| Carnet de bord de Décembre 2014 | Partager sur Facebook |
Il meule ce matin, on est pas habitués, en fait c'est un peu logique puisque c'est le premier jour de l'hiver. Il est 8h quand je demarre, mon pare brise est comme moi : givré. A la seule difference que lui, après 5 minutes de ventilation de chauffage sur vitesse maxi, il est soigné et ça fond. Je pars pour une semaine à mi-temps, qui s'annonce bien molassone. Première étape ce matin, rejoindre Tain l'Hermitage pour livrer mes magnifiques big bag de cacao. le dernier rang était tordu au chargement, il eut été bien surprenant qu'il se redresse pendant le voyage, il est appuyé bêtement contre la bâche. Le cariste n'étant pas hyper motivé ce matin, previent les chefs qui viennent constater que le big bag est juste un big bag un peu tordu et qu'il y a rien de grave. Alors le cariste est contraint de faire son travail de cariste. Ce contre temps m'a permi de defaire un côté et de retirer mes sangles, et même de les enrouler. En général, je range rien, je laisse tout en vrac dans la semi. A 10h je suis vide, je peux foncer chez Volvo Truck Center à Valence, on pourrait très bien dire "Volvo Camion Centre" mais ça aurait moins de gueule. Il y a pas mal de camions en attente, mais j'ai RDV, Maxime me prend à l'heure, pendant ce temps je passe un bon moment au bureau du vendeur et je ressors avec un magnifique blouson offert par la maison, j'aurai mieux aimé un vrai FH750, mais bon, ça sera pour la prochaine fois.
En repartant avec de l'huile toute neuve, je passe en vitesse faire un complement de bouffe à Intermarché car j'ai la carte de fidelité, et je vais en vitesse charger à St Laurent du Pont. Il y a pas 50 routes, la seule potable fait passer au nord de Voiron, à Coublevie. Si dans la vallée de l'Isère il fait plutôt bon, arrivé dans la Chartreuse il meule et le brouillard ne s'est pas completement levé. Pour me rechauffeur, j'ouvre les deux côtés. Moi qui pensais être peinard, je me suis trompé, j'ai une autre ramasse à 30km d'ici à Belmond Tramonet. Le cariste m'a expliqué pour y aller, mais j'ai rien pigé, je verai bien en route. Ah ça pour voir, j'ai vu. Après m'être cogné la N6, je me suis radiné au Pont de Beauvoisin, c'est là que mes emmerdes ont commencé. J'ai suivi gentiement la deviation PL, mais elle m'éloignait de Belmond, je suis revenu sur mes pas, et après avoir passé 15 minutes à rien omprendre, j'ai craqué et j'ai traversé le bled ainterdit aux +7t5. Je me suis dit que dans les années 60 les Italiens devaient de toutes façons passer par là avec des FIAT avec des roues de partout, y a pas de raisons que moi avec mon petit Fh je puisse pas. Dans le village, tout le monde m'a regardé de travers, et c'est vrai que c'est pas large, c'est stressé à mort que j'ai reçu un coup de fil de l'affreteuse, je suis resté poli, mais pas agréable, faut pas me mettre la pression quand je suis à deux doigts de faire la une du Dauphiné... Mais j'ai fini par arriver dans la froidure de Belmond. J'ai posé la question au cariste, il m'a dit, c'est la merde, t'es pas le premier c'est mal indiqué.
De là, retour au dépôt. D'ici, c'est facile, et je prends la route touristique par Les Abrets et le lac de Paladru, toute la population est massée dans les zones commerciales, du coup, la plage de Paladru est vide de baigneurs. Dommage, j'ai pas bien le temps, sans quoi je serai aller piquer une tête. Je pose mes 18 pal au dépôt et je recupère 3 rolls de jantes de vélo pour poser à Mions. Mais j'arrive un peu trop tard, j'essaie bien de baratiner un peu pour la forme, sans succès, mais au fond je m'en fous, je vais faire une bonne coupure de 11h.