| Carnet de bord de Juillet 2012 | Partager sur Facebook |
7h top départ. Ce matin, le vent s'est levé, il fait pas si chaud, ça doit même cailler sous les toiles de tente des campings du coin. Un peu comme en Bretagne, mais en moins pire je suppose. Premier arrêt chez la Belge pour la café, et, à y être je garde la nationale 9 sur les conseils de mon pote Ludo42, alors j'obéis. C'est bien les patrons ça... Je reprends l'A9 à Perpi Nord parce que quand même faut pas déconner. Je ne pense qu'à une seule chose, prendre la douche, être à l'heure du RDV chez le client, prendre mes clopes, en fait, ça fait 3 choses à regler. 23 minutes chez Padrosa café compris, 4 minutes chez Santi pour les sêches, et à 10h00 je posais mon CMR chez le client à Celra. Bon, ça a pas servi à grand chose d'être à l'heure, ce matin dans les bureaux il y a un cariste qui fait le buzz avec sa jambe dans le platre, l'ensemble du personnel le noie sous un flot de questions, c'est à se demander si vraiment ça les interesse, ou si c'est la bonne occasion pour glander. On rentre à quai à 3 en même temps, un roumain qui met 5 grosses minutes pour se mettre à quai, un container et ma pomme. Sauf que Luis le cariste est seul pour 3 quais, et oui, le 2e il a la jambe dans le platre et le 3e il est chez sa mémé à la plage. Alors ça rame. Je ressors quand même à 11h et je fonce à environ 89km/h rejoindre la superbe zone industrielle de Palau Solita I Plagamans. Il y avait un bail que j'étais pas venu. Je file "la documentacion" au receptionaire qui me dit de faire le tour et d'aller à quai de l'autre côté du batiment. De l'autre côté du batiment, le cariste me dit d'aller vider de l'autre côté du batiment parce qu'il a pas que ça à foutre, alors je vais en el otro lado. Et finalement je redonne la "docmentacion", je sors mes 9 palettes à la vitesse d'un Jalabert qui descend le Tourmalet sans freins. J'ai qu'une seule idée en tête finir le dernier avant la pause casse croutas. J'ai 15 minutes de marge pour être avant 14h à St Boï, là, je decouvre le tout nouveau batiment, le rue est large, ça change du truc pourri de Cornellà. Mais le hic, c'est que les quai sont vraiment étroits, par chance, le Portugais déjà à quai a vu que j'étais pas bon alors il m'a guidé, et puis mon St Bernard26 était là aussi pour me guider. La classe quand même. Le cariste a été bien sympa de me vider alors qu'il aurait dû finir depuis 10 minutes.
Forts contents de cette avance et de cette croisure, je pars donc avec mon St Bernard Alain bras dessus dessous vers le resto le plus proche. Un resto bien moche, sans fioritures ni déco dans un batiment industriel classique. On tente, on s'en fout, le principal étant de crtiquer notre patron et nos collègues bien assis à table. Au menu du jour, il y a paella en entrée, plus le plat, plus le dessert, impressionant gueleton ce midi, il nous a fallu 2 litres de flotte pour éponger. Ce qui est comique, c'est qu'avec mon pote on a une tradition qui date un peu, qui consiste a payer chacun notre tour nos 2 repas. Aujourd'hui, c'était mon tour ! 16€80 les deux repas, putain, je m'en sors bien !!! Merci patron !!! Le prochain coup quand on va se recontrer si ça tombe en Allemagne, le pauvre Alain va encore casser sa tire lire ! Mais c'est jeu ma pauvre Lucette... Je quitte donc la larme à l'oeil mon vieux frère de route qui va réuperer sa trotinette et aller plus au sud le salaud. Moi je vais recharger à Polinya, des truc en plastoc. Après une petite et laborieuse heure de route je débarque, le cariste me fait comprendre qu'il faut attendre et qu'il viendra me chercher, IMPEC, je me jette au pieu et je fais une super sièste digestive. Finalement je sors de là à 18h30, l'amplitude a encore pris une bonne claque derrière les oreilles. Etant donné que le voyage est à vider que mardi à Lyon, j'ai le temps de monter, alors, je le prends en coupant à travers champs pour rejoindre la natio. C'est cool, je vais avoir un grand week-end ! Je remonte quand même au maxi que je peux, et par le plus grand des hasards je coupe pile poil au même endroit ou j'ai roupillé hier à Narbonne. Tout ce que j'éspère, c'est que je me gourre pas de sens demain, des fois que je me trouve à 10h à Celrà...