FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juin 2013 Partager sur Facebook
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  • Même pour eux ça deconne le télépéage
    Le cul à Carbone
    Une nuit à Barcelone
  • Jeudi 20 Juin 2013
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    A 7h je fais déjà le pied de grue à la machine à café. La reception ouvre bien à 7h, mais il y a un prioritaire avant moi, c'est comme ça, on va pas se battre. Alors j'attends en rongeant mes ongles puis le gobelet de café. Heureusement ça va assez vite et à 7h30 comme prévu je suis à quai. Etant donné que le cariste est un fénéant à l'instar de tous les caristes de la planète et qu'il est bien équipé ce qui n'est pas le cas de tous les caristes du globe, il enfourche son transpalette double ce qui fait que les palettes sortent deux par deux ce qui me fait gagner deux fois plus de temps. De toutes façons j'ai les doigts en sang, je vais attaquer l'os. Je dois revenir asap au dépôt quai 2. Alors je reviens as soon as possible, j'hésite à passer par Lyon, mais à 8h, es ce bien raisonnable ? Donc, je coupe à travers champs, au max au taquet, par chance je suis quasi pas géné si bien qu'en 1h20 je suis à quai. OUF.

    Mon objectif est de rester au maximum 15 minutes à quai, mais il en faudra quand même 10 de plus pour faire un groupage digne de ce nom. En tout il y a 7 clients sur Barça. Il est un peu moins de 10h quand je pars, je dois être avant 16h à Celrà, sinon, couic. Je demande donc à mon fidèle copain de route vieux déjà de 252000km, il les fait pas, de donner tout ce qu'il a dans le bide. Et il en a sous la pédale l'asticot, sauf que, il faut bien l'avouer il pêche par une régule digne d'un G290 poussif de chez ND. Pour ce qui est du décor, il fait un temps assez mitigé une fois de plus et la température a chuté un peu. Mais celà n'empêche pas les touristes de plus en plus nombreux et encore plus casse bonbons que l'an passé. Il y en a de plus en plus qui roulent à 90 allez donc savoir pourquoi, sachant que l'essence coute moins cher qu'il y a deux ans !!! Je deboule en 4h30 PILE à Fabrègues, j'ai pas tourné 2h pour me poser. Le temps d'avaler un sodebo et un café, ça fait 30 minutes pile, malgré tous mes efforts j'arriverai pas avant 16h à Celrà. J'ose même pas téléphoner, on vera bien qu'il a dit le chef. Entre Perpignan et Figueras je croise une rafale de Duarig et finalement, à 16h17, je pose les papiers sur le comptoir. Sourire Ultra brite style. Manana... Je fais le mec surpris, la chef des papiers passe un coup de fil à une amie et je peux enfiler ma cotte et mon casque pour me mettre à quai, pfuuuu. 

    Mon client suivant ferme à 18h. Il est 16h50, il faut 1h10 si tout va bien pour aller au fin fond de Les Franqueses. C'est normaaaaal, c'est toujours comme ça. J'appele le client qui nous connait bien et me dit que pour 2 palettes, il attend, je lui fait la promesse que si j'ai une cacahuète en route, je l'appelle pour qu'il attende pas. Vu que ça a été nickel je suis arrivé à 17h57, c'est la classe. En 10 minutes c'est torché. Comme c'est un transporteur qui connait tout, je lui demande jusqu'à quelle heure on peut vider à Polinya. Reponse 19h. J'ai déjà 4h de volant, il faut bien 25 minutes pour y aller. Je tente ? Je tente pas ? Je tente !!! Par chance ça roule pas trop mal pour ressortir, et je deboule à 18h35 au bureau. Le chef regarde les papiers, et j'apprends qu'il faut arriver avant 18h, j'ai plus qu'à revenir demain 7h30. J'essaie de baratiner vu que j'ai que 2 palettes, et puis non, pas moyen. Un chauffeur me voyant partir me fait comprendre de faire le benet et de rester assis dans la salle. J'ai rien à perdre, et à 18h55, on me prends mes papiers, j'ai rien pigé. Au bout d'une demi heure d'attente encore, je suis à quai, et le vieux cariste est trés sympa en plus. Un grand mystère ce soir qui ne sera jamais élucidé !!! Du coup, il me reste quand même 1h à rouler, ce qui me laisse largement le temps d'aller me caler à Barcelone rue Pere IV pour passer la nuit au milieu des clodos et au son des petards de la Saint Jean qui a déjà commencé ici. Quelle excellente journée de ouf !