| Carnet de bord de Mai 2014 | Partager sur Facebook |
Il faisait si froid cette nuit que j'ai été obligé de mettre un coup de chauffage. Si ça se trouve dans 15 jours je vais me plaindre de la chaleur, pour le coup, je me plains du froid car il faut se plaindre de quelque chose, sinon ça veut dire qu'on est tout mourru. Je sns les secousses du fenwick dans la semi, et je me fais violence pour me lever vers 7h. J'étais pas obligé mais il fallait que je demande au cariste de me degerber les 2 palettes du lot suivant. J'avais donc 1h30 d'avance une fois le lot vidé. J'ai sagement attendu parce que mon client suivant est à Veauche à 2km à vol de 747 et que ça ouvre à 8h30. A 8h25 je demarre, et 5 minutes plus tard je suis à Veauche et j'apprends que j'ai RDV demain et que c'est interdit de venir en fourgon. Et puis finalement le gars me vide quand même parce que le camion qu'il attendait n'était pas là. Comme je suis poli j'ai écouté ses histoires et 5 palettes plus tard j'ai ripé comme si de rien n'était pour aller m'engouffrer sur les belles routes de l'arrière pays du 42. Ce jour est un grand jour, je vais à Cours La Ville, un patelin ou je n'ai encore jamais mis les pieds, et oui. Pour être franc je m'attendais à un bled paumé loin de tout, mais finalement ça grouille de vraies usines, c'est un coin de travailleurs comme on en trouve plus de partout et ça manque. Je livre une petite imprimerie, l'accès est pas facile et la mise à quai encore moins, je me vois déjà en train d'appeler le chef : "j'ai rayé la semi d'Arthur..." en plus on est le 13 aujourd'hui, je suis à cran. Une fois à quai, le gugusse me dit, ah c'est con, 10 palettes ça fait beaucoup, on aurait pû te vider au dépôt... Enfin, bon, passons, c'est pas grave. Mais je me suis juste fait caguer pour rien.
De là je suis redescendu à Andrezieux, ou je devrais serieusement songer à m'acheter une demeure. J'ai droit à tous les types de temps, route humide avec soleil, route sêche sous les nuages, pluie, vent pluie+vent, grêle, soleil, bref je m'ennuie pas et j'arrive à 12h15 à Andrezieux ou j'ai la joie d'apprendre que mon produit sera prêt à partir de 14h. Sur le fond c'est con, mais au fond ça me laisse le temps de faire chauffer des raviolis. Entre temps, j'ai vu passer Dur Dur, il a sorti un complet en 20 minutes... Pourquoi j'ai pas un v8 moi ??? Finalement j'ai été chargé à 15h30. Tranquille... No stress.... Moi qui pensais bêtement completer à St Just St Rambert, que neni, je monte dans les hauts plateaux hostiles mais si jolis du 43, plsu precisement à St Romain Lachalm, j'aime bien aller la bas. Une heure plsu tard je suis à quai, je charge 13 palettes pour Lerida, ça fait beaucoup de 13 aujourd'hui. Alors je redescends plus que prudement dans la vallée par le col du Tracol, d'autant qu'il fait franchement moche et que la route est trempée. Je finis par me radiner à 18h30 au dépôt.
Comme il est brave et que surtout il avait pas le choix, Arthur me donne un coup de main pour charger, le temps de laver, faire les pleins, me laver, me remettre à quai parce qu'Arthur a voulu rajouter son scooter dans le frigo, j'ai fini par decoller à 20h30. Evidement, il repleuvait, pour changer un peu. Coup de chance l'A46 est fermée, c'est toujours 10 minutes de gagnées "legalement" mais j'ai pas poussé le vice en prenant le tunnel avec mes belles plaques oranges. Avec mon capital temps, j'aurai pû rouler jusqu'à Gevrey Chambertin, mais j'aime pas ce parking, alors je me suis calé tout au fond du plus grand parking à Beaune. IMPEC !