| Carnet de bord de Mai 2013 | Partager sur Facebook |
Ce matin, c'est ENORME ! Il ne pleut presque pas. Et ce qui est encore plus ENORME, c'est que j'ai quand même réussi à pas vider le premier avec plus de 20h de coupure sur place. Je suis mauvais, ça je suis bien le premier à le reconnaitre. Malgré tout ça va assez vite puisqu'il y a 3 quais et que j'ai 2 palettes, ça speede, à 8h20 j'avais terminé. Je prends donc la direction de mon client suivant à Vernouillet, Dreux pour faire simple. Par contre pour relier Epernon à Dreux, c'est bien moisi, j'ai voulu couper à travers champs, mais il y a des interdictions PL pour faciliter la tâche du routier ardechois qui connait mal le coin, resultat des courses, il faut quasi descendre à Chartres pour aller à Dreux, bon, ça fait visiter et ça permet de se taper le bouchon à l'entrée de Dreux... Arrivé chez le client, c'est la panique car il y a des palettes dans tous les sens et avec 27 palettes au sol, je crains le pire. Mais finalement ça passe bien et j'ai juste à squatter la machine à café en attendant que ça se passe. La semi est vide à 10h, il reste plus qu'à la recharger, je me voyais musarder sur les routes normandes et mater le cul des vaches, mais que nenni, j'ai eu la pire annonce à laquelle j'aurai pas voulu croire : Je dois aller à Villeneuve la Garenne charmant village du 92, pour y charger 1 fût de 200L de Gasoil.
Je prends donc ma carte, mon compas et mon GPS, et j'hésite. Mantes/Pontoise ? Roquencourt/Le Pecq ? J'ai donc fait appel à un ami, et j'ai choisi réponse B Roquencourt/Le Pecq, c'est mon dernier mot Jean-Pierre. Je me suis presque pas planté dans le chemin, sauf que pour choper la N13 en venant de la N186, c'est écrit interdit aux PL (alors qu'il y a quoi, 200m à faire) mais j'ai pas osé, et finalement j'ai fait le crochet par Le Pecq et ses 5879 feux tricolores dont la moitié sont équipé de radars de feux rouges. Il est donc largement possible de partir de Le Pecq avec 12 points et d'arriver à oilpé sur l'A86... Mais bon, je suis quand même arrivé à 11h30 chez le client. Le temps de venir avec mes ADR, cartes grises, passeport, CMR, face à moi il y a la pendule qui indique 11h35 au bureau. Les 2 responsables sont en pleine conversation, et mon bonjour tombe dans le néant et j'attends. A 11h50, le cheffe me tends la feuille à remplir, je la lui rend à 11h51. Ensuite elle a eu des problèmes avec sa chatte. Oui, il y a un espèce de felin dans le bureau qui aime à se faire carresser par sa maitresse, elle se couche sur le clavier, et hop tout le formulaire est effacé, il faut recommencer, ensuite elle bouscule l'écran, fait tomber des stylos par terre, c'est rigolo... C'est rigolo, mais c'est midi, ça fait 25 minutes que j'attends derrière l'hygiaphone. Pour la forme sa maitresse rale : "ohhhhh mais, dis donc, allez, va t'en, zou" Moi j'ai failli passer derrière le bureau, mettre au gros coup de pied au cul du chat, j'en ai rêvé, mais je l'ai pas fait. Mais j'avais envie. Et puis, finalement j'ai eu le feu vert pour faire une savante manoeuvre et charger le fût. A 12h25 j'ai eu le CMR, ciao Berthe. Je suis allé au village voisin : Gennevilliers, non, pas au Port, mais chez GEFCO là ou il y a Pascal l'affreteur. Je suis donc quitte pour devoir payer mes cafés et ma clope ! Mais c'est de bon coeur. Comme partout il y a pénurie de personnel, 1h30 pour charger 6m de plancher...
...Mais Pascal, il est pas chien. En partant, il a appelé son collègue à Poissy, la ou je fais la seconde ramasse. Je devrais pas le dire, mais je le dis quand même ; quand je suis arrivé à Poissy, je me suis annoncé et j'ai eu un quai direct. Total ; 16 minutes à quai, rien à dire !!! Bon, maintenant, il me reste plus qu'à m'enfuir de l'ile de France au plus vite et croiser les doigts pour éviter le trafic du soir, car il est déjà 15h45 quand je ripe de Poissy. Et ben je peux le dire au moment ou je tape ces vaines lignes, j'ai eu du cul. J'ai bien passé de partout, pas à la régule, mais quasi. J'ai bien gardé l'A10, j'ai pas fait le fou à vouloir economiser un peu et passer par la N20. Si bien que je suis arrivé bien tranquille à Bourges au centre routier pour me couler une bonne douche. En repartant, j'ai fait le point avec les heures, et je pourrais pas arriver à Montbrison ce soir, c'est comme ça, c'est la vie. C'est donc sous une pluie fine et régulière que j'ai terminé mes 3h à rouler via St Pourçain/Sioule et la N7. J'ai voulu me poser à l'Hopital/Rhins mais il y avait bien trop de monde pour moi, alors j'ai enquillé la vieille N7 et je me suis posé le long à Vendranges, au calme, 22h44 fin des opérations, j'ai les crocs.