| Carnet de bord de Octobre 2013 | Partager sur Facebook |
C'est un jour beni que ce mardi car c'est le jour de la paye. A moi les repas dans les 4 étoiles, les nuits dans les palaces... Mais pour l'heure, j'attend que ma coupure se termine à 10h, un oeil sur le forum, un oeil sur facebook, et enfin un oeil sur sytadin. J'ai 3 yeux, et je voulais pas vous en parler, mais c'est fait. Il fait franchement moche ce matin avec un petit leger brouillard. A 10h pile je decolle, tout feu tout flamme, le chiffre des km de bouchon a été divisé par 5, il ne reste plus que 38km de bouchons cumulés, mais mon bête téléphone n'affiche pas la carte trop lourde à charger. Donc, advienne que pourra inch allah comme on dit à Fleury, ou je debarque sans aucun problème. J'ai une palette à poser à Viry, et ça va super vite.
De là, je me gratte la tête et après je decide de pas me risquer à prendre l'A6 car il paraitrait qu'à Grigny, la route qui relie la 118 serait en travaux. Donc je prends la plus pittoresque des routes nationales de notre pays, la 104. Superbe rocade jamais terminée ou l'on rencontre plus de zones commerciales au kilomètre que de parkings pour se detendre, voilà, c'est dit. Malgré tout, sans être mauvaise langue ça a super bien passé il faut l'avouer, j'ai eu environ 0km de bouchon pour rejoindre l'A13. D'ailleurs il doit y avoir un bail que je suis pas passé car d'enormes progrés de sécurité ont été ajoutés, en effet, le descente vers la sortie Poissy est limitée à 70 avec au milieu un joli radar discriminant flambant neuf... D'après mes savants calculs je devrais rejoindre Le havre en étant dans les clous, mais comme je suis un garçon un peu bileux, je prends même pas le temps de m'offrir une pause café. On m'a dit avant 15h au havre. Alors, je deconne pas avec ça moi !!! Je me pointe à 14h40 au guichet de la DFDS mission accomplie. Il y a déjà quelques camions, les contrôles sont assez light ici, mais les douaniers sont nombreux à trainer sur le parking avec leurs chiens. Je peux tranquillement aller à la gare maritime me soulager d'un euro à la machine à café, mais elle est en panne. Et merde.
A 16h je monte sur le rafiot Norman Voyager en écoutant la fin d'une des plus belles emission de mermet que j'ai jamais entendu sur une histoire d'amour entre deux personnes lourdement handicapées. J'avais la larme à l'oeil en posant mon camion. Il y en a pour 5h de traversée, mais faut pas que je dorme vu que je vide à juste quelques kilomètres de Portsmouth, si je dors trop je saurais pas quoi faire ce soir ! On debraque à Portsmouth avec un bon 15 minutes de retard, je vais vite rejoindre mon client à 20km de là, y a de la lumière mais ils sont en train de fermer. A quelques minutes près j'aurai pu vider. Pas grave, il y a un parking pas trop loin on vera ça demain. Il fait encore un petit 19 à 23h... Incredible !
Ma grand mère aurait eu 101 aujourd'hui. Je sais que vous vous en foutez, mais je loupe jamais les anniversaires. Vu qu'en plus, y a de grandes chances qu'elle me lise, je préfère prevenir que guerir plutot que de prendre une mornifle quand je serai mourru. Bon anniv mamy. A 9h petantes, 8h ici, il pleut et je vais me mettre en place sans parapluie chez le client. Pendant que ça vide, je peux aller chercher un café, il y a une vraie cantine propre, on a du mal à se croire en GB. Un quart d'heure plus tard, les 13 pal sont sorties, papiers signés et je peux aller m'engouffrer dans les bouchons de la M27, ici, c'est la cambrousse, des des petits bouchons. Il me faut quand même une heure pour couvrir les 56km qui me separent de Southampton, célèbre port qui a vu l'unique départ d'un bateau insubmersible : Le Titanic. Chez le second client, je suis bien en GB, on vide des palettes de Gerflor dans le boue. Le client m'attendait car les palettes doivent repartir ASAP aux iles Falkland. Quand je repars de là, le trafic est redevenu fluidos, si bien que j'ai le temps de prendre un vrai café, et un vrai croissant au premier COSTA Café de mon chemin.
Ma prochaine destination, c'est Reigate, petit village au sud de la M25. D'après la carte, c'est merdique d'accès, d'après le GPS aussi. Mais en live, c'est pire. Tellement c'est merdique pour rejoindre ma zone d'activité, que j'ai cru m'être gourré d'itinéraire, arrivé dans la zone c'est pire, y a des voitures garées à l'arrache, c'est étroit et tordu, on se croirait à Barcelone. Du coup, je finis à pieds car je trouve pas le client, et personne autour non plus. Il est au fond d'une impasse, dans un batiment fraichement loué. Dans sa cour on peut pas faire 1/2 tour en semi, et c'est bête parce que justement j'en ai une au cul. Je transpire 5 minutes pour faire le tour d'un batiment avec des branches de partout, seule solution, et je peux reculer ensuite chez le client qui decoupe des feuilles de papier de verre au dimensions de vos ponceuses, à vous bricoulous du dimanche.
Une fois vide, je sors en serrant les miches, et c'est peu etre la 1ere fois que je suis content de retrouver la m25. Je recharge juste à côté de Maidstone pour Marseille. 20 enormes palettes...... d'oranges ! Quoi de plus normal que de charger en Angleterre des oranges pour Marseille ? Dommage que c'était pas pour Valencia, là, ça aurait vraiment eu de la gueule ! Bien sur c'est pas des oranges du Kent, c'est des oranges bresiliennes. Ce qui me fait marrer aussi, c'est que dans le temps je vidais ici pour TFND, que c'était pourri il y a 15 ans, et que c'est toujours autant pourri, et plein de trous. Mais je suis quand même bien heureux de faire un peu mon métier de legumier, à la diffrence près que je vide pas demain matin à Marseille, mais vendredi. J'attrape au vol le Renoir de 16h15, et je fais tirer mes heures au plus loin que la RSE me le permet après avoir quand même fini par trouver une douche potable à la BP après Reims sur la nationale. A minuit je me pose en pleine pampa après Chepy, je ferai chier personne avec le frigo !
Au moment ou j'allais partir, je vois que mon chef m'a trouvé une bricole, 2m de plancher à Troyes. J'étudie calmement mon itinéraire, et plutôt que de passer par Vitry, je decide une route à travers champs qui rejoint directement la 77. C'est cool, sauf que j'ai pas fait 2km, qu'il y a déjà une deviation. Bon, j'ai pas le choix, le pont est barré, alors je visite. J'avoue je me moque gentiement de la Champagne, vu que j'en retiens qu'une chose, les manoeuvres à Suippes. Ce qui, il faut l'avouer n'est pas trés sexy. Alors que là, sous le soleil, c'est presque joli... Ensuite c'est à nouveau les grands axes ce qui m'amène dans une usine de tissus à l'ouest de troyes, le genre d'usine vieille france avec la patronne qui se prend pour la reine, et les ouvriers qui mouftent pas. Bon au moins, ça doit marcher droit.
Après avoir recupéré mes BL, et fait mine de rire aux blagues de la secretaire celibataire, je me remets en route avec une envie de pisser qui me fait pleurer. Je m'arrête au 1er parking juste après troyes et je tombe sur le baron, j'avais même pas vu que j'étais garé à côté de lui, j'ai juste vu une silouhette faire une photo de mon tas de feraille depuis la baie vitrée de la station... Mais je ne traine pas trop parce que je voudrais bien caler une 11h ce soir. Par une chance inouie, ça passe plutot bien sur l'A46 malgré qu'il soit 17h. Dans l'autre sens par contre, c'est la cata ! Il y a eu un carton avec 2 PL sur la voie de gauche, et derrière il y a plus de 10km de bouchon, 4 d'après 107.7 qui n'en est pas à sa première connerie !
Il me faut bien faire une 45 quand même, je jette donc mon devolu, et mon corps velu sous la douche de l'aire des routmans internationaux, calculs fait, il me reste 3h02 à rouler pour aujourd'hui. Je n'irai donc pas m'enterrer à Marseille, mais au centre routier à Vitrolles. A défaut d'y avoir un service de sécurité, il y a la voiture d'un gay qui tourne, niveau anti vol ça change pas grand chose...
Reveil à 8h comme tout bon branle nouille, il fait quasi moche ce matin, pourtant on est vendredi. Je fais le tour de mon gros camion, ça prend bien 10 min tellement il est gros mon camion. Il ne manque rien, je peux donc rejoindre le café chez ALVIM pour dejeuner. A 8h45, je lache le frein, et ça roule nickel pour rejoindre la plus belle ville de la planète, la capitale 2013 de la culture, la plus meridionale de toutes les villes d'Europe : MARSEILLE ! Il n'y a aucun bouchon, j'ai bien fait de pas m'affoler. Je me radine à 9h et quelques chez le transitaire boulevard Casanova pour poser mes rouleaux de tissus pour la Tunisie. Quand je reviens de donner mes papiers, il y a 4 camions derrière moi, autant dire que je suis arrivé au bon moment. 20 minutes plus tard, je suis reparti delicatement de ce vieil entrepot pour aller poser mon lourd fardeau d'orange chez DOLE à 1km800 de là... Et là, je suis resté sur le cul, car à peine dans la cour, un type ouvrait le rideau du quai n°3 et exactement 17 minutes plus tard, j'avais 23t en moins dans la semi et le CMR signé. Qui a dit qu'il yavait que des branleurs à Marseille ??? Mais pour une fois, je suis vide de bonne heure, mais ça sert pas à grand chose, je ne recharge au Teil qu'à 16h, je rejoins mon padre pour bouffer au centre des camionneurs à Plan d'Orgon.
Une fois rassasié, je rejoins ventre à terre Le Teil en passant par la Total à Montelimar histoire de donner à boire à mon Fh750, il reste 40L dans les reservoirs... J'aime pas ça !!! Comme prévu il faut attendre 16h, et après ça va très vite, à 17h je suis full. Je pensais devoir monter au dépôt, mais non, j'ai juste à rouler tranquilement sur la N86 pour rejoindre mon domicile conjugal. La pluie tombe serieusement ce coup-ci sur mon superbe departement, c'est excellent pour notre terre qui sent si bon quand il pleut ! Bon wikene !!!
Il y a si longtemps que je n'étais pas parti un dimanche soir, que je ne me souvenais plus à quel point il fallait penser à faire la sieste le dimanche apreme, j'ai zappé. La dernière fois que je suis parti un dimanche soir, j'avais pas 30 ans et le feu sacré. Là, j'en ai 43, et je me traine tout seul à 90. Le pire, c'est que depuis que j'ai pratiquement laché la clope, c'est ma première grosse nuit au guidon, et c'est plus que mortel. Malgré tout je suis arrivé d'une traite à La Palme, j'avais pas encore vraiment sommeil mais il fallait que je m'arrête quand même parce que depuis que le village catalan a été rasé, je sais plus ou couper mes 45 en descendant. J'ai une vie compliquée.
Quand je suis reparti 46 minutes plus tard, on était déjà bien lundi, et du coup cette fois-ci j'étais vraiment decalqué. C'est chiant de choper sommeil pile au moment de redecoller. Surtout que pour continuer, il y a vraiment rien à faire pour s'occuper, j'arrive pas à trouver un CD qui m'accroche, la radio m'emmerde et il y a personne sur le 19. Le seul truc de positif, c'est que je ne suis pas encore en retard, j'ai même le temps de m'arrêter piquer un roupillon d'une bonne demi heure à La Selva. A 6h moins dix, j'étais chez le client à Barbera, une heure plus tard, je suis reparti vide, impeccable. Il pleuvasse ce matin sur Barcelone, mais ça roule quand même correctement vu qu'il est tôt. Un petit arrêt café à Montseny, ensuite direct au lavage à Cochonne Land. Il reste une super place au fond du parking, c'est impeccable. Dommage quand même, une heure après être arrété, j'apprends qu'il y a eu une erreur d'aiguillage, je ne charge pas ici, mais à l'autre dépôt à Celra, tant pis pour ma 11h, je decollerai d'ici à 17h30. En attendant, DODO !
Finalement, la kommandantur a coupé le jambon en 2, je charge 4 palettes ici, et le reste à Celra. A 17h30 petantes, je decolle et je retrouve Alain de chez Almeida qui devrait être déjà loin. C'est emmerdant surtout pour celui qui attend les palettes et qui doit repartir de Valence d'un autre côté, je me dis que c'est cool, je suis donc pas le seul à qui ça arrive ce genre de plan. Le plus drôle, c'est qu'on est repartis pratiquement en même temps, cerise sur le cake, je suis pas chargé trop lourd et je monte allègrement à 80 au Perthus, mis à part le fait qu'il y a un Pascal en rade dans la montée, je me suis bien arrété voir si je pouvais faire quelque chose pour lui, mais avec un embrayage cramé, pas moyen. Comme d'hab, j'ai fait ma pause tranquille à Nimes sans me stresser et j'ai bien fait car arrivé chez TDV, Alain finissait de sortir ses dernières palettes et j'ai pû prendre sa place. De là je suis monté tranquillos au dépot mettre un bon coup de lavage et me garer tant bien que mal, 3h fini dormage.
La nuit aura été courte vu le rafut qu'il y a dans la cour. J'empoigne mon sac Vuitton Super U et je cours sous la douche. J'ai rien à faire jusqu'à 14h, c'est parfait. Je glande donc entre le camion, le quai et la machine à café, j'ai changé une paire d'ampoule, changé de cordon de feux (merci Franck), j'ai vu aussi une tête d'ampoule qui roule en DAF Camion Remorque, bref, c'est la journée des lumières. Et à 14h enfin, je suis parti vers de nouvelles aventures. Oui, on peut parler d'aventures quand on charge du palox vide pour Charnas, 10km à vol d'oiseau en terre sainte, en Ardèche. J'avais un pauvre fax, pas super clair avec indiqué une moitié de voyage pour un producteur, l'autre moitié pour un second, mais avec 2 types de palox, qui prend quoi, mystère. Je sais même pas ou ça va exactement, pas la peine d'aller à Baku pour avoir de l'aventure, un tour à Charnas suffit. Arrivé au bled, je finis par avoir un des deux numéros qui répond, et je me retrouve à suivre un Renault Trafic, je vide à quai, mais le second client lui, il a pas de quai et je vide à une paire de KM de là au bout milieu d'un champ. Par chance il fait sec mais ça va pas durer, sans quoi c'était l'enlisement assuré.
Une fois vide, je redescend vers la civilisation pour charger 3 pal de produits chimiques à Salaise, et je vais completer avec 7 rolls de plantes pour l'Italie à Anjou. Impec, en plus je garde les rolls, c'est nickel. Je passe vite au dépôt poser les 3 palettes, et en prendre 4 autres pour Turin. Un coup de gasoil et je file. Par chance le periph de Grenoble passe pas trop mal et je tombe sur Joris en son magnifique FH tout feu tout flamme, il est vraiment super magnifique ce camion !!! Joris aussi, bien sûr il est beau !!! C'est normal il est jeune ! On passe une ptit moment à jacasser et on se quitte car on prend pas tout à fait la même direction. Comme d'habitude en soirée il y a pas grand monde pour passer en Italie ce qui n'est pas fait pour me deplaire. A 23h je debarque sur Caselette, mais je perds un bon 1/4h à trouver la bonne route pour trouver ma ZI vu que dans le coin tout est interdit aux PL. Vu que je connais pas du tout l'endroit et que j'ai pas envie de me retrouver coincé dans une rue pourrie, j'au vais au pif, et paf je suis bien garé le long de chez le client. 23h15, je coupe tout en esperant dormir à peu près tranquille.
Quoi de plus agréable que de commencer une journée par une livraison tordue. Hier soir en arrivant j'avais été regarder à pieds comment faire ma livraison, j'ai refait la même chose ce matin en proposant de venir prendre les palettes au niveau du portail, mais le gars m'a dit, pas de problèmes, ça tourne au fond de l'usine. Déjà ça me plaisait pas, vu qu'il y avait dès l'entrée pas mal de branches, mais au fond, c'était pire, pas grave qu'il a dit le cariste, c'est que des saules pleureurs. A titre personnel je m'en foutais bien pas mal que c'était des aules pleureurs. En ce moment, c'est ma periode branches, en soit c'est pas dramatique, sauf que la peinture de la Schmitz c'est de la merde, en gris metal, ça marque à mort. Heureusement, ils sont gentils ici et il y a du café. Pour ressortir je frotte tellement les branches que je vois même plus le cul de la semi, c'est ça ou la bordure à droite, j'en ai marre.
Par chance, malgré l'heure la tengenziale de Turin passe nickel, mais le temps lui est bruimasseux moche morne, c'est drôle dans ma tête c'est exactement la même chose. En un peu moins de 2h je deboule chez Botanic à Montebello, le temps qu'un Suzanne du 49 finisse de vider, je me mets en place et je file plein nord direction Milano. Comme je suis pas super en retard encore, je m'arrête prendre une bonne douche à l'autogrillun peu avant Pavia. Pour suivant que c'est gratos ici c'est en général propre. A 13h je suis à mon dernier Botanic de la journée, vu l'heure ça roule nickel pour rentrer dans Milan, 2 rolls à sortir et vaï ! Je recharge à 20km d'ici à vol d'oiseau à Cernusco Sul Navaglio. C'est à l'extrème banlieue EST de Milan. Mauvaise pioche arrivé sur place, ça charge dans une rue, il y a des camions dans tous les sens, et c'est pas prêt. Par contre je dois livrer demain matin à 8h à Sorgues. Tout ce bordel pour des pubs FLY qui finiront sans jamais être lues à la poubelle.
Du coup, vu la situation, j'ai plus qu'à aller me garer au plus près et couper 9h ici. Il y a un jeune de chez Olano de Sète qui est dans la même situation que moi, pas de bar à proximité, du coup, on refait le monde sur le trottoir avec André en attendant d'avoir sommeil.
A minuit on a le feu vert pour charger, vu qu'il y a plus personne ça va vite, une grosse demi heure plus tard j'ai les papiers et je me tire. Il faut uen vingtaine de minutes pour traverser les banlieues toutes plus sinistres les unes que les autres de Milan EST et ensuite, c'est parti pour un road trip by night, il y a vraiment personne cette nuit, tellement personne que j'ai cru qu'il y avait eu une guerre nucléaire par là qui aurait eradiqué la population. Mais il y aurait eu des infos à ce sujet au moins sur Facebook. On aurait pû voir des statuts su style Jean Dupont : Est il le seul survivant ? En attendant, Italia oblige, je m'offre un café divin du côté d'Allessandria, le tout accompagné d'un Camogli hors d'age et d'un spremunto de couleur orange, frais celui-ci. La serveuse s'ennuie ferme, je peux pas m'empecher de penser qu'au même moment 90% des stations de VINCI Autoroute sont fermées et que 99% de celles qui sont pas fermées n'offrent pas de café frais moulu servi dans une vraie tasse...
Du coup, j'ai une pêche d'enfer qui se prete bien au slalom entre les glissières de sécurité sur l'A12. C'est cool, la nuit on voit pas les precipices... Je fais ma derniere demi heure juste avant la frontière, un dernier vrai bon café. De toutes façons, après c'est tout shuss pour Avignon. Je passe Nice comme une fleur, vu que le niçois aime juste les bouchons aux heures de pointe et le samedi pour aller au zenith. Le jour se lève doucement sur les Maures, et quand j'arrive à Sorgues chez le client, je manque de faire un infarctus tellement il y a des camions en attente. Sans conviction, je me rends au bureau mon CMR sous le bras. "Mais c'est incroyable, vous êtes à l'heure, quai 1" J'y crois pas, alors tel la star du bitume, je me mets à quai et je bois un café degueulasse en regardant la miss sortir mes palettes de prospectus encore chauds.
Etant donné que j'ai bien travaillé, il faut que je continue. Une fois vide, je fais un mimi à miss transpal, et je saute dans mon cockpit, il reste un quai pour 10 camions, ça va être chaudard, mais ça me regarde plus. Donc, me voilà direction Montboucher dans la banlieue EST de Montélimar, j'aime pas aller chez ce client, non pas parce que c'est des cons, c'est tout l'inverse, ils sont super sympas, mais leur quai, il est pas fait pour les frigos. Mais j'ai du cul, je charge un petit tractopelle, si petit que je peux le monter au hayon. Impec, il ne me reste plus qu'à passer prendre une merde à Hauterives ou je trouve la pluie et un petiot 9°, sachant que ce matin, j'ai pris mon petit dej en string... Bref, de là retour au dépôt pour vider et recharger les copains de passage, mais surtout pour me faire changer les 2 avants qui ont tout juste 298.300km. Ils sont forts chez Michelin. C'est le dernier train de pneus pour mon camion LOL !
Comme j'avais programmé mes 2 reveils à 0h01, ils sonnent simultanement à 0h01. C'est vraiment incroyable. Quand je me reveille, j'ai une vision d'horreur, Aurélien est là avec son gros scania posé à côté de mon quai. Ni une ni deux, je l'invite à boire le café vu que c'est gratos ici. Après, j'ai pris ma douche tout seul, bien chaude, et j'ai repris une autre douche bien froide pour faire les pleins. Avec un petit 8 ce matin, il doit pas neiger bien haut... A 0h53 je lache le frein et je suis à 90 sur la route, tout feu tout flamme ! L'A7 est deserte ce matin, que du bonheur. Autant dire que ça roule nickel, un temps à écouter les nocturnes d'inter, c'est trés instructif. Tout allait donc pour le mieux, mais ça, c'était avant le drame bien sûr. Arrivé au rond point de la route de Castres à Beziers, je vois le panneau que nous aimons tous : DEVIATION PL pour cause de travaux, donc, je suis la deviation PL CASTRES, car, Castres est ma destination, je me rends prestement à Castres dans le 81. La déviation fait passer par la Minervoise, et je suis zen. Je guette chaque carrefour, et à chaque fois c'est marqué DEVIATION CASTRES. A un moment vers Montouliès, c'est marqué DEVIATION vers je sais plus quel bled, ça me parle pas, moi je vais à CASTRES, car CASTRES c'est un nom que tout le monde connait, même Sweden connait Castres... Et, là, je vois plus de panneau Castres depuis un moment. Vu que je dois couper 30 minutes je decide de faire le point sur la carte qui a déjà bien morflé ce matin.
Autant le dire tout net, je me suis fait bananer. Donc, plutot que de revenir sur mes pas, je me decide à passer par Peyrac Minervois vu que je connais la route et ensuite Mazamet, mais non, pas moyen, c'est interdit aussi aux PL dès la sortie de Carca, du coup je monte par Revel. Joli detour, et 30 minutes de perdues, merci les bons à rien de DDE34... Vu l'heure ça commence à rouler, tous les casses bonbons sont de sortie, ça rame. Pour finir, je vais attraper ma rue pour aller chez le client... Elle est fermée pour travaux, j'en ai marre. Quoiqu'il en soit je suis arrivé à 7h55. Moi qui comptait boire le café tranquille, c'est mort. Une petite heure pour vider 4 palettes, c'est le tarif ici, et je redescends plus vite que je suis monté, vu que les gens sont tous au boulot et les retraités par encore partis à Intermarché. Je peux enfin me reposer une fois sur l'A61 et dormir jusqu'à Pia, car je dois livrer à Pia chez Vilmorin avant midi, et il est 11h30. Le cariste a pas ronchonné contrairement à ce que je pressantais, 20 minutes pour sortir 26 palettes, rien à dire. Faut dire que je suis rapide au transpal à main, surtout quand c'est pas lourd.
De là, je vais charger du papier à cigarettes à côté de l'aéroport, je ne savais pas que PERPIGNAN c'était la ville du paier à rouler et des filtres, et ensuite, je peux enfin m'adonner à mon activité préférée, le coupure en journée... Bonne nuit, bon surf !
A 22h39, je me suis décidé à quitter mes voisins gitans pour rejoindre l'A9 qui va me mener vers mon dimicile. Un peu moins d'une heure plus tard j'arrive à Narbonne Vinassan ou il y a ma place sous les pompes, malheureusement je suis tombé sur un groupe de vieux ados tombés d'un bus, ça ricane, ça parle vite autour de moi, ça pousse des cris aigus un peu comme les cochons quand on les égorge, et autant le dire tout net, ça m'agresse au reveil. Ils ont du merite les profs quand même. Même sous la douche je les entends encore, c'est incroyable !... Bon, il faut avouer que niveau isolation phonique c'est pas top la station, en tendant l'oreille on entend clairement les gens peter à côté.
Une fois bien coiffé et avec 2 horribles café dans le sang, je mets Party Fun à fond, le clapet en libre et à donf sur la 3e voie... Oh putain, mais qu'es ce que je raconte ??? Finalement, je me suis radiné à 3h36 à la maison, mais personne était là pour voir que je suis arrivé à la minute près, ça interesse que moi. Bon week end !!!
Tranquille mimile ce matin. Je complète mon chargement de vendredi à La Roche de Glun. Le cariste est surpris de me voir si tôt, la secretraire encore plus car la commande est prévue pour... 14h, et il est 7h30. J'ai pas l'air con, mais presque. Après avoir fait le point, les cariste qui est très gentil car il est ardechois me dit que 9 des 10 palettes peuvent être prêtes rapidos, mais la palette manquante elle est encore à Valence dans une boite de feignasses, il faut attendre 8h, donc, la secretaire qui est ardechoise aussi me paye le café vu que j'ai pas de monnaie ! A 8h et des boulettes, on apprend qu'effectivement la palette est sous la pluie à Valence et que l'on sait pas quand es-ce qu'elle finira par arriver ici. J'emets l'idée d'aller la charcher moi-même. Idée walidée par l'affreteur, qui la walide à son tour à mon chef qui lui même me walide que je peux y aller. Je debarque donc un peu avant 10h juste derrière THE INTERNATIONAL AIRPORT VALENCE/CHABEUIL qui n'a plus jamais vu d'avion digne de se nom se poser sur ses pistes depuis l'abandon des Caravelles Valence-Orly. C'est pour dire si c'est vieux. De là je fonce tout vider à quai au dépôt. Régis est là, on a même le temps de boire un café ensemble, c'est incroyable, la dernière fois que c'est arrivé il bossait chez Jacquemoz et moi chez Lubac !!! Comme le temps passe vite !!!
Une fois vide, je charge une 1/2 semi de caisses vides qui arrivent de GB, mais je vais pas aussi loi, non, je pose tout ça à Anneyron, ça va vite à vider, mais pour reculer au bon endroit, j'ai mis 8 minutes. Je suis nul et pi c'est tout. De toutes façons, y a rien qui presse, je recharge à St Clair du Rhône, et je retrouve une fois de plus ce bon vieux Ray qui charge pour St Priest, ça vend du rêve !! On mange un bout de brioche et ciao viva, la dedans on rentre chacun son tour, moi ça sera à 14h. De là, je rejoins le CAT de Beaurepaire pour charger 6 palettes de cartons d'emballage. ça va vite pour charger, le cariste est un pilote de F1 refoulé... Repassage par le dépot pour poser une palette de St Clair qui part en espagne, et je garde tout le reste. Je commence ma tournée juste au dessus de Roanne à Pouilly Sous Charlieu, donc, pas besoin de me bouger de trop la nouille. Vu que je suis pas pressé, y a pas de bonchon à Givors et St Etienne passe presque nickel... Comme prévu arrivé à l'usine, il y a du monde, mais pas moyen de vider. "oulah non, faut passer au bureau !!" Bon, no soucy, je me pose j'ai mon PC qui decocone ça va m'occuper ce soir.
Je demarre avec 12h30 de coupure. Je crains degun ! Il fait pas franchement moche ce matin, mais pas franchement beau non plus. La route est magnifique pour rejoindre St Germain Lespinasse, après c'est la routine pour monter mis à part le fait que je me suis retrouvé derrière un convoi long d'au moins une trentaine de mètre, mais j'ai eu un cul phénoménal de pouvoir le doubler, et après Varennes, bien sûr je suis passé par St pourçain, faut pas deconner, j'ai pas envie de mourir sur la 76. Y a un type qui m'a regardé de travers avec sa baguette de pain, tellement mechament que j'espère qu'il s'est etouffé avec à midi. Et puis la pluie est arrivée, sans se presser à Montmarault, et elle ne m'a plus laché. Malgré tout ça a très bien roulé ce matin, si bien que je suis arrivé devant mon client à St Gervais La Forêt en moins de 4h15. Et oui, c'est incroyable. J'ai même le temps de casser la graine en attendant 14h !
Après manger et une savante manoeuvre je peux vider les 6 palettes, mais c'est lourd, d'autant plus que par terre c'est moyen bouillasseux, au transpal et hayon ça le fait pas, heureusement il y a de la main d'oeuvre. Aussitôt posé, je file à Blois à 10 minutes de là pour terminer à poser 4 GRV. Ici il y a contrôle ADR à chaque fois, bizarement on m'a demandé pourquoi j'avais pas de plaques sur le côté... Bon, c'est pas méchant non plus comme question, juste surprenant. Et c'est encore et toujours sous la pluie que je fonce vers la Sologne profonde, à Vernou en Sologne jsutement. Il y a eu déjà quelques cartons aujourd'hui, ça glissouille un peu sous les arbres. Il y a grosse activité chez Janvier aujourd'hui, grosses expeditions de courges pour Halloween. Coutume debile qui donne des trucs a transporter. En l'occurence de gros palox de courges. Il y a un peu de monde au chargement, mais ça va pas mal quand même, ici ça bosse !!
Une fois full, il ne me reste plus qu'à descendre au maximum direction Lyon. Il va me manquer grosso merdo une trentaine de minutes pour passer au sud de Lyon, c'est le jeu ma pauvre Lucette ! Alors les essuis glace calé sur vitesse I, je roule tranquille. J'avoue que cette nuit, c'est un peu pénible parce que j'y vois vraiment que dalle avec mes super phares, mais j'ai pas le choix. Comme fait exprès en plus ce soir ça roule pas mal. Comme l'A46 est fermée ce soir, je me retrouve sur l'aire des Chères, c'est nickel, il y a de la place en plus !!! Bonne nuit !
J'aurai aussi bien pû partir à 8h30 ce matin, mais, ça ne servait à rien. Ben oui, tout le monde sait que le tunnel est bouché à 8h30, et tout le monde sait qu'à 9h ça roule nickel, c'est le BA-BA du transport. Donc à 8h j'ai décollé, et bien entendu, le tunnel sous Fourvière a passé comme une lettre à UPS. Seul ombre au tableau ce matin, je suis tombé sur un peur trou de balle au niveau d'Ecully, un type avec une 3008 flambant neuve, immatriculée 34. Là, ou c'est limité 90, le type roule à 80, et ainsi de suite. Je sentais le gars pas sûr de lui, pas la peine de faire les gros yeux, mais franchement, il abusait, 50 sous le tunnel... Au niveau de Perrache, le lui ai fait un petit appel de phare pour qu'il comprenne qu'il fallait se mettre à droite. Mais l'effronté me mets un bon coup de frein. MMMMMMMMM j'aime pas ça du tout. Donc, vu qu'il reste scotché au milieu, je suis bien obligé de le remonter par la droite. Arrivé à sa hauteur, il me met un coup de 2 tons. J'en déduis donc que c'est un bagnole de prefet ou une connerie comme ça, je répond par un coup de trompes, et l'affaire dure comme ça jusqu'à St Fons. Le type même de trou du cul qui s'imagine que parce qu'il a une bagnole équipée de 2 tons, je vais ramper !??? Mais il est fou lui !... Malgré tout ça, je suis arrivé à 9h30 chez Prosol à Chapponay, il fallait vider avant 10h, mission accomplie.
25 minutes plus tard, j'ai 20 tonnes en moins, les citrouilles sont toutes sorties de la semi, et je peux prestement me rendre à mon chargement. Mais voilà, il y a un énorme bouchon au niveau de Communay. Etant donné que je ne me sens pas d'attaque, je me pose à la station en attendant que ça se decante. J'ai bien fait, et je m'en félicite, une demi heure plus tard, ça passe nickel ou presque et j'arrive un peu avant midi à Andrezieux après avoir croisé une nombre incroyable de connaisances tout le long de l'A47, y a des jours comme ça !
Le pire de tout, c'est que ma commande est quasi prête, et moins d'une heure plus tard je suis dehors chargé comme une mule. J'ai un super voyage : Castres+Terrassa. Mais le chef me fait revenir au dépôt quand même. Merde, c'est con. Et puis finalement, quelques minutes plus tard, il change d'avis du coup, je peux prendre la direction du Massif Central, impeccable ça va me changer les idées. Bon ça roule pas super vite vu le poids, mais j'arrive quad même à doubler quelques Mercedes dans la côte de Firminy. Après Le Puy, le soleil vient faire un petit coucou, mais ça ne dure pas très longtemps. Cette apreme ça roule pas super bien je suis quand même assez souvent géné par des grumeaux, incroyable. Un coup de gasoil à Langogne, une traversée tranquille de Mende, et je me pose à la ferme de bonsecours avec 4h15 de route, minable. Je passe une bonne soirée quand même, 3h de coupure ici, oui oui. Et c'est donc detendu et dans un trafic fort fluide que je rejoins Castres avec de la pluie et du vent tout le long, c'est limite fatiguant vu qu'il y a un bail qu'il a pas plu dans le quartier, et ça glisse. A 23h36, je suis en place à l'usine à Castres, demain, il fera jour !
C'est particulièrement long ce matin pour s'enregistrer au gardien. En plus le responsable des arrivages est en retard. Vu que les diverses entreprises extérieures sont prioritaires, il m'aura fallu quasi 40 minutes pour avoir le gars qui vient prendre la température du frigo. Pendant l'attente sur le parking j'ai chapé avec un ND silos de St Rambert, 50 d'entre eux doivent riper au profit de roumains ou de polonais. Bientôt il y aura plus aucun chauffeur français en longue distance chez ND. Le gars est un vieux de la vieille bien cool, ancien Aubry. Il y a de quoi avoir les boules... A 9h je peux enfin rentrer, et 20 minutes plus tard je suis dehors avec qu'une seule idée en tête, prendre un café et manger une chocolatine. Oui, ici, on doit jamais demander un pain au chocolat, un article du Garofi d'il y a quelques semaines racontait justement comment un boulanger toulousain a sauvagement assassiné un client qui demandait un "pain au chocolat". Donc, je marche sur des oeufs, d'autant que le patron du resto ici est un grand fan de Rugby, j'ai pas envie d'être plaqué au sol. Pendant que je sirote mon café, un couple de petits vieux, très vieux entrent dans le resto et commandent une langue de boeuf-purée. J'ai falli m'etouffer, pourtant la pendule affichait à peine 10h, ils ont la santé les anciens !! Ensuite, c'est au tour de Jérome de rentrer au bistrot et comme j'avais pas d'argent, je lui ai laissé le soin de regler la note. Comme nous sommes tous deux des chauffeurs extremement consciencieux, comme tous les gars du forum FDR, on a pas trainé et nous sommes restés calés sur le canal n°7 (l'habituel des FDR pour info) jusqu'à Castel ou Jéjé a été charger, moi j'ai pécho l'autobahn, tout feu, tout flamme. Je coupe une dernière demi heure sous le soleil au niveau de la Selva.
J'ai fini par debarquer à Terrassa un peu avant 15h30, j'ai même eu de la place pour me garer le long de chez le client, et moins d'une demi heure plus tard j'étais vide, ça va en général bien ici. Du coup, je fonce comme un petit fou vers Castellgali pour recharger, quand j'arrive un peu tendu à 16h20, je m'attends à ne pas charger vu qu'ils arrêtent à 17h ici. Le chef fait un peu la grimace étant donné qu'il y a aussi un allemand en attente, et qui est prévu demain comme moi. Mais finalement, le chef décide de me charger, et l'allemand aussi ! Incroyable mais vrai ! La commande n'est pas tout à fait prête, et j'ai deux quais à faire, no soucy. A 18h, je suis chargé je peux remettre mes plaques oranges. Comme il me reste 181cm de plancher, le chef m'a trouvé une palette de 170cm à charger demain à Vilobi d'Onyar à l'ouest de Girona. Renseignements pris ça sera trop tard pour ce soir, alors vu qu'on a le droit maintenant de prendre la C25 en ADR, je ne me gène pas et j'y vais bien tranquillos, de toutes façons, vu la route, vu le poids, je serai pressé ça changerai pas grand chose. Je me pose sur un grand parking pas trop loin ou il y a un resto qui malheureusement fait pas à manger le soir !...
A 8h je suis au bar de chez Papy et Mamy qui viennent juste d'ouvrir et dejeunent en même temps que les premiers clients. C'est marrant, je suis certain que c'est une habitude qui leur vient de trés vieux... Une fois mon kawa avalé je fais les 500m qui me séparent de mon client un grossiste en produits agricoles. Le type est ravi de me voir, mais il fait la gueule en voyant que j'ai rien à lui livrer. Il attend depuis des jours une palette de film venant du 43, alors que moi je viens charger une palette de retour pour le même client. J'ai compris qu'il en avait marre des transporteurs avec des interlocuteurs en cascade... Une palette plus tard, je suis reparti, la semi pleine comme un oeuf, il est presque 9h et il fait bien moche. Une fois sur l'autoroute, je calcule mon coup, et si ça veut rire je peux vider à Salaise aujourd'hui. Je m'arrête vite fait à Vinassan me prendre une bonne douche, en ressortant les douaniers sont dehors et contrôlent dans tous les sens sur le parking, ça rigole pas. Malgré tout ils donnent le sentiment que même eux ne savent pas ce qu'ils cherchent, il font acte de présence... Il y a un couple de vieux touristent italiens les valises ouvertes au cul de la BM, ça la fout mal...
Je monte donc tout feu tout flamme, en plus ça roule pas mal aujourd'hui puisque c'est DEJA les vacances scolaires. La bonne chose, c'est de se dire que la semaine prochaine ça roulera bien autour des grandes villes... A 15h et des boulettes je me ramène à Salaise, et c'est la panique car le cariste a pas été prévenu de mon arrivée, la personne que j'ai eu au téléphone ce matin ne l'a pas averti. Les autres sont déjà en RTT ou en maladie, alors je dois attendre les camions de ramasse étant prioritaires.
Il presque 17h quand je suis vide et je retourne au dépôt vider ma palette pour le 43 et recharger un groupage dans la bonne humeur car c'est vendredi. J'attend le pauvre Régis un bon moment qui me ramène des palettes du Teil. Je dis le pauvre, non pas qu'il soit ruiné, mais parce qu'il peut pas rentrer ce soir, merci la RSE et qu'il va devoir manger sa pizza tout seul comme un vieux routier barbu. De mon côté j'ai les heures et je me magne car un sanglier m'attend à la maison, un sanglier préparé par Bibi, c'est un truc rare et qui vaut le détour !!!
Après un super week end, c'est pas le tout mais il faut décoller, aller gagner sa croute, c'est comme ça. Bien content quand même parce qu'après presque 10 ans de forum AZTECH, on a installé un nouveau forum, plus moderne et surtout compatible avec les smartphones car il faut vivre avec son temps. Un forum qui est de toutes façons comme l'autre, prêt à enregistrer des millions de messages que je lirai un par un, soyez en sûr, bref, je languis de vous lire tous. Il y a des matins, ou c'est particulièrement desert, ce matin en fait parti, tous les 20km environ je tombe dans une averse violente à chaque fois qui dure sur un kilomètre ou deux, bizarre ce truc. Il y a quelques semaines on nous predisait l'hiver le plus froid depuis des decennies, et depuis quelques jours on nous predit l'hiver le plus doux jamais enregistré, tout ça pendant que notre pays est la risée de toute l'europe depuis qu'une gamine de 15 ans qui parle à peine le français a envoyé chié notre président. Le pauvre, personne ne l'aime décidement. A 7h15 il fait toujours nuit et je me pose devant la Tortuga à La Jonquera ou il y a une place par miracle je fonce au bar prendre un café.
Comme par hasard ce matin la fille de la douane est en retard, du coup elle a pas pinaillé pour faire les papiers, à 8h20 j'étais de retour sur l'autoroute. Le jour s'est levé il fait moyen mitigé mais pas froid du tout. Je traine pas car je dois filer une palette à Aurélien mais il me faut d'abord vider 12 palettes de Barbera, c'est toujours quand on est pressé que ça merdoie, il y a 4 camions avant moi. Je perds pas loin d'une heure et demi, c'est comme ça, et je vais rejoindre Aurel la mesange un peu plus loin, mais on traine pas, il me reste encore 5 livraisons à faire, je dois recharger cet aprème. Et j'ai rien compris, parce que le reste s'est passé à une vitesse folle, j'ai attendu nulle part, d'avance j'avais posé les 2 pal pour Castellar au cul, ça à pris 2 min pour les sortir, à Terrassa, il y a plus de gardien pour s'enregistrer, on rentre direct à quai, même au port j'avais 8 palettes, je suis passé en 20 minutes, je suis allé chez Nissan, pareil, une palette posée en 3 minutes au magasin, et pour finir, une autre palette chez un degroupeur, bref à même pas 15h c'était bouclé !
Tout ce qu'il me restait à faire, c'était aller recharger et me caller à l'ombre à Castellbisbal. Je me suis foutu en coupure sur place, nickel ça rentre pile pour faire les 11h de repos, Aurel aussi me rejoint chez le client, c'est long, mais à deux, on refait le monde ça passe nettement plus vite !
A 2h38, je finis par laisser (à regrets) mon joli parking. Dans la zone de Castelbisbal, les services municipaux ont été touchés par la grace, en effet, des poubelles ont été installées, ce qui fait qu'il n'y presque plus de dechets posés n'importe ou ! Il fallait y penser quand même, installer des poubelles pour poser ses ordures, pas con. Après un savant slalom entre les diverses zi du coin, je finis par rejoindre l'Ap7 ou il n'y a pas grand monde mis à part quelques légumiers enervés, ça tombe bien je suis enervé aussi ! Il fait encore plus de 20 à 3h du matin, l'été se traine un peu en longueur. J'ai moyen la forme quand même ce matin, si bien qu'après Perpignan, je prends un vieux coup de barre derrière les oreilles qui m'oblige à m'écrouler 1h dans la couchette. Après ça va nettement mieux la traversée de Montpellier à l'heure de l'embauche finit par me reveiller definitivement, je trace jusqu'à Montélimar pour me jeter sous la douche. Les travaux d'aggrandissement de la station ont débuté, dans quelque temps il y aura 10 douches toutes neuves ici.
Autour des machines à café, ça cause ecotaxe, controles, et PECO. On sent bien quand même un ras le bol de la base, moi aussi j'en ai marre, je m'imagine parfois prendre un tracto pelle et arracher un à un les radars discriminants, ou aller faire un tour en corse pour apprendre le maniement des explosifs, mais c'est qu'un rêve hein ! Pourtant on dit qu'il faut vivre ses rêves, c'est vrai que ça me ferait triper de faire sauter tout ce bordel, y en a marre de vivre tous les jours dans la peur et de devoir casquer pour quelques minutes ou quelques petits kilomètres heure. Encore 2h de routas et je rejoins Andrezieux, dans la montée de Roussillon sur l'A7 on voit encore nettement les traces du carton de dimanche apreme ou un espagnol y a laissé la vie. Pas besoin de dessin, un mort directement dû au fait qu'il est interdit de doubler sur cette PUTAIN de portion, et oui, mourrir parce que le camion de devant préfère tout planter plutot que de se risquer à prendre 90€ de pv quand un connard de touriste allemand monte cette côte avec sa caravane à 40 ! La réponse des autorités, au pire, on la connait, respect des distances, voire interdiction aussi des frigos le dimanche ! Virtuelement, je pisse au cul des autorités, parce que à ce jour, j'en ai marre de toutes ces conneries, rien à voir avec mon employeur ou quoi, juste que à un moment donné on marche sur la tête, on a peur du gendarme, et surtout du pv...
Je debarque en plein pendant le jeu des 1000 à Andrezieux, en une demi heure la semi est vide, je fais 500m à vide pour recharger en face. Je tombe sur Bebert de chez Lardon, un jeune vieux fan de fDR, ça occupe pendant l'attente à l'usine. Il y a dans la salle d'attente un pauvre type qui interpelle les chauffeurs en disant qu'il faut se mettre en travail quand on est sur la parking, c'est vrai il a raison, ici il y a que 80% de PECOS, vivement qu'ils soient 100% !!! A 15h je repars chargé à moitié, le vent par contre lui, ne souffle pas à moitié, j'ai jamais vu un truc pareil ici, sur l'A47, il y a plein de branches arrachées qui depassent sur les voies, super dangereux. Je complète à St Romain en Gal et je suis en coupure quai 5 au dépot. Ce soir y a mon pote on finira la soirée autour d'une pizza et d'un Gamay 2013 primeur made in ardèche, un truc de fou qui fait grave du bien au moral !
J'avoue que j'ai pas pigé grand chose quand le reveil a sonné à 2h ce matin. Il faisait toujours aussi lourd dehors, je me suis même demandé si j'avais dormi. Pour en avoir le coeur net, j'ai reveillé Alain pour savoir l'heure exacte, mais il ne m'a pas entendu taper à la porte, il est bien trop vieux et sourd. Pour me reveiller j'avale un café et je me jette sous la douche. Au moment de ressortir, l'eau coule encore, mais du ciel cette fois-ci et elle est froide. Cette pluie arrive pile au bon moment car je dois faire mon plein. Heureusement, chez Duarig ils ont fait une folie en nous mettant un abris à la pompe. A 3h tous les voyants sont au vert et je peux decoller sous des trombes d'eau, pour achever de me reveiller, je tombe sur un pot de yaourth style Ligier qui se traine à 30 ou 40 à l'heure, ça surprend quand même à cette heure-ci. Sur l'A7 il n'y a pas grand bien de trafic à la montée, le tunnel de Fourvière est fermé cette nuit, mais je m'en fous en fait car je suis en ADR. Bien calé à 82, j'arrive quand même à doubler 2 ou 3 gugusses sur l'A46, y en a qui sont restés bloqués à l'ancienne limitation à 70... Enfin, passons. La pluie cesse sur Lyon, mais quand je pointe mon nez sur Macon, je vois au loin d'énormes eclairs et la pluie recommence de manière soutenue sur Chalon, je décide de stopper faire ma coupure petit dej en haut du Bessay, mais pas de chance le bar n'est encore pas ouvert, alors qu'il est quand même 6h30, faut pas deconner. Je me rabats donc sur un café selecta proche du vomi et d'un croissant industriel contenant plus d'huile de palme que de farine... En sortant de là, je tape mon CDB, parce que j'avais pris du retard et le must, c'est que je me paye une sieste d'une demi heure parce que j'ai pas envie de finir eparpillé sur l'A6.
Au reveil, la pluie s'est calmée et je vois apparaitre un joli ciel bleu sur la riante Bourgogne. Je quitte l'autoroute à Avallon pour rejoindre Vezelay et Clamecy. Je fais gaffe parce qu'il y a deux ans je m'étais fait prendre au flash dans un si petit bled que j'avais eu du mal à comprendre pourquoi je m'étais fait flaché. En attandant j'en prends plein les yeux ce matin, avec la pluie de cette nuit, les couleurs sont magnifiques, on dirait un pull Benetton. Je debarque chez Rhodia qui s'appele Solvay, c'est moche comme nom, Rhône Poulenc aurait plus de gueule. Je deboule en pleine pause casse croute, mais c'est pas grave, je suis pas pressé. Maintenant on vide à quai, à cause du gel qu'il m'a dit le chef. OKKK de toutes façons j'ai le groupe réglé sur 20, no soucy. A 11h je ressors, et j'appele vite à la maison prendre des nouvelles et comme je m'en doutais on a eu quelques petits degats, en l'occurence mon chemin de chez moi, on avait longtemps attendu d'avoir les ronds pour le faire, et je crois qu'on peut recommencer. Je suis deg, on a pas encore reçu la facture qu'il faut dejà en refaire un bout. Mais j'ose pas me plaindre, je pense que d'autres ont eu plus de degats que moi, avec 160L au m² cette nuit, ça commence à faire. Heureusement que je ne suis pas pressé car il y a des travaux tout le long pour rejoindre Bourges.
A 14h petantes, je pose mon second client avec une palette ça traine pas, et je vais completer en groupage pour Angers chez Norbert, tranquille. Les palettes sont dispo, impeccable. Comme ça a bien marché, et que je suis en avance, je décide de perdre un peu de temps en passant par la 76, il y avait longtemps que j'avais pas pris cette route, sans doute depuis l'ouverture de l'A85. Dans le temps j'avais en horreur cette route ; pas de parking, plein de bleds à traverser. Rien a changé, sauf qu'il y a nettement moins de trafic, je me rabats sur un parking tout naze le long de la 76 juste après Villefranche Sur Cher, le miracle n'a pas eu lieu. Ce soir, je traine pas, je tape mon CDB et dodo, y a pas d'internet ici ! Youpiiii
Le reveil n'a pas sonné à 1h15 ce matin, non, il a pas eu besoin de sonner vu que j'étais reveillé avant, étant donné que primo j'ai eu du mal à dormir sur ce parking pourave et que secondo j'avais peur de m'oublier ce matin. On dort vraiment mal au bord de 76, il y a certes moins d emonde, mais quand même. Je garde donc cette sale 76 pour finir de me reveiller, et j'enquille l'autoroute A85, bien calé à 82. Ce qu'il y a de bien sur cette A85, c'est que c'est tout droit et qu'il y a personne, heureusement, de temps en temps il y a des barrières de péage. Pour animer un peu, cette nuit il y a un peu de brouillard, ça occupe, et quand il y a rien à faire comme ça et que je suis un sadique, je me cale sur France-Culture, et oui, ça vend du rêve hein ? Quoi qu'il en soit, je me suis fait simplement doubler 2 fois par le même Norbert que j'ai rattrapé arrivé au dépôt de St Barth. St Barth dans le 49, pas celui des iles... Quoi qu'il en soit, je suis surpris par l'accueil chez NDD à St Barth, polis, efficaces, et le quai ressemble plus à un musée qu'à un quai de groupage, il y a rien qui traine, c'est nickel ! C'est suffisement rare pour être signalé, les sanitaires aussi sont à l'image du reste, le batiment n'a que deux ans, mais c'est vraiment resté propre. A 5h et des boulettas je suis vide, papiers signés, je vais m'ecrouler au fond du parking jusqu'à 8h30.
Quand je me reveille, il fait encore pas jour, il y a une sorte de brouillard poisseux qu'on ne rencontre jamais vers chez moi. Je suis de mauvais poil, mon frigo est vide et je vois pas de supermarché, alors comme je suis un rebelle, je prends la N23 qui est interdite aux Pl en transit, c'est vachement plus joli, mais je trouve pas de supermarché qui me convienne.... Alors de fil en aiguille j'ai atteri dans la banlieue du Mans, et j'ai trouvé mon bonheur au super u de Arnage, j'ai bien fait de faire le bandit... A midi je suis en place sur le paddock du circuit Bugatti, y a plus de STH, plus de Manutrans, plus de Patalacci... Y a que moi ! Et mes amis du superkart !
C'est vraiment la crise au superkart, il y a de moins en moins de participants, ça coute cher et ça rapporte que dalle. Il parait que l'an prochain il y aura que deux courses contre 5 cette année... C'est la crise de partout, ma bonne dame. Comme prévu je reste en place jusqu'à 14h, et de là, je ne traine pas car je dois recharger avant 15h30 à Mamers. Sur la rocade du Mans, il y a des travaux, je voulais couper à travers champs mais j'ai loupé une sortie car les panneaux avaient disparu. Du coup je me suis retrouvé sur l'A28, j'ai du perdre 5 minutes. Je me régale ensuite sur les routes Sartoise, la france est belle de toutes façons... Je me pointe à 15h10 à l'usine Raclet, je m'attendais à prendre une remarque car je suis arrivé juste avant l'heure du week-end, mais pas du tout, des ouvriers trés gentils, polis, et qui m'ont chargé rapidos. A peine les types avaient fini, ils sautaient dans leurs bagnoles, de mon côté, le temps de faire les papiers et le point sur les heures, j'ai décollé à 16h. Il commençait juste à pleuvasser sur les routes pleines de boue... Comme mon ami GPS m'a calculé un itinéraire un peu tordu qui me fait repasser par Le Mans, je l'écoute pas et je coupe par La Ferté Bernard, Vendome et Blois, j'ai déjà grapillé quelques minutes. Mais ça roule encore pas mal, je m'arrête vers 18h laisser passer le trafic.
Et je pense que j'ai bien fait, à la nuit tombée, je me lache sur l'accélérateur, il me reste gratter 10 minutes à gagner. J'ai bon espoir vu que je suis pas lourd, mais je garde bien l'autoroute tout le long, en plus il pleut, pas la peine d'aller s'enterrer sur la N7. Ce soir, il y apas mal de parisiens qui descendent vers le sud, pourtant les vacances sont finies ? Il faut dire que l'essence coute plus que dalle. Pour combler mon ennui nocturne, je regarde bien les publications internet qui ne parlent que d'ecotaxe. Incroyable comme les chauffeurs de base sont plus remontés que les patrons, incroyable comment les paysans sont plus remontés que les transporteurs !!! Ah les transporteurs, on peut dire qu'ils ont tellement pris l'habitude de se laisser tondre qu'ils ne bougent plus le petit doigt, un peu comme quand tu appeles la gendarmeie quand il t'arrive une couille : "y a des blessés ?" "non" "bon alors on se deplace pas"... Après Montluçon, je vois un chameau hollandais qui remonte, c'est notre bon Kamel Trophy toujours calé sur le 19 ! Un bon ce ptit parigau !! Je me pose 45 à l'aire de la Limagne, et ce coup-ci, j'ai refait mes calculs, ça passe à l'aise pour rejoindre la maison...
Quand je repars à 23h30 de là avec un café dans le bide, mes affaires sont déjà toutes rangées, c'est le meilleur moment de la semaine ! Je passe St Etienne comme une fleur, il n'y a qu'un fois sur l'A7 que je revois quelques phares. Sorti à Tain, je decouvre la route arrachée par les orages de cette semaine, ça a du être impressionant. A 2h21 je suis garé à la maison, et je suis bien dégouté parce que mon chemin tout neuf que j'avais si longtemps attendu de refaire et lui aussi bien destroy. Merde ! Allez, vaut mieux ça qu'un patte cassée !!!
Je ne pars pas seul ce lundi matin, les parisiens de france2 ont eu le mal de l'ardèche et ils sont revenus hier pour accessoiremnt visiter l'Aire de Portes les Valence. Les caméras ce matin ce sont invités dans mes toilettes pendant que je faisais mon caca matinal, car rien de la vie d'un conducteur de camion ne doit échapper au montage. Mais non, je rigole, j'étais pas en train de faire caca... Je faisais pipi. Pour resumer, Edouard et Fabien m'ont mitraillé dès le reveil, pas simple de tenter de rester nature peinture face à une camera, c'est vrai ! Le premier truc que je fais au reveil, comme vous, c'est peter, et ben là, bizarement, tu le fais pas ! T'as beau te forcer, mais non, ça vient pas. A 8h nous voilà donc partis sur le terrain de mon voisin pour faire tourner un peu mon tracassou. Etonnement mon voisin n'est même pas surpris de me voir accompagné par des caméras, le pauvre, il y a plus rien qui l'etonne... Première étape, aller à Portes les Valence vider une partie du chargement. C'est la première fois que je venais dans cette usine, je connaissais pas, et je suis tombé sur des pires que mous qui se cachent pour pas bosser, on se croirait en espagne ! Une gros trente minutes pour vider 4 palettes, donc 3 au hayon tellement que c'était compliqué. Quand on repart de là, Edouard à déjà faim. Edouard, c'est gars vraiment trés sympa, mais il vaut mieux l'avoir en photo qu'à table. A la boulangerie de la zone industrielle, il pris tellement de truc que je pensais qu'il faisait des provisions pour la semaine, mais non, c'était juste pour sa dent creuse !... Et puis de là, on est parti avec Fabien livrer le second client à La Roche de Glun, comme je recharge sur place et que c'est pas prêt avant 13h, ça nos laisse du temps pour faire quelques jolies prises de vue autour des 7 chemins entre les pechers et les vignes...
A 13h on repart pour vite rejoindre Jarcieu, il fait un joli soleil en plus. Une fois mes palettes posées, je peux aller passer un moment sur la piste de lavage et ensuite continuer les photos, je suis rejoint par Marjo avec son V8, l'après-midi passe vite en faisant les cons, mais ça fatigue, on est pas habitués... Je ne commence qu'à réellement travailler quand Mr Ludo03 arrive au dépôt car il refuse de descendre sur Barcelone, c'est pas assez loin pour lui. N'étant pas en mesure de refuser un tel voyage, je le recupère. Fabien monte avec moi dans le cockpit. Edouard nous suit avec la bagnole, mais pas longtemps, à Mornas il lache l'affaire pour se payer 4kg de cheesburgers chez Quick. Bien sûr Fabien refuse le moindre arrêt, il veut s'immerger lui aussi dans la peau du routman moyen. A sigean je suis au bout de l'amplitude, j'abandonne lachement mes accompagnateurs pour qu'ils puissent aller dormir au Formule 1 le plus proche. Si je bossais à la télé, je me pairai que des novotels !
7h j'ouvre un oeil. J'y crois pas, mes 2 super cameramens sont face au camion, ils ont déjà les objectifs tournés vers le pare brise. Je suis à oilpé, putain, meeerde !... Je peux pas lutter, je dois obéir, car les 2 lascars sont aguerris aux tournages en zone sensible : Les exploitations de poulets fermiers de la Sarthe, les terrains de pétanques de Cassis, les club de belote de Gueret, le café des sports, j'en passe et des meilleurs. Bref, je fais pas le poids et j'obéis. Pas de chance ce matin, il pleut et il fait moche. Mais on a pas le choix que de faire avec. Ce coup-ci c'est Edouard qui part avec moi, dans sa courte nuit il avait quand même préparé quelques questions entre 2 poulets rotis mort, une paella et une choucroute. Arrivé chez Santi à Gerone, ils en ont marre, et on se quitte ici bon amis. Du coup je me sens bien seul pour continuer mon chemin, j'ai encore tant de conneries à raconter ! En fait ce matin, je peux pas trop trainasser. Je me pointe chez mon premier client il est déjà 11h à Les Franqueses, mais coup de bol, il y a personne du coup, je pose mes 4 palettes en 2 minutes, juste le temps d'enfiler mon casque. Quelques kilomètres après être parti, je me rends compte que je n'ai plus ni clignotants ni veilleuses à la semi, c'est plutôt emmerdant. Avant de tout demonter au bord de la route une par une toutes les ampoules, je tente de changer avec mon cordon de secours et ça remarche. Je peux donc sereinement continuer jusqu'à Terrassa pour y poser 24 palettes, oui, pas mal, joli lot.
Je suis presque vide juste avant la soupe, mais j'ai encore du pain sur la planche, car j'ai une palette encore pour le port. La pluie commence à tomber vers l'Hospitalet et ça glisse comme sur le verglas du côté de Östersund au mois de janvier. Par miracle j'arrive entier, et je parviens même à vider avant 14h. Ensuite il faut la jouer fine pour aller au parking de la BASF à la zona franca, on ne peut y venir que par un seul sens, je me gratte un moment la tête. La bas, on bat tous les records pour la sécurité, c'est les pires fous ils ont tellement tout vérifié, controle des mines, tapis anti-derapants, adr, tout, tellement de controles qu'ils ont pas vu que j'étais en baskets. Trop fort !... La plaisanterie dure quand même pas loin de deux heures, et j'ai plus qu'à aller completer chez un super groupeur ADR à Santa Perpetua, là, j'ai passé 3h à quai avec Greg. Du coup j'ai amplement eu le temps de prendre la douche et de boire 58 cafés à la machine, et faire 257 photos de nuit presque ratées... A 20h et des boulettes je suis enfin chargé, j'ai plus qu'à remonter au maximum que je peux, les cheuveux au vent, ça m'amène qui l'eut cru à Vinassan ou on dort si bien tout seul, là haut dans la colline, pendant qu'en bas tout le monde s'empille dans le buit.
C'est le froid qui m'a reveillé ce matin, vous savez cette sensation d'avoir passé la nuit dans le frigo de la maison, vous avez jamais dormi dans le frigo ??? Et oui, il fait tout juste 10° à Narbonne ce matin, et un vent... Terrible. C'est bien trop froid pour moi que d'aller gambader jusqu'à la station, alors je demarre vaille que vaille et je roule les deux mains sur le volant avec le vent de côté, je me suis rechauffé arrivé à Tavel, j'en profite pour avaler un café et une chocolatine. Entre temps j'ai reçu un complement, je dois aller charger une palette à Hauterives pour la ramener au dépot, le detour ne me fait pas gagner de temps, et surtout que déjà que je torche à mort avec le mistral de face, crapahuter dans la drôme des collines va rien arranger. Après St Donat, on voit bien les restes des orages de la semaine passée, c'est vraiment impressionant !!! Avec le soleil d'aujourd'hui, on a bien du mal à croire qu'il y a pu y avoir ici des scènes quasi apocalyptiques. Arrivé à Hauterives la palette est vite chargée et je rentre au dépôt, j'ai RDV une dernière fois avec mes copains journalistes.
Pile poil au RDV avec les kings de la caméras pour la dernière interview, je suis quand même content que ce soit fini, t'as rien à faire de particulier quand on te filme, mais c'est épuisant, la peur de dire ou faire des conneries qui soient mal interprétées sans doute, on vera bien ce que ça donnera au montage... Il est déjà 17h quand je repars, j'ai fait une grosse connerie en ne coupant pas à travers champs, mais je ne me doutais pas un seul moment qu'il y aurait du monde à ce point déjà rien que que pour choper l'entrée du péage à Chanas. Ensuite sur l'A46 c'est 7km de parking après Chapponay, j'en ai bien évité 4 en passant par la route de l'aérodrome, mais au final j'ai cramé bien 20 ou 30 minutes. Et merde. Quoi qu'il en soit, je me suis quand même posé pour la douche à Macon, 2€, soit 1€ de moins que la dernière fois, le patron a changé ses prix, c'est classe !!! En ressortant, je fais le point, il me reste un petit 3h à rouler. Bon, pas la peine de rêver, même avec ça, je pourrais pas faire le tour demain, j'oublie l'idée. Plus je monte plus ça se refroidi, il fait 3° en haut de Bessay, c'est incroyable les écarts de temperature en ce moment, comment ne pas tomber malade !? Avec ce qu'il me reste, j'arrive même pas à La Couline, mais c'est pas grave, il y a un super bon parking bien calme juste avant, impec pour ce que j'ai à faire, c'est à dire, roupiller !
7h15 je suis debout, il caille et il y a du brouillard. Je pars 20 minutes plus tard, et j'attends que le soleil sorte pour m'arrêter me debarbouiller et boire le café à la Shell juste après Sens. Ensuite, ça roule nickel sur l'A104 pour arriver chez mon premier client, un degroupeur specialisé ADR. Après avoir attendu un petit 10 minutes au guichet, on m'annonce un RDV à 16h. C'est balot, j'avais pas l'info, d'autant que j'ai que 6 palettes pour ici. Le gars m'a dit, si on peut, on te prendra avant, mais on sait pas quand... Bon, j'annonce la nouvelle à mon chef, qui remets ça dans les mains de l'affreteur, et je me retrouve 2 minutes plus tard dans le bureau d'un chef qui tout peunot dit faire le maxi... Au même moment, j'ai pour instrcution que si ça a pas bougé, je pose tout au hayon dans la cour et ciao. Mais en redescendant, le chef de quai m'envoie quai 46, 20 minutes plus tard je repars, incroyable. De là, je file à Poincy chez Daher, j'étais déjà venu là pour GN j'en avait pas un mauvais souvenir, mais quand même, en arrivant avec les 3/4 de la semi à 11h40, j'y croyais pas trop... Et pourtant, à midi pile j'étais vide. Du coup, c'est sous un soleil de plomb et un trafic proche du 0 que je rejoins les établissement GEFCO sis à Gennevilliers ou Pascal m'attend pour le café et la clope. J'étais averti que le chargement serait long. Je ne me stresse donc pas, et je passe mon temps sur le net à surveiller le site Sytadin. Plutôt que d'aller m'enterrer dans les bouchons, je préfère encore attendre 9h ici au calme (relatif) à quai et partir ce soir !
J'ai extremement mal dormi cet après-midi, bon c'est pas grave, j'ai toute la mort pour dormir... J'ai passé la dernière heure à actualiser les km de bouchons sur Sytadin, en une heure, c'est passé de 130 à 25. A 22h j'ai la coupure, et je reçois un texto de Kamel Trophy qui m'indique de ne pas prendre le perifericos, Kamel est un indispensable ami, le joker qu'il vous faut !!!! De toutes façons, j'execre Paris, et encore plus le periph, alors donc, je prends l'A86 et ça roule nickelos. J'en veux pour preuve que j'ai pris la bretelle a86/a6 à la régule, non, j'exagère car sinon je serai tout mourru et je pourrais plus ecrire. Une fois passé la sortie Fleury, il n'y a plus degun, plus de camions, plus de voitures, plus de lumière... Juste mon volant, la nuit et un formidable concert de Rone à L'olympia avec le brouillard, je vous dis pas l'ambiance de ouf dans le cockpit, une vrai rave party sauf que j'ai pas d'extasy, juste du gasoil à la place du sang !... Je fais ma 45 au Bessay, au calme, en tentant de faire quelques photos by night.