| Carnet de bord de Septembre 2013 | Partager sur Facebook |
Je suis parti sans bruit ce matin à 3h42, route deserte jusqu'à Rives, j'attape un café à Veurey, cette fois-ci, on peut même plus rentrer du tout s'installer au compoir. La traversée de la ville des jeux olymiques 1968 se fait à la régule, impeccable. La route est humide, mais il ne pleut pas, je suis donc attaqué par les insectes. Sur l'A43, il n'y a pas grand monde non plus, et hormis un contrôle sévère des douaniers avant le tunnel, j'ai vu personne. L'italien et son joli Scania par contre, il avait pas l'air de s'amuser. J'ai hésité à m'arrêter prendre mon petit dej à Susa, mais il y avait le parking encore full, alors j'ai tracé comme un petit fou pendant que la tengenziale commençait à se remplir. A 7h40 je suis arrivé dans une immense station d'épuration à Castiglione Torinese. Je suis vraiment arrivé à temps, il y a 2 complets derrière moi qui sont arrivés simultanément... J'ai donc juste eu le temps de donner mon CMR et attraper un café qu'une équipe venait me chercher pour vider au pied des énormes cuves de merde.
Bien cool les gars, mais pas très bons, le cariste est mou, et le second, s'entraine à parfaire son français mais reste bien en bas pour pas se salir, j'en ai chié, mais j'ai pris l'habitude. Il faudra quand même une grosse heure pour vider, je range comme il faut mes rolls de plantes, puis je prends la direction d'Allessandria, Tortona (ou je ne me suis pas arrété mais ça a été dur), a 11h30 je sonnais au portail du botanic à Montebello. 15 minutes pour vider et reprendre les rolls et je cours au supermarché acheter deux trois conneries.
J'ai un rechargement full à Vercelli chez SIFTE BERTI. Le temps de trouver the right person at the right place, j'apprends que mon chargement ne sera prêt que... mardi ou peut être lundi. Bataille de coups de fil, mails, textos. Finalement l'affreteur finit par persuader de ne me charger que ce qu'il y a de dispo. Chargement bien inutile, mais ça me regarde pas, un complet d'europal. Vu qu'il y en a plein de cassées, le type m'en rajoute un pile pour compenser. Mais tout ça a pris un temps infini, heureusement, il y avait la douche pour anticiper la suite. J'annonce au chef qu'il me reste de la place pour 3 europ, 15 minutes plus tard, j'ai un message pour en charger 5. C'est normal. Vu que j'ai les heures, je vais à Volpiano juste avant Turin, ma curiosité me pousse à voir comment je vais faire, si je vais pouvoir me demerder ou si je vais devoir mettre les rolls dans les coffres à palettes. Et on peut dire que j'ai quand même le cul bordé de nouilles, parce que d'une c'est chez un transporteur que ça se passe, que de deux je devais charger demain matin, mais finalement c'est dispo là, et que de trois, il m'ont gerbé des palettes vides par dessus les cartons de vin pour que tout rentre... 18h44, je suis posé sur le parking, impeccable !!! Demain grasse mat, je decolle pas avant 6h, je fais comme je veux.