| Carnet de bord de Novembre 2017 | Partager sur Facebook |
Le froid s'est bien installé ce matin, ça gèle et tout est comme moi, givré. Dans la nuit un De Rooy s'est garé à côté de moi, mais ce benet s'est tellement avancé que je dois commencer la journée en grimpant sur un bout de trottoir pour pouvoir sortir, voilà, c'est fait je suis de mauvais poil, et il est que 5h. Avec ce froid humide les saleuses sont de sortie, et c'est tant mieux, même à la radio ils ont dit de mettre une petite laine. J'ai le chauffage bloqué à fond, et je comprends pas pourquoi, il y a un courant d'air froid qui vient du tableau de bord, il faudrait que je me penche sur le problème, c'est assez désagréable. A 6h, je traverse la magnifique ville de Grenoble encore un peu endormie nickel, dans 30 minutes ça sera un vrai merdier, ah ne me parle pas de Grenoble. Que des sportifs, que des prétentieux. C'est avec un certain soulagement que je sors à Rives, je serais donc à l'heure ce matin, oui, j'ai un truc super important à faire, RDV à 8h à Bougé Chambalud.
Je pose donc mes 25T de Carrelage Made in Italy sur le parc, et je reprends mon frigo vide. Comme j'ai 5 minutes d'avance je me paye un café gratuit et je vais fayotter avec le chef. Je traine pas trop, ça serait bête d'être en retard. A Epinouze, y a un tocard qui me laisse passer dans la rue étroite à grand coups d'appels de phares avec sa Kangoo. Merde, c'est Régis ! En le croisant, je lui ai fait un coup de cligno pour qu'il se souvienne la bonne époque, celle ou il était encore un vrai, un tatoué. Comme prévu à 8h mon chargement attaque, ils sont en forme ce matin, j'ai chargé en moins de 20 minutes. Je livre 8km plus loin à Chanas, puis une cuve de Pulpe à Salaise, je recharge du sucre et des emballages dans un autre dépôt à Salaise et je reviens. Mine de rien, il est midi quand c'est fini. 25km, 4h. Heureusement, il y a pas de 2e tour.
Donc, libéré de mes obligations, je vais plein sud à Romans faire 2 ramasses de produits ADR divers et variés pour pont d'Ain. Et pour la suite, j'ai le choix, Pont d'Ain, Le Havre, Marseille, ou Fontaine Bonnelleau, finalement ça sera Fontaine Bonnelleau. J'attelle une des dernières Kogel du parc, ça ira très bien, car c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes (mais avec de jeunes carottes). Arthur qui fout rien comme d'habitude me donne un coup de main pour charger ce qui me fait gagner pas mal de temps. Un coup de douche, un coup de gasoil et il ne me reste plus grand chose à rouler ce soir, si en plus on ajoute une traversée quasi lente à Lyon... Du coup j'ai pas tenté de passer Macon et je me suis garé au calme au port de Macon justement, ça évitera que je me fasse voler un plein de gasoil et le reste. 19h44 coucouche panier.