FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2012 Partager sur Facebook
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  • Mercredi 16 Mai 2012
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    Je me suis levé sans grande convictions ce matin. Hier soir c'était pas prêt, je vois pas comment ça pourrait être prêt à 8h. En buvant le café, je regarde la fabrication des boites de perçeuses. Ces boites qui feront la joie de tout bon papa à la fête des pères. Au départ, il faut imaginer une énorme bulle de malabar, verte, noire ou orange suivant la marque de la perceuse, la bule est prise dans une presse, ensuite ça donne une boite magnifique, toute chaude, l'opératrice profite d'enlever les imperfections du plastique avant de jeter la boite dans un carton. Faire ça 8h par jour, je me sens un gros privilégié ce matin. A 8h10 la secretaire debarque, ahhhh c'est toi qui voulait charger hier soir ? Tu as de la chance ta commande a été terminée cette nuit, elle me montre le planning des chargements, j'étais prévu jeudi. On va dire que j'ai eu du bol ! Les palettes sont si hautes que les premières passent pas sous l'évaporateur du frigo, pourtant j'ai 2m70 d'interieur. J'ai prévenu le cariste, on mettra pas 66 palettes. Mais si mais si. OK ! J'enquille donc sans conviction les palettes, c'est pas lourd et bien entendu les dernières ne rentrent pas, il manque les 10 cm du départ. Le cariste a beau prendre son élan depuis le fond de l'usine, pour bourrer le tout, ça rentre toujours pas. L'espagnol est comme l'ardéchois : tétu. Voyant la scène, le secretaire calme le torero, on va mettre une palette de moins. Depuis le temps que je le dis...

    A 9h30, je suis prêt à partir, le chef voudrait que je livre ce soir à La Voulte. J'appele la reception, je tombe sur un gars super sympa, typiquement 07, qui me fait comprendre que je suis pas le premier a demander ça aujourd'hui, et qu'à 17h rideau, ils ferment, hors de question de rester plus tard. Même en ne faisant qu'une demi heure de coupure j'y arriverai pas. C'est pas la peine. Alors je prends mon temps, ça je sais faire, et puis je suis pas chargé lourd, ça va rattraper ma descente de lundi. Au bout de 3h30 j'arrive à La palme, j'ai les crocs j'ai une envie de Taboulé. Alors que j'en suis au dessert, un type vient me voir pour que je lui prète ma clef de cabine. Etant donné que j'ai confiance en personne, je la lui prète pas, je le fais attendre le temps que je finisse mon yaourth. Il s'avère que c'était pas un escroc, juste un équipage de chez Cano qui avaient un brave fuite de liquide d'assitance de direction sur un FH460 qui devait avoir pas loin de 2 millions de km. Du coup, ça va être tendu pour eux d'être demain matin à Bruxelles.

    De retour sur l'A9 le trafic s'est nettement intensifié, je croise pas mal de français qui descendent en Espagne ou bizarement demain c'est pas férié. C'est même franchement bouché aux péages de St Jean de Vedas et de Gallargues, le télépéage français est vraiment une réussite incontestable. A Nimes, je croise même un jeune couple d'ardéchois dans un Twingo qui a été verte un jour, ils ont bien de la chance les toutereaux d'être jeunes et beau. Un peu plus haute je croise l'exemple inverse, un vieux et moche au volant d'un DAF, c'est le petit ventre jaune Sweden qui va passer l'ascencion à barcelone. Je me radine chez moi à 19h, pile poil pour bouffer. Au fond de moi, je me dis qu'à force de faire des semaines de 3 jours, je vais avoir du mal à me remettre à bosser à temps complet !