FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2012 Partager sur Facebook
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  • La logique hispanique
    Ah ben ça va marcher moins bien maintenant !
    Encore un peu de patience pour la nouvelle c25
  • Lundi 18 Juin 2012
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    7h45, je me fais violence, le client est encore fermé. Le bar à côté est lui bien ouvert, je prends le café avec un chauffeur de chez Joffertrans qui vide au même endroit que moi. J'essaie en même temps que je bois le café de comprendre comment je vais proceder pour me mettre à quai, en sens interdit en montant sur deux bordures. Du lundi comme ça... Je laisse passer Jofertrans, il a que deux palettes, et je voudrais bien faire 3h de coupure, comme ça, c'est fait. Bon prince, le cariste me guide, je tremble pour les tubes sous les jupes, pour le spoiler sous le pare chocs, pour le porte à faux de la semi contre le pillier du portail, par miracle je ne casse rien. Le camion est à quai, mais il n'y a ni transpal electrique, ni Fenwick, juste un gerbeur. Je me coltine donc mes 7T à la main. Logique Iberique. Pour ressortir c'est nettement plus simple, je dois juste faire deux manoeuvres en sens interdit, et bien sûr je me fais klaxonner, les caisseux qui arrivent en face sont persuadés que je suis le gros bourrin de service qui a pas vu le panneau sens interdit. Du moment que c'est pas les schmits, tout va bien. De là, direction Terrassa, j'ai 18 pal pas lourdes à tirer, le cariste la bas est gentil, je suis zen. Mais il y a déjà un camion en place qui vide et recharge, j'ai le temps. Pour passer un moment, un gars de chez José Carrion vient papoter. 52 ans, roumain, ancien de chez IAT l'ex boite d'état Roumaine de Transport, m'explique le topo chez Carrion, 3 mois dehors, 1 semaine à la maison, 1500€ ! Le gars est dégouté, il regrette même Caucescu !!! Il espere le jour ou les gens se serreront les coudes, mais c'est à mon avis pas pour tout de suite !

    A 10h30 je suis enfin vide. Je fonce sur Ripoll. Enfin, j'ai foncé jusqu'à Manresa, après une fois sur la C25 en travaux je suis tombé derrière deux portugais chargés grave, vitesse moyenne jusqu'à Vic : 40 ! J'en pouvais plus, à la limite de la crise de nerfs, du coup je me suis arrété à Gurb boire un coup. Mais on ne peut pas avoir de la malchance tout le temps, sauf si on s'appelle RAY, quand j'arrive à l'usine à Campdevanol, la cour est vide de camions, mes palettes sont prêtes, le cariste n'est pas en pause, l'ordinateur fonctionne, 30 minutes et des boulettes plus tard, je ressors allourdi de 22t de maillons, il me reste 21 minutes de volant, ce qui me mène dans la ZI de Ripoll pour faire une bonne coupure. Il fait bien lourd et chaud, la clim a toutes les peines du monde pour me refroidir. A vrai dire, elle n'y parviendra pas ! 12h50 fin des opérations, j'ai envie d'un Cassoulet avec cette chaleur, alors je fais peter la boite de Raynad ! Chuis un fou moi, chuis un fou !

    22h00 je demarre, j'ai pas dormi des masses. La clim faisait du bruit pour pas grand chose, j'avais chaud moite, beurk. Le mieux que j'ai roupillé c'est une heure avant de me lever, il faisait frais. Tant pis pas grave, la route pour rejoindre Figueras remplacera la musique tellement ça secoue. J'ai pas un gros preogramme en vue de toutes façons. Juste monter à Jarcieu. L'autoroute est bien deserte, c'est tranquille, trop tranquille sans doute, car un renard y flannait tranquillement quand je suis arrivé, j'ai même pas eu le temps de devier ni mettre le pied sur la pédale de frein, juste une secousse, un clong, le renard est sans doute eparpillé, les poules du quartier sont tranquilles ce soir, pauvre Renard Fox. Je stoppe vite fait attraper un café à Vinassan, je passe pile au moment ou il n'y a personne, les pistes sont libres, c'est suffisement rare pour le signaler.