| Carnet de bord de Janvier 2014 | Partager sur Facebook |
En ouvrant les volets glissants de mon duplex à 8h15 ce matin, j'avais une vue imprenable sur la N6. Completement bouchée. Je me suis dit hou la la, surtout ne fais pas le con Phil26, fais le mort. Je me suis rendu à pieds sonner au portail, parce que j'ai de la consci ence professionelle, et le gars m'a dit qu'il devait d'abord faire le menage et qu'après il ferait signe. Okkkkkk moi pas enervé, toi faire signe. Entre temps un TFE super pressé jette une palette et à 9h le carsite fait signe, je recule mon monstre d'acier de 35T et ensuite je vais faire un peu d'exercice en tirant les palettes de cailloux d'ornement. Vous voyez des palettes de galets ? C'est lourd ! Et ben les cailloux d'ornement c'est pareil, sauf que c'est pour decorer. 10 minutes plus tard c'est posé, je me jette en tremblant direction Lyon, mais quand même, j'ai bien calculé, à 9h10, c'est fini, ça roule partout à la régule, si bien que j'ai mis moins d'une heure pour arriver au Botanic de La Fouillouse, disons St Etienne, ça fait moins plouc que La Fouillouse, Fouya !!! Je critique, mais c'est purement amical, dans le 42 on sait bosser, si bien qu'au son du bip bip de recul, le recpetionaire ouvre le portail, et j'ai à peine tiré le frein que déjà les portes du frigo sont ouvertes. Là encore, je livre des pierres decoratives, ce qui ne manque pas de faire rire le cariste qui n'est pas avare de commentaires. "Galets japonais.... ça fait bien, qui va aller verifier ? Si ça se trouve c'est galets de la Loire, mais ça leur fait plaisir, faut être con pour acheter des trucs pareils" et... j'ai du mal à lui donner tort.
Une fois vide, je fais environ 2km354m pour rejoindre mon usine favorite. En sortant du bureau des entrées (il n'y a pas d'entrée pour le bureau des sorties) je remarque un nombre inhabituel de gilets fluos sur le parking. Y a marqué "CONTROLE" sur le dos. Effectivement, c'est la DREAL qui controle sur le parking privé de l'usine. Je rejoins sans faire de bruit ma camionette, j'allume mon PC car j'ai enormement de travail FDR en retard et je me cale côté passager, la tête enfouhie dans mon ecran à la manière des autruches. Y a bien eu un contrôleur qui est passé, mais bon, je suis en coupure sur le siège de droite. Du coup, ils ont contrôlé l'allemand à côté, qui lui était au volant. Pfuuuuh. Je vais quand même passer 2h30 à me reposer derrière mon PC, et dès que j'ai vu mon numéro d'appel j'ai ripé, j'ai même pas eu le temps de finir le café avec Eagle l'homme qui deplace les containers plus vite que son ombre.... 20 minutes plus tard, j'ai les 3/4 de la semi pleine, je fais quand même le crochet par St Clair du Rhone, et je me suis encore gourré à la sortie de Vienne, je suis passé par les Roche de Condrieu. Une erreur qui m'a fait gagner 10 minutes, c'est trop bête... Je charge vite fait 4 palettes ADR et je rentre au dépôt.
Finalement, Aurélien insiste (pas très longtemps) pour recuperer ma tournée, et moi je me laisse faire pour charger un complet pour Grannollers. En calculant vite fait, je pense que j'ai les heures et l'amplitude pour arriver sur place, à condition de pas trainasser quand même. A 16h et des boulettes je suis de retour sur l'A7, ou comme souvent je passe le plus clair de mon temps à faire des coucous à tout un tas de calandres plus ou moins connues, vis ma vie de looser des medias. Enfin, ça me fera toujours rire ! 4h plus tard je suis sous la douche à Narbonne, j'aurai bien mangé sur place, mais ça me mettrai en retard. Alors je repars avec l'estomac qui grogne. En ce début de nuit, il y a un nombre incroyable de camions qui dans tous les sens, keskispass ? La Crise est finite ??? Et on nous aurait rien dit ??? Pour ma part, j'arrive à 23h45 à Granollers, et je me jette sur mon réchaud comme la misère sur l'Indonésie.