| Carnet de bord de Mai 2012 | Partager sur Facebook |
Je suis parti pas bien tôt ce matin, mais c'était encore trop tôt, j'aurai mieux fait de rester encore un peu au pieu. Ah si on savait tout !!! Je profite
pour ce soit encore suffisement tôt pour rouler tranquille, il fait un de ces matins magnifiques qui mettent la pêche, pas de vent, soleil ! Même à Jarcieu,
il fait beau, c'est incroyable ! Alors je me jette sur la piste pour donner à mon taxi préféré un lavage de compétition. Pendant ce temps là, je laisse
passer les bouchons du matin pour rejoindre St Etienne. Une bonne heure plus tard je suis reparti après m'être fait payer la clope par Aurélien et le café
par Lionel. Y a pas que des rapaces sur terre. C'est un peu plus de 10h quand je me radine pour vider, il faudra juste 20 minutes pour être soulagé de mes 19
palettes, la journée s'annonce nickel.
Sauf que pour recharger, c'est une autre paire de manches aujourd'hui, je vais poireauter 3h en tout. L'avantage c'est que pendant ce temps j'ai eu le temps
de ranger le camion, cirer mes pompes de sécu, parler avec les autres en attente aussi, et même tomber sur un pote à Lagaffe de chez Jacquemoz, il se passe
plein
de trucs ici !!! C'est un peu avant 15h que je finis par decoller, frigo sur 18 et banzaï ! Je descends direct sur Castres, je coupe donc à travers champs
par la 88 via Le Puy. Bon, j'ai pas fait le couillon, j'ai bien pris la déviation, je suis un bon petit soldat. Il y a pas grand monde sur la route, c'est
génial, il y avait un bail que j'avais pas fait cette route et c'est toujours aussi beau, ça me donne envie de prendre des vacances par ici. Je fais ma
petite coupure juste avant Mende mais la cabane à boisson est fermée, shit.
Du coup je fais un peu le point, je calcule que ça va être tendu du string pour rejoindre Castres ce soir. Le GPS me confirme que ça va être chaud patate.
Fait exprès, je passe Mende aux heures de pointe, c'est à dire que je suis le dernier derrière une longue file d'une dizaine de voitures. Pénible. Devant
moi, il y a une jeune fille avec le bon vieux autocollant "A", elle s'arrête pour laisser passer tout le monde, dès qu'elle voit un passage piéton, elle
s'arrête, c'est joli à voir. Je l'imagine parachutée du jour au lendemain à Paris ou à Milan... Quand j'arrive sur Rodez par contre, ça va nettement mieux,
ça roule tout shuss et je parviens enfin à grapiller quelques minutes. Le resultat de tout ça, c'est que je suis arrivé pile de chez pile à Castres au calme
sur le parking desert de l'usine. Comme ça, c'est fait !