FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2014 Partager sur Facebook
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  • The best of STEPH
    Et pendant ce temps madame reste au frais
    Casse croutas à Salses
    ça va peter !
    et ça a pété !
  • Mardi 17 Juin 2014
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    Il a plu cette nuit, tellement que j'ai terminé ma nuit sous la couette. A 10h j'ai été remettre un coup de flotte dans la semi et Manolo est venu me demander de bien avoir l'extrème obligeance de me mettre au quai numéro 10, celui qui est situé entre le 9 et le 11. En réalité, il m'a dit "duarig, muelle 10" Alors du temps, j'ai pris le café avec Steph, tranquille, pendant que le soleil tentait une percée délicate et sans grande conviction. Autant hier c'était pas prêt du tout, autant ce matin ça a chargé trés vite et je me demande toujours si on m'a pas pris pour un con. Ce qui entre nous est trés facile. Moins de 20 minutes plus tard je décolle direction mon pays d'origine : La France. Ce qui est drôle c'est qu'on voit un nombre assez elevé de caisses mobiles qui ont sans doute voyagé par la route faisant le bonheur des transporteurs, le malheur des écolos et des cheveux blancs aux commerciaux qui vont avoir en charge de vanter les mérites du chemin de fer auprès de leurs clients dans les jours à venir. J'entends d'ici leurs discours, "oui, je sais, vous avez été bien embétés avec ces grèves, mais on va vous faire une dizaine de transports gratos, hi hi hi, de toutes façons, c'est le contribuable qui paye..." Oui finalement on a tous un côté Coppé au fond de nous, cette capacité de dire des conneries enormes en y croyant dur comme fer. Sur Perpignan, il fait un temps magnifique et propice au pique nique, alors je me laisse tenter.

    En passant à Narbonne j'en profite pour me prendre une bonne douche et je termine ma montée bien zen, clim à fond car il fait encore bien chaud sur le sud, ce qui est assez logique à la mi juin. Quand on pense que d'ici 2 semaines les parkings vont être plein de gens qui ont du mal à boucler les fins de mois, ça me fait de la peine d'avance. Comme prévu à 17h15 je debarque chez TDV, Ludo m'avait déjà donné le quai 7 par texto, moi je dis c'est la classe. Du coup, on s'est retrouvés à 3 pour vider la semi c'est qui fait 10 palettes chacun. Une demi heure plus tard je suis vide et je dois remonter dare dare au dépôt. A ce qu'il parait je monte en GB. Je mets donc un coup de flotte sur le plancher, c'est le 3e en moins de 24h, un record, et je sors encore du terreau de la campagne des fleurs de ce printemps. Je  charge au dépôt 5 palettes et 2 cuves de concentré de fruits à transporter à +4, je mets un peu de gasoil et je fonce à Meyzieux sous un ciel de moins en moins avenant, voir carrement menaçant. Sur l'A46 il y a eu un gros carton, mais il n'y a pas de bouchon, tant mieux et je finis par debarquer à 20h30 chez un transporteur qui crèche dans le batiment Ducourneau.

    Je suis rechargé presque 2h plus tard, et il flotte toujours, comme chez tous les groupeurs, c'est le bordel et il y a forcement de la casse... L'A46 est fermée, c'est pas dramatique je suis juste bon pour aller pecho l'A432 un peu plus haut sous une pluie diluvienne. Je suis bien occupé par calculer ou couper, et savoir si j'entame une 10h aujourd'hui. C'est pas mal la RSE finalement ça permet de s'occuper l'esprit. Je fais et refais mes calculs et finalement je me suis décidé à cramer une 10H, parce que si ça veut rire, demain, je peux monter direct à Belvedere sur les bords de la Tamise. Je m'échoue avec 9h54 de guidon sur un tout petit parking juste avant la Leclerc qui est devenu Total à Dijon, super plan parking ou en plus je gène personne avec le frigo !