| Carnet de bord de Juillet 2012 | Partager sur Facebook |
A 1h15, c'est enfin notre tour d'embarquer, il était temps. Nous sommes pas nombreux, et pour une fois, il y a un Français, un ND qui rentre à vide à Roncq. Vu qu'on est que 5, chaqun sa piaule. Un coup de bouffe vite fait, et coucouche panier.
Vu que j'ai laissé mon portable dans le camion, je ne sais absolument pas l'heure qu'il est, de plus il y a pas de hublot. Je prends une douche archi brulante parce que l'eau froide est bloqué, et c'est rouge comme une écrevisse communiste que je débarque à la salle chauffeur pour le café. Le Polonais et le ND sont déjà levés, je regarde l'heure, 10h, bizarre qu'on ne nous ai pas reveillé. Sur le pont, on voit même pas la côte Belge, ni Anglaise d'ailleurs, il fait brumeux et moche de toutes façons, aucun dauphin ne nous suit, vous savez, comme dans la pub Galak. J'ai donc largement le temps de bien macher mes oeufs brouillés et mon bacon. A midi et des boulettes, le capitaine met le navire à quai, et du premier coup, il est fort le capitaine quand même ! Il tombe des cordes sur Zeebruge, il doit avoir un bon degivrage sur ses rétros. La mauvaise nouvelle, c'est que les dockers ne prennent qu'à 14h, nous sommes donc prisonniers pour encore 1h30 sur le ferry, il y a personne pour virer les chaines. Du coup, une improbable discussion demarre en bas du ferry entre Bulgares, français, polonais et équipage russe, c'est marrant, on s'échange des clopes plutôt que des regards méchants, c'est rigolo.
A 14h enfin, nous sommes libérés, on stoppe tous les 3 à la Total à Zeebruge, bien que j'y étais pas obligé vu que j'avais déjà ma taxe. Ici, c'est le ghetto, c'est rempli de Bulgares et Roumains en solo qui campent ici. On compte environ une douche pour au bas mot 200 bonhommes, si je divise 200 par 24, ça laisse 7min20 par douche. On ne s'eternise pas, et chacun prend son chemin. Je voyais pas du tout échouer sachant que j'ai une ramasse lundi matin vers Maubeuge. Moi qui me voyais passer mon dimanche à Roye. Je longe bien gentiement la frontière française, les stations sont full de chez full, et je vais me poser à Bavay ou il y a un resto ouvert tout le week-end, c'est ma Bibi qui m'a dégotté ça. Il fait un temps de merde, un dimanche à Maubeuge, ça fait rêver quand même !!! Je suis le seul camion, et le resto tourne grâce aux pêcheurs de carpes de l'étang... 16h, fin de la semaine !