C'est la vie, y a plus grave ! Etant donné que j'ai encore une moitié de semi pour le 77, le chef me complète pour la région parisienne via Boyrges, alors que pourtant, aujourd'hui c'est la journée de le gentilesse !!! Non seulement en rentrant au bureau, j'ai eu droit à une reflexion comme quoi j'ai encore grossi, mais en plus je vais à Paris capitale de la France. Sacré journée de la gentilesse ! Pourvu qu'il ait jamais la journée du fist fucking !!!... Je traine néanmoins pas trop, car j'ai du pain complet sur la planche, et je voudrais n'avoir à couper que 30 minutes en montant. Si la traversée de Givors se fait tranquillement, à St Etienne c'est parking car il y a eu petit carambolaginet dans l'autre sens, et du coup, la curiosité aidant ça bouchonne grave de notre côté ! Caramaba !! Je vois le moment que je ne pourrai pas me restaurer au Double D, alors, j'appuie doublement sur la pédale de droite, d'autant qu'il y a pas grand monde après Balbigny. Je fais gaffe quand même à ma vitesse, car tous les radars n'ont pas encore été réduits en cendres molles. Je me pose avec 4h15 de guidon au double D, j'ai 30 minutes pour avaler une entrecôte.
36 minutes plus tard, je suis reparti, fin heureux. J'avais appelé le client à Bourges pour savoir à quelle heure je pouvais livrer ; il m'a répondu, on a pas d'horaires nous. Bien, j'ai annoncé minuit, le gars à dit, OK, on sait que c'est compliqué le transport, on sera là. Honnètement, je me suis longuement pincé parce qu'il y a bien longtemps qu'on m'avait pas causé comme ça. Encore pour une palette de fraises, ou de cerises en début de saison, oui, mais là, pour une vieux moteur de mercedes Euro 0, j'avais un doute. Mais effectivement, le type était là au RDV, petite entreprise de transports, comme promis le gars m'a ouvert la boutique à 23h30 puisque j'étais un peu en avance. C'est donc bien la journée de la gentillesse aujourd'hui ! OUF ! Ensuite j'ai un peu fait le point avec mes heures, et comme il me faudra couper 45 avant Meaux, je me dit que ça sert à rien de courrir et je me pose pour 9h de roupillon à l'aire des arbres un peu avant Montargis, il reste quelques places au fond du parking, là ou tous les relayeurs de nuit se retrouvent, pourvu qu'ils s'amusent pas à klaxonner...