| Carnet de bord de Juin 2012 | Partager sur Facebook |
22h22 je demarre. J'aurai pû partir à 22h00, ou même 22h30, mais j'aime bien les 4 chiffres bien alignés. 00h00, 11h11, 22h22, ça a de la gueule ! Alors que 88h88 signifie la panne. 14 minutes plus tard, je suis sur l'A7 direction le sud, accompagnés de quelques campicaristes et de bledards, dans l'autre sens, c'est les retours de plage, il y a du monde, avec le temps magnifique de ce week-end, c'est normal. J'écoute un moment les resultats des élections, ce qui est patétique, c'est pas le resultat, non, de gauche ou de droite, on l'aura toujours dans le baigneur. Non, ce qui est pitoyable, c'est les commentaires que donnent les perdants ou les gagnants. On se croirait à l'Ecole des Fans, ou finalement jamais personne ne perd. Ou tout le monde repart avec son camion pompier Joustra, sa poupée Bella, ou sa X Box si vous êtes nés après 1995. Ma tête fait des mouvements de gauche à droite ou des pfff ça dépend. ça me gonfle vite fait et je coupe tout.
Vers minuit, je croise un troupeau de camioneros collés les uns aux autres. Pour la sécurité de tous, on lache pile poil en même temps un wagon de plusieurs centaines de camions collés les uns aux autres. Partis à 22h pile du Perthus, le ballet dure environ 10 minutes, et après, il y a plus personne, vu du ciel ça pourrait ressembler à une attaque de criquets sur un champ de blé africain, mais non c'est juste des routmans. Alors qu'en général la station à Perpignan est blindée le dimanche soir, il y a personne aujourd'hui. J'ai les choix entre 4 machines à café flambant neuves, et 8 pissoires franchement cradingues. Je fais tout ça juste avant l'arrivée d'un bus, excellent calcul et je vous remercie de le remarquer. Pour rejoindre Rubi, il faut tout pile 2h d'ici, et comme à chaque fois, c'est un vrai chemin de croix. Dès Figueras, je prends sommeil. C'est long comme un jour sans pain, pour me secouer je stoppe à La Selva, mais depuis que l'Aire a été refaite, il y a plus de café la nuit, il faut donc tracer jusqu'à la suivante à 20km, je m'y arrêterai pas, je file en ziguezagant le moins possible. De toutes façons, il y a personne. C'est completement déchiré que je me pose le long de chez mon client à Rubi pour 2 bonnes heures de sieste.