FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Décembre 2016 Partager sur Facebook
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    Les bonnes pâtes
    Gare TGV, moche aussi en Italie
  • Mercredi 21 Décembre 2016
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    Et voici que c'est l'hiver ce matin ! Pour fêter ça, le soleil est de la partie sur la Toscane et c'est cool. Comme prévu, à 8h je suis au portail pour decharger ma precieuse cargaison de poubelles, mais voilà, l'entrepôt est plein, mais comme ici c'est pas des fenants, ils font de la place en 20 minutes et je peux reculer tranquillement pour vider. La semi est quasi pleine, mais ça va vite, du moins, suivant si je roule vite avec le transpalette, le cariste lui, il a son rythme de cariste, dans le tas j'ai une palette si lourde à tirer et pousser que ça me fait sortir les pieds des chaussures, et général quand mes pieds sortent des chaussures c'est que ça fait plus de 1200KG, et comme par hasard c'est une des palettes qui est completement à l'avant, tu m'étonnes que ça patinait pas hier ! C'est à 9h30 que je récupère tous mes CMR signés, et je file plein sud à Castiglione Fiorentino, boulot facile puisque j'ai déjà rechargé plusieurs fois ici, le temps que la pause se termine, je peux me mettre à quai, et ça charge en même temps qu'un container dont le vieux chauffeur est persuadé que je suis italien et s'obstine à me parler avec un accent du sud, je pige que dalle !

    A 11h, c'est fait, la semi est pleine de 32 palettes de pâtes, y a plus qu'à rouler à travers la riante Toscane pour rejoindre l'A1 à Monte Savino. A chaque fois j'hésite pour la route à prendre, d'ici, il y a deux options : 15km de plus par Bologna que par Lucca, La Spezia, Genova, mais par là ça fait que monter descendre, sans compter les tunnels interdits de doubler. Donc, je me décide via Bologne. Comme par hasard, je tombe derrière un convoi de grumeaux après Prato Calenzano, pile là ou c'est interdit de doubler sur plus de 20km. La pendule indique 12h50, c'est signe que j'ai faim, premier parking je stoppe casser la graine au calme.

    Une demi heure plus tard, j'ai la panse pleine, je peux donc à nouveau faire defiler les kilomètres dont mon Fh est extremement vorace. Je cale ma dernière demi heure juste avant Piacenza, j'en profite pour acheter du Pannetone, et aussi me jeter sous la douche à Sarni, comme le batiment est pas vieux, la douche est presque pas explosée encore. Pour finir cette magnifique journée j'ai droit à un coucher de soleil sur la ZI de Piacenza, et si à 50 ans t'as pas vu ça, ben on peut considerer que t'as rien raté dans ta vie. Ensuite c'est une grande ligne droite rythmée par des typpes qui sont passés si vite en bagnole que ça me faisait bouger la cabine, une fin d'après-midi entouré de fous. Je passe Turin juste après le coup de feu, sans ralentissement, pas grand monde dans la montée jusqu'à la plateforme du Tunnel, c'est vraiment rare de ne rattraper personne entre Rivoli et le tube ! J'ai de quoi me poser côté français juste avant la sortie Epierre, il y a pas un bruit, mais une trés mauvaise connection Internet ! On peut pas tout avoir, mais c'est un scandale !!!