| Carnet de bord de Mai 2012 | Partager sur Facebook |
Il est 8h ce matin, quand Adrien daigne sortir de sa couette, on va prendre le petit dej au bar traquillement. En revenant on voit nettement deux porte-chars, garés comme des merdes, tous les autres compagnons sont partis le parking est maintenant immense. Mauvaise surprise en demarrant, il y a une énorme fuite d'air à la semi d'Adrien. Vu qu'il ne reste que 15km à faire, on ne juge pas utile de se jeter dans la poussière pour passer sous la semi. D'autant que je sors de la douche. 20 minutes plus tard, on arrive chez le gros marché de ventes aux enchères en bordure de l'A13, il y a pas plus simple pour aller livrer. Les procédures sont simples mais serieuses, c'est trés bien organisé. J'ai jeté un oeil aux horaires de livraisons, et ça rigole pas du tout, c'est carré de chez carré, c'est marqué "aucune dérogation possible". On se met rapidement en place, il faut descendre les deux premiums balayaieuse de la semi. Celui d'Adrien demarre pas, même avec les pinces, et c'est king of the road 26 qui se fait un plaisir de descendre le mien. Il reste plus qu'à décrocher, boire le café et se casser. La journée est terminée, il y a plus qu'à rentrer au dépôt, en solo bien sûr avec en vue 500km de dodelinage de tête dans la camion. Le chef a dit, coupe à travers champs, en bon soldat, j'obéis car j'ai pas le choix et pas envie de rejoindre les rangs des centaines de chauffeurs français qui perdent leurs emplois. Je dis ça, mais j'aime bien couper à travers champs, et pour rejoindre Evreux d'ici, c'est un peu rock n roll, mais trés typique made in normandie. Le soleil a toujours pas trouvé la sortie par ici, et ce n'est qu'une fois arrivé à la pizzeria de Chateauneuf/loire qu'il apparait et la température grimpe d'un coup.
On a beau rouler en solo on gagne quand même pas de temps que ça vu qu'on est à chaque fois ralenti par les autres, et toujours au moment ou on ne peut pas doubler. C'est pas que l'on soit spécialement pressé, c'est juste une histoire de vue panoramique. Le trafic devient plus que pénible une fois passé St Pierre le Moutier, petite pause méritée à Lapalisse ou Ludo42 n'a pas voulu nous attendre, ça lui coutait quoi d'attendre 1h30 franchement ?? Au pire, même s'il avait voulu, il aurait pû nous payer nos consommations d'avance, mais non, que dalle, pire qu'un Auvergnat ! C'est qu'une fois à Balbigny qu'on prend un bout d'autoroute à péage, pour finir en beauté et vu que l'A7 est coupée après Vienne, on coupe à travers encore une fois pour arriver tout mouillés de chaud au dépot. J'ai qu'une envie poser le tracteur sur la piste des winners pour le debarasser des milliards d'insectes venus mourrir contre mon F89 des temps modernes...